Magyd Cherfi et mon côté cucul

Posted in ha ha ha !! avec des tags , , , , , , , , , , , , , , , on 29/01/2010 by recher

Comme je suis un mec culturel, il y a quelques temps, je suis allé à une soirée slam-et-gamins avec Magyd Cherfi dedans. (organisé par Alternateuf, l’assoc’ qui fait bouger la belle région du Zogzogunterkirchesland).

Le gentil Magyd avait passé l’après-midi à aider des ch’ti n’enfants à préparer des textes, et ensuite, ce beau monde est venu nous raconter tout ça. Y’avait un peu de tout :
  • Un mec qui a raconté un comte débile avec des petits animaux, ça lui a pris 20 minutes et il a endormi tout le monde.
  • Plein de petits n’enfants d’immigrés expliquant que leur coeur se trouve autant en Algérie qu’au Zogzogunterkirchesland. (C’était pas dit comme ça, mais c’était tout meugnon).
  • Une vieille nana avec un béret qui s’est laché à propos d’un canal. (Ne pas oublier le « c », merki).
  • D’autres petits n’enfants qui nous ont offert une chanson pipi-caca. Celle avec Tonton Chirac qui chie dans son casque. Vous trouverez l’air et les paroles dans la catégorie idoinement nommée « chanson pipi-caca » de cet idoine blog.
  • Et bien sûr, Magyd Cherfi lui-même, qui a fait péter quelques textes bien sympa, même si je me souviens plus de ses propos. (J’étais obnubilé par ma réflexion intérieure, car, comme vous vous en doutiez, j’étais en train d’élaborer une petite bafouille de mon cru).

Quand je suis arrivé sur la scène, ma chérie a regardé ses amis d’un air désespéré. « Bon ben, désolé. C’était inévitable. Il va nous chanter une de ses chansons à la con. Supeeeeeer ».

Eh bien pas du tout ! J’ai fait quelque chose de frais, poétique, cucul-comme-il-faut, et très « world ». Je le savais bien qu’au plus profond de moi-même, j’étais un mec normal. Mon âme intérieure est normale. Je suis l’homme le plus normal du monde ! Ca mérite de l’argent ! Donnez-moi tout ce que vous n’avez plus depuis la crise ! Bref. Voici mon slam :

Qu’est-ce qui est petit et marron ?
Un marron

Qu’est-ce qui est rond, et orange ?
Une orange

Qu’est-ce qui est joli, et rose ?
Une rose

Qu’est-ce qui est joli aussi, mais violet ?
Une violette

Qu’est-ce qui est douloureux, et bleu ?
Un bleu

Qu’est-ce qui est rouge ?
Un verre.
(Un verre de rouge)

Et qu’est-ce qui est de toutes les couleurs ?
Un être humain

Ca a beaucoup plu. Magyd Cherfi, qui était à côté, se marrait bien et les gamins proposait des trucs au fur et à mesure de mes phrases. A la fin, ils ont dit « un arc-en-ciel ». Et c’est vrai. Y’a toutes les couleurs dedans. Mais c’est parce que les arc-en-ciel sont fabriqués à partir de morceaux d’humain lyophilisé :

Ensuite, mini-apéro. Quelques gamins sont venus me poser des devinettes de gamins. Bien entendu, je les connaissait déjà toutes, et je les ai subjugués par ma culture infantile. Ha ha ha !

Y’en a juste un qui m’a donné un peu de fil à retordre, avec la question suivante :

« Y’a 1000 personnes qui montent dans un avion, et 1000 qui descend. Combien y’a de gens dans l’avion ? ».

J’ai fait abstraction de la stupide faute de français qu’il avait faite (1000 qui descend), et j’ai commmencé à réfléchir. J’ai dit 0, mais c’était forcément pas ça. J’ai re-réfléchi avec mon cerveau, et je me disais, hmmm…. y’en a un dont le prénom est « 1000″. C’était plus ou moins ça. Le gamin m’a expliqué qu’il en reste 999 dans l’avion, parce que :

« Y’a 1000 personnes qui montent dans un avion, Emile qui descend. »

Sa stupide faute de français n’en était donc pas une. Il m’a d’ailleurs lui-même précisé que c’était un indice. 

C’est là où je me suis rendu compte qu’on est très prompt à dire que les enfants de maintenant ne savent plus écrire, plus parler, plus compter, etc. Alors que pas forcément. En plus, ils jouent avec les mots, ce qui est une marque d’intelligence. (Pas forcément une marque d’humour, car certains jeux de mots sont bien pourris, du genre « Cathy Penflam », mais c’est au moins une marque d’intelligence).

Ensuite, Magyd Cherfi nous a fait un de ses chouettes concerts dont il a le secret, et je me suis bien régalé. A un moment, il a exécuté un montage-debout-sur-une-chaise, tout en chantant. On le sentait pas rassuré dans sa cascade, mais il s’en est très bien sorti.

Sur ce, comme on est dans les couleurs, je vous repropose mon poème, mais avec illustrations. Petit tour d’horizon chromatique des beautés de la toile 2.0 de l’intraweb.

Qu’est-ce qui est petit et marron ?
Un marron
Qu’est-ce qui est rond, et orange ?
Une orange
Qu’est-ce qui est joli, et rose ?
Une rose
Qu’est-ce qui est joli aussi, mais violet ?
Une violette
Qu’est-ce qui est douloureux, et bleu ?
Un bleu
Qu’est-ce qui est rouge ?
Un verre.
(Un verre de rouge)
Et qu’est-ce qui est de toutes les couleurs ?
Un être humain
P.S. j’ai piqué l’idée de ce texte dans un épisode de Kaamelot, mais faut pas le dire.

Sur ce, je me casse au ski une semaine avec des morceaux d’humains. Je serais donc encore plus absent que d’habitude sur ce blog. Mais j’ai donné quelques articles pour le prochain numéro de 42. Guettez donc sa sortie. C’est un ordre.

Magazine 42 numéro 11 : Shitstorm !

Posted in magazine 42 avec des tags , , , , , , , , , , , , on 14/01/2010 by recher

Donc le numéro du mois de janvier est paru. Pour ceux qui ne connaissent pas encore l’adresse par coeur : http://42lemag.fr/

Il a été livré il y a au moins 10 jours. Mais j’ai décidé de désynchroniser mon article mensuel parlant de 42 par rapport à la parution de 42, tout en synchronisant mon article mensuel à propos de n’importe quoi avec la parution de 42. Ce qui devrait permettre d’attirer les habitués de 42 vers mon blog, ainsi que les habitués de mon blog vers 42. Makiavelico ! Spectacuulaaarrrrrrr !!!!

Et donc le thème de ce numéro, c’est les shitstorms, les catastrophes naturelles, les bonnes grosses merdes qui vous arrivent dans la gueule, la chienlit, la gastro sous toute ses formes : réelle, virtuelle, verbale, artistique, métaphysique, au secours, je suis la voix dans sa tête, sauvez-moi d’ici ! Je veux être libre ! Libre ! Libre !

Alors, qu’est-ce que j’ai fait dans ce superbe numéro ?

En page 13, les deux fausses pub :

http://nioutaik.free.fr/42html/42/index.php?n=6666&p=13

En page 62, l’article « Shitstorm in Dubaï« . Ou comment un pays gorgé de paillettes et de miel se retrouve dans la deurmé. Le grand 2 contient une petite liste de projets de construction avortés. Cela devrait amuser les architectes en herbe.

http://nioutaik.free.fr/42html/42/index.php?n=6666&p=62

Et enfin, en page 52, l’article « Mes premiers pas dans 42« . Superbe récit, basé entièrement sur des faits réels, relatant mes débuts et mon intronisation dans la rédaction. On y retrouve le style de narration que j’emploie dans mes épopées de « l’univers fascinant du travail », et qui m’a rendu si célèbre.

