Re la gloire, re la gloire !!!

Posted in geekeries avec des tags , , , , , , , , on 01/11/2009 by recher

Le numéro 9 de votre geekzine favori est paru au jour du jour d’aujourd’hui.

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Et devinez kwa ? Je suis à nouveau dedans !!! Cette fois-ci, je me suis inspiré des histoires de robots d’Isaac Asimov, j’ai coloré le tout avec mon style d’écriture le plus crade, et j’ai gratifié le monde d’une splendide nouvelle.

Ca s’appelle “parle à mon cul, ma tête est malade”, ça se télégobe ici, http://42lemag.fr/, et c’est en page 74. Enigmes, dialogues, jurons, et nichons sont de mise.

Alors maintenant, on arrête de faire comme Samantha la cochonne qui lit des bouquins intelligents dans des demotivational posters

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on arrête de faire comme Lolo Ferrari qui lit des Tintin

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on arrête de faire comme Dawn Perignon qui lit des espèces de classeurs,

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et on lit le 42 !!

Allez hop, vous devriez déjà plus être là. (Sauf si vous n’avez pas encore mangé la totalité de mon blog, dans ce cas, restez un peu, je suis votre ami.)

(une journée comme une autre).zip

Posted in l'univers fascinant du travail avec des tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 27/10/2009 by recher

Ca faisait longtemps que j’avais pas raconté des conneries corporate.

MyLife.com : J’ai récemment changé de lieu de travail. Je suis toujours chez Brouillis Consulting, filiale de Berniques S.A., en prestation chez Merluchon Corp, sous-traitant de Deus Unlimited. L’ambiance me plaît mieux, mais la fréquence d’événements boîtaux risque de diminuer fortement. En attendant, voici les trucs toplol, bizarres et marquants de mon ancien lieu de travail.

Avertissement : Cet article est un récit concentré. Il obéit donc au principe régissant les séries téloche traitant de la vie normale : en 40 minutes, il arrive aux personnages tout ce qu’il vous arrive à vous en une année. L’intérêt de cette astuce étant de bien vous faire prendre conscience que votre vie est médiocre et insipide.

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tchou-tchou, vroum-vroum

Ce matin le train a décidé de tomber en panne. Pourquoi pas. Comme déjà dit dans un précédent article, les transports de la région vomissements. La SNCF organise des grèves régulières locales, pour diverses raisons alchimiques. J’ai toujours ressenti cela comme une agression personnelle. Si c’était une grosse grève nationale, tous le monde serait dans la merde, et ça créerait un sentiment de solidarité entre les “usagers”. Là, c’est que pour moi. Petites piques cruelles qui me sont spécifiquement adressées, et dont le reste du monde se fout. (La plupart des merluchoniens prennent la voiture, car ils aiment bien montrer qu’ils sont des grandes personnes.)

Un jour un type s’est pris la tête avec un contrôleur. Je voulais participer mais j’ai jamais pu en placer une. Un contrôleur copain a radiné sa petite gueule de taupe lèche-bite. Il n’avait rien suivi de la conversation, mais s’est tout de même permis de piailler : “oh mais si vous êtes pas content, vous prenez la voiture ! ” Super. Merci pour la participation.

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Je pense que le contrôleur-copain n’avait pas le droit de dire ça. La SNCF dit : ”A nous de vous faire préférer le train”, ce qui est l’exact contraire. Quand un employé a un discours opposé à son entreprise, il ne doit pas être en contact avec des clients. Ce n’est pas obligé de le virer, mais la moindre des choses serait de le cacher dans un bureau, ou dans une cave, avec des pénis de singe crus pour seule nourriture.

Il s’est passé des tas d’autres choses toutes pourries avec ces super-contrôleurs, ces super-guichetiers, et ces super-traîne-savate-siffleurs. Je ne veux pas les raconter ici, sinon je vais pleurer. Je pense juste que ce sont des jean-foutres, et qu’ils n’ont aucun sens de l’équité. Vous êtes mes problèmes, et la source de mes problèmes.

Avant j’avais rien contre les grèves SNCF (il faut dire “mouvement social”). C’est parce que j’étais pas vomissements. Vous connaissez l’expression micro-trottoirienne : “les usagers sont pris en otage” ?

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Eh bien moi, ça ne me dérangerait plus de la prononcer. Je ne veux plus les défendre. C’est fini. Peut-être que c’est notre méchant gouvernement qui est le problème et la source de tous ces problèmes. (Hop, petite phrase de gauche pour faire monter le nombre de visiteurs du blog). Mais de toutes façons j’ai pas envie d’y réfléchir.

Après le train, je dois prendre le bus. J’en vois un qui s’apprête à partir. Je cours pour le choper. La conducteuse me fait bien sentir que ça lui arrache la gueule de me rouvrir les portes et tout ça. Puis, je m’aperçois que c’est le bus à contresens.

Que je vous explique : y’a pas un arrêt de bus d’un côté de la rue, et l’autre de l’autre côté. Nan c’est une gare routière, et les bus se garent tous dans le même gros pâté. C’est important l’humour, quand on fait de l’aménagement urbain.

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Je dis à la conducteuse que je me suis planté de sens. Elle dit qu’elle veut pas me faire ressortir parce que déjà elle est en retard et exceptionnellement elle m’a fait monter, alors ça va déjà bien comme ça, et que j’aurais qu’à descendre au prochain arrêt, non mais oh. Deux bus de la même ligne nous croisent pendant ce mini-trajet à l’envers. VDM.

En vrai je m’en fous d’arriver super-en-retard, parce que je trouve mon boulot complètement absurde. Mais ça m’énerve quand même. Surtout que toutes ces petites histoires très drôles surviennent aussi durant le trajet du retour, et ça j’aime beaucoup moins. Mon temps libre est très précieux, car je n’ai pas le même destin que l’amorphe reste de l’humanité. Je fais des oeuvres d’art moi, et j’écris des articles.

achievement unlocked ! parvenir à réussir à arriver au boulot

Je fais le dernier bout de chemin avec SuperGeek, croisé là par hasard. Nous avons une conversation classique, mais agréable. En cette période d’hiver, il aime à regarder la neige qui tombe : “Cet espèce d’économiseur d’écran permanent”. Par ailleurs, il se pique parfois de dessiner des smileys géant sur les capots de voiture.

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Je pénètre enfin dans les locaux de Merluchon. Ca m’aura donc pris 1h30 pour faire un trajet d’une vingtaine de kilomètres. Belle performance. Mais la SNCF a déjà réussi à me faire faire pire.

Je croise un mélange de collègues et de mi-collègues. Je sais jamais comment je dois doser le bonjouring dans ces situations. Le pire c’est quand tu croises des trois-quart collègues en pleine journée, alors que tu les as pas vus avant, ou quand tu croises un collègue une deuxième fois. C’est un de ces bordel, ces codes sociaux. Oh, et sinon, les filles ne font plus la bise à cause de la grippe A. Je m’en suis accommodé sans problèmes. Tant que cette petite maladie friponne ne m’interdit pas de mater des fesses et des nichons, tout va bien.

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Je jette mon duffel-coat quelque part. Aujourd’hui, j’ai mis ma chemise bleu foncée d’ouvrier-codeur. C’est mon vêtement ironique. Sur ce, j’allume mon n’ordinateur chéri adoré que j’aime.

Germaine-Germaine, la cheffe de pièce, entre dans la pièce. Elle me dit bonjour, et me pose discrètement la question : “t’as picolé ?” Effectivement, pour une raison qui ne me revient plus en mémoire, hier, j’étais super saoul. Cette dame m’impressionne, elle parvient systématiquement à détecter mes soirées cuite. Non attendez, peut être qu’elle se repère juste par rapport à mon haleine de hamster mort.

Aujourd’hui, c’est mardi, donc c’est croissant. J’en prends un, remercie celui qui les a amenés et vais chercher un café. Après une petite offrande à la déesse-machine, un liquide noir coule de son vagin. J’ai appuyé sur le bouton “pas_de_gobelaid_de_plastik”, et j’ai bien pensé à glisser dans son entrejambe ma tasse à moi faite en dur. Si je fais ça, c’est uniquement pour me donner bonne conscience. Allez surtout pas croire que je veuille économiser l’humanité. J’ai tellement envie qu’on se débarrasse de cette grosse bourde et qu’on passe à l’espèce suivante.

Aujourd’hui, c’est lundi. Je sais que dans 10 minutes, je serais pris d’une épique envie de chier. J’ignore ce que fout mon corps, mais à chaque fois, je cague que d’alle de tout le week-end, et dès le lundi : wouorf ! J’aime à croire que ce phénomène peut être attribué à l’origine psychologique suivante :

Chier est, de toutes façons, un gaspillage de temps. Mais il vaut mieux gâcher du temps de travail que du temps de week-end. Mon boyau à merde s’occupe de lui-même de cette optimisation.

Un téléphone sonne dans le couloir. Les premières notes ressemblent à une chanson de Renaud : “En cloque”. A moins que ce soit “Je suis une bande de jeunes à moi tout seul.” Je hais les sonneries de portables musicales. Le mien fait tubulululup, et ça suffit amplement. C’est un téléphone, pas une cantatrice.

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Ah, ça y est. Mon sphincter envoie les premiers signaux d’overflow. Et c’est pas le café que je viens de lui injecter qui va l’aider à bufferizer. Chai pas vous, mais moi le café, ça me dilate le foc. Rassurez-vous, je n’utilise pas cette particularité physique à des fins pernicieuses. Sur ce, je me dirige vers les toilettes.

Les locaux de Merluchon Corp comportent 4 étages, chacun divisé en trois couloirs. Il y a un seul chiotte à caca par couloir. Ca en fait beaucoup, sauf qu’ils sont complètement éparpillés !!! Je vais dans les plus proches. Elles sont occupées. Je vais dans celle d’à côté (au passage je dis coucou à la gentille dame de l’accueil). Occupées. Je vais dans celle d’à côté à côté. Occupées. Je monte d’un étage. Ca fait trois fois que la nana de l’accueil me voit passer, je suis sûr qu’elle se fout de ma gueule ou qu’elle me trouve bizarre. J’en suis plus à ça près. Occupées. Occupées. Occupées. Au troisième étage, je trouve enfin une chiotte libre. VDM.

