Changeons les règles du foot pour mieux répartir les richesses

Posted in ha ha ha !! with tags , , , , , , , , , , , on 16/07/2014 by recher

Lorsque les gens parlent de foot, la conversation s’échoue très souvent sur les salaires des footballeurs professionnels.

Lorsque la conversation s’échoue sur les salaires des footballeurs professionnels, des raz-de-marée de protestation se fracassent contre l’indécence des sommes mises en jeu. Ça marche avec tous types de population : fans de foot, détesteurs du foot, jean-footiste, bourgeois, beaufs, français, étrangers, majorettes, mascottes, … Le sentiment de révolte apparaît systématiquement.

article-0-15B302D8000005DC-719_634x344

Je m’indigne comme les autres, mais j’essaye aussi de trouver des actions concrètes à réaliser. Comment faire pour inciter, voire obliger les ultra-riches du football à redistribuer leur argent ? Je ne sais pas. La même question se pose également pour les ultra-riches d’autres domaines. Là non plus je n’ai pas de réponse miracle.

Je propose donc une solution partielle : on change les règles du foot, au lieu de jouer à 11, ils joueraient à 14.

Impact prévu sur le jeu en lui-même

Il devrait être assez restreint. Le terrain de football est suffisamment grand, et peut bien accueillir quelques joueurs en plus.

J’ai décidé d’en ajouter 3 afin de simplifier les modifications à apporter aux stratégies existantes. En effet, le schéma général de chaque stratégie consiste à répartir les joueurs dans 3 groupes : attaquants, milieux, défenseurs. Voir wikipédia (http:// fr. wikipedia.org/wiki/Dispositifs_tactiques_en_football).

Les répartitions modifiées se borneraient à mettre un joueur de plus à chaque groupe. Le 4-3-3 devient 5-4-4, Le 4-4-2 devient 5-5-3, etc.

D’autre part, il est possible que le jeu en devienne plus intéressant. Plus de joueurs = plus de possibilités de faire des passes = plus d’options possibles, plus d’actions inattendues. Bref, on se ferait peut-être moins chier en regardant un match (http:// www. bouletcorp.com/blog/2009/06/02/on-est-les-champions/).

the_french_plan

Impact prévu sur la société

C’est tout bête, c’est des maths. La quantité totale d’argent destinée aux footballeurs professionnels restera la même, c’est à dire : très grande. Au lieu de générer 11 ultra-riches, une équipe générera 14 (un-peu-moins-ultra)-riches. À ce niveau de salaire, la diminution sera négligeable. On peut donc considérer que (un-peu-moins-ultra)-riche est égal à ultra-riche.

Ça semble faible, mais n’oublions pas les joueurs remplaçants. Rien qu’avec les équipes nationales, on transformerait, pour chaque pays s’intéressant un minimum au foot, 6 personnes ordinaires en ultra-riches !

Si on considère la Ligue 1 (20 clubs), chez qui les salaires pharaoniques sont également de rigueur, on gagnerait 120 ultra-riches en France. La durée de carrière d’un joueur de Ligue 1 est d’environ 10 ans (chiffre que je sors de mon cul et d’extrapolations faites à l’arrache à partir de statistiques wikipédia). Mon changement de règle générerait donc 120 nouveaux ultra-riches français tous les 10 ans, soit 12 par an. À titre de comparaison, le loto en génère environ 50 par an. Ma proposition est donc assez intéressante.

Là, c’est du football américain. C’est bien aussi.

Mais les ultra-riches, c’est le mal !

On est d’accord sur le fait qu’il serait mieux de transformer le plus possible d’ultra-pauvres en gens de classe moyenne, plutôt que de transformer quelques gens de classe moyenne en ultra-riche. La solution pour cette meilleure répartition est connue, j’en ai parlé en long en large et en profondeur, il s’agit du Revenu de Base Inconditionnel (http:// revenudebase.info/comprendre-le-revenu-de-base/).

Malheureusement, cette solution semble prendre du temps à se mettre en place. Alors en attendant, faisons des actions, certes moins efficace, mais plus facile à appliquer : un changement des règles du football.

D’autre part, il arrive parfois qu’un ultra-riche décide d’être généreux, et de distribuer une partie de sa fortune à des associations caritatives ou autre. C’est très rare, mais c’est à prendre en compte. On peut voir cet événement comme une sorte de loto inversé, dont le bénéficiaire serait l’ensemble de la société. Sous réserve d’un gros coup de bol, on gagne au loto inversé, et on obtient une redistribution d’une grosse masse d’argent, ce qui apporte aide et réconfort à la société.

Je ne dis pas que tout les humains devraient toujours avoir la même quantité d’argent. Je dis que vu le taux actuel d’inégalités, quelques petits coups de loto inversé ne feraient pas de mal.

Tout ça pour dire qu’on peut maintenant énoncer la conclusion suivante :

Jouer au foot avec des équipes de 14 plutôt que de 11 permet d’augmenter le nombre d’ultra-riches, ce qui augmente les chances de gagner au loto inversé.

Les probabilités de gagner au vrai loto sont infimes, pourtant énormément de personnes y jouent. Partant de là, je ne vois pas pourquoi la société ne tenterait pas de placer ses espoirs dans le loto inversé.

Vous êtes plus qu'un simple numéro. Vous êtes un numéro gagnant, ou perdant.

Vous êtes plus qu’un simple numéro. Vous êtes un numéro gagnant ou perdant.

Raffarin pète-burne Memorial Day #6

Posted in Raffarin Pète-Burne Memorial Day with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 09/06/2014 by recher

La tradition sur ce blog est de perpétrer une célébration du lundi de Pentecôte, en tant que jour-qui-était-ferié-et-qui-l-est-toujours-mais-qu-on-se-fait-malgré-tout-enculer-d-un-jour-de-congés. Les célébrations des années précédentes sont rangées dans la catégorie idoine.

Pour ceux qui auraient été privés de leur histoire, je rappelle que cet assassinat du temps libre des Français nous a été offert par Jean-Pierre Raffarin. C’est ce mec là :

J'emberlificote le fil de mon microoooooo !!

Chui un rebel, j’emberlificote le fil de mon microoooooo !!

J’ai déjà déblatéré sur ce monsieur. Il mériterait qu’on lui déblatère dessus à l’infini, mais ce n’est pas ce que j’ai envie de faire aujourd’hui.

Rappelez-vous, l’année dernière, je vous avais présenté l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) pour le Revenu de Base Inconditionnel. J’en avais également parlé dans le blog de Sam & Max (http:// sametmax.com/comment-le-revenu-de-base-inconditionnel-pourrait-maximiser-le-bonheur/).

C’est maintenant l’occasion de faire un point sur le résultat de cette ICE. Comme on pouvait s’y attendre, elle n’aboutira pas, puisque seulement 285 042 signatures ont été récoltées dans toute l’Europe, sur les un million requis. Zut alors (http:// revenudebase.info/2014/01/15/fin-initiative-europeenne-mouvement/).