Attention ! certaines images peuvent faire saigner des yeux encore plus que d’habitude. Pensez à vous munir d’un chien d’aveugle.

http://nioutaik.free.fr/42html/42/index.php?n=6666&p=52

Et sinon, divers petites phrases écrites en verticales, quelques MTLMSF, et autres bêtises. Mais c’est dispersé un peu partout dans la magazine, je vais pas me faire chier à écrire toute la liste.

Et à part ça, figurez-vous que quelqu’un a mis dans son blog un lien vers le mien !! Avec tout plein de compliments tout gentil, comme quoi que je mets des images érotiques et que je narcissiquement sauve des vaches maigres (bizarre…) Ca se passe ici :

http://caribooland.over-blog.com/article-2010-mais-apres–42515933.html

Félicitations à toi, mon cher Cariboo. Tu es officiellement déclaré comme « mon nouveau l’ami de l’Internet », et tu as maintenant le droit d’utiliser le sceau d’approbation suivant sur ton blog, tes cartes de visites, tes feuilles d’ordonnance de soins psychiatriques, et tes tatouages tribaux. Plaisir !! Plaisir !!

Cariboo is :

Pis à l’occase, faudra quand même que j’aille le lire un peu son blog. Que il a l’air reegaulauw.

Sur ce, comme il semblerait que les images érotiques intéressent les gens, voici un petit truc artistique sympa :

Et voilà pour pas décevoir mes habitués et mes fans, qui existent.

Le théorème de Nichon-Pythagore en 3D

Posted in super-geekeries avec des tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 05/01/2010 by recher

Dans un « tétraèdre-cube », Le carré de l’aire du grand triangle est égale à la somme des carrés des aires des trois petits triangles.

J’appelle « tétraèdre-cube » un machin à quatre points OABC, avec :

  • (OA) _|_ (OBC) : la droite (OA) est perpendiculaire au plan (OBC)
  • (OB) _|_ (OAC)
  • (OC) _|_ (OAB)

Ouais je sais, mes symboles perpendiculaire sont fait à l’arrache, et ressemblent à des bites avec les couilles plates. Eh bien ranafout.

Les longueurs [OA], [OB], [OC] sont quelconques. On les appelle respectivement a,b et c. (Wouhou, quelle originalité ! Je suis un ouf guedin lad’ma !!)

Donc, avec une figure en troidé comme ceci :

Le théorème de Nichon-Pythagore en 3D dit :

(aire de ABC)² = (aire de OAB)² + (aire de OBC)² + (aire de OAC)²

Ca vous impressionne hein ? C’est du true powerfulshipness, que même que quand j’ai annoncé ça au plus grand mathémagicien du monde il s’est mis à regarder le ciel et à prier l’avènement du nouveau mathémamessie !!!

Bon c’est chouette, mais il faut le démontrer.

Sans vouloir faire mon mec over-powerfulshipnessful, je tiens à préciser que j’ai trouvé et démontré ce théorème en Terminale. A l’époque, j’avais calculé directement l’aire de ABC, tel le gros bourrin de base. Au passage, il m’avait fallu trouver la formule générale de l’aire d’un triangle, en fonction de la longueur de ses trois côtés, mais on en est plus à ça près.

Cette démo bourrine sera récupérable ici (quand je l’aurais écrite), dans un document au format sxw et au format pdf. Je la mettrais pas directement dans l’article, car c’est encore plus imbuvable que ce que je vais vous présenter maintenant.

J’ai grandi depuis la terminale (ha ha, même pas vrai), et j’ai découvert une démonstration plus élégante, plus simple, et, surprise ! Y’avait des photos de gonzesses dedans !! Je vous livre le tout ici.

Bon, en vrai, c’est parce qu’on peut pas écrire d’équations dans ce putain de blog. J’ai donc tout foutu sous forme d’image, et j’y ai bien évidemment ajouté des femmes comme j’aime. Vous verrez, ça aide à la compréhension.

L’une des démonstrations du thèorème classique de Pythagore en 2D consiste à exprimer de deux façons différente l’aire du triangle-rectangle. Une avec les deux petits côtés, une autre avec l’hypothénuse. Je m’en suis inspiré, en exprimant le volume de mon tétraèdre-cube de deux façons différentes aussi. Une avec l’aire des trois petits rectangle. Une autre avec l’aire de ABC (pour ça, on aura besoin de calculer la taille du segment [OH], hauteur du tétraèdre s’appuyant sur ABC).

Les étapes de ma démonstration seront donc les suivantes :

  • Calcul des trois aires des triangles OAB, OBC et OAC. (fastoche)
  • Calcul du volume du tétraède OABC (fastoche aussi)
  • Détermination de la position du point H. (et aussi d’un point I, tant qu’à faire)
  • Calcul de la longueur du segment [OH].
  • Calcul de l’aire de ABC, rassemblage de tout le bordel précédent et vérification du théorème.
  • Orgie romaine avec de l’alcool et des jolies filles.

Calcul des trois aires des triangles OAB, OBC et OAC

C’est pas compliqué, ce sont tous des putains de triangle rectangle en O. C’est à dire des moitiés de rectangle. On a donc :

aire de OAB = (OA * OB) / 2 = (a.b) / 2
aire de OBC = (OB * OC) / 2 = (b.c) / 2
aire de OAC = (OA * OC) / 2 = (a.c) / 2

Calcul du volume du tétraède OABC

Le volume d’un putain de tétraèdre, c’est B * h / 3. Avec B la surface d’une base du tétraèdre et h la hauteur du tétraèdre s’appuyant sur cette base.

Comme OABC a des angles droits de partout, on peut prendre comme base le triangle OAB, et comme hauteur correspondante le segment [OC].

Ca nous y fait :

Evidement, si on part d’un autre triangle O-machin-truc on retombe sur le même résultat. Je vous laisse vérifier ça avec votre cerveau boudiné.

Ah, et juste pour faire mon malin : le volume d’un tétraèdre, ça se démontre tout connement, avec une intégrale gribouillée sur un coin de table, entre le fromage, la poire et le cul de la patronne. On prend un point X qui se déplace de O vers C. L’aire du triangle correspondant vaut (aire de OAB) * (x/c)². Hop, intégrale de ce machin pour x variant de 0 à c et crac boum ça y est. Mais on s’en fout un peu.

Détermination de la position du point H.

Le point H sert à fabriquer la hauteur du tétraèdre s’appuyant sur le triangle ABC. Il est super cool ce point, parce qu’après on pourra faire :

Volume = ((aire de ABC) * OH) / 3.

Ce point H est donc placé tel que :

  • (OH) _|_ (ABC)
  • H ∈ (ABC).

La deuxième ligne avec le E tout bizarre, ça signifie : « H appartient au plan ABC ». Je le précise pour les grosses tanchasses qui ont oublié leur cours de maths, ou qui ont fait littéraire.