Je chie tout ce que je peux,

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mais je sais bien que dans une heure, il faudra que j’y retourne. Pour une raison inconnue, je n’arrive jamais à tout éjecter en une fois. Peut être qu’il faut du temps à ma merde pour parcourir tout le boyau à.

Je lis la feufeuille décrivant les conseils développement-durable-tendance à appliquer pour économiser l’humanité. Il y en a une sur chaque porte de chaque toilettes. Elle sont imprimées en couleur.

Je retourne à mon n’ordinateur que j’aime et démarre le logiciel de mail (dont je tairais la marque, pour pas foutre la honte à Merlu.). Mon nom de compte est “Raychèr”, avec une faute.

Mon patronyme existe sous trois orthographes différentes. La française : “Réchèr”. L’alsacienne : “Räscherr”. Et la française du 17ème siècle : “Raychayr”. Les gens se plantent tout le temps, et parfois, ils vont même jusqu’à tout mélanger (cf mon compte Outlook) (woups).

Je n’ai pas cherché à corriger ni à signaler l’erreur. A un certain moment de ma vie, j’en ai eu marre de devoir tout le temps préciser comment ça s’écrit. Maintenant, on peut faire ce qu’on veut avec mon nom. Et quand on me demande de l’épeler, je répond n’importe quoi. Mon but ultime est de négationner son orthographe exacte. Et tant pis si ça fout le bronx pour ceux qui me recherchent dans Google. Ouais y’en a. J’suis connu.

Je me met à bosser. Faut que j’écrive une dissertation sur la façon dont je compte patcher le logiciel “CUISSEAU”.

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Ce logiciel doit pouvoir lire un fichier de configuration supplémentaire, passé en 11ème paramètre, afin que le traitement qu’il effectue puisse prendre en compte des valeurs supplémentaires de densité moléculaire. Je ne suis pas sûr de l’utilité finale de CUISSEAU. Je crois qu’il permet de télé-upgrader par internet des firmware de puce pilotant des plaques à induction de cuisinère de restaurants. Je m’en fout un peu, en fait.

Radio-moquette : des bruits de couloir me renseignent que l’over-chef de chef de chef de Merluchon va venir ici même, là, aujourd’hui. Pour y faire quoi ? Sais pas. De toutes façons je serais certainement cloîtré dans un placard avec interdiction de l’entrapercevoir, et comme ça m’intéresse pas, ça tombe bien. En tout cas, ça explique pourquoi Jupette a mis une super-jupette.

La personne de Deus Unlimited ayant commandé le nouveau CUISSEAU s’appelle Monsieur Grillet. A chaque fois que je vois ce nom, je pense au sketch de Chevalier-Las-Palès :

Vous voulez quoi ? Des to-ast ? Des tyost ! Des towowoss !DES TOYOST ! TOSS-WOSS-YOWOSSS ! DES TOWOWOYOSST ! TOOWAABOOOUUNNGGAAAYYOOWWAASSSTT !!! …………………. Ouais, des tartines grillées quoi.

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Comme prévu par mon intérieur, je dois retourner aux toilettes. On va dire que la fois d’avant, j’ai eu beaucoup de chance et je suis allé aux plus proches. Re-coup de bol, elles sont toujours guillerètement libres.

Surprise ! La crotte flottante que j’avais eu beaucoup de mal à faire partir la dernière fois est revenue ! Elle a certainement remonté le tuyau avec ses petits bras en caca.

Ca me rappelle mon stage de fin d’études. Le chef était ressorti prestement des toilettes avec une mine de dégoût, en demandant à la cantonade qui était le précédent. Tous les autres stagiaires m’avaient montré du doigt. Certes, les chiottes étaient un peu sales, mais j’avais le souvenir très exact d’avoir tout bien nettoyé. Je n’ai jamais compris ce qu’il s’était vraiment passé ce jour là. Le souvenir me reste gravé comme une cicatrice. Je me sens mal.

Je me masturbe dans les toilettes. (Je ferais peut être un article détaillé sur les différentes variantes de gestes sensationnatoires. avec classification et scores.)

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Je ressors, en vérifiant bien qu’il n’y ait pas de “petit trapéziste de sperme” accroché à ma braguette.

Je finalise ma dissertation, et vais voir Germaine-Germaine pour le lui signaler. Elle me répond “bravoooooo !!!” sur un ton de foutage de gueule. Je suis quelque peu interloqué. C’est ma cheffe, donc je suis plus ou moins obligé de lui dire où j’en suis. Je ne viens pas lui annoncer mes exploits pour lui montrer que je suis un surdoué, que j’expecte du triomphe, des honneurs et des petits anges tout nus jouant de la trompette dans ma tête. Mais bon, si elle a besoin de me lancer des quolibets pour se sentir bien, qu’elle s’en donne à coeur joie. Je peux comprendre : je suis payé plus qu’elle alors que j’ai moins d’ancienneté et moins de grade.

Excusez-moi, je suis un peu mauvaise langue. Elle ne me le fait plus le coup du “bravoooo !!” Assez rapidement, elle a compris que j’étais réellement surdoué, et qu’elle avait indispensablement besoin de mes lumières pour réussir les projets dont elle est cheffe. Maintenant, elle évite de me titiller la bisque (l’organe psychologique de réception de la moquerie).

C’est l’heure de manger.

/* pause de midi, cas 1 */ pid = fork(); if (pid == 0) {

Le technopôle dans lequel Merluchon s’est implanté a connu un développement trop rapide, et tout l’espace vital a été conquis par des entreprises oeuvrant dans le secteur NOIR. Le lieu de restauration le plus décent de la zone est une cafétéria, qui profite de sa situation de monopole pour être dégueuchère (et elle a bien raison, après tout).

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C’est pourquoi, pour désigner un aménagement territorial de ce type, on préférera parler de péquenopôle.

Sur le chemin, je discute avec Underground. Il me raconte que les travailleurs de l’agence Atome-de-Baryum sont des gros asociaux, alors que nous on l’est pas du tout. Ca me fait beaucoup rire.

On entre dans la cafet’. Plateau, verre, couteau, fourchette. J’attrape un mini-morceau de fromage, puis je pose mon bardaf sur le rail.

Des habitués d’une autre entreprise se sustentent à une table. Je les aime bien ceux là, car ils ont des têtes de geek. Y’a un maigrichon à lunettes mal rasé, un grand à lunette mal rasé avec une queue de cheval, une nana vraiment SUPER moche avec un corps en fil de fer, et leur chef, un gros à lunettes avec des cheveux longs, arborant systématiquement un T-shirt rien chouette, du genre : “Un clavier azerty en vaut deux”, “What you see is what you get”, etc.

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J’aimerais bien travailler avec eux. Mais moi je suis avec des gens normaux, c’est super chiant.

Juste derrière moi, Greumzy se met d’un coup à me gueuler dessus. Apparemment, j’ai failli lui foncer dedans et faire tout renverser son plateau. J’ai pas du tout réalisé à quel moment un tel accident aurait pu se passer. Je lui demande, mais c’est Pompière qui répond à sa place, en disant que “ha ha ha, en plus si tu t’en es pas rendu compte, alors oui c’est pire.” Ok. Merci.

Je ne saurais jamais la vérité sur ce qu’il s’est passé.

En attendant, je suis socialement méga dans la panade. Greumzy est un voisin de pièce. En 6 mois, j’ai parlé 1,5 fois avec lui (si on exclut les bonjour-bonsoir). Un respect silencieux, teinté d’une forte timidité, s’était installé entre nous. Eh bien voilà, la glace est maintenant brisée. Me reste plus qu’à jeter toute ma bouffe par terre, m’enfuir en pleurant, et me prostrer au pied d’un arbre sombre, avec de l’alcool.

La prochaine fois, il prendra un truc comme ça :

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J’essaie de faire comme si tout allait bien, et m’avance vers les gâtes-sauce distributeur de graillasse. Le menu est affiché, mais je préfère regarder directement ce qu’il y a dans les bacs.

Je choisis toujours des trucs très simples à manger. Pas de cuisse de poulet à dépiauter, pas de paella avec des crevettes à décortiquer, pas de bouts de viande avec du gras à séparer, pas de rôti à moitié cuit super galère à découper, pas de brochettes à démonter. Rien. Interdit toutes ces choses horribles.

J’ai jamais vraiment su manger correctement. Ca a toujours désespéré mes parents. Il paraît aussi que je tiens ma fourchette de manière bizarre. Mais je les emmerde. Le désavantage de pas pouvoir manger des trucs compliqués en société est bien faible par rapport à l’avantage que je les emmerde. J’ai choisi de manger comme ça. C’est l’une des rares choses que j’ai pu choisir, il y a longtemps, et le fait que ce soit un choix absurde n’a aucune importance. Et puis, j’aime vraiment pas le gras. Le pire, c’est les mélange bouts-de-viande + gras noyés dans de la sauce. Impossible de détecter quoi que ce soit. J’essaye de faire le tri, mais à chaque bouchée, j’ai la hantise de tomber sur une de ces saletés de petites sangsues élastiques régurgitogènes.

Concentré sur cette recherche de simplicité et de beauté absolue, j’en vient à demander du porc au gâte-sauce, alors que c’est du veau. Bon, ça c’est pas grave du tout. De toutes façons j’ai jamais su faire la différence entre toutes ces viandes. Qu’est-ce qu’on s’en fout, sérieux.

Je me dirige vers une table. Le placement est super important. Dans la situation actuelle, je dois bien evidemment m’éloigner le plus possible de Greumzy et Pompière. Par chance, il y a une place de libre à la table de Monsieur Vêtement, WikiDisney, et leurs amis. Je les aime bien eux, y’a toujours moyen de raconter des grosses conneries qui vont les faire se facepalmer.

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Ca ne manque pas. Quelques minutes après le “bon appétit” et le début des hostilités, Monsieur Vêtement va chercher une cruchasse d’eau à la fontaine. Il la prend super-froide et rajoute des glaçons. Je lui dit que c’est tellement une chochotte qu’il est même pas foutu de boire son eau sec ! Ben oui, il la coupe avec des glaçons ! Ha ha ha ! Facepalm.

Ca sent le cramé dans toute la cafèt’. On sait pas ce qu’ils ont foutu, mais ils ont dû bien se marrer. Skrüü De Flüü essaie d’oublier le goût de ses nouilles avec une heavy rasquade de tabasco. Candido entretient son régime en ganachant ses haricots d’une pelletée de mayonnaise. J’espionne les gens dans la file d’attente pour repérer la nana avec des nichons d’enfer que je croise de temps en temps. Malheureusement, elle est pas là aujourd’hui.