Lance Armstrong, après s’être vautré sur la Lune avec son vélo dopé à l’assistance électrique, nous avait gratifié de sa fameuse citation : "c’est un faux-pas pour moi, mais faut pas se formaliser pour l’humanité". Je propose un détournement de cette phrase, pour vous annoncer : "c’est un échec pour l’ICE, mais pas pour l’idée du Revenu de Base en elle-même".

Le fait d’avoir eu une action concrète à mener (obtenir le plus de signatures possible) a encouragé de nombreuses personnes, dont moi, à faire circuler l’idée. Celle-ci avance dans l’esprit des gens, et se répand dans le monde en sautant joyeusement de cerveau en cerveau. Sans me vanter, je peux revendiquer la paternité directe ou indirecte d’au moins 4 signatures parmi les 285 042.

La barre de progress des signatures a freezé.

La barre de progress de l’ICE a freezé.

Je suis persuadé que le Revenu de Base est un mode d’organisation sociale qui optimiserait le bonheur et la productivité des humains. J’entends par là : productivité au sens large, aussi bien concernant les choses utiles (échanges, éducation, écologie, …) que les futiles (casquettes à grosse tête). À noter que je reconnait sans aucune réticence que les casquettes à grosse tête ont également leur place dans ce monde.

Ce dont je suis moins persuadé, c’est si l’idée du Revenu de Base est suffisamment simple et limpide pour que la plupart des gens finissent par accepter que ce serait bénéfique. Le meilleur moyen de s’en assurer est d’en parler autour de soi, aux gens qu’on connait / qu’on connait pas. Ce que j’ai tenté de faire.

Je m’en vais donc vous présenter ici mes expériences personnelles de "faiseur de ciruler les idées". Autant vous prévenir, les résultats ont variés et il est grandement possible de se débrouiller mieux que moi. Mais on fait avec ce qu’on a. Or sur ce blog, on a moi et pas grand monde d’autre.

Comment amener le sujet du Revenu de Base ?

Si vous êtes assez bon en blablatage, vous devriez être capable de le faire émerger au détour d’une conversation classique. Vous avez certainement remarqué que les gens se lamentent souvent, levant de grands yeux mouillés de basset sur la misère de l’univers, tout en ânonnant "qu’il n’y a plus de travail", "qu’il n’y a plus d’argent nul part", "que c’est la crise", et autre lieux-communs à l’emporte-pièce. C’est l’occasion pour vous de proposer une solution à ces problèmes, et d’embringuer sur le Revenu de Base.

N’étant pas un grand expert en relations sociales, je ne parviens pas à saisir toutes les occasions qui se présentent. Mais j’ai une autre technique. Celle-ci n’est pas utilisable par tout le monde, vous devez être muni d’un conjoint ou d’une conjointe (avec ou sans nichons).

 Moi c'est avec.

Moi c’est avec.

Première étape : parlez du Revenu de Base à votre conjoint(e). Décrivez-lui en détail les raisons pour lesquelles vous pensez que ça fonctionnerait. Si vous n’êtes pas assez convaincant, ce n’est pas grave du tout. L’important est qu’il/elle réalise à quelle point cette idée est importante pour vous. Surtout n’hésitez pas à être bien lourd, et à ramener régulièrement le sujet sur le tapis.

Seconde étape : allez à un machin social quelconque, accompagné de votre conjoint(e). Déroulez des conversations comme normalement. Si le machin social est agrémenté de drogues douces (alcool, marijuana, …), n’hésitez pas à en consommer, ça ne peut qu’aider. À un moment, quelqu’un va inévitablement sortir l’un des lieux-communs emporte-piecé sus-mentionné. Là, votre conjoint(e) devrait dire : "argh, il va encore nous bassiner avec le Revenu de Base, fuyez !"

Si personne ne fuit, vous avez le champ libre et vous pouvez prendre la parole.

Comment présenter des arguments convaincants ?

avatars-000033141855-i6bdbj-t500x500 wololo age of empire

Comme très peu de gens connaissent le Revenu de Base, vous êtes de toutes façons obligé de le décrire en quelques phrases. Là, personnellement, je ne me prends pas la tête. Je ressors le même blabla à chaque fois. Ça ressemble à quelque chose de ce genre :

Le Revenu de Base consiste à donner la même somme d’argent, tous les mois, à toutes les personnes d’un pays ou d’une région. Il continue d’être perçu même lorsqu’on commence à travailler, quel que soit le salaire et le contrat de travail. La somme donnée est calculée au plus juste, mais permet de vivre "dignement", c’est à dire : pouvoir s’acheter de quoi bouffer, de quoi se loger et éventuellement quelques biens culturels de base.

Ensuite, il vous reste encore un peu de temps de parole pour adapter les arguments à votre auditoire. Là, pas de recette miracle, mais j’ai quelques exemples qui ont à peu près fonctionné.

Si vous parlez à des retraités pas trop vieux :

Le Revenu de Base n’est pas une incitation à la paresse. La plupart des gens ne se mettent pas à glander même si on leur en donne la possibilité matérielle. Par exemple, toi, ami retraité, l’État te paye, et pourtant, tu continues de t’occuper de ton jardin / de garder tes petits-enfants / de bricoler / de faire des gâteaux / de coudre des bonnets / de prendre des cours d’informatique.

super_heroes_4_0001

Si vous parlez à des personnes divorcées :

Le Revenu de Base est versé à une personne, et pas à un foyer. Il est mis sur un compte en banque au choix, que l’on peut changer à tout moment. Parfois, certains couples ne se sentent plus bien ensemble. Dans notre système actuel, si l’une des personnes veut partir, elle ne le peut pas toujours, à cause de la maison, du revenu assuré par le travail de l’autre, etc. Avec le Revenu de Base, on peut "s’enfuir du couple" tout en gardant un minimum vital.

Si vous parlez à de jeunes parents salariés :

Élever un enfant, c’est pas juste une aventure formidable. C’est aussi du putain de travail. Le Revenu de Base des enfants peut être directement alloué aux parents, ce qui est une forme de reconnaissance du travail d’éducation. Le montant du Revenu de Base est moins élevé pour les enfants de moins de 18 ans, mais la reconnaissance est là malgré tout.

Si vous parlez à des gens qui pensent que si on n’est pas forcés à travailler, la plupart ne vont plus rien glander et "toute l’économie sera par terre" :

L’économie est déjà plus ou moins par terre. De plus, les gens ne sont déjà pas forcés de travailler, avec le RSA, l’allocation chômage et tout un tas d’autres aides conditionnelles. Y’a juste que ce serait plus simple de donner la même chose à tout le monde plutôt que d’enquêter sur la vie de chacun afin de déterminer qui mérite les aides que l’État daigne octroyer.