Disgression : on râle parce que l’histoire-géo va être virée de la terminale scientifique. Mais personne râle sur le fait que les terminale littéraire font pratiquement pas de maths ni de physique. Ca me fait bien marrer. Vous allez me répondre que les maths et la physique c’est moins utile que l’histoire-géo. OK d’accord. Mais dans un souci d’équilibrage des deux filières, faudraient que les littéraires fassent quand même des trucs un peu scientifique, et potentiellement utile. Genre de l’informatique généraliste, de la mécanique appliquée à la bagnole, de la logique, de la euh… modélisation de concept avec des langages rigolos comme l’UML. Enfin faut trouver des trucs merde ! Parce qu’après on se retrouve avec des gens qui croient que le scientifique c’est pour les bons élèves, et le littéraire c’est pour les grosses buses. Et le pire c’est qu’ils auraient presque raison ces connards.

Bon, ça suffit la récréation. On y retourne.

J’aurais aussi besoin du point I, tel que

  • (OI) _|_ (AB)
  • I ∈ (AB)

Là comme ça, au feeling, on a l’impression que les points I, H et C sont alignées, et que (OH) _|_ (IC), ce qui nous arrangerait vachement pour calculer la longueur OH. Mais bon, il faut quand même le démontrer, sous peine de se faire jeter des cailloux dessus par les grecs.

Héhéhéé ! Là, on arrive au moment de la démonstration que je préfère, parce que je fais joujou avec les relations « appartient à », « perpendiculaire », « parallèle », etc. On pourrait presque ne pas s’aider de la figure. Avec uniquement les hypothèses de départ et quelques axiomes tout con, ça se torcheraide tac tac direct.

Allons-y :

  • (OAB) _|_ (OC), on l’a dit dès le début

Donc : (AB) _|_ (OC)

Justification : quand une droite est perpendiculaire à un plan, elle est perpendiculaire à toutes les droites appartenant à ce plan.

  • (AB) _|_ (OC)
  • (AB) _|_ (OI), on l’a dit dès le début

Donc : (AB) _|_ (OCI)

Justification : quand une droite est perpendiculaire à deux droites sécantes, elle est perpendiculaire au plan défini par ces deux droites.

  • (AB) _|_ (OCI)
  • (AB) ∈ (ABC)         ha ha ha!!! Captain Obvious !! Trop drôle !

Donc : (ABC) _|_ (OCI)

Justification : 2 plans sont perpendiculaires si l’un des plans contient une droite perpendiculaire à l’autre. Ouais ça a l’air bizarre comme truc, mais c’est pas moi qui le dit, c’est wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Perpendicularité

Cela dit, wikipedia ajoute que « La notion de plans perpendiculaires, bien qu’intuitive, est très dangereuse car elle ne possède pratiquement aucune propriété ». Donc, faites pas les cons avec, OK ?

  • (ABC) _|_ (OCI)
  • (ABC) _|_ (OH), on l’a dit dès le début.

Donc : (OH) // (OCI)

Justification : Quand un plan est perpendiculaire en même temps à une droite et à un autre plan, alors cet autre plan et cette droite sont parallèles.

Justification de la justification : C’est une sorte d’équivalent en 3D du théorème 2D tout con : « Si deux droites sont perpendiculaires à une même droite alors elles sont parallèles entre elles ».

  • (OH) // (OCI)
  • (OH) et (OCI) ont un point en commun (le point O. Ho ho ho).

Donc : (OH) ∈ (OCI)

Justification : faites pas exprès d’être con bordel ! Si ça c’est pas un beau Captain Obvious de la mathématique !

O, H ,C et I sont coplanaires. Youpi. Autrement dit :

les points I, H et C ∈ (OIC)

Là comme ça, on pourrai croire que ça sert à rien (comme tout le reste de cet article). Mais attendez la suite.

On continue dans les Captain Obvious super poilant :

  • I ∈ (AB), on l’a dit dès le début. Donc I ∈ (ABC)
  • H ∈ (ABC), on l’a dit dès le début.
  • C ∈ (ABC). Honkr honkr honkr grou grou brouik brouik.

Hop, on claque tout ça ensemble :

  • Les points I, H et C ∈ (OIC)
  • Les points I, H et C ∈ (ABC)

Donc, ça veut dire que les points I, H et C appartiennent à la droite d’intersection des plans (OIC) et (ABC).

Donc-donc, I, H et C sont alignés !!

Putain, comment je suis trop soulagé de l’apprendre !

Et sinon, juste pour info :

  • (IC) ∈ (ABC)
  • (OH) _|_ (ABC)

Donc : (OH) _|_ (IC)

Justification : quand une droite est perpendiculaire à un plan, elle est perpendiculaire à toutes les droites appartenant à ce plan. Oui on l’a déjà dit, je sais, faites pas chier.

Voilà. Et maintenant, continuons vers du un peu plus bourrin.

Calcul de la longueur du segment [OH].

Quoi, déjà ? Nan attendez, avant il faut calculer la longueur du segment [OI], que l’on appellera « i », car tel est mon bon vouloir.

On oublie toute cette 3D bordelique, et on prend juste le triangle OAB.(Avec I dedans).

OAB est un triangle rectangle en O.

OA est l’une de ses hauteurs, OI aussi. (Et la troisième c’est OB, mais osef)

  • aire de OAB = (OA * OB) / 2
  • aire de OAB = (OI * AB) / 2

Donc : OA * OB = OI * AB

Donc-donc : a * b = i * AB

C’est la fête. Et maintenant on va pouvoir calculer la longueur du segment [OH], que l’on appellera h par souci de dinguerie et de funisme.

On reste dans la 2D, avec cette fois-ci le triangle OIC. Sans oublier le point H, puisqu’on a démontré y’a pas longtemps que H est situé sur la droite (IC), et que (OH) _|_ (IC).

C’est la même démarche que pour le triangle d’avant. Donc je vous le fait un peu plus rapide.

OC * OI = OH * IC

c * i = h * IC

Voilà. On est content.

Calcul de l’aire de ABC, rassemblage de tout le bordel précédent et vérification du théorème.

On appelle « Aire » l’aire de ABC. Je sais c’est nul. Je voulais mettre un gros A bien classe, écrit avec une police top tendance, qui ferait genre les majuscules qu’on nous apprend à écrire à l’école primaire, et qui font saigner des yeux. Sauf que dans les équations, on peut pas mettre des polices différentes. Donc Fail. Désolé.

Orgie romaine avec de l’alcool et des jolies filles.

Je suis un peu fatigué là. J’ai la migraine. Je vous propose donc une orgie romaine virtuelle chez les Sims :

Pour ceux qui veulent un document mieux foutu

Avec les équations sous une forme un peu plus réutilisable que des images. Mais sans les belles nanas. C’est par ici :

Au format .sxw (ouvrable avec Open Office) : http://sites.google.com/site/recherland/Home/theoreme-nichon-pythagore-en-3d/theoreme_pyth_3D-v0-7.sxw

Au format pdf : http://sites.google.com/site/recherland/Home/theoreme-nichon-pythagore-en-3d/theoreme_pyth_3D-v0-7.pdf

Une petite bande dessinée

Posted in geekeries avec des tags , , , , , , , , , , on 15/12/2009 by recher

J’ai fait une époustouflante BD. Elle était originellement destinée au dernier numéro de 42. M’y étant pris quelque peu à l’arrache, elle n’a pu y être incluse.

Ca parle de Famille de France, association bien connue, qui lutte contre les vilaines choses choquantes des jeux vidéos, alors qu’ils n’y connaissent rien. De mon côté, je ne connais rien à Famille de France, et ne suis donc pas en mesure de contrer leurs arguments de manière structurée. Mais comme je suis un jean-foutre du monde réel, j’ai le droit.