(image nichon)

Après une dernière remarque à la con (“une cravate, même moche, ça te va toujours bien quand t’es à poil en dessous”), on lève le camp. Je retourne dans ma pièce et retrouve mon copain le n’ordinateur .

/* pause de midi, cas 2 */ } else {

Aujourd’hui, la cafèt’ est fermée pour congés annuelles. Dans ma tête, je trouve ça plus drôle de dire que c’est à cause de travaux de réparation, suite à un incendie dans un frigo. (Avec des glaçons).

Les gens se sont éparpillés dans les alentours du péquenopôle pour chasser à manger. J’ai jamais trop réussi à savoir où ils allaient, tous. Mais ça m’arrange. Je me retrouve tranquille tout seul, et je sors pour aller traîner au hasard des bas-côtés (le péquenopôle n’est pas doté de trottoir. Il y a juste de l’herbe en vrac sur le bord des routes). Mes pas (et quelques panneaux indicateurs) me mènent tout naturellement vers un MacDo.

Comme dit dans un précédent article, je suis pas whizzement fan du MacDo, mais il faut bien leur reconnaître une chose : leur taux de pénétration des coins paumés est des plus impressionnants : Gro[en]land, désert de Gobelie, univers parallèle où les femmes ont trois seins, et donc, le péquenopôle de la banlieue de Zogzogunterkirche (Je viens de décider que c’est là que se déroule toute l’histoire).

Rien à dire sur le MacDo en lui-même et les gens que y’a dedans. Tout est très prévisible.

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Je remarque quelques personnes arborant fièrement autour de leur cou leur petit badge d’allégeance à Deus Unlimited. Je sais que c’est du fake. Les vrais gens de Deus ne se déplacent jamais jusqu’à leurs vassaux perdus au fond de leur cambrousse. Nan, ils restent cantonnés dans la forteresse de Lekkemi’amorsh et nous convoquent chez eux quand bon leur semble. Les gens qui sont là ne sont que des hobereaux comme moi, dotés d’un simple badge provisoire d’autorisation d’entrée.

Ma religion personnelle m’oblige à prendre une bière lorsque je mange au MacDo. Mais ils ont cassé leur tireuse ces cons là. Heureusement, l’un des préceptes de ma religion m’autorise à casser n’importe quel précepte de ma religion. (La connerie a pas faire, c’est de casser le précepte autorisant à casser les préceptes. Ha ha ha).

Bref. Je prends des poutatoze et un sandwich à n’importe-quoi, et je me barre. Je mange sur le chemin du retour. Je suis un peu déprimé et triste, sans trop savoir pourquoi. Mais j’aime bien me sentir déprimé et triste. Voilà. Je retourne dans ma pièce et retrouve mon copain le n’ordinateur .

} /* fin pause de midi */

C’est l’après-pause de midi. Je m’octroie, sans aucune honte, mon petit moment de détente casse-brique Alphabounce. Héhé, j’ai récemment chopé l’accélérateur syntrogénique, du coup je joue un peu plus longtemps. Ensuite je me fait un ou deux niveaux de DROD. Avant je jouais à DinoRPG, mais ça me niquait tout mon quota de connexion internet. Et de toutes façons,DROD, c’est 1000 fois mieux.

DROD Cover

Dans la pièce à côté, la tendance est au Counter-Strike. J’entend un type râler parce qu’il perd, tel un gros adolescent débile. Ah merde ! Donc on a le droit de faire le gamin nerveux même en société ! Putain, ils m’ont vraiment dit n’importe quoi mes parents.

Un téléphone sonne. Personne ne décroche. La sonnerie est redirigée vers l’accueil, mais les jolies hôtesses sont pas là, car c’est l’été, et leurs horaires sont un peu plus permissifs (et c’est tant mieux pour elles). La sonnerie devient alors récupérable par n’importe qui, depuis n’importe quel téléphone. Pour bien faire comprendre ce fait absolument génial, une alarme de joueur d’orgue sourd résonne dans tout le couloir. Je déteste ça. Et on y a droit 2-3 fois par jour.

Des fois je laisse couler. Des fois je rouspète. Mais là, je décide de prendre la situation en main et de régler moi-même mes problèmes. Je décroche mon téléphone, et tape 88.

- Société Merluchon, bonjour.
- Bonjour, j’aimerais parler à monsieur Machin.
- Il est pas là. Rappelez plus tard.
- Est-ce que vous pourriez lui transmettre un message ?
- Non. Je ne sais pas qui c’est.
- Mais vous servez à quelque chose dans cette boîte, vous ?
- Oh lui hé ! Ce matin j’ai écrit une dissertation, et je me suis masturbé qu’une seule fois. Et vous apprendrez, monsieur, que moi j’ai l’accélérateur syntrogénique. Alors, camembert, ok ?
- Tuuuut… Tuuuuut… Tuuuut…

Ca aura été l’un des moments les plus inutiles de ma vie. On m’y reprendra à vouloir régler moi-même mes problèmes.

Germaine-Germaine revient de son mangeage. Elle bidouille un peu avec son n’ordinateur. Soudain, je reçois un mail de sa part. Une invitation à son anniversaire !! Je blêmis et tremble des poils pubiens. Un moment social non corporate avec des collègues de travail ! Qui plus est, avec sa cheffe !

Je n’ai pas besoin d’inventer d’excuse, car le même week-end, un ami à moi non-virtuel organise une petite fiesta-craquasse pour son départ imminent en Australie du sud. Ouf.

Sérieusement, cette anniversaire, ça aurait été n’importe quoi. Je sais très bien que j’aurais pas su me tenir. J’aurais débarqué armé de trois packs de kro, j’aurais lancé un concours de shpockage avec ses objets personnels,

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ensuite, j’aurais avoué à ses copines que j’aime les gros seins, et avec un peu de malchance, j’aurais fini par me battre avec son meilleur ami, suite à une mésentente sur un chronométrage de cul-sec.

Sur ce, ma dissertation n’est pas tout à fait finie, car je dois maintenant faire le chiffrage. C’est le moment le plus critique. Plusieurs forces entrent en jeu :

  • Mon envie de dire que ça va me prendre 2-3 jours de plus que ce que j’estime, afin de me donner une marge de glandage.
  • Mes mauvaises capacités d’évaluation, qui font qu’une tâche me prend toujours quelques jours de plus.
  • Germaine-Germaine, qui regarde mes chiffrages, refuse d’admettre que ça me prendra autant de temps, et diminue le nombre de jours.
  • Deus Unlimited, qui sont les valideurs finaux des chiffrages, et discutent parfois, mais rarement. De toutes façons ils sont pétés de tunes, alors ça ne les dérange pas de nous jeter quelques miettes de plus en pâture. (Fait dont on ne profite pas vraiment, because diminution des chiffrages par la personne citée plus haut).

C’est le moment le plus critique, mais la décision se prend à l’arrache, en trente secondes. Je vous montre :

Germaine-Germaine : “ce truc là, ça va pas te prendre 5 jours. Je t’en mets 4.”

Moi : “Bon ben va pour 4.”

Et voilà. C’était super. Après je bosserais dessus, je sais que j’aurais pas mon temps de glandage, et avec mes estimations pourries, on risque même de faire du vilain TNF (Temps Non Facturé). Et ça, c’est outrageusement caca-pas-bien.

J’ai bien conscience que, par rapport à d’autres métiers, d’autres entreprises et d’autres salaires, ma situation est plus que correcte. Je pisse du code (c’est ce qui me plaît et ce que je sais faire), on me fout relativement la paix, on ne passe pas derrière mon écran pour m’espionner, l’ordinateur chéri que j’ai est pas trop pourri, les horaires sont plutôt libres, et on m’a jamais trop engueulé les quelques fois où j’ai fait du méchant TNF.

Nan le vrai problème, c’est moi, et ma désapprobation globale du concept du travail. J’aime bien pisser du code et du texte, mais que pour moi (articles débiles, jeux vidéos, autres conneries…). A part ça, j’aime pas bosser. C’est aussi simple que ça. En vertu de ce principe, j’essaie de maximiser mon temps de glandage pour faire des choses qui me tiennent à coeur.

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Tout mon comportement professionnel est orienté dans ce sens. Je suis toujours en train de calculer dans ma tête combien de temps une tâche va réellement me prendre, et combien de glandage cela me permettrait d’obtenir. Car, bien entendu, si il y a des jours de rab’ par rapport au chiffrage, je me les prends pour moi. Je vais pas les donner en surproduction à l’entreprise. Oui c’est très vilain, mais j’estime que c’est juste. Si je suis suffisamment doué et travailleur pour accomplir quelque chose en moins de temps que prévu, alors le bonus est pour moi.

Je développerais ce sujet de manière plus détaillée dans un autre article. Oui je sais, je dis ça tout le temps. Le temps.

En plus, il y a pleins de petits moments où je bosse pour de vrai, sans que ce soit réellement comptabilisé : répondre à un utilisateur qui n’a aucune idée de ce que fait l’outil qu’il utilise, aider Germaine-Germaine qui s’est vautrée dans une expression régulière, assister à des réunions à la con, …

Un autre téléphone portable sonne quelque part. Cette fois-ci, la sonnerie ressemble au début d’une chanson d’Echo Lali “Les voyages de Léo”. A écouter/télécharger librement ici : http://www.jamendo.com/fr/album/2403

Sur ce, le chiffrage étant fait, je peux me mettre à bosser sur ce fameux CUISSEAU. Mais surprise, on m’annonce dans l’oreillette qu’il y’a un autre truc à faire en urgence. Je dois relire le document de spécification de l’outil CASTOR. J’en sais pas plus, et on s’en fout. Par contre, faut se dépêcher, et ne pas y passer plus d’une demi-journée. (ben oui, sinon je pourrait le comptabiliser dans mon rapport d’activités. Ha ha ha).