Si vous parlez à un lapin :

Skouik skouik ! Cronch Cronch. Zig-zig la lapine ! Zig-zig la lapine ! Zig-zig-zig-zig-zig !

Mon auditoire est-il souvent conquis ?

Honnêtement, non.

C'est pas du gâteau. Est-ce du nichon ?

C’est pas du gâteau. Est-ce du nichon ?

Les gens me laissent présenter mon idée et m’écoutent. Mais très souvent, ils ont des contre-arguments auxquels je ne sais pas répondre. Ou si je sais y répondre, c’est trop tard, ou pas de la bonne manière. Je fini par m’embrouiller dans mes explications et mes contre-contre-argumentations, et très souvent je me fais rembarrer. Mais ce n’est pas si grave.

Est-ce que ça vous est déjà arrivé d’avoir un avis sur quelque chose, puis quelqu’un arrive, vous explique pourquoi votre avis est mauvais, et alors vous avez répondu "Mince, c’est vrai, je me suis trompé. Tu as raison" ? Ça ne vous est jamais arrivé ? C’est normal. Personne ne fait ça. Personne n’avoue immédiatement qu’il avait tort, quel que soit le sujet. Le professeur Ploum, éminent blogologue, en parle dans cet article (http:// ploum.net/le-cout-de-la-conviction/).

Et donc, la plupart de vos tentatives de faire accepter l’idée du Revenu de Base sont vouées à au moins un premier échec. Il semblerait que ce soit valable pour beaucoup d’idées : politiques, économiques ou autres. Mais c’est un détail auquel vous ne devriez pas vous attacher. Votre but n’est pas de faire accepter une idée, mais de la répandre. Vous n’avez aucun contrôle sur ce qui peut arriver ensuite.

Comme auraient dit Maxime le Forestier et Nicolas le Jardinier, si tous deux avaient réellement existé : "je suis la graine que je place dans votre cerveau, mais je ne suis qu’une graine."

Dans quelques semaines, une autre personne viendra parler du Revenu de Base à ces mêmes personnes avec qui vous étiez. Et celles-ci se diront : "Ah oui, un type bourré et sa copine avec des nichons m’ont raconté la même chose durant un machin social quelconque". La petite graine sera arrosée. Il faudra l’arroser encore et encore, mais ça vaudra le coup, car elle deviendra un arbre gigantesque qui fera pousser d’autres graines.

gros nichons et gros arbre eroticheskij-miks_46267_s__19

Concrètement, que serait-il possible de faire de plus ?

En parler autour de soi, c’est toujours ça de pris. Mais j’aimerais bien faire plus. J’ai quelques idées. Certaines productives, d’autres non. Certaines réalistes, d’autres non. Les voici en vrac :

  • Continuer de faire des articles dans mon blog. C’est fun, mais pas très rentable, vu tout ce que j’ai déjà écrit. La plupart des gens qui connaissent mon blog connaissent déjà le Revenu de Base. Le sujet mériterait d’être approfondi dans beaucoup de directions, mais d’autres font cela beaucoup mieux que moi. J’en profite pour vous rereconseiller la lecture assidue de ce site (http:// revenudebase.info/).
  • Écrire des articles pour d’autres endroits de l’internet. C’est fun et rentable, car je touche des personnes qui n’en ont peut-être jamais entendu parler. Mais il me semble avoir épuisé ce filon. J’ai blablaté dans feu le magazine 42, et chez Sam & Max. Il n’y a pas d’autres sites dans lesquels j’aurais un tant soit peu de pignon sur rue, pour me permettre d’y dumper une grande diatribe.
  • Lire le livre "La théorie relative de la monnaie", essayer de le comprendre, et le vulgariser. Pas forcément très rentable, mais possiblement fun. Je me suis promis de le faire un jour où j’aurais le temps. Mais pour avoir du temps, il faudrait que le Revenu de Base soit mis en place. Mince alors.
  • Aller dans une place fréquentée, monter sur une boîte à savon et haranguer la foule. Ce serait sûrement rentable, puisque je toucherais beaucoup de gens rencontrés aléatoirement. Mais je ne sais pas exactement comment m’y prendre pour des actions de ce genre. Je n’ai pas envie de distribuer des tracts car personne ne les lit, et c’est juste du gaspillage.

Y’a-t-il ici des harangueurs de foule qui auraient des conseils à me donner ?

soapbox harangueur de foule porte-voix

 

Et paf les bitcoins !

Posted in Bitcoin : bite et coin-coin. with tags , , , , , , , , , , , , on 09/05/2014 by recher

Trucs qui se sont passés dernièrement :

  • MtGox, le principal site d’achat/vente de bitcoin s’est arrêté. Quelqu’un (possiblement le patron de MtGox lui-même) s’est "barré avec la caisse". Rick Falkvinge explique tout cela en détail. (http:// falkvinge.net/2014/02/28/the-gox-crater-crowd-detectives-reveal-billion-dollar-heist-as-inside-job/).
  • Sam & Max nous proposent un petit résumé de cette histoire désastreuse, accompagné de leur avis personnel. Je suis plutôt d’accord avec ce qu’ils racontent. Et une phrase en particulier m’a marqué : "Le Bitcoin vaut maintenant vraiment le coup de tabasser un mec et lui mettre un flingue sur la tempe". Pendant tout le temps où j’ai écrit des articles sur les bitcoins, je n’avais pas vraiment pensé à cette subtilité. (http:// sametmax.com/le-point-sur-les-derniers-evenements-autour-de-bitcoin/).
  • Randall Munroe, éminent blogologue, nous rappelle que, quel que soit la complexité des mots de passe et des chiffrements que vous mettez en place pour protéger vos données et votre argent, il existe toujours un moyen de passer outre. Ce moyen s’appelle : "coups de clé de 12 dans la gueule jusqu’à ce que vous crachiez tous vos secrets (éventuellement accompagné de quelques molaires)". Allez au 538. (http:// xkcd.com/538/).
  • Pendant ce temps, des sites utilisant les bitcoins continuent de se péter la gueule ou de se barrer avec la caisse. On avait eu Tradehill, Bitcoinborse, Bitcoinica, Glbse et Jean Passe, mais ce n’est pas fini. La mode en ce moment, c’est d’exploiter le fait que certains sites utilisent des bases de données à Consistance Éventuelle. Ce terme savant, (que je ne comprends qu’à moitié), signifie qu’on peut saturer le système avec des milliers de transactions jusqu’à ce qu’il perde les pédales. Paf Flexcoin et paf Poloniex. (http:// www. infoq.com/fr/news/2014/05/bitcoin-banking-mongodb).
Mara Jane

La femme de Rick Falkvinge

Ce qu’il s’est passé en ce qui me concerne.

L’une de ces affirmations est vraie.