L’héroïne de la BD représente le stéréotype d’une membrette de cette association. Je me suis inspiré des dessins humoristiques qu’en avait fait Joystick, à l’époque où il se fritait avec. Cette dame a une étrange ressemblance avec Olive Oil, la copine de Popeye. Je sais pas pourquoi. Et de toutes façons je les ais plus les vieux Joystick, je les empruntais à la bibliothèque.

Le message sous-jacent a la forme d’un serpent qui se mord la queue. Mais vous trouverez ça tout seul.

Il y a de la violence, des jeux de mots particulièrement honteux (saurez-vous les déceler tous ?), et des onomatopées bien débiles. J’adore les onomatopées débiles. Y’en avait plein dans mes BD de gamins. Et j’avais vraiment envie de les retrouver dans le monde réel. Ca m’aurait tellement rassuré. Alors je les disais tout haut, je faisais des je suppose que je ne devrais pas vous raconter ça bruitages tout le temps : « Zioup ! Boing ! Peng ! Ow ! Er…Er… » Les gens me disaient d’arrêter mes enfantillages, ou ils se foutaient de ma gueule. J’étais supposé me sentir coupable de faire ces sons, alors que moi je savais bien qu’ils existaient quelque part.

Aujourd’hui, ici, je hurle tous les onomatopées que je veux, et j’en suis heureux et fier. Plus personne ne peut rien contre moi. C’est ma vengeance inutile et puérile, mais qu’est-ce que je me sens bien. Tous ces gens dont je viens de parler, ils sont peut être tous morts.

Ah c’est embêtant, je viens de vous raconter beaucoup trop de choses. Du coup, ça ne donne plus du tout l’impression de « oh, j’ai créé une petite BD sur un coin de table, je vous la jette en pâture, tel un pourboire de grand-bourgeois, car voyez-vous, je suis tellement rapide et doué pour faire ce genre de petites choses que je les balargue par boîtes de 14. » En réalité, ça m’a pris du temps pour la faire, même si y’a que trois pages. Je suis très lent à dessiner. Alors ces dessins, ils ont de la valeur, un point c’est tout.

N’est pas blogueur BD qui veut. Et ça tombe bien, je veux pas. Pour moi, c’est plus facile de faire du texte et d’y ajouter des images désolantes, piquées un peu partout, que de faire des dessins from scratch. Mais pour cette fois, en voilà toujours un peu.

Click on the images to enlargir your penis, puis, clique a second fois with le curseur en loupe pour megalargir your peanuts.

http://recher.files.wordpress.com/2009/12/fdf_page1.jpg?w=450&h=631

http://recher.files.wordpress.com/2009/12/fdf_page2.jpg?w=450&h=638

http://recher.files.wordpress.com/2009/12/fdf_page3.jpg?w=450&h=631

Et pour finir sur une note sexy, voici des vrais dessins, réalisés d’une main de maître par un certain Giovanni. Oui ce sont des caricatures. On a bien le droit de dessiner ses fantasmes.

(Comme d’hab’, voir le premier commentaire de cet article pour un lien vers d’autres dessins de Giogio)

Etre un blogueur à la mode

Posted in magazine 42 avec des tags , , , , , , , , on 02/12/2009 by recher

Dans son auto-commentaire de sa note du 26 novembre (lien), le professeur Boulet nous explique que « faire un article pour dire qu’on n’a pas d’idée d’article » est la consécration du métier de blogueur. C’est fort possible.

Mesdames et messieurs, j’ai le regret de vous annoncer que je ne peux encore prétendre à être consécraté en ce lieu. En effet, j’ai plein plein d’idées d’articles, mais pas le temps de les faire. Tout cela avance tellement lentement…

Et pourquoi que je manque de temps à ce point ? Parce que, malgré tout, il se trouve quand même des gens ici pour me consécrater à quelque chose. Chers petits cloportes qui me sont iso-espèce vivantes, j’ai le plaisir de vous annoncer que

Je suis maintenant employé par le magazine 42, en tant que rédacteur permanent.

Mon salaire est de 0,015 internet par ligne de texte. Cotillons, fêtes, youpi. Barrettes de coke et os à moelle. Excusez le manque d’expression de mon enthousiasme, ce n’est qu’une petite fatigue passagère, dû aux derniers jours/nuits à fabriquer des choses pour le dernier numéro.

Vous pouvez le télécharger ici : http://42lemag.fr/, et le lire à la lueur chatoyante d’un feu de cheminée, en compagnie d’une amie [imaginaire].

Mes contributions dans ce dixième numéro sont les suivantes :

  • Un article proposant une « Confirmation du créationnisme par le biais de la programmation orientée agent ». p46. Et paf lien direct (http://nioutaik.free.fr/42html/42/index.php?n=2222&p=46)
  • Une chouette petite image de pub pour l’entreprise « exercia », en p13. Et paf, re-lien direct (pareil que l’autre, mais remplacez 46 par 13, soyez pas con, merde).

Il y avait une autre petite chose, mais j’en parlerais plus tard.

Et sinon vous avez aussi le droit de lire les autres pages, fait par des gens spécifiquement singulier. Comme ça vous vous rendrez compte par vous-même que c’est moi le meilleur, globalement, dans le monde.

Tout ça pour dire qu’une partie de ma production de connerie va maintenant être ventilée (corporate talking spotted !!!) vers ce magazine. Jusqu’à maintenant j’avais plus ou moins réussi à faire péter un article tous les 15 jours. Le rythme va certainement se décrémenter à un par mois. Ne tombez pas dans les pommes de déception. Chaque fois qu’un nouveau numéro paraîtra, je vous balancerais un mini-article, récapitulant, comme je viens de le faire, mes contributions.

Ainsi, il vous suffira de suivre mon blog, comme à votre habitude, et vous serez sûr de ne manquer aucune des rognures d’ongles artistique que j’offre à l’humanité.

- Euh… Réchèr, t’as conscience que quand tu as dis le ‘comme à votre habitude’, tu t’adressais à absolument personne ?

- Oh ta gueule la petite voix dans ma tête. Je sais très bien comment te calmer. Tiens, paf !

Et continuez de réviser votre trigonométrie dans l’espace ! Vous croyiez quand même pas que j’avais oublié, bande de sales gosses. Y’aura interro surprise !

quelques petites conneries

Posted in ha ha ha !! avec des tags , , , , , , , , on 17/11/2009 by recher

« Au pays des cyclopes, les borgnes sont aveugles »

Par conséquent, voici la photo d’une mignonne demoiselle, toute fraîche débarquée d’un proche univers tetraploplolique (monde parallèle dans lequel les femmes ont 4 seins) :

« Quelqu’un qui aime faire du skate, est-ce qu’il est skatophile ? »

Je vous laisse réfléchir à ça en compagnie de Farah Fawcett.

« Monsieur et Madame Paupière ont une fille. Ils l’appellent Farah. »

Ah non, ils ne l’ont plus. Zut.