(image de castor en train de baiser dans une baignoire de coke)

Je chope la spec sur le serveur et commence à me la farcir. Gros problème : hier, j’ai vu un film de James Bond avec un allemand méchant et caricatural. Tout ce que je lis dans ma tête prend l’accent allemand. “Les tonnées tu fichier Musseau_XX.txt effektuent la korrezpondanz entre l’intex du lapel et l’itentifiant te la karteu”. Difficile de se konzentrer.

james_bond_40601

Je me lève pour poser une question à Germaine-Germaine. C’est toujours un moment que je redoute. Pas qu’elle soit méchante, en général, nos échanges restent corrects. Mais à chaque fois, j’ai peur de faire un lapsus tout pourri et de l’appeler “Maman”. C’est déjà arrivé dans ma tête. J’ai peur que ça sorte par inadvertance.

Comme on est jeudi, je reçois un rappel automatique pour la réunion ‘QX’. Prof, le chef de couloir, nous a mis à tous ces alertes hebdomadaires, suite à quelques remarques de la part de la certification qualité, qui trouvaient qu’on ne les faisait pas assez fréquemment. J’appuie sur le bouton “faire disparaître”, et continue de bosser sur mon CASTOR.

Mini-fork :

Pour une fois, la réunion QX a réellement lieu. On se retrouve tous dans une salle, Prof galère avec le vidéo-projecteur (tiens c’est marrant, comme les vrais profs à l’école), chacun dit où il en est, Prof note des trucs en bleus/rouge/noir dans son super document Word de suivi des projets, et moi je fais des petits dessins sur mon cahier grand-format-petit-carreaux.

quibe-1

(Ce dessin n’est pas de moi.)

J’aurais aimé vous les montrer, mais entre temps, j’ai paumé le cahier (tiens c’est marrant, comme quand j’étais à l’école). Pas grave. Je les referais comme si c’était pendant une QX, et vous aurez ça dans un autre article.

Retour à l’instance originelle de notre univers.

Ca fait déjà quelque jours que Germaine-Germaine se galère avec son PC. Elle le trouve super lent. Je suis pas sûr de comprendre comment c’est possible, car on produit notre code directement sur les serveurs de Deus Unlimited. En local, on ne fait que des rédactions de document à la con (genre les dissertes), et des visionnements de power point rigolos. Des fois, la connexion vers la forteresse de Lekkemi’amorsh est super défibrillée, et c’est clair que c’est lent, voire immobile. Mais un nouveau PC n’arrangera rien. Bon on s’en fout, le passage rigolo, c’est là, tout de suite :

Germaine-Germaine téléphone au Bureau Populaire de Gestion des Equipements Automatiques, et explique sa situation à un chef de boîtier : comme quoi elle peut pas décemment bosser avec la rougnasse dont on l’a affublé, que ça la stresse, et tout et tout. Le monsieur fait un télé-examen de son PC, et admet sans problèmes le caractère “rougnasse” de l’objet, mais il ajoute qu’il ne peut pas lui en donner un nouveau, because restrictions de budget imposées par le chef du Bureau Populaire.

skeleton-computer

Là Germaine-Germaine s’énerve, et dit au monsieur qu’il se moque d’elle, que c’est n’importe quoi, que lui de toutes façon il a que ça à faire et qu’ils devraient tous êtres à sa disposition dans ce fichu Bureau. Prof arrive, tente de calmer la situation, et demande à Germaine-Germaine de parler plus constructivement avec eux, même si ils peuvent rien faire. Elle part se détendre en allant prier à l’autel de la déesse-machine-à-café.

J’aime bien ces moments là. Mais globalement, ça me fait quand même un peu chier d’être ici et de bosser. Un spectacle que j’aimerais bien que l’on m’offrît, c’est un collègue quelconque qui pèterait les plombs, débarquerait avec un fusil et menacerait tous le monde. Là je m’imagine en héro. On me verrait planqué derrière un mur couvert d’impact de balle, un téléphone à la main, en train de demander à la madame de l’accueil de bloquer toutes les issues et de me laisser seul avec lui. Puis je le choperais par surprise, le bloquerais avec une prise de jiu-jitsu, et commencerais à discuter avec lui. Là, il me pleurerait sa détresse, et je le comprendrais du plus profond de mon âme. Finalement, c’est moi qui prendrais le fusil et on partirait ensemble à la conquête de tout le couloir. Ce serait beau.

2mec_flingue

Mais y’a rien de tout ça en vrai. Le truc le plus ravageur qu’il s’est passé ici, c’était un exercice d’alarme incendie. Et Braillou qui braille dans son brailloir.

“Nous créons vraiment les drames qui remplissent nos existences.”

(A l’estomac, Chuck Palahniuck)

J’arrête pas de péter sur mon siège car j’ai la chiasse. J’essaye de rester le plus discret possible, mais parfois je rate, et le prout s’entend. Je dis “excusez-moi”. Personne ne répond rien. Je suis vraiment une catastrophe. Quand je suis pas là, ils doivent certainement se foutre de ma gueule à ce sujet. Je devrais avoir honte. Tuez-moi.

Germaine-Germaine est revenue, et semble calmée. Peine perdue, car son téléphone sonne immédiatement. Elle regarde le numéro appelant, déblatère d’un air colérique : “t’a que ça à faire toi ?”, puis décroche.

Il s’agit de DuMoisi, son autre subordonné de pièce (qu’est pas dans la même pièce qu’elle, mais ça c’est à cause d’une crise des bureaux). La pauvre, elle a toujours eu un peu de mal avec DuMoisi. Elle m’a avoué, lors d’un dialogue-thérapie, qu’il arrêtait pas de poser des questions idiotes sur des détails de pinaillage.

Moi j’aime bien quand les gens viennent me voir privativement pour dire du mal d’autres collègues. Ha haha. Je suis le diable. Je me repaît du mal des autres. Donnez-moi votre haine. Donnez-moi votre haine que je la nourrisse. C’est moi, super faux-cul. Vous allez tous m’aimer, car je valide vos délires personnels de médisance.

Liste d’expressions rigolotes du monde corporate :

  • “ASAP” : je pensais pas qu’on pouvait le dire en vrai, avec la bouche.
  • “La philosophie de quelque chose” : pour dire : “le but de quelque chose”
  • “Tu bascules sur CUISSEAU” : oooiiiiiinnnnkkk – cla-cla-cla-cla PONK !
  • “Gagner du périmètre” : lequel ? (Largeur + Longueur)*2, ou 2*Pi*Rayon ?
  • “Baisse/montée de charge” : Tiens rajoute un condensateur, ça consommera moins.
  • “Monter en compétence” : Je suis patissier-tanneur lvl 41. Et toi, tu joues à quoi ?
  • “Après rebouclage en interne” : Ca, en Monde-Réelie, ça veut dire : “j’ai demandé à mon collègue qui s’y connait mieux que moi sur le sujet”.
  • “Baisser la voilure” : non c’est pas un truc d’homosexuel. Pourtant, tout ce qui est voile… (et vapeur).

J’ai fini la relecture de ce CASTOR. Je “bascule sur autre chose”. Je dois décaler tous les numéros de tests dans un script. Je sais plus trop d’où ça sort qu’il faille que je fasse ça. Et pis j’ai plus envie de détailler mes histoires à la noix. Il est vraiment super long cette article. On va s’arrêter là.

Je reprends mon duffel-coat et sors de la pièce. Affichées sur les murs du couloir, les espèces de photos motivationnelles super moches représentant des puces électroniques et des laves-vaisselle me font des clins d’oeil goguenards. Bon camarade, je leur réponds d’un hochement d’esprit, très “second degré”.

electronique_ampli_casque_005_pcb_composants

J’aurais pas pu glander une seule seconde aujourd’hui, à cause des farces de la SNCF, des chiffrages amputés, et des petits travaux surprises qu’on me demande de faire à l’arrache. Ca m’énerve. Mais c’est pas le moment de s’énerver. Là je dois stresser à me demander combien de temps de retard ça va me prendre pour faire le trajet de retour.

bye_0

Chanson du matin

Posted in ha ha ha !! avec des tags , , , , , , , on 23/10/2009 by recher

Ca fait quelque temps que je ne vous ai pas illuminé d’un nouvel article. J’en ai un en préparation, mais il me prend un peu de temps. Il sera corporate et cafardeux.

Pour vous faire patienter, voici les paroles d’une petite chanson que mon esprit se chantait dans ma tête, alors que j’étais encore dans le pâté du réveil.

Ce matin, un lapin
a tué un chasseur.
Ca faisait si longtemps
qu’c'était pas arrivé.
Moi, je l’ai vu qu’une seule fois,
j’m'en souviens,
j’étais le chasseur.

Evidemment, il faut voir ça avec des grosses guitares et un chanteur à la voix éraillé. Kurt Cobain style.

(ici, image de femme ronde déguisée en chasseur. Je vous la mettrais plus tard, là je suis au boulot)

(ici, image de femme ronde déguisée en lapin)

edit : hop, voilà.

eden_hunter

bbw-0776-bunny

Et pour finir, un jeu de mot de bon goût, à retenir pour briller dans les léproseries :

“Il vaut mieux un pied-bot qu’un pied moche !!”

Programmer en C++, en alsacien

Posted in super-geekeries avec des tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 05/10/2009 by recher

Buschur métame zé mézieurs !!

Auchaurtui, tans ce plog, kekeu choss d’apsolument inkroyap ! Nouss allons rékonzilier les tradizion réchionales afec le monte moterne, krasse à :

La

prokram-

mation

C++ en

elsassien

Pour commencer, je vais arrêter avec mon faux accent. C’est chiant à écrire, chiant à lire, et en plus je suis suis même pas originaire de cette belle région. (mais je la kiffe, na !)

alsacienne_culotte

Y’a des gens, ils se sont fait chier pendant des années à apprendre les subtilités de cette langue alémano-teutonne, et tout ça pour quoi ? Pour finalement découvrir que ça ne leur permettait absolument pas de créer des logiciels. C’est inadmissible. Voilà pourquoi j’ai décidé d’y remédier.

J’ai créé un fichier .h, qui redéfinit la vilaine syntaxe du C++ avec du bel alsacien bien de chez nous. Grâce à moi, du code abscons de ce genre :

int main(int argc, char *argv[])
{
  int nombre_de_bieres = NOMBRE_DE_BIERE_AU_DEPART;
  …
}

deviendra ceci :

numerik_surkrut des_esch_s_angfang_vom_program
s_brucht_sich numerik_surkrut de_zahl_von_parameter on_de_nor text_surkrut parameter des_esch_e_wandtafle so
esch_fong_e_wurst_on
    esch_bruch_e numerik_surkrut het_ver_nome zahl_von_beer het_ver_vertigkeitsmaaser ZAHL_VON_BEER_OM_ANGFANG hopla
_s_gilt

Et là c’est mieux.