  • J’avais une grande partie, voire la totalité de mes bitcoins sur MtGox, ou sur un quelconque autre site qui a coulé. Je n’ai plus rien, je suis dégoûté.
  • J’ai toujours mes bitcoins, mais suite aux récents bordels, je pense que plus personne ne voudra s’en servir. Leur valeur va diminuer, ce n’est donc plus la peine que je me fatigue à essayer d’en gagner plus, ou à en parler autour de moi afin d’augmenter le nombre d’utilisateurs potentiels.
  • J’ai toujours mes bitcoins, mais je pense que ce serait une bonne chose que leur valeur baisse. Suite aux conneries de MtGox, 744 408 bitcoins, soit plus de 2% de la quantité totale, sont maintenant concentré entre les mains d’une seule personne. Si jamais une partie importante des transactions monétaires mondiales sont effectuées avec cette monnaie, cette personne unique pourra carrément acheter un pays entier, prostituées comprises. Afin d’éviter ce genre de dérive, j’arrête de contribuer à faire augmenter la valeur du bitcoin en en parlant autour de moi.
  • J’ai toujours mes bitcoins, et je continue de croire que leur valeur va augmenter. Mais je vais publiquement agir comme si je n’en avais plus, afin de diminuer le risque de "me prendre des coups de clés de 12 dans la gueule".
Screenshot Elvira Mistress of the Dark

145BsU… heerg… Zr4Ce9… grblb… 42… blarg…

Vous ne pouvez pas savoir quelle affirmation est vraie. Mais la conséquence est invariante : j’ai décidé d’arrêter d’encenser les bitcoins. Je ferais donc beaucoup moins d’article dessus, et quand j’en ferais, ce ne sera pas pour dire que c’est génial.

Et la publicité de ce blog ?

Comme expliqué dans cette page, la plupart des liens de ce blog comportent un intermède publicitaire, qui me permet de gagner un peu de bitcoins. Quid de tout ça ? Voire même : quid-itch ?

L’une de ces affirmations est vraie :

  • Je crois toujours au bitcoins. Donc je laisse la pub, et j’en mettrais sur mes futurs articles.
  • Je n’y crois plus, mais j’ai envie de continuer à me faire un peu d’argent de poche. Je pourrais le faire avec un site autre que coinurl, qui n’utiliserait pas les bitcoins, mais je viens de passer beaucoup de temps à reprendre tous les articles pour les publicitiser. Ça me ferait chier de tout re-reprendre. Donc par habitude et par flemme, je laisse tout comme c’est. Je convertis régulièrement les bitcoins que je gagne en euros, ou en une autre crypto-monnaie, afin d’avoir mon argent de poche dans une valeur en laquelle j’ai confiance.
  • Même chose que ci-dessus, mais au lieu que ce soit pour de l’argent de poche, c’est pour de l’ego. Je considère que mon solde de bitcoin sur le site coinurl, qui augmente fraction par fraction, est directement relié à mon estime de moi-même.
  • Je n’y crois plus, mais je suis embêté par la pub de WordPress. Je vais donc utiliser les bitcoins que je gagne pour acheter, dès que possible, l’option de suppression des pubs. (Rappelons que WordPress accepte les bitcoins). C’est un peu bizarre de rajouter de la pub pour pouvoir acheter des suppressions de pub, mais c’est comme ça. Bienvenue dans le monde de l’internet où chaque neurone de chaque humain est monétisable.
  • Je suis un brin d’herbe magique et n’ai aucune obligation de cohérence envers le reste du monde.

goutte brin d herbe

Comme annoncé dans cette page (la même que tout à l’heure), je continuerais de donner la moitié de mes gains de bitcoins à divers organismes qui me tiennent à cœur. Libre à eux de les convertir en d’autres choses plus fiables.

Vive les crypto-monnaies quand même !

Même si mon engouement pour les bitcoins s’est évaporé, je continue de penser que le concept des crypto-monnaies est une révolution, et va radicalement changer la façon dont les humains s’échangent des richesses. Le bitcoin a juste été un essai raté. Ce n’est pas grave, il y en a et en aura d’autres : LiteCoin, DogeCoin, DevCoin, NameCoin, La monnaie M, Les emprunts russes, …

Merci à Satoshi Nakamoto d’avoir imaginé, concrétisé et répandu ce nouveau paradigme. C’est désormais à nous de l’affiner. Il y a tout un tas de petites variables à ajuster dans une crypto-monnaie, et elles peuvent avoir une influence capitale sur la façon dont les gens l’utilisent.

  • Difficulté de minage.
  • Coûts de transaction.
  • Vitesse de génération.
  • Quantité maximale générée (qui pourrait être infinie, car finalement, peut-être qu’une économie inflationniste c’est mieux).
  • Perte automatique : tous les N jours, chaque personne perd X% de son argent. On peut penser (bien que je ne sois pas de cet avis), que ce serait bénéfique, car ça inciterait les gens à le dépenser, et ça relancerait l’économie.
  • Recyclage de l’argent non utilisé : X% des sommes n’ayant pas été échangées depuis N années sont remises dans le pot commun de génération. Permet de "relancer l’économie" comme le mécanisme précédent, et permet aussi de récupérer les sommes définitivement perdues par leurs propriétaires.
  • Valorisation de la puissance de calcul. Jusqu’à maintenant, elle n’a servi à rien d’autre qu’à valider les transactions, alors qu’on pourrait en prélever une partie pour des trucs scientifiques : le fameux programme SETI, des recherches sur les protéines, …
monkey island door safe

Le serveur gérant les transactions de bitcoins chez MtGox

Tiens, il me vient une super idée : une crypto-monnaie où la génération d’argent ne se ferait pas en donnant du temps de calcul d’ordinateur, mais du temps de calcul d’humain. Il y aurait un système décentralisé de distribution d’énigmes. Des scores avec une pondération méga-bien-foutu récompenseraient ceux qui résolvent et créent des énigmes difficiles mais intéressantes. La justification de ce fonctionnement serait que plus on aime les énigmes, plus on est intelligent, et plus on mérite d’être riche.

Moi ça m’éclaterait de gagner du pognon en jouant à Drod, Desktop Dungeons ou d’autres petits bijoux de ce genre. Allez, plus qu’à trouver quelqu’un pour coder ce bordel. Pas moi, j’ai un tas d’autres projets en préparation, comme d’habitude.

Et maintenant, un peu de mélancolie. Regardons l’horizon face à la mer, en ayant une pensée émue pour tous les moments où on aurait dû avoir une pensée émue et où on n’a pas pris le temps d’en avoir une.

BBW Treasure Chest

Re la femme à Rick Falkvinge.

Yo ho ho et une bouteille de rhum, tout ça.

Victoriabilité augmentée : la pêche aux mouleu-mouleu-mouleu.

Posted in super-geekeries with tags , , , , , , , , on 10/04/2014 by recher

Vous vous souvenez de ce concept que j’ai inventé il y a quelques temps déjà ?

Eh bien je l’ai réitéré. (Il était dans une boucle "for", quelque part).

C’est à nouveau pour le jeu flash débile "Anti-Idle" (http:// www. kongregate.com/games/Tukkun/anti-idle-the-game).