Les modes vocabularistiques du moment :

La tendance pourrait bien s’orienter vers le mot « barrage ». Originaire du champ lexical du football, dans lequel il a une signification bien définie et bien précise (match de barrage, blabla, tout ça), la buzzification actuelle liée à ce sport irait déclencher un emploi à outrance de ce terme, par n’importe qui, n’importe comment, et à toutes les sauces. On s’attend donc à entendre nos cuistres journalistiques et politiques habituels énoncer avec sérieux et emphase des expressions affligeantes telles que :

« Le projet de loi sur la réglementation des chaises longues doit maintenant affronter le barrage de l’Assemblée Nationale. »

« Zagoupi, le finaliste de la Nouvelle Star, a essuyé un vote de barrage de la part du jury. »

« Les jeunes des banlieues ont opposé une mentalité de barrage face aux propositions du Ministre des Jeunes. »

« Patrick Bruel va ouvrir un bar à jeux. De son côté, Dieudonné compte créer un bar à Juifs. »

Dans un autre registre, on pourrait voir se démocratiser l’utilisation du mot « adjuvant ». Un peu moins évident à placer dans une phrase à esbroufe, il ne serait toutefois pas impossible qu’un invité chez Michel Drucker ne nous gratifiasse d’un « J’ai tenu à pimenter mon dernier livre de divers adjuvants, afin de donner un côté plus universel à mon écriture. »

Quant à l’expression « pouvoir d’achat », elle se maintient toujours en tête de liste.

Restez à l’écoute pour les prochaines exclusivités vocabularatoire.

A part ça

En plus de raconter des conneries, sachez que je vous prépare pour bientôt un article en catégorie super-geekeries, qui révolutionnera le monde des mathématiques. Révisez votre trigonométrie dans l’espace, car même si le terme n’existe pas vraiment, y’en aura.

Re la gloire, re la gloire !!!

Posted in magazine 42 avec des tags , , , , , , , , on 01/11/2009 by recher

Le numéro 9 de votre geekzine favori est paru au jour du jour d’aujourd’hui.

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Et devinez kwa ? Je suis à nouveau dedans !!! Cette fois-ci, je me suis inspiré des histoires de robots d’Isaac Asimov, j’ai coloré le tout avec mon style d’écriture le plus crade, et j’ai gratifié le monde d’une splendide nouvelle.

Ca s’appelle « parle à mon cul, ma tête est malade », ça se télégobe ici, http://42lemag.fr/, et c’est en page 74. Enigmes, dialogues, jurons, et nichons sont de mise.

Alors maintenant, on arrête de faire comme Samantha la cochonne qui lit des bouquins intelligents dans des demotivational posters

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on arrête de faire comme Lolo Ferrari qui lit des Tintin

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on arrête de faire comme Dawn Perignon qui lit des espèces de classeurs,

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et on lit le 42 !!

Allez hop, vous devriez déjà plus être là. (Sauf si vous n’avez pas encore mangé la totalité de mon blog, dans ce cas, restez un peu, je suis votre ami.)

(une journée comme une autre).zip

Posted in l'univers fascinant du travail avec des tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 27/10/2009 by recher

Ca faisait longtemps que j’avais pas raconté des conneries corporate.

MyLife.com : J’ai récemment changé de lieu de travail. Je suis toujours chez Brouillis Consulting, filiale de Berniques S.A., en prestation chez Merluchon Corp, sous-traitant de Deus Unlimited. L’ambiance me plaît mieux, mais la fréquence d’événements boîtaux risque de diminuer fortement. En attendant, voici les trucs toplol, bizarres et marquants de mon ancien lieu de travail.

Avertissement : Cet article est un récit concentré. Il obéit donc au principe régissant les séries téloche traitant de la vie normale : en 40 minutes, il arrive aux personnages tout ce qu’il vous arrive à vous en une année. L’intérêt de cette astuce étant de bien vous faire prendre conscience que votre vie est médiocre et insipide.

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tchou-tchou, vroum-vroum

Ce matin le train a décidé de tomber en panne. Pourquoi pas. Comme déjà dit dans un précédent article, les transports de la région vomissements. La SNCF organise des grèves régulières locales, pour diverses raisons alchimiques. J’ai toujours ressenti cela comme une agression personnelle. Si c’était une grosse grève nationale, tous le monde serait dans la merde, et ça créerait un sentiment de solidarité entre les « usagers ». Là, c’est que pour moi. Petites piques cruelles qui me sont spécifiquement adressées, et dont le reste du monde se fout. (La plupart des merluchoniens prennent la voiture, car ils aiment bien montrer qu’ils sont des grandes personnes.)

Un jour un type s’est pris la tête avec un contrôleur. Je voulais participer mais j’ai jamais pu en placer une. Un contrôleur copain a radiné sa petite gueule de taupe lèche-bite. Il n’avait rien suivi de la conversation, mais s’est tout de même permis de piailler : « oh mais si vous êtes pas content, vous prenez la voiture !  » Super. Merci pour la participation.

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Je pense que le contrôleur-copain n’avait pas le droit de dire ça. La SNCF dit :  »A nous de vous faire préférer le train », ce qui est l’exact contraire. Quand un employé a un discours opposé à son entreprise, il ne doit pas être en contact avec des clients. Ce n’est pas obligé de le virer, mais la moindre des choses serait de le cacher dans un bureau, ou dans une cave, avec des pénis de singe crus pour seule nourriture.

Il s’est passé des tas d’autres choses toutes pourries avec ces super-contrôleurs, ces super-guichetiers, et ces super-traîne-savate-siffleurs. Je ne veux pas les raconter ici, sinon je vais pleurer. Je pense juste que ce sont des jean-foutres, et qu’ils n’ont aucun sens de l’équité. Vous êtes mes problèmes, et la source de mes problèmes.

Avant j’avais rien contre les grèves SNCF (il faut dire « mouvement social »). C’est parce que j’étais pas vomissements. Vous connaissez l’expression micro-trottoirienne : « les usagers sont pris en otage » ?

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Eh bien moi, ça ne me dérangerait plus de la prononcer. Je ne veux plus les défendre. C’est fini. Peut-être que c’est notre méchant gouvernement qui est le problème et la source de tous ces problèmes. (Hop, petite phrase de gauche pour faire monter le nombre de visiteurs du blog). Mais de toutes façons j’ai pas envie d’y réfléchir.

Après le train, je dois prendre le bus. J’en vois un qui s’apprête à partir. Je cours pour le choper. La conducteuse me fait bien sentir que ça lui arrache la gueule de me rouvrir les portes et tout ça. Puis, je m’aperçois que c’est le bus à contresens.

Que je vous explique : y’a pas un arrêt de bus d’un côté de la rue, et l’autre de l’autre côté. Nan c’est une gare routière, et les bus se garent tous dans le même gros pâté. C’est important l’humour, quand on fait de l’aménagement urbain.

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Je dis à la conducteuse que je me suis planté de sens. Elle dit qu’elle veut pas me faire ressortir parce que déjà elle est en retard et exceptionnellement elle m’a fait monter, alors ça va déjà bien comme ça, et que j’aurais qu’à descendre au prochain arrêt, et pis voilà, hein, oh. Deux bus de la même ligne nous croisent pendant ce mini-trajet à l’envers. VDM.

En vrai je m’en fous d’arriver super-en-retard, parce que je trouve mon boulot complètement absurde. Mais ça m’énerve quand même. Surtout que toutes ces petites histoires très drôles surviennent aussi au retour, et ça j’aime beaucoup moins. Mon temps libre est très précieux, car je n’ai pas le même destin que l’amorphe reste de l’humanité. Je fais des oeuvres d’art moi, et j’écris des articles.

Achievement unlocked ! parvenir à réussir à arriver au boulot

Je fais le dernier bout de chemin avec SuperGeek, croisé là par hasard. Nous avons une conversation classique, mais agréable. En cette période d’hiver, il aime à regarder la neige qui tombe : « Cet espèce d’économiseur d’écran permanent ». Par ailleurs, il se pique parfois de dessiner des smileys géant sur les capots de voiture.