Par convention, et pour une immersion plus naturelle du truc dans le truc, j’ai décidé que les variables s’appellerait “surkrut” (choucroute) et les blocs de code “wurst” (saucisse). 

A noter que la transcription est assez permissive. La fin du programme peut se noter “esch_hop_s_wurst_vertig” (j’ai fini la saucisse), ou bien “_s_gilt” (à la vôtre !)

Ne parlant pas vraiment alsacien moi-même, c’est Geoffrey, l’un de mes nombreux amis de l’internet, qui m’a fait les traductions. Qu’il en soit infiniment remercié, puisse le chemin de sa vie être recouvert de choucroute garnie et qu’un millier de camions de femmes turpides dansent lascivement devant lui, avec un millier de milliers de bières.

RCLE020402_18_Mar02_08

pas grand-chose à voir, mais on s’en fout.

Je vous met le contenu du fichier directement ici. Il manque encore 2-3 trucs, mais soyez assuré que je créerais de nouvelles versions de plus en plus enrichies. (hahaha! nan.)

#define des_esch_s_angfang_vom_program main
#define hopla ;
#define sand <<
#define ens_surkrut_usgang cout
#define on_geh_e_schrett_vor << endl
#define geh_e_schrett_vor << endl
#define esch_vott_de_huffe_von using namespace
#define fundamant_denks std
#define numerik_surkrut int
#define text_surkrut char *
#define des_esch_e_wandtafle []
#define on_de_nor ,
#define s_brucht_sich (
#define so )
#define met (
#define e_fonktion_wie_di_ruckschekt 
#define nex_von_allem void
#define on_wie_servert_on
#define esch_fong_e_wurst_on {
#define esch_hop_s_wurst_vertig }
#define _s_gilt }
choucroute_pied
//Ceux qui programment avec leur pieds seront pas déçus !
#define ken_surkrut
#define ken_surkrut_werd_gebrucht ()
#define esch_bruch_e
#define het_ver_nome 
#define het_ver_vertigkeitsmaaser =
#define so_long_wie while (
#define ens_fall_wie if (
#define no )
#define s_meust_gemort_xen )
#define oder else
#define mor_d_nachst_wurst do
#define e_besele_weniger –
#define e_besele_meh ++
#define esch_meh_als >
#define esch_weniger_als <
#define oder_egal =
#define esch_egal_als ==
#define esch_verschid_als !=

Fabuleux ! Mettons-ny-ous tout de suite !

Je vais pas me contenter de coder un stupide “Hello World”, comme une petite tafiolle de merde. Je vous ai carrément concocté un “99 bottles of beer”. Pour les gens normaux qui connaissent pas, renseignez-vous ici : http://99-bottles-of-beer.net/

Edit 11/10/2009

Le programmme sort bien evidemment les paroles en alsacien, et pas en vilain-américain-capitaliste-violacé-d-argent. Sauf que j’avais fait la traduction à l’arrache, et c’était du petit nègre sorti du cul d’une machine de Turing névropathe. Geoffrey-mon-ami-de-l-internet a rephrazingué tout ça, et c’est mieux. (Puisse la choucroute le camion-gonzesse-bière etc.)

La dernière version du programme est à télécharger ici : elsass_power2.txt. Vous pouvez le compiler sur l’ordinateur de votre grand-mère, ça marche, et ça donne ceci :

99 Flashe beer uff d’Mura, 99 Flashe beer.
Drenk eins on geh widerch, 98 Flashe beer uff d’Mura.
Ken Flashe beer meh uff d’Mura, ken Flashe beer meh uff d’Mura.
Geh ens Gschaft on kauif der wedder meh, 99 Flashe beer uff d’Mura.

Par contre, le sens a un petit peu changé. La bière, au lieu de la “take one down and pass it around”, on la “drenk on geh widerch” (bois en une et continue). Mais ça reste tout à fait acceptable.

Disgression : est-ce qu’on a encore le droit d’utiliser l’expression “petit nègre” pour indiquer qu’on parle avec plein de fautes ? Je demande, parce que déjà, on n’a plus le droit de dire “tête de nègre”, alors voilà quoi. Si j’ai offensé des gens, j’en suis désolé. (Bière, choucroute, camion, nichons.)

Lien vers un chouette dictionnaire françois-elsassien.

A part ça, j’avais un oncle alsacien pure souche qui s’y connaissait vachement en langage et en histoire, mais il est mort. Dommage, il aurait pu m’aider.

medium_allemande-biere_2

Pas de jeu de mot avec “mise en bière”, car elles sont si jolies. 

Par ailleurs, comme je pige rien aux divers encodages de notre monde informatique torturé, j’ai pas mis les accents, trémas, et autres tuning de lettre tout bizarre. Avec ces stupides petits strüdels, on n’arrive jamais à ravoir ce que on a écrit au départ. Putain.

Village Dalzasse Pictures !!

Je ne suis pas le premier a avoir contribué au mariage entre l’Alsakie et le code informatique. Je ne serais qu’un fieffé paltoquet si je ne mentionnais pas ce splendide film qu’est Meytrix Reloatètt !!

Ca date un peu, mais moi j’adore, et c’est de l’authentique. Vous trouverez la bande-annonce ici : http://www.cigogne.net/Maytrix-reloatet-VA.html

meytrix_reloatett

Un film réalizé sans aukun trukaschh !!!

mélangeons nos cultures

Je ne suis pas le premier à avoir contribué au mariage entre l’Alsakie et l’Egypte mystérieuse et épicée. Je ne serais qu’un fieffé paltoquet si je ne saluais pas cette sympathique initiative de sculpture d’une superbe alsagyptienne aux yeux de chèvre morte.

alsagyptienne

Brrraaaiiiinnnssss !!!! (Traduction : Kougelhooooooof !!!)

La lala lalaaaaaaa

Pour finir, une petite chanson. C’est pas un truc pipi-caca de gamin de 10 ans. Non non. Cette fois-ci, c’est un peu plus adulte.

Je suis un alsacien,
je vais dans la forêt, avec mon fusil
chasser le papillon.
et le mammouth, dans la prairie,
qui broute broute broute, si joyeusement
et les saucisses, dans la boucherie,
qui pendent pendent pendent, si joliment.

’s gilt !

Edit 11/10/2009

Durant mes recherches documentaires sur le l’intraweb, je suis tombé (complètement par hasard) sur cette sympathique photo. Je vous en fait cadeau.

chloevevrierbeerfest

Edit 11/10/2009

Edit(h Cresson)

OFRTP-UNION-FRANCE-CRESSON-20060711

invisible hamburger !

Edith 11/10/2009

botte_cresson

Venez comme vous êtes, bizarre

Posted in mondologie avec des tags , , , , , , , , , , , on 25/09/2009 by recher

Vous avez certainement vu à la télauche les pub MacDo trop fun djeun’s dans le mouv’ “attends y’a ma tribu qui m’tattoo”.

Résumé :

Un innocent djeun’s du vrai monde réel, mais fringué comme un zoulou, est filmé en caméra caché. Un vilain costard-cravate capitaliste du MacDo débarque et lui dit qu’il peut pas rentrer comme ça, non mais c’est vrai quoi hein, c’est pas la foire aux calbuth ici. Le djeun’s, complètement dans la réalité du moment, proteste avec un sentiment de légitimité natif. Conflit, bagarre, dispute, mais heureusement, à la fin, le vilain costard annonce que c’était une hahaha-blague-caméra-caché ! Ils se rabibochent, et tout le monde se retrouve autour d’un big-mac-frites-dessert-coca-sundae. Mon cerveau surenchérite d’un gâteau surprise avec une strip-teaseuse-cadeau-bonus dessus !!

princesse_lisa_cake

Si vous êtes un vieux et que vous ne les avez pas vues (les pubs, pas la stripteaseuse), voici quelques liens youtube à l’arrache.

Le djeun’s avec un poncho de télétubbies :

http://www.youtube.com/watch?v=cJXv1_ZgAy8

le djeun’s qui ne se tient pas bien :

http://www.youtube.com/watch?v=8EgbOdMT5sY

Je vais pas rentrer dans une analyse sociologeek de MacDo, ni décortiquer la façon dont ils récupérent et publicitifient tout ce qui est dans l’air (les djeun’s, la téléréalité, les flash mobs, le “soyez-vous même, humains, car vous êtes uniques comme les flocons de neige, et pas du tout des cafards”, etc.). Si vous détestez MacDo, vous n’avez pas besoin de moi pour construire votre argumentation. Si vous aimez, je n’ai pas envie d’essayer de vous faire changer d’avis.

J’espère juste que les djeun’s qui apparaissent dans ces pubs ont été suffisamment intelligents pour demander une maousse de compensation financière, afin d’amortir les 6 prochaines années qu’ils vont devoir vivre enfermés chez eux sous peine de se faire lapider dessus par d’autres djeun’s qui eux, sont déjà allés plein de fois au McDo, mais pas au bon moment, et qui n’ont donc pas eu de maousse compensation financière. Oui ça se mord la queue, ça s’appelle le capitalisme.

Désolé de me permettre d’avoir un discours de gauche comme ça, je ne devrais pas. Politiquement je ne peux être d’aucun bord, car je suis trop j’en-foutiste pour m’y intéresser sérieusement. Je suis obligé d’avouer que j’agis par pur intérêt blogomaniaque. Dans ma tête, il y a des études très pertinentes, réalisées par des “organismes indépendants”, qui expliquent que les blogs de gauche ont plus de visiteurs que les autres. J’ai honte. Si vous saviez comme j’ai honte. Ah tiens, je n’ai plus honte.

jospin_parti_socialiste2

Je voulais juste dire que j’aimerais bien voir des gens re-récupérer la récupération que fait MacDo. On pourrait imaginer un djeun’s rebelle de l’internet de l’underground, qui arriverait déguisé en quelqu’un de très très vilain (au hasard, Hitler, il est assez à la mode en ce moment, nous en parlerons sûrement dans un autre article).

michael_youn_hitler

Et evidemment, les serveuses du MacDo verraient ça et elles diraient au rebel : “Monsieur, décarrer de là vite fait s’il vous plaît, sinon on appelle la saycuritay”. Et l’autre répondrait : “Ah mais non, vous avez dit dans la pub qu’on doit venir comme on est. Eh bien moi je suis Hitler. Voilà.”