Celui-ci contient un mini-jeu, qui consiste à pêcher des triangles. Il se présente comme ça :

Anti-Idle Fishing screenshot

triangle = symbole du vagin = moule. donc pêche aux triangles = pêche aux moules.

Le triangle orange, en bas à droite, se déplace latéralement. Lorsqu’il arrive pil poil au niveau du trait rouge vertical, il faut appuyer sur une touche, ce qui permet de faire un "perfect catch". Puis, un autre triangle passe, et ainsi de suite.

L’un des achievements du jeu consiste à effectuer 20 perfect catch à la suite. J’ai essayé de le faire à la main, avec mes petits réflexes d’hominoïdes, ça m’a très vite lourdé.

Pavlov aurait certainement réglé le problème avec des cacahuètes, des décharges électriques et un sifflet. En ce qui me concerne, je l’ai réglé avec un petit script python, qui effectue des copies d’écran et envoie des appuis de touches vers le jeu aux bons moments.

Vous le trouverez, sur mon compte github, avec la documentation nécessaire.

poisson pané en forme de triangle

Une pêche miraculeuse.

J’ai un peu honte de gâcher du temps de ma vie à programmer des trucs aussi inutiles, pour un jeu aussi débile. Je vais donc invoquer ma clause de déculpabilisation récursive : "ce n’est pas grave d’avoir honte de quelque chose, à condition de ne pas avoir honte d’avoir honte".

Et sinon, je travaille actuellement sur Kawax. Je ne finirais probablement jamais ce jeu, mais je vais au moins en faire une version présentable. Vous pouvez voir l’évolution du chantier sur mon sus-mentionné compte github.

Sur ce, je vous laisse, je dois gagner l’achievement des 2000 perfect catch (heureusement que pour celui-là, il ne faut pas les faire tous à la suite).

Lailani fat girl fishing

Bonne pêche aux ce-que-vous-voulez !

Description : ma bite et mes poils pubiens

Posted in conneries with tags , , , , , , , , , , , on 07/03/2014 by recher

J’ai une petite bite.

Je vous passe les détails concernant les doutes et la gêne que ça a pu ou que ça peut continuer de provoquer en moi. Je vous fais aussi grâce de mes souvenirs de concours de taille de zizi avec mes camarades du collège. Il y a certainement énormément de ressources documentaires à ce sujet sur internet, je vous laisse les étudier.

L’image que je me fait de moi-même me force à ajouter une précision à cette déclaration : ma bite est certes petite, mais également assez "élastique". C’est à dire qu’en érection, elle grandit de manière importante, pour finalement atteindre une taille correcte ; plus petite que la moyenne nationale des pénis en érection, mais malgré tout honorable.

Ceci étant dit, ce n’est pas que de ça dont je voulais vous parler.

Je possède une autre particularité : j’ai une toute petite peau de bite (les scientifiques et les médecins appellent cela un "prépuce").

Au repos, mon prépuce ne recouvre pratiquement pas mon gland. C’est à dire qu’au lieu de quelque chose comme ça :

pénis avec le prépuce recouvrant le gland

J’ai quelque chose comme ça :

pénis avec le prépuce rétracté

C’est pas la mienne, bien entendu.

Et pour ceux qui se poseraient la question : non, je n’ait pas été circoncis.

Je me suis un peu renseigné, il paraît que c’est normal. Le recouvrement prépucien varie beaucoup d’une personne à une autre. Ça n’a aucune conséquence sur le fonctionnement de l’ensemble de la machine. Lorsque je suis en pyjama, il m’est arrivé une ou deux fois d’avoir une érection non prévue, parce que le vêtement frottait sur le gland d’une manière qui activait les "capteurs à faire bander". (Je suis sûr que ces parties du corps ont un nom scientifique officiel, mais je ne le connais pas).

Ceci étant dit, passons à l’info suivante.

J’ai des poils pubiens assez long.

Je trouve ça classe. Le poil, c’est le mâââle. J’ai pas spécialement l’intention d’épiler, de raser ou de couper, d’autant plus que j’ai aucune idée de la façon dont ça repousserait. Et j’ai un peu peur de promener un objet coupant près de mon zizi.

Voilà, tout ceci est fort intéressant.

Seulement voilà, ces trois faits conjugués ensemble (petite bite, gland apparent, poils longs) me créent un problème gênant :

Ma bite m’auto-tire les poils

Si je n’avais pas le gland apparent, ça donnerait le schéma bitier suivant :

dessin bite recouverte

Vue en coupe (ça doit faire mal).

Si j’avais le gland apparent, mais une grande bite, ça donnerait ceci :

bite grande

Et si j’avais juste les poils courts, ça donnerait également quelque chose d’assez normal. Je vous fais pas un dessin, j’en ai déjà fait deux.

Seulement voilà, mon schéma bitier personnel équivaut parfois à ceci :

bite avec les poils coincé dans le prépuce

Mes longs poils pubiens avancent le long de ma (petite) bite, parviennent jusqu’au bout et viennent se glisser entre le gland apparent et le prépuce.

Ça ne fait pas spécialement mal, et ça ne m’arrive que sporadiquement, mais c’est super gênant. Je dois alors mettre ma main dans le slip pour décoincer les poils. Or, socialement, on n’a pas toujours la liberté pour effectuer ce genre d’action douteuse. J’essaie alors de me tortiller pour changer l’orientation de mon pénis en espérant que le système se désentrelace par lui-même.

De plus, des fois, ça fait réellement mal, car mon pénis tire sur les poils.

J’ai ce problème depuis la puberté (depuis que j’ai des poils, forcément). Au début, je maîtrisais rien du tout et j’allais très souvent aux toilettes, pour reconfigurer le bazar sans me faire gauler (ha ha, jeu de mot).

Une fois, j’étais avec des gens de ma classe, ça faisait au moins un quart d’heure que ça me démangeait et me tirait, je ne pouvais plus résister. Alors j’y suis allé franco. J’ai mis ma main dans le froc et j’ai dit "excusez-moi, mais mes poils de bistouquette se mettent n’importe comment, il faut que j’arrange ça". Évidemment ils se sont tous foutus de ma gueule. De toutes façons c’étaient des connards. Ça me fait d’ailleurs penser que l’un de ces enfoirés me doit toujours 14 francs. Si je le revois, je l’étrangle avec ses propres poils.

Au fil du temps, j’ai appris à mieux gérer cette inconvenance. Mais il arrive encore, de temps en temps, que des poils viennent malicieusement s’enrouler autour de mon sexe et je me vois alors m’être imposé le rôle du martyr universel version kératinienne.

Ça m’avait semblé important de vous en faire part.

Annexes

Ce problème est abordé à d’autres endroits, notamment ici (http:// www. jeuxvideo.com/forums/1-50-146357727-1-0-1-0-les-poils-de-z-dans-le-prepuce.htm).