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Je pénètre enfin dans les locaux de Merluchon. Ca m’aura donc pris 1h30 pour parcourir une vingtaine de kilomètres. Belle performance. Mais la SNCF a déjà réussi à me faire faire pire.

Je croise un mélange de collègues et de mi-collègues. Je sais jamais comment je dois doser le bonjouring dans ces situations. Le pire c’est quand tu croises des trois-quart collègues en pleine journée, alors que tu les as pas vus avant, ou quand tu croises un collègue une deuxième fois. C’est un de ces bordel, ces codes sociaux. Oh, et sinon, les filles ne font plus la bise à cause de la grippe A. Je m’en suis accommodé sans problèmes. Tant que cette petite maladie friponne ne m’interdit pas de mater des fesses et des nichons, tout va bien.

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Je jette mon duffel-coat quelque part. Aujourd’hui, j’ai mis ma chemise bleu foncée d’ouvrier-codeur. C’est mon vêtement ironique. Sur ce, j’allume mon n’ordinateur chéri adoré que j’aime.

Germaine-Germaine, la cheffe de pièce, entre dans la pièce. Elle me dit bonjour, et me pose discrètement la question : « t’as picolé ? » Effectivement, pour une raison qui ne me revient plus en mémoire, hier, j’étais super saoul. Cette dame m’impressionne, elle parvient systématiquement à détecter mes soirées cuite. Non attendez, peut être qu’elle se repère juste par rapport à mon haleine de hamster mort.

Aujourd’hui, c’est mardi, donc c’est croissant. J’en prends un, remercie celui qui les a amenés et vais chercher un café. Après une petite offrande à la déesse-machine, un liquide noir coule de son vagin. J’ai appuyé sur le bouton « pas_de_gobelaid_de_plastik », et j’ai bien pensé à glisser dans son entrejambe ma tasse à moi faite en dur. Si je fais ça, c’est uniquement pour me donner bonne conscience. Allez surtout pas croire que je veuille économiser l’humanité. J’ai tellement envie qu’on se débarrasse de cette grosse bourde et qu’on passe à l’espèce suivante.

Aujourd’hui, c’est lundi. Je sais que dans 10 minutes, je serais pris d’une épique envie de chier. J’ignore ce que fout mon corps, mais à chaque fois, je cague que d’alle de tout le week-end, et dès le lundi : wouorf ! J’aime à croire que ce phénomène peut être attribué à l’origine psychologique suivante :

Chier est, de toutes façons, un gaspillage de temps. Mais il vaut mieux gâcher du temps de travail que du temps de week-end. Mon boyau à merde s’occupe de lui-même de cette optimisation.

Un téléphone sonne dans le couloir. Les premières notes ressemblent à une chanson de Renaud : « En cloque ». A moins que ce soit « Je suis une bande de jeunes à moi tout seul. » Je hais les sonneries de portables musicales. Le mien fait tubulululup, et ça suffit amplement. C’est un téléphone, pas une cantatrice.

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Ah, ça y est. Mon sphincter envoie les premiers signaux d’overflow. Et c’est pas le café que je viens de lui injecter qui va l’aider à bufferizer. Chai pas vous, mais moi le café, ça me dilate le foc. Rassurez-vous, je n’utilise pas cette particularité physique à des fins pernicieuses. Sur ce, je me dirige vers les toilettes.

Les locaux de Merluchon Corp comportent 4 étages, chacun divisé en trois couloirs. Il y a un seul chiotte à caca par couloir. Ca en fait beaucoup, sauf qu’ils sont complètement éparpillés !!! Je vais dans les plus proches. Elles sont occupées. Je vais dans celle d’à côté (au passage je dis coucou à la gentille dame de l’accueil). Occupées. Je vais dans celle d’à côté à côté. Occupées. Je monte d’un étage. Ca fait trois fois que la nana de l’accueil me voit passer, je suis sûr qu’elle se fout de ma gueule ou qu’elle me trouve bizarre. J’en suis plus à ça près. Occupées. Occupées. Occupées. Au troisième étage, je trouve enfin une chiotte libre. VDM.

Je chie tout ce que je peux,

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mais je sais bien que dans une heure, il faudra que j’y retourne. Pour une raison inconnue, je n’arrive jamais à tout éjecter en une fois. Peut être qu’il faut du temps à ma merde pour parcourir tout le boyau à.

Je lis la feufeuille décrivant les conseils développement-durable-tendance à appliquer pour économiser l’humanité. Il y en a une sur chaque porte de chaque toilette. Elle sont imprimées en couleur.

Je retourne à mon n’ordinateur que j’aime et démarre le logiciel de mail (dont je tairais la marque, pour pas foutre la honte à Merlu.). Mon nom de compte est « Raychèr », avec une faute.

Mon patronyme existe sous trois orthographes différentes. La française : « Réchèr ». L’alsacienne : « Räscherr ». Et la française du 17ème siècle : « Raychayr ». Les gens se plantent tout le temps, et parfois, ils vont même jusqu’à tout mélanger (cf mon compte Outlook) (woups).

Je n’ai pas cherché à corriger ni à signaler l’erreur. A un certain moment de ma vie, j’en ai eu marre de devoir tout le temps préciser comment ça s’écrit. Maintenant, on peut faire ce qu’on veut avec mon nom. Et quand on me demande de l’épeler, je répond n’importe quoi. Mon but ultime est de négationner son orthographe exacte. Et tant pis si ça fout le bronx pour ceux qui me recherchent dans Google. Ouais y’en a. J’suis connu.

Je me met à bosser. Faut que j’écrive une dissertation sur la façon dont je compte patcher le logiciel « CUISSEAU ».

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Ce logiciel doit pouvoir lire un fichier de configuration supplémentaire, passé en 11ème paramètre, afin que le traitement qu’il effectue puisse prendre en compte des valeurs supplémentaires de densité moléculaire. Je ne suis pas sûr de l’utilité finale de CUISSEAU. Je crois qu’il permet de télé-upgrader par internet des firmware de puce pilotant des plaques à induction de cuisinère de restaurants. Je m’en fout un peu, en fait.

Radio-moquette : des bruits de couloir me renseignent que l’over-chef de chef de chef de Merluchon va venir ici même, là, aujourd’hui. Pour y faire quoi ? Sais pas. De toutes façons je serais certainement cloîtré dans un placard avec interdiction de l’entrapercevoir, et comme ça m’intéresse pas, ça tombe bien. En tout cas, ça explique pourquoi Jupette a mis une super-jupette.

La personne de Deus Unlimited ayant commandé le nouveau CUISSEAU s’appelle Monsieur Grillet. A chaque fois que je vois ce nom, je pense au sketch de Chevalier-Las-Palès :

Vous voulez quoi ? Des to-ast ? Des tyost ! Des towowoss !DES TOYOST ! TOSS-WOSS-YOWOSSS ! DES TOWOWOYOSST ! TOOWAABOOOUUNNGGAAAYYOOWWAASSSTT !!! …………………. Ouais, des tartines grillées quoi.

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Comme prévu par mon intérieur, je dois retourner aux toilettes. On va dire que la fois d’avant, j’ai eu beaucoup de chance et je suis allé aux plus proches. Re-coup de bol, elles sont toujours guillerètement libres.

Surprise ! La crotte flottante que j’avais eu beaucoup de mal à faire partir la dernière fois est revenue ! Elle a certainement remonté le tuyau avec ses petits bras en caca.