On n’est même pas forcé de faire dans l’historique, on pourrait se contenter d’une rebellette déguisé en pute-servante ganachée de rouge à lèvres.

colette513

Et ce serait rigolo, parce qu’elle dirait : “mais enfin ! je suis une pute-servante !”

Et on pourrait imaginer plein d’autres trucs tout pourris, mais tellement tendance : un exhibitionniste, un ivrogne, une vieille clocharde fripée, des gens avec des masques et crachant leur poumons, un couple de policier contractuels en train de se bécoter, des zombis, des choristes…

Et à chaque fois, ils diraient qu’ils sont ce qu’ils sont, et qu’ils veulent juste manger du manger. Moi, si j’avais à ma disposition des gens pourris, une caméra et des couilles, j’organiserais un truc comme ça. Mais je n’ai rien de tout ça (surtout depuis un accident stupide avec un presse-purée, c’est une autre histoire)

Rien à voir : Putain, “metro” c’est un anagramme de “morte”. Je m’en étais jamais rendu compte.

En fait, MacDo on s’en fout un peu. J’aimerais étendre le débat vers un niveau plus philologique, et vous faire part d’un truc qui m’énerve : les gens tout gentils dans leur tête qui ânonnent mielleusement : “trouve au plus profond de toi-même ce que tu as envie de faire, et lance-toi à fond dedans, tu verras comme tu seras fier de toi. Vas-y, courage, tu y parviendras. Tous les êtres humain sur cette Terre ont des convictions profondes, une richesse intérieure immense, qu’ils doivent cultiver et faire partager aux autres. C’est tellement beau.”

Ouais d’accord. Mais si ce que j’ai de plus profond et de plus beau en moi-même, c’est de la vengeance, c’est vouloir tuer des milliers de gens et violer le monde, je dois me lancer quand même ou pas ?

Vous pourriez me répondre que personne n’est comme ça. Ceux qui font des choses pas gentilles comme Hitler sont des gens qui se sont forcément trompés. Ils n’ont pas cherché ce qu’ils avaient au plus profond d’eux. Ce qui nous amène à la question, déjà posé par Calvin et Hobbes :

“L’être humain est-il naturellement bon, avec quelques côtés méchant ? Ou est-il naturellement méchant, avec quelques côtés bons ? Ou est-il complètement fou et il ne faut pas chercher à le comprendre ?”

Vous avez 4 heures, faites m’en 17 feuilles double. En attendant, je vous laisse, avec un petit en-cas pour vous maintenir à flots.

359542147

La gloire !! LA GLOIRE !!!

Posted in geekeries avec des tags , , , , , , , , , , , on 07/09/2009 by recher

Salut à toi, masse d’humains inconnus et médiocres. J’ai le plaisir de t’annoncer que je te suis superior. Je viens d’unlocker un epic achievement.

rocky_gg

Vous connaissez le magazine 42 ? LA référence culturelle monolithique de tout être vivant ou mort-vivant qui se respecte ? 

42_numero_7

Eh bien je suis publié dedans !! Il y a quelques mois, je leur avais envoyé quelques poèmes de mon cru. Les jolys gens de la rédaction, avec leur oeil critique finement ciselé, ont immédiatement détecté la fibre filandreuse qui y ressortait en filigrane, et ont gravé mes écrits sur leurs rotatives. Pour venez-y voir pour le croire, ça se passe ici : http://42lemag.fr/

C’est téléchargeable et  consultable sous tous les formats que vous voulez, et je vous laisse me trouver dedans.

A titre d’avant-goût exemplatoire, voici l’un des petits haïkus dont je leur ait fait don. Celui-ci traduit en quelques phrases toute la subtilité et la psychologie de la theory du dickwad.

“Un type normal,

 anonymat, Audience…

 Petapourrissage !!!”

Il y en a plein d’autres. Des qui riment, des qui riment pas, des rimes riches, des chansons…

Hahaha, maintenant je suis célèbre ! A moi l’argent, les femmes, l’alcool, les soirées orgie, les vêtement en peau de ragondins, et les gens qui crient YEEEEAAAHH quand ils me croisent !!! Stupre pour tout le monde !!!

argent_fete_femmes1

argent_fete_femmes2

Si j’arrive à me secouer le derche, je tenterais de réitérer l’exploit, pour le prochain numéro du magazine. A priori, ce ne sera pas sous forme de poème. Je verrais bien. Et rien ne m’assure que les jolys gens de la rédaction daigneront sacrer de nouveau le produit de mon cerveau. Nous verrons bien.

Pendant que j’y suis, rien que pour vous, monde entier, je vous dévoile les différents grands projets sur lesquels je travaille en ce moment :

 - Un nouvel épisode de Pru-Pra-Prok, en flash.

 - Un espèce de programme en Java pour jouer plus facilement à Xiang-Xiang (un jeu web rigolo)

 - Un niveau pour le jeu DROD (dont j’ai déjà parlé ici). Je le ferais le plus bizarre possible

 - Un jeu de type “Match-3″, en python, qui sera super-vachement-configurable à fond. (Mais super moche).

 - Plein d’articles de blogs.

Bien evidemment, il n’y a pas de délai pour toutes ces fabuleuses oeuvres artistiques. Sachez quand même que tout cela reste assez vapor-projesque. Par exemple, pour le nouveau Pru-Pra-Prok, je bosse dessus depuis un an, et j’ai fait une scène et demi. Si vous voulez que j’aille plus vite, donnez-moi votre argent.

 

 

Tout ça pour dire que ça fait quand même bien du bien à l’ego tout ça.

Alphabounce : la tragédie d’une idée exploitée à moitié.

Posted in geekeries avec des tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 03/09/2009 by recher

Cet article va causer du jeux web éponyme. Si vous connaissez pas, vous risquez de vous faire chier. Allez donc le découvrir ici http://www.alphabounce.com/.

Une absurdité physique récurrente aux casse-briques

Commençons par rétablir une vérité, que Alphabounce et beaucoup d’autres jeux du genre se permettent de nier :

Dans le monde réel, quand une balle rebondit sur une plate-forme plate, la direction vers laquelle elle repart ne dépend PAS de l’endroit où elle a tapé.

Plus précisément : dans un repère orthogonal où l’axe des X serait parallèle à la plate-forme, faire rebondir la balle équivaut à inverser son déplacement en Y, et à conserver tel quel son déplacement en X.

casse-briques_rebond

Petite exception : si la balle tape sur le coin de la plate-forme, là ça peut rebondir n’importe comment.

La balle est déviée si, au moment du rebond, la plate-forme est en mouvement. La déviation se fait dans le sens du mouvement, et est proportionnelle à la vitesse de la plate-forme.

casse-brique_deviation

Il fallait que je le dise, parce que y’a plein de jeux dans lesquels plus la balle rebondit sur le bord de la plate-forme, plus elle part sur le côté (en faisant totalement fi de sa direction initiale). C’est peut être plus intéressant au niveau de la jouabilité, mais c’est pas réaliste.

Pour que la balle soit déviée selon l’endroit du rebond, il faudrait que la plate-forme soit ronde. Comme dans l’iiiimmmeeennnnse BreakQuest. Superbe jeu de casse-brique avec un VRAI moteur physique :

breakout_quest_1

et énormément de bonnes idées, et pleins de trucs qui pètent:

breakout_2

C’est un jeu payant, donc je ne vais pas m’étendre dessus. Vous pouvez choper une version démo ici : http://www.nurium.com/.

Revenons à Alphabounce, dont je me permet de dire que c’est :

La tragédie

d’une idée

exploitée

à moitié.

J’adore ce jeu, parce que je suis fan de casse-brique (et je vous emmerde). Ce qui est très dommage c’est que la façon dont on joue n’est pas récompensée. Le résultat est bêtement binaire : un niveau est réussi, ou pas. Que vous jouiez avec panache, en envoyant vos balles avec une précision de lynx sniper, ou que vous terminassiez comme une grosse tanche en massacrant tout au laser et en paumant vos vies, c’est pareil.

C’est bien dommage, et je propose donc une idée pour subtilifier un peu tout ça :

Les points de style

On gagne ces points lorsqu’on effectue des actions classes et esbroufantes durant une partie. Nous verrons plus loin à quoi ça pourrait servir. En attendant, listons ce qui est classe et esbroufant :

(Avertissement : si vous ne connaissez pas les éléments du jeu, vous allez rien comprendre, et tout cela ressemblera au bla-bla d’un gamin infantile. C’est votre problème.)

enchaînements de cassage de brique

Lorsqu’une balle casse plusieurs briques dans le même coup (c’est à dire sans revenir sur la plate-forme), ça rapporte des points.
+1 pour la deuxième brique cassée.
+2 pour la troisème.
+2 pour la quatrième.
etc. La progression étant : +1 +2 +2 +3 +3 +3 +4 +4 +4 +4 +5…

Le bonus s’applique quel que soit le type de brique, mais il faut qu’elle soit complètement supprimée. Diminuer la résistance d’une brique marron, ou taper dans une brique violette (qui se regénère quelque temps après), ne rapporte pas de points.

Pour certains types de balle, c’est plus ou moins facile de détruire plusieurs brique d’un coup. On applique donc un coefficient au points obtenus :
balle volt : * 0,3
balle halo : * 0,1
balle kamikaze : * 0 parce qu’elle est super facile cette balle.
balle whisky : *1,5

albowb003_whisky
Les balles whisky, c’est pas de la tarte. (Ben non, c’est du whisky)

conservation des balles

Chaque balle possède une variable “durée d’existence”, initialisée à 0.

Toutes les secondes, les actions suivantes s’appliquent pour chaque balle en jeu :
- ajouter 0,1 à sa durée d’existence.
- ajouter la durée d’existence aux points de style
- Pour les balles whisky, on ajoute trois fois la durée d’existence.

whisky_fun
La durée d’existence du whisky vaut plus. Normal, l’alcool ça conserve.

Lorsqu’on prend un bonus “M” (dédoublement des balles), les balles créées ont une durée d’existence initiale égale à la moitié de la balle d’origine.

cassage de brique spéciale

Les points sont attribués si la brique est cassée par une balle, ou par une explosion de brique dynamite ou de brique dragon.