C’était presque pas prévisible qu’un repère d’adolescents masculins tel que le forum de jeuxvideo.com n’aborde pas cet épineupileux sujet. Eh bien voilà qui est fait. En tout cas, ça m’énerve. J’ai un tout petit peu cru que j’allais mettre au grand jour un tabou terrible, et en fait non, le monde en parle déjà sans aucune gêne. Cochonnerie d’internet.

On apprend, dans ce fil de discussion, que la solution majoritairement adoptée est de rafraîchir le Demis Roussos à la machette. Personnellement je ne suis pas sûr d’avoir envie de faire ça. Je suppose que des tas de gens vont me trouver dégoûtant, parce que je ne me suis jamais coupé les poils pubiens de ma vie.

Mince ! J’allais oublier ! Il me faut la traditionnelle image de femme ronde. Voyons voir, comment associer une photo de belle dame dotée de formes généreuses avec le sujet principal de cet article ?

Oh ça devrait pas être très difficile.

bbw with dildo belt tumblr_msvrid5JDh1ra0ayqo1_500

Sur internet, personne ne sait que vous êtes Zlatan

Posted in mondologie with tags , , , , , , , , , on 11/02/2014 by recher

Cet article constitue ma participation au "Day we fight back" (https:// thedaywefightback.org/). Il s’agit d’une journée d’action contre la surveillance généralisée d’internet. Je suis un rebelz.

Y’a des fois, je râle contre les publicités. Mais là, je vais en encenser une : celle avec Zlatan Ibrahimovic (http:// www. lequipe.fr/Jeux-video/Actualites/fifa-14-la-publicite-xbox-one-avec-zlatan-ibrahimovic/421780).

Résumé : Zlatan et un gamin générique jouent à un jeu de foot sur la Xbox, chacun à son domicile. Le hasard les fait s’affronter en ligne. Le gamin s’interroge sur le pseudo de son adversaire. Zlatan répond d’une voix Zlatanesque que "il n’y a qu’un Zlatan ! ". Le gamin générique gagne le match. Zlatan, pour ne pas perdre la face, lui annonce alors qu’il n’est pas Zlatan.

Zlatan avec sa tête zlatanienne.

Dans cette publicité, Zlatan nous montre donc l’importance d’une notion qui lui tient à cœur : l’anonymat sur internet. Sans cet anonymat, il ne pourrait pas se sentir libre de jouer à la Xbox comme il en aurait envie. Zlatan, aussi grand et puissant soit-il, nous avoue ici qu’il a de temps en temps besoin de se sentir quelqu’un d’autre, pour se construire différemment, pour échanger avec les autres différemment, ou tout simplement pour se reposer un peu. Cette liberté lui permet d’être encore plus "ZLATAN" durant les moments où il doit l’être.

Sans entrer dans la schizophrénie, la personnalité d’un être humain possède diverses facettes. Pour Zlatan, il est important que ces facettes ne puissent pas toutes être reliées entres elles. Cela permet de se développer dans différentes voies, de tester des comportements, d’avoir droit à l’erreur, et finalement, de devenir quelqu’un d’intéressant, avec toujours quelque chose à découvrir à l’intérieur. Pour contribuer à faire connaître cette importantitude, ZLATAN, merci.

Bon accessoirement, il fait aussi un peu de pub pour la Xbox et le foot, mais on ne lui en tiendra pas rigueur. Ne sont-ce pas là quelques activités comptant parmi ses nombreuses passions ? Accordons-lui ce petit bonus qu’il offre à sa célébrité et son compte en banque.

Triple Face Mask. beppyiram.blogspot.com Double Faced Mask

Donc Zlatan lutte pour le droit à l’anonymat. Mais z’au fait …

À quoi ça sert l’anonymat ?

Ça facilite la liberté d’expression, et ça permet de dire des choses sans les assumer complètement. Ce n’est pas nouveau comme astuce. L’anonymat existe depuis que la création artistique existe. Si vous avez envie de déclarer quelque chose d’un peu délicat, et que vous avez peur des réactions que ça pourrait provoquer, inventez une histoire comportant un personnage qui fera la déclaration à votre place. Si ça merde, vous pourrez toujours dire que c’est pas ce que vous pensez réellement.

Présenté de cette manière, l’anonymat semble un peu pourri, il autorise les gens à ne plus avoir le courage de leurs opinions. Seulement voilà, j’ai un scoop :

La liberté d’expression n’est pas le privilège des gens courageux.

COURAGE Un pingouin avec des cymbales.

Parce que des fois, pour acquérir le courage de dire une chose difficile, il faut commencer par la dire sans courage, en enrobant le propos, en y rajoutant un gros tas d’humour. "Ha ha ha, non c’est pas vrai. Je rigole. Ha ha ha."

Parce que des fois, on dit un truc et c’est pas ça du tout qu’on voulait dire. L’anonymat peut permettre de revenir en arrière. "Quoi ? Mais non ! Je n’ai jamais dit ça. Voyons, où vas-tu chercher ces idées. ha ha ha ha ha. hem. *tousse *tousse. Bon, où est passé l’alcool ?"

Parce que le fait d’être courageux ou pas n’est pas spécialement lié au fait d’avoir ou pas des choses intéressantes à dire. De plus, le fait d’avoir ou pas des choses intéressantes à dire ne devrait pas être lié au fait de pouvoir jouir ou pas de la liberté d’expression. C’est chiant comme tout, parce que du coup, des tas de connards en profitent pour raconter n’importe quoi, mais faut faire avec.

Petit exemple : ce manque de courage est parfois reproché au groupe des Anonymous (se référer aux déclarations de Christophe Barbier). Et ça se défend. Lorsqu’on dit quelque chose sans courage, ça a moins d’impact que si on le disait avec. Sauf que les Anonymous s’en tamponnent, ils n’ont pas l’intention de tirer leur force de leur courage, mais de leur nombre. C’est une stratégie qui peut fonctionner, car en acceptant les non-courageux, les Anonymous augmentent énormément la quantité potentielle de gens qui peuvent les rejoindre.

Christophe Blindé Barbier contre les Anonymous

Si l’anonymat diminue la force du propos, c’est pas si génial.

Oui, mais c’est pas si grave. Ce qu’il faut retenir, c’est que l’anonymat vous offre une possibilité de plus de vous exprimer. Soit vous révélez votre identité, et vous augmentez vos chances d’être écouté, soit vous restez anonyme, et vous courez le risque que tout le monde n’ait rien à foutre de votre avis. Vous avez le choix, et c’est important que ce choix soit toujours possible.

D’ailleurs, si on regarde l’histoire globale du monde mondial, on se rend compte que les propos ont tendance à se diluer.

Ce que j’appelle "dilution des propos", c’est le fait que tout ce qu’on dit ait de moins en moins d’impact.

A B C Des lettres qui se liquéfient.

Aaahhh ! Je fonds ! Je fonds !