Ca me rappelle mon stage de fin d’études. Le chef était ressorti prestement des toilettes avec une mine de dégoût, en demandant à la cantonade qui était le précédent. Tous les autres stagiaires m’avaient montré du doigt. Certes, les chiottes étaient un peu sales, mais j’avais le souvenir très exact d’avoir tout bien nettoyé. Je n’ai jamais compris ce qu’il s’était vraiment passé ce jour là. Le souvenir me reste gravé comme une cicatrice. Je me sens mal.

Je me masturbe dans les toilettes. (Je ferais peut être un article détaillé sur les différentes variantes de gestes sensationnatoires. avec classification et scores.)

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Je ressors, en vérifiant bien qu’il n’y ait pas de « petit trapéziste de sperme » accroché à ma braguette.

Je finalise ma dissertation, et vais voir Germaine-Germaine pour le lui signaler. Elle me répond « bravoooooo !!! » sur un ton de foutage de gueule. Je suis quelque peu interloqué. C’est ma cheffe, donc je suis plus ou moins obligé de lui dire où j’en suis. Je ne viens pas lui annoncer mes exploits pour lui montrer que je suis un surdoué, que j’expecte du triomphe, des honneurs et des petits anges tout nus jouant de la trompette dans ma tête. Mais bon, si elle a besoin de me lancer des quolibets pour se sentir bien, qu’elle s’en donne à coeur joie. Je peux comprendre : je suis payé plus qu’elle alors que j’ai moins d’ancienneté et moins de grade.

Excusez-moi, je suis un peu mauvaise langue. Elle ne me le fait plus le coup du « bravoooo !! » Assez rapidement, elle a compris que j’étais réellement surdoué, et qu’elle avait indispensablement besoin de mes lumières pour réussir les projets dont elle est cheffe. Maintenant, elle évite de me titiller la bisque (l’organe psychologique de réception de la moquerie).

C’est l’heure de manger.

/* pause de midi, cas 1 */ pid = fork(); if (pid == 0) {

Le technopôle dans lequel Merluchon s’est implanté a connu un développement trop rapide, et tout l’espace vital a été conquis par des entreprises oeuvrant dans le secteur NOIR. Le lieu de restauration le plus décent de la zone est une cafétéria, qui profite de sa situation de monopole pour être dégueuchère (et elle a bien raison, après tout).

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C’est pourquoi, pour désigner un aménagement territorial de ce type, on préférera parler de péquenopôle.

Sur le chemin, je discute avec Underground. Il me raconte que les travailleurs de l’agence Atome-de-Baryum sont des gros asociaux, alors que nous on l’est pas du tout. Ca me fait beaucoup rire.

On entre dans la cafet’. Plateau, verre, couteau, fourchette. J’attrape un mini-morceau de fromage, puis je pose mon bardaf sur le rail.

Des habitués d’une autre entreprise se sustentent à une table. Je les aime bien ceux là, car ils ont des têtes de geek. Y’a un maigrichon à lunettes mal rasé, un grand à lunette mal rasé avec une queue de cheval, une nana vraiment SUPER moche avec un corps en fil de fer, et leur chef, un gros à lunettes avec des cheveux longs, arborant systématiquement un T-shirt rien chouette, du genre : « Un clavier azerty en vaut deux », « What you see is what you get », etc.

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J’aimerais bien travailler avec eux. Mais moi je suis avec des gens normaux, c’est super chiant.

Juste derrière moi, Greumzy se met d’un coup à me gueuler dessus. Apparemment, j’ai failli lui foncer dedans et faire tout renverser son plateau. J’ai pas du tout réalisé à quel moment un tel accident aurait pu se passer. Je lui demande, mais c’est Pompière qui répond à sa place, en disant que « ha ha ha, en plus si tu t’en es pas rendu compte, alors oui c’est pire. » Ok. Merci.

Je ne saurais jamais la vérité sur ce qu’il s’est passé.

En attendant, je suis socialement méga dans la panade. Greumzy est un voisin de pièce. En 6 mois, j’ai parlé 1,5 fois avec lui (si on exclut les bonjour-bonsoir). Un respect silencieux, teinté d’une forte timidité, s’était installé entre nous. Eh bien voilà, la glace est maintenant brisée. Me reste plus qu’à jeter toute ma bouffe par terre, m’enfuir en pleurant, et me prostrer au pied d’un arbre sombre, avec de l’alcool.

La prochaine fois, il prendra un truc comme ça :

plateau_magique

J’essaie de faire comme si tout allait bien, et m’avance vers les gâtes-sauce distributeur de graillasse. Le menu est affiché, mais je préfère regarder directement ce qu’il y a dans les bacs.

Je choisis toujours des trucs très simples à manger. Pas de cuisse de poulet à dépiauter, pas de paella avec des crevettes à décortiquer, pas de bouts de viande avec du gras à séparer, pas de rôti à moitié cuit super galère à découper, pas de brochettes à démonter. Rien. Interdit toutes ces choses horribles.

J’ai jamais vraiment su manger correctement. Ca a toujours désespéré mes parents. Il paraît aussi que je tiens ma fourchette de manière bizarre. Mais je les emmerde. Le désavantage de pas pouvoir manger des trucs compliqués en société est bien faible par rapport à l’avantage que je les emmerde. J’ai choisi de manger comme ça. C’est l’une des rares choses que j’ai pu choisir, il y a longtemps, et le fait que ce soit un choix absurde n’a aucune importance. Et puis, j’aime vraiment pas le gras. Le pire, c’est les mélange bouts-de-viande + gras noyés dans de la sauce. Impossible de détecter quoi que ce soit. J’essaye de faire le tri, mais à chaque bouchée, j’ai la hantise de tomber sur une de ces saletés de petites sangsues élastiques régurgitogènes.

Concentré sur cette recherche de simplicité et de beauté absolue, j’en vient à demander du porc au gâte-sauce, alors que c’est du veau. Bon, ça c’est pas grave du tout. De toutes façons j’ai jamais su faire la différence entre toutes ces viandes. Qu’est-ce qu’on s’en fout, sérieux.

Je me dirige vers une table. Le placement est super important. Dans la situation actuelle, je dois bien evidemment m’éloigner le plus possible de Greumzy et Pompière. Par chance, il y a une place de libre à la table de Monsieur Vêtement, WikiDisney, et leurs amis. Je les aime bien eux, y’a toujours moyen de raconter des grosses conneries qui vont les faire se facepalmer.

facepalm

Ca ne manque pas. Quelques minutes après le « bon appétit » et le début des hostilités, Monsieur Vêtement va chercher une cruchasse d’eau à la fontaine. Il la prend super-froide et rajoute des glaçons. Je lui dit que c’est tellement une chochotte qu’il est même pas foutu de boire son eau sec ! Ben oui, il la coupe avec des glaçons ! Ha ha ha ! Facepalm.

Ca sent le cramé dans toute la cafèt’. On sait pas ce qu’ils ont foutu, mais ils ont dû bien se marrer. Skrüü De Flüü essaie d’oublier le goût de ses nouilles avec une heavy rasquade de tabasco. Candido entretient son régime en ganachant ses haricots d’une pelletée de mayonnaise. J’espionne les gens dans la file d’attente pour repérer la nana avec des nichons d’enfer que je croise de temps en temps. Malheureusement, elle est pas là aujourd’hui.

(image nichon)

Après une dernière remarque à la con (« une cravate, même moche, ça te va toujours bien quand t’es à poil en dessous »), on lève le camp. Je retourne dans ma pièce et retrouve mon copain le n’ordinateur .