Ils ne sont pas attribués si on fait le gougnaffier avec des lasers, missiles ou javelot.

  • brique verte qu’il faut taper 7 fois dedans : +10
  • génératrice de monstre : +170 – 15*nombre de monstre générés.
  • brique renfermant un monstre : +5
  • brique jaune qui se déplace quand on tape dedans : +5
  • brique avec des insectes psioniques : +10
  • brique violette (à détruire avec la balle de glace) : +15
  • brique jaune à ressort (balle de glace) : +15
  • brique invincible (balle de glace) : +12
  • sentinelle (balle de glace) : +10
  • sentinelle leurre : +2

albowb016_glace
Ici, nous voyons une utilisation complètement conne du bonus glace. Ceci étant, ce n’est pas un humain qui joue.

pour chaque brique (quel que soit son type) détruite par une dynamite ou un dragon : +2 (en plus du bonus de la brique elle-même)

pour les trois briques suivantes, les points sont attribués à condition de ne pas en crever lamentablement.

  • brique tête de mort : +20
  • brique qui tire une balle jaune : +15
  • noisette orbitale : +5 (oui, il y a des briques qui s’appellent “noisette orbitale” dans ce jeu).

iphone_ipod_Ice_Age_Dawn_of_the_Dinosaurs_Scrat_s_Skate_Park633

destruction de molécule (les espèces de monstres qui se baladent n’importe où)

Les points sont attribués uniquement si la molécule est tuée avec une balle

  • molécule flash : +5
  • molécule qui pète les briques : +10
  • molécule qui blinde les briques : +15
  • molécule qui crée des briques : +15
  • molécule accélératrice de balle : +15
  • molécule annulant le bonus de la balle : +15 si pas de bonus à annuler, +5 sinon.
  • molécule repousseuse de balle : +20

Un autre bonus s’ajoute si la molécule est tuée rapidement :
30 – 5*nombre de secondes après génération/libération de la molécule

Tuer des molécules ne rapporte plus rien après en avoir buté 10. Ca empêche de se faire une infinité de points de style avec les briques génératrices.

popcorn
Aaahh, les monstres de Pop Corn !! Ils sont quand même vachement plus rigolo que trois bêtes bouboules collées ensembles.

Récupération de bonus tout pourri

Lorsqu’on prend un bonus qu’est que de la merde, on gagne des points de style, pour récompenser le fait que le joueur s’augmente lui-même la difficulté.

  • bonus “B” (blindage de brique) : 10 + nombre de brique blindées * 2
  • second bonus “B” : 10 + nombre de brique blindées * 3
  • etc…
  • indigestion : 10 + nombre de brique générées
  • diminution : +10 (+40 si ça diminue la plate-forme au minimum)
  • whisky : +30
  • yo-yo : +25
  • accélération : +30

points supprimés quand on fait des conneries

  • Détruire des briques avec le javelot qui apparait après un certain temps : -20. (Les javelots récupéré grâce aux bonus ne font pas perdre de points.)
  • Aucune destruction, ni aucun entamage de brique pendant 5 secondes : -5 la première fois, puis -10, -15, -20, -25, … (Faire disparaître momentanément une brique violette ou une brique jaune à ressort ne compte pas.)
  • Déclencher le tir d’une sentinelle : -1
  • Paumer une balle : -5
  • Paumer une vie : -30

Trucs divers

brick_house_butts
D’où l’expression : “je vais te casser ton cul de briques, mon idyllique salope !!”

  • désactiver une sentinelle avec un drone : +5
  • transformer une brique avec le bonus T (quelle que soit la brique) : +2
  • taper dans une brique inverseuse d’écran : +1 pour chaque seconde de jeu avec l’écran l’inversé.
  • taper plusieurs fois dans une même brique, dans un intervalle de temps inférieur à 3 secondes : +1 au deuxième coup, puis +2, +3, … (Ne fonctionne pas sur les briques invincibles et les jaunes à ressort.)

Il faudrait ajouter des points par rapport aux insectes psioniques. Mais je sais pas trop comment le gérer.

<ici, une image d’insecte psionique qui boit du whisky et mange une glace aux noisettes avec des femmes rondes>

détruire toute les briques d’un même type

  • casser toutes les briques invincibles du niveau : nbre de briques invincible qu’il y avait au départ * 3
  • casser toutes les violettes : nbre de briques violettes * 7
  • casser toutes les jaunes à ressort : nbre de briques jaunes * 3
  • casser absolument toutes les briques : nbre de briques * 1 (cumulable avec les gains précédents)

Il n’y a aucune contrainte sur la façon dont les briques ont été détruites.

y’a juste un petit problème

Le comptage des points de style risque d’être déséquilibré entre les modes de jeu FURI et ESCorp. Je sais pas comment arranger ça. Y’a qu’à dire qu’on s’en fout.

à quoi ça pourrait servir ces points de style ?

Pour commencer, ça pourraient très bien ne servir A RIEN. Sur la fiche d’un joueur, on afficherait le nombre total de points gagnés, éventuellement la moyenne par niveau, et éventuellement un classement à la con. Ca aurait au moins l’avantage d’apporter des arguments de poids pour faire le beau dans les salons branchés (grzzgzzgzt “Aïe !!”).

GENDevilish17
Devilish, avant d’être l’ancien nom du groupe Tokio Hotel, était un putain de casse-briques à bi-plate-forme mobile rotative et scrolling multidirectionnel.

Sinon, les points de style pourrait être dépensé pour des trucs divers :

  • Obtenir un bonus au choix, à n’importe quel moment d’une partie. (Mais c’est déjà faisable avec les capsules de n’importe-quoi achetable chez les marchands).
  • Voir à l’avance les bonus contenus dans les briques
  • Voir à l’avance les niveaux aux alentours, histoire de mieux choisir le prochain qu’on va faire.
  • Durant une partie : afficher une ligne de prévisualisation indiquant où la balle va partir lors du prochain rebond.
  • Faire rebondir les balles dans le vide. Juste comme ça. Poc.
  • Afficher toute la liste des niveaux ratés (ayant le logo tête de mort). Ca permettra aux puristes obsessionnels d’espérer compléter tout le jeu sans laisser de grain de sable de travers. (Ah c’est marrant cette phrase, y’a trois fois de suite le mot “de”, avec un seul mot entre à chaque fois).
  • Des achievements débiles : terminer 10 niveaux avec 300 points de style, ramasser 1000 bonus “whisky” au total, parce que l’alcool c’est chouette, …

concours de style entre joueurs

Alors ça c’est une putain d’idée géniale, je suis trop heureux de l’avoir trouvée.

candcads15

Lorsqu’un joueur estime avoir effectué un niveau avec grâce et magistrature, il peut lancer un défi. Il définit un prix de participation et une récompense, en minerais.

Un autre joueur qui passe par ce niveau peut tenter de relever le défi, il paye le montant de la participation et s’il obtient plus de points de style, il gagne la récompense.

C’est le joueur ayant lancé le défi qui récupère les participations et verse les récompenses, avec ses minerais à lui.

Aucun joueur ne peut changer l’agencement des briques d’un niveau ayant un défi en cours. Les défis s’arrêtent automatiquement au bout de quelques jours.

Pour régler les problèmes de déséquilibre entre FURI et EScorp, le lanceur du défi pourrait autoriser uniquement les joueurs d’un camp ou de l’autre à participer.

Eventuellement, prévoir de limiter le nombre de défi que peut lancer un joueur (un nombre maximum par semaine, ou alors un coût initial en minerais ou en points de style à payer).

Voilà

Ca offrirait d’autres façons de jouer, et ça exponentialiserait les échanges entre joueurs. Parce que là, pour l’instant, chacun erre dans l’immensité de l’espace, tout seul.

En attendant, je continue de m’amuser dans mon coin à dézinguer le plus possible de briques invincibles et de briques violettes, à envoyer mes balles dans des passages étroits et tortueux, à choper des vilains bonus et à n’utiliser le javelot qu’en dernier recours. Ca sert à rien, mais ça me rend trop super heureux dans ma tête.

Fantomahahahas

Posted in ha ha ha !! avec des tags , , , , , , on 18/08/2009 by recher

Aujourd’hui y’avait Fantomas à la téloche. J’ai regardé. 

Bon, j’en ai pas spécialement honte. Par contre, je me sens coupable, parce que j’aurais pu mieux optimiser mon temps en jouant à Maple Story à la place. Ou en codant 2-3 trucs bizarres en python. Ou en préparant un article de blog. Ou… Ah, ben tiens, c’est ce que je suis en train de faire.

Bref. A un moment, Fantomas, il dit :

fantomas

Rigolo non ?

Attendez, je vous le remet par écrit, pour que ce soit bien visible par les moteurs de recherche. (Ces merdouilles de robots ne sont toujours pas foutus d’analyser correctement des images).

“J’ai bâti ce repaire sur une ancienne cité des truites”. Trop lol, le mec.

Pour finir, voici quelques formes, afin d’être en accord avec la charte graphique du blog :

pub_icekream

Le jour où j’ai réalisé que c’était foutu

Posted in chansons pipi caca avec des tags , , , , , , , , , , , , on 13/08/2009 by recher

Cet article va parler d’ours en peluche. Pour illustrer mon propos, je comptais bien entendu vous mettre une jolie femme ronde qui ferait des papouilles à un ours. Mais j’en ai pas trouvé qui me plaisait. A la place, voici une image de femme pas ronde avec un ours :

cicciolina

et une image de femme ronde avec pas d’ours.

hj-13-07

Ceci étant acknowledged, allons-y.

L’histoire que je vais vous raconter s’est passée il y a longtemps. A l’époque, j’avais tellement d’espoir dans l’humanité, qu’il m’a fallu deux paliers pour

Realiser

que

tout était

foutu

premier palier :

J’avais 4 ans. C’était la fête de l’école maternelle ou je sais pas quoi. Il y a une projection de “petits films”. Ca raconte l’histoire d’un ours en peluche, dont je tairais le nom pour l’instant, afin d’avoir un minimum de suspens dans l’article. (Il y a d’autres choses digne d’intérêt dans cet article, en plus du suspens.)

L’ours a un nom stupide. Je change l’une de ses lettres et obtient un “gros mot”. Je suis assez content de moi.