Ça a l’air d’être une régression, car ça signifie que les mots ont de moins en moins d’importance. Mais en fait c’est plutôt bien. Ça permet un foisonnement de propos, plus ou moins intéressants, duquel peut sortir des idées plus diversifiées.

Au début, copier des livres c’était chiant. Alors on préférait ne copier que ce qui semblait être le plus important : la Bible. Et on faisait ça bien, avec des belles lettres chiadées. Chaque phrase, chaque mot de la Bible était très important, et a été étudié sous tous ses aspects.

Ensuite, on a inventé l’imprimerie. Les gens ont eu peur, et considéraient que les livres étaient dangereux, qu’ils implanteraient de mauvaises idées dans le cerveau des enfants et les détourneraient des choses importantes (comme travailler aux champs par exemple). Pour parachever le tout, des tas de livres stupides et inintéressants étaient imprimés. La Bible a perdu de son impact, les mots sont devenus moins importants et la notion de "blasphème" est devenu obsolète.

Kaori. Japonaise masquée avec des nichons.

Une bonne utilisation de l’anonymat.

Malgré ce foisonnement de stupidité et cette déliquescence du sens, des œuvres de qualité ont réussi à apparaître et à trouver leur public. Transposé à notre époque, ça donnerait : "la prolifération des romans de Marc Lévy n’a pas empêché Chuck Pahlaniuk d’écrire ‘Fight Club'". Comment ça je suis partial ?

Ensuite, internet est arrivé, et a provoqué plus ou moins les mêmes réactions, mais au niveau supérieur. Plein de gens écrivent pleins de trucs stupides et inintéressants, on a peur que le cerveau des enfants soit corrompus, et des choses traumatisantes et taboues telles que la pédophilie et le nazisme sont librement évoquées. (J’ai pas dit "intelligemment évoqué", juste "librement évoqué").

Au début de l’internet, les mots avaient encore une certaine importance. Puis des gens se sont amusés à troller. Les victimes de ces trolls se sont tout d’abord insurgées, et répondaient de manière détaillée, expliquant pourquoi c’était pas bien de dire ces trolleries. Ensuite, on s’y est habitué. Lorsque quelqu’un trollait, plus personne ne lui répondait. Le trollage est maintenant en déperdition, mais il a eu le temps de participer à la dilution des propos.

Alors oui, internet est plein de merde. Mais il vaut mieux plein de merde avec quelques trucs cools cachés au milieu, plutôt que pas de merde, avec vraiment très peu de trucs cools mis en évidence. C’est plus compliqué, vous devez filtrer la merde, et personne ne peut le faire à votre place, car ce qui est intéressant pour vous est peut-être de la merde pour les autres. Eh oui, ça me fait mal au cul de le dire, mais vous avez le droit d’aimer Marc Lévy.

Un tuyau sale et un tuyau propre.

Pensez à nettoyer vos filtres.

Mais si tout le monde peut dire de la pure merde, ça va être la merde !

C’est un problème inhérent à la liberté d’expression. On a trop tendance à croire que la liberté d’expression est un truc "qu’il faut préserver à tout prix". Ce n’est pas tout à fait cela. En fait c’est un truc "pour le meilleur et pour le pire", qu’il faut quand même préserver à tout prix.

Parce que si tout le monde a le droit de dire de la merde, tout le monde a également le droit de contredire ceux qui disent de la merde, de dénoncer la merde, de décrire pourquoi c’est de la merde, de proposer mieux ou tout simplement de ne pas y prêter attention.

(Ici, il faudrait une photo d’une merde géante, mais j’en ai déjà mise une dans un précédent article).

Des tas d’autres choses sont "pour le meilleur et pour le pire" : la science, les tronçonneuses, les vêtements moulants, les recettes de cuisine, la vie, le sexe, … Le droit à l’anonymat et la liberté d’expression sont à ranger dans la même besace.

Jessica Nigri Juliet Starling du jeu vidéo Lollipop Chainsaw

Tronçonneuse, vêtements moulants … le meilleur du meilleur ?

On pourrait faire une sorte de parallèle capillotracté avec l’opposition "logiciels propriétaires/libres". Le propriétaire a des avantages :

  • il n’y en a souvent qu’un seul dans sa catégorie, pas besoin de se prendre la tête à en évaluer plusieurs
  • ça marche pas trop mal
  • c’est soutenu par un gros truc qui offre une sorte de garantie de pérennité.

Le libre a d’autres avantages :

  • on sait que n’importe qui peut inspecter comment c’est fait dedans
  • en général c’est gratuit
  • les mises à jour sont plus fréquentes.

En conterpartie, le libre, c’est le bordel, il y a trouzemille produits différents, qui font tous plus ou moins la même chose mais pas tout à fait. C’est compliqué de trouver celui qui correspond le mieux à ce qu’on veut faire.

On pourrait également faire une autre parallèle capillotracté avec l’opposition "licences propriétaires/libres". Les œuvres sous copyright classique ont l’avantage d’être super simple. Vous n’avez rien le droit de faire avec, et il n’y a pas de texte de trouzemille mots à se farcir.

Les œuvres sous licences libres permettent de faire plus de choses, mais jamais exactement les mêmes. Il faut se renseigner précisément sur ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas. On peut très difficilement passer d’une licence à une autre, bien qu’il y en ait des plus ou moins équivalentes. Et lorsque vous créez une œuvre, bonne chance pour choisir celle qui correspond le mieux à ce que vous souhaitez ! Mais au moins, il y a le choix.

Le dragon-cornucopia.

Pokécorne d’abondance !

C’est peut-être ça, ce fameux "passage de l’économie de rareté à l’économie d’abondance", dont on entend parler ici et là. L’abondance, c’est très bien, mais ça soulève un nouveau problème : le choix. Des millions de biens (physiques et virtuels) vous sont proposés, la plupart ne vous conviennent pas tout à fait, et c’est à vous de trouver ceux qui vous conviennent parfaitement. C’est une difficulté qu’on n’avait jamais vraiment rencontré jusque là, et il va falloir se donner les moyens de la résoudre, chacun à sa manière.

Mais cessons de capillotracter, et revenons à la notion de liberté d’expression.

Il faut bien une limite, quand même !

La loi et/ou les conventions sociales doivent-elles définir des choses qu’on ne peut décemment pas dire ? Des concepts que l’on ne peut pas vanter ? Si oui, lesquels ?

La nénétte du groupe 2unlimited avec ses nichons.

No limit for boobs.

C’est la question qui tue que des tas de gens (philosophes, juristes, politiques, blogueurs du dimanche, Michel Drucker) se posent. Je n’ai pas la réponse. La loi française fixe une limite, qui ne me semble pas trop mal, mais est-ce la meilleure ? Voyons voir…

Légalement, je n’ai pas le droit de dire, de manière sérieuse, que les noirs et les roumains sont des connards. Mais j’ai le droit de dire que les sportifs sont des gros beaufs, que les vieux sont grincheux et emmerdants, et que les garagistes sont des voleurs. Pourquoi ?

L’explication semble simple. Être noir ou roumain, c’est quelque chose qui nous arrive à la naissance, on ne le choisit pas. On peut changer sa nationalité après coup, et même sa couleur de peau (coucou Michael Jackson !), mais ça reste fortement ancré dans la personnalité. Donc : les trucs non choisis, on n’a pas le droit de s’en moquer, les trucs choisis (comme le métier ou les passions), on a le droit.

Sauf que ça colle pas. Certaines personnes choisissent elles-mêmes leur religion, en leur âme et conscience, après plusieurs années d’interrogations personnelles. Pourtant je n’ai pas le droit légal de dire que les bouddhistes sont des barbares ignorants. Les femmes ne choisissent pas la taille de leurs nichons, pourtant, j’ai le droit légal de dire que toutes celles qui ont des petits seins sont frigides (ce sera un propos très mal accueilli par une majorité de gens, mais j’ai le droit légal de le dire). On choisit son orientation sexuelle, pourtant je n’ai pas le droit légal de dire que les homosexuels sont des sous-hommes.

Minorités provenant du corporate-bullshit-land.

Minorités provenant du corporate-bullshit-land.

Ce n’est pas non plus par rapport à la quantité de gens offensés. Les femmes sont nombreuses, je n’ai pas le droit d’avoir des propos sexistes. Les automobilistes sont nombreux, j’ai le droit de dire que ce sont des égoïstes paresseux et pollueurs. Les handicapés moteurs sont peu nombreux, je n’ai pas le droit de dire qu’il faut les parquer dans une réserve car ils nous gênent avec leurs putains de fauteuils. Les végétariens sont peu nombreux, j’ai le droit de dire que ce sont des chiffes molles de hippies moralisateurs.

Ce n’est pas non plus par rapport à ce qui définit notre personnalité. Des tas de gens se définissent plus par rapport à leur métier que par rapport à leur nationalité, pourtant on peut dire du mal des informaticiens, mais pas des japonais. Les handicapés essaient de se définir autrement que par leur handicap, pourtant on ne peut pas se moquer de leur handicap.

Il semble donc impossible de définir, dans l’absolu, des critères de non-moquabilité. Pourtant, d’après ce que j’ai compris, la loi est censée s’inscrire le plus possible dans l’absolu, et la morale encore plus. Je vous laisse vous démerder avec tout ce bordel.

La martyre de l’anonymat

Je ne vais pas m’étendre sur cette partie, parce que l’article commence à être un peu long et que je voudrais me faire du thé. J’aimerais juste vous parler un peu de Jessi Slaughter. Je vous laisse prendre connaissance de ce qui lui est arrivé ici et ici (http:// www. truecrimereport.com/2010/07/jessica_leonhardt_aka_jessi_sl.php, http:// www. dailydot.com/society/jessi-slaughter-leonhardt-damien-cyberbully-return/).

Monsieur de la cyber-police. e-swat

La cyber-police.

Il est clair que l’anonymat a joué un rôle important, et très négatif dans cette triste histoire. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut le combattre. Comme dit plus haut, l’anonymat fait partie de ces concepts "pour le meilleur et pour le pire".

Ce qu’il faut combattre, c’est le harcèlement. Et ça existait déjà dans les écoles primaires, les lycées et les collèges, avant internet.

Dernière remarque, proposée par mon ami imaginaire de la facilité : si Jessi avait su utiliser efficacement le concept d’anonymat, elle n’aurait pas eu tous ses problèmes. En masquant son visage sur les vidéos, en ne donnant pas son vrai nom, elle aurait certainement eu une bordée de commentaires insultants sur ses comptes youtube / facebook / twitter / etc, mais ce défèrlement de haine n’aurait pas débordé dans le monde réel.

D’après vous, pourquoi n’y a-t-il aucune photo de moi dans ce blog à la noix ? Je ne me fais pas d’illusions, il est certainement possible de retrouver mon vrai nom, où j’habite, etc. Mais ce n’est pas à la portée du premier débile venu, et c’est ce qui compte. Car perpétrer du harcèlement nécessite une masse importante de débiles.

Bon, il était un peu trop sérieux cet article. Promis, la prochaine fois, je vous raconte n’importe quoi !

Ah y est, j’ai rangé le bordel

Posted in conneries with tags , , , , , , , , , , on 01/01/2014 by recher

Ça m’a pris des mois, mais ça y est. J’ai relu, rewrité, publicitisé et réorganisé les articles de ce putain de blog de sa mère.

Tout est beau, la peinture a été refaite et dégouline encore un peu, tel du rimmel de mauvaise qualité sur une prostituée de qualité également douteuse.

Vous constaterez qu’il n’y a plus que 2 liens dans la partie "Trucs über importants" du menu de droite. J’ai  simplifié le plus possible, pour ne pas trop égarer les personnes arrivant ici la première fois.

  • Le premier lien mène vers la présentation des "gros trucs créatifs" que j’ai fait jusqu’à maintenant. Vous y retrouverez du bazar que vous connaissez déjà plus ou moins : Pru-pra-prok, mon livre, Blarg, …
  • Le second donne toutes les explications concernant la publicité présente dans ce blog : qui la met, pourquoi, comment l’outrepasser, etc.

Pour que ce soit parfait, il aurait également fallu remettre de l’ordre dans les catégories d’articles. Boarf, je le ferai une prochaine fois, et puis, est-ce bien utile ?

Je n’ai pas changé l’habillage graphique, l’ensemble est donc toujours aussi noir, car avoir une âme sombre, ça fait classe. Pour ceux qui en auraient un peu assez, voici une photo pleine de couleurs :

xx-cel roxxy

Finalement, c’est trop. Voici une photo en noir et blanc pour contrebalancer :

Three Graces The Full Body Project Leonard Nimoy

Ceci étant fait, je vais maintenant dépoussiérer certains de mes projets de code achevés ou abandonnés. Ils atterriront (échoueront ?) sur mon compte github. J’y ajouterai un peu de documentation, si jamais quelqu’un (y compris moi-même) veut les réutiliser un jour.

Je commencerai avec mon jeu inachevé "Kawax". Surveillez donc mon compte github, il devrait se renflouer dans les temps qui viennent.

Cependant, ce ne sera pas forcément dans des temps qui viennent si vite que ça. Il faut aussi que je joue à quelques jeux vidéos, et que je continue de publier des articles ici et chez Sam & Max. Mais ça c’est comme d’habitude, quand j’annonce que je vais faire un truc rapidement, il met 10 000 ans à se finir.

github mascotte peluche

meeeoooww ph’nglui !

Et sinon, bonne année 2014. Même si je vous l’ai déjà souhaitée, ainsi que toutes les autres, il y a deux ans.

Cette nouvelle année sera, ou ne sera pas.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.