Quelques années plus tard, ce passage de ma vie ne m’a laissé qu’une trace très vague. Le jeu de (gros) mot que j’avais fait me semble tellement évident que je m’imagine avoir inventé tout cela. Personne n’aurait osé affubler un personnage de (petit) film d’un nom aussi débile. Je range donc ce souvenir dans mes “élucubrations bizarres imputables au flou mémoriel de la petite enfance”.

C’était donc le premier palier. Un psychologue qui passerait par là apellerait ça un déni de réalité. (Puis il se prendrait les pieds dans une peau de banane de Proust, tomberait la tête dans une merde du stade anal, et casserait sa montre à gousset de sale riche).

deuxième palier :

J’ai au moins 14 ans. Quelqu’un me dit, pour rigoler : “Conargol !!”

Et là, tout ressurgit d’un coup. Il ne s’agissait pas d’élucubrations. Il existait bel et bien, il avait des espèces de couettes et il bossait à l’ORTF. C’était lui :

colargol-og-fugl_bulles

L’ours Colargol, qui chante en fa et en sol, et qui est, bien évidemment, hautement gros-motisable.

C’est là que j’ai réalisé que l’humanité était foutue d’avance, qu’elle était atteinte de schizophrénie profonde et ne parviendrait jamais à se comprendre elle-même.

Non pas que je pense que l’ours, ses histoires et ses chansons puissent être corrompus et décadents (de toutes façons j’ai tout oublié). Seulement, les ahuris qui ont eu l’idée de ce nom, ils l’ont pas vu que ça faisait “connard”? Ca leur a pas sauté aux yeux? N’importe quel crétin de gamin fait immédiatement le rapprochement !! (Entre autres, moi).

Cet histoire horrible signifiait que le monde des adultes et leurs ours musicaux seraient toujours à des milliers de kilomètres du monde des enfants et de ce qu’ils avaient, eux, dans la tête. Les deux mondes ne pourrait jamais jamais se comprendre.

C’était fini. Je n’avais plus qu’à rentrer chez moi pour pleurer, pleurer et pleurer, tout en essuyant mes crottes de nez sur le mur des toilettes parce que je trouvais ça cool. C’était tout ce qu’il me restait à faire ici.

colargol_ortf

J’entends d’ici les gens rétorquer : “ouais, mais en tant qu’enfant, c’est aussi à toi d’évoluer. Si t’es pas capable de penser à autre chose que des gros mots quand on te parle d’un mignon petit ours qui fait de la musique, c’est que t’es qu’un bébé. Une fois que t’as fait ton jeu de mot à la con, tu aurais pu passer à autre chose. Il faut changer. Grandis un peu bordel ! Et puis, et puis, et puis décalotte ton sexe et fourre-le dans le gâteau aux marrons, ça t’apprendra la vie, sale gamin !

“Non. Pas d’accord. Le nom d’une personne c’est important. Les gros mots c’est important. Quand vous êtes un enfant, vous pouvez pas vous en sortir si vous avez rien qu’un petit ours dans la tête.”

qqdqzzzzzzzsqzd

Quand vous êtes un enfant, vous avez besoin d’un tas de trucs pour survivre (de la bouffe, une maison, une éducation, …) La plupart de ces choses sont fournies par les adultes en général, et les parents en particulier. Et c’est très bien. Et merci beaucoup.

Mais il vous faut aussi de la culture. Des concepts, des histoires, des symboles, tout le fatras qui va dans le cerveau, que il en a besoin pour fonctionner.

Eh bien cette culture, vous devrez la fabriquer vous-même. Ne comptez pas sur les adultes pour vous en fournir une. Elle ne vous conviendra pas. Avec tes mains et tes idées, amuse-toi, et sois-en fier.

Et lorsque vous vous serez suffisamment entraînées à construire vos propres histoires, vos propres chansons, vos propres comptines, vous pourrez alors progressivement évoluer vers des choses plus adultes. Et pourquoi pas, créer de la “vraie” culture d’adulte.

Je suis content d’avoir transformé cet idiot de Colargol.

Plus tard, en lisant des trucs de science-fiction qui se voulaient hyper tendance dans le vocabulaire, j’ai appris l’existence du mot “propergol”. C’était plutôt marrant. Mais du coup, ça pétait l’ambiance qu’avait voulu installer l’auteur dans son récit. Je crois qu’il faut se méfier des mots qui finissent par “gol”. Hein, mes petits mongols !!!

J’ai pas fini

Comme j’aime bien documenter mes articles scientifiques, j’ai tapé “conargol” dans un moteur de recherche. Quelques petites perles m’ont fait plaisir :

http://chiw4.cowblog.fr/2006/09/1.html

Dans une magnifique mise en page web 0.5 qui fait bien saigner des yeux comme les homo internetus savent faire (feat. texte jaune-foncé sur fond jaune-clair), Oldelaf et Monsieur D nous comptent l’histoire de Conargol. (Accessoirement ils font aussi de la musique, que vous trouverez un peu n’importe où.) Dialogue pourris, onomatopées à la con et jeux de mots douteux sont de mise.

Et vous savez quoi ? Tout cela me rassure, parce que jusque là, je croyais que j’étais le seul à faire ce genre de chose dans ma tête et à me poser ces questions, qui devraient sauter aux yeux du monde entier. Exemple :

  • Pourquoi l’autre con s’appelle Davy Crockett ? Merde ! Croquette pour chien ! Vous croyez que c’est un nom sérieux pour un personnage ?
  • Pourquoi personne ne réalise que “poupée Barbie”, ça ressembe à un mot qu’à rien à voir :  “Barbe” !! Et qu’en est-il de Barbie Klaus ?

ruby-3

“There are 3 billion people who don’t look like supermodels, and only 8 who do.”

Merci. Merci. Merci, Oldelaf et Monsieur D. Vous êtes mes nouveaux amis de la musique.

Bon, en fait, je suis un peu obligé qu’ils soient mes amis, parce que ma chérie les a découvert avant moi, et qu’elle passe leur disque en boucle. (Elle ne sait encore pas qu’ils ont officiellement conargolisé Colargol. Je vais lui faire la surprise. Hi hi hi.)

J’aime beaucoup aussi leur chanson sur le crépi. Pour avoir passé toute mon enfance dans une putain de maison crépifiée, je ne peux que leur redire merci, merci, merci.

Film2004_colargol_3_sacrifice

Sinon, il y a ça aussi :

http://dekkard.blogspot.com/2006/03/les-idoles-de-l-enfance-tournent-mal.html

C’est un débile qui s’appelle Dekk, et qui a réécrit la chanson. Maintenant, le nounours pète en fa et en sol, et il boit. Ha ha ha. Trop bien.

J’ai parcouru vite fait son blog. Apparemment ce monsieur est fan de Chuck Pahlaniuck et du film Fight Club. Dans son article du 29 juin 2008, il dit : “Je m’en fous du pouvoir d’achat mais pas de mon temps libre.”

J’ai donc officiellement décidé de sacrer cette personne par le titre honorifique de “mon nouvel ami de l’internet”. (Je sais pas si j’irais jusqu’à lui parler, faut pas exagérer non plus).

A part ça, sur divers forums (dont un sur le cannabis), on trouve des gens utilisant le pseudo “conargol”. Vous savez à quoi ça me fait penser tout cela ?

3040_ah_non

Le monde a conargolisé Colargol depuis longtemps. Mais il ne se trouve que très peu de personnes pour oser l’annoncer au grand jour. Parce que c’est trop gamin, trop honteux de faire des jeux de mots aussi pipi-caca. Ouais ouais ouais.

Est-ce que le psychologue qui s’était permis de m’inculper du délit de déni de réalité pourrait revenir, s’il vous plait ? J’en aurais besoin là tout de suite.

Et sinon : “blog”, c’est un mot qui finit presque par “gol”. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de ça ?

kalinka kalinka kalinka maya

Peut être que toute cette histoire vient du fait que cet ours nous soit parvenu de l’Etrangie, et qu’ils aient décidé de garder son nom d’origine. Woups.

c_05_propergol

Eh bien c’est pas une raison !! Si on a pu renommer Vega en Bison, Bison en Balrog, et Balrog en Vega, en passant de la version japonaise à la version européenne de Street Fighter, alors on pouvait bien renommer Colargol. En plus, si j’ai bien tout suivi, dans la version anglaise il s’appelle Barnaby ! C’est pas juste !

Fiche-cuisine : Simplicité et couleurs tendance

Posted in fiche cuisine avec des tags , , , , , , , , , on 02/08/2009 by recher

Salut les gastéronomes en culotte sexy !!

Vous en avez marre de bouffer de la merdasse dégueulasse et pas bonne pour la santé ? Mais vous êtes incapable de faire cuire des pâtes sans faire sauter la voisine et vous avec ? Et en plus vous êtes pauvre ? J’ai LA solution.

Il s’agit d’un plat de résistance, que vous pourrez aisément transformer en plat principal, si vous multipliez les quantités par 10.

Avantages de la recette :

peu_materiel

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- Nécessite peu de matériel.

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facile_realiser

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- Très facile à réaliser.

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po_chiere.

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- Ne coûte pas cher.

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dietetique.

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- Diététique.

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tetrisex.

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- Peut servir d’accessoire sexuel.

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Preparation :

Prenez une carotte.

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Epluchez-la.

> astuce futée < : le peeling carotal s’effectue plus facilement avec un Willi Waller qu’avec le cul de Jean-Claude Vandamme, qui lui, est plus adapté au breaking de noix.

WilliWaller

Ne faites pas cuire votre carotte, ne la râpez pas, n’ajoutez pas de vinaigrette ni aucun autre assaisonnement.

Mordez dans votre carotte pour en extraire un morceau, mâchez-le bien, jusqu’à ce qu’il soit réduit en petit morceaux avalables. Faites de même pour les morceaux suivant, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de carotte.

Et voilà ! En plus, ça fait travailler les dents.

Youpi :

Qui dit carotte, dit roux, qui dit roux dit rousse, qui dit rousse dit nichons:

teddie_barrett17

Qui dit carotte dit orange, qui dit orange dit nichons :

mandys-playhouse-bbw09

(Ses fringues sont oranges. La première greluchasse qui me sort un nom de couleur qu’existe pas, je la fout sur mon blog avec des faux seins).

C’est tout pour le moment. La prochaine fois, on verra comment chasser le tigre avec des petits pois farcis aux renoncules. En attendant, je vais aller jouer.