/* pause de midi, cas 2 */ } else {

Aujourd’hui, la cafèt’ est fermée pour congés annuelles. Dans ma tête, je trouve ça plus drôle de dire que c’est à cause de travaux de réparation, suite à un incendie dans un frigo. (Avec des glaçons).

Les gens se sont éparpillés dans les alentours du péquenopôle pour chasser à manger. J’ai jamais trop réussi à savoir où ils allaient, tous. Mais ça m’arrange. Je me retrouve tranquille tout seul, et je sors pour aller traîner au hasard des bas-côtés (le péquenopôle n’est pas doté de trottoir. Il y a juste de l’herbe en vrac sur le bord des routes). Mes pas (et quelques panneaux indicateurs) me mènent tout naturellement vers un MacDo.

Comme dit dans un précédent article, je suis pas whizzement fan du MacDo, mais il faut bien leur reconnaître une chose : leur taux de pénétration des coins paumés est des plus impressionnants : Gro[en]land, désert de Gobelie, univers parallèle où les femmes ont trois seins, et donc, le péquenopôle de la banlieue de Zogzogunterkirche (Je viens de décider que c’est là que se déroule toute l’histoire).

Rien à dire sur le MacDo en lui-même et les gens que y’a dedans. Tout est très prévisible.

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Je remarque quelques personnes arborant fièrement autour de leur cou leur petit badge d’allégeance à Deus Unlimited. Je sais que c’est du fake. Les vrais gens de Deus ne se déplacent jamais jusqu’à leurs vassaux perdus au fond de la cambrousse. Nan, ils restent cantonnés dans leur forteresse, à Lekkemi’amorsh, et nous convoquent quand bon leur semble. Les gens présent ici ne sont que des hobereaux comme moi, dotés d’un simple badge provisoire d’autorisation d’entrée.

Ma religion personnelle m’oblige à prendre une bière lorsque je mange au MacDo. Mais ils ont cassé leur tireuse ces cons là. Heureusement, l’un des préceptes de ma religion m’autorise à casser n’importe quel précepte de ma religion. (La connerie a pas faire, c’est de casser le précepte autorisant à casser les préceptes. Ha ha ha).

Bref. Je prends des poutatoze et un sandwich à n’importe-quoi, et je me barre. Je mange sur le chemin du retour. Je suis un peu déprimé et triste, sans trop savoir pourquoi. Mais j’aime bien me sentir déprimé et triste. Voilà. Je retourne dans ma pièce et retrouve mon copain le n’ordinateur .

} /* fin pause de midi */

C’est l’après-pause de midi. Je m’octroie, sans aucune honte, mon petit moment de détente casse-brique Alphabounce. Héhé, j’ai récemment chopé l’accélérateur syntrogénique, du coup je joue un peu plus longtemps. Ensuite je me fait un ou deux niveaux de DROD. Avant je jouais à DinoRPG, mais ça me niquait tout mon quota de connexion internet. Et de toutes façons,DROD, c’est 1000 fois mieux.

DROD Cover

Dans la pièce à côté, la tendance est au Counter-Strike. J’entend un type râler parce qu’il perd, tel un gros adolescent débile. Ah merde ! Donc on a le droit de faire le gamin nerveux même en société ! Putain, ils m’ont vraiment dit n’importe quoi mes parents.

Un téléphone sonne. Personne ne décroche. La sonnerie est redirigée vers l’accueil, mais les jolies hôtesses sont pas là, car c’est l’été, et leurs horaires sont un peu plus permissifs (et c’est tant mieux pour elles). La sonnerie devient alors récupérable par n’importe qui, depuis n’importe quel téléphone. Pour bien faire comprendre ce fait absolument génial, une alarme de joueur d’orgue sourd résonne dans tout le couloir. Je déteste ça. Et on y a droit 2-3 fois par jour.

Des fois je laisse couler. Des fois je rouspète. Mais là, je décide de prendre la situation en main et de régler moi-même mes problèmes. Je décroche mon téléphone, et tape 88.

- Société Merluchon, bonjour.
- Bonjour, j’aimerais parler à monsieur Machin.
- Il est pas là. Rappelez plus tard.
- Est-ce que vous pourriez lui transmettre un message ?
- Non. Je ne sais pas qui c’est.
- Mais vous servez à quelque chose dans cette boîte, vous ?
- Oh lui hé ! Ce matin j’ai écrit une dissertation, et je me suis masturbé qu’une seule fois. Et vous apprendrez, monsieur, que moi j’ai l’accélérateur syntrogénique. Alors, camembert, ok ?
- Tuuuut… Tuuuuut… Tuuuut…

Ca aura été l’un des moments les plus inutiles de ma vie. On m’y reprendra à vouloir régler moi-même mes problèmes.

Germaine-Germaine revient de son mangeage. Elle bidouille un peu avec son n’ordinateur. Soudain, je reçois un mail de sa part. Une invitation à son anniversaire !! Je blêmis et tremble des poils pubiens. Un moment social non corporate avec des collègues de travail ! Qui plus est, avec sa cheffe !

Je n’ai pas besoin d’inventer d’excuse, car le même week-end, un ami à moi non-virtuel organise une petite fiesta-craquasse pour son départ imminent en Australie du sud. Ouf.

Sérieusement, cette anniversaire, ça aurait été n’importe quoi. Je sais très bien que j’aurais pas su me tenir. J’aurais débarqué armé de trois packs de kro, j’aurais lancé un concours de shpockage avec ses objets personnels,

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ensuite, j’aurais avoué à ses copines que j’aime les gros seins, et avec un peu de malchance, j’aurais fini par me battre avec son meilleur ami, suite à une mésentente sur un chronométrage de cul-sec.

Sur ce, ma dissertation n’est pas tout à fait finie, car je dois maintenant faire le chiffrage. C’est le moment le plus critique. Plusieurs forces entrent en jeu :

  • Mon envie de dire que ça va me prendre 2-3 jours de plus que ce que j’estime, afin de me donner une marge de glandage.
  • Mes mauvaises capacités d’évaluation, qui font qu’une tâche me prend toujours quelques jours de plus.
  • Germaine-Germaine, qui regarde mes chiffrages, refuse d’admettre que ça me prendra autant de temps, et diminue le nombre de jours.
  • Deus Unlimited, qui sont les valideurs finaux des chiffrages, et discutent parfois, mais rarement. De toutes façons ils sont pétés de tunes, alors ça ne les dérange pas de nous jeter quelques miettes de plus en pâture. (Fait dont on ne profite pas vraiment, because diminution des chiffrages par la personne citée plus haut).

C’est le moment le plus critique, mais la décision se prend à l’arrache, en trente secondes. Je vous montre :

Germaine-Germaine : « ce truc là, ça va pas te prendre 5 jours. Je t’en mets 4. »

Moi : « Bon ben va pour 4. »

Et voilà. C’était super. Après je bosserais dessus, je sais que j’aurais pas mon temps de glandage, et avec mes estimations pourries, on risque même de faire du vilain TNF (Temps Non Facturé). Et ça, c’est outrageusement caca-pas-bien.

J’ai bien conscience que, par rapport à d’autres métiers, d’autres entreprises et d’autres salaires, ma situation est plus que correcte. Je pisse du code (c’est ce qui me plaît et ce que je sais faire), on me fout relativement la paix, on ne passe pas derrière mon écran pour m’espionner, l’ordinateur chéri que j’ai est pas trop pourri, les horaires sont plutôt libres, et on m’a jamais trop engueulé les quelques fois où j’ai fait du méchant TNF.

Nan le vrai problème, c’est moi, et ma désapprobation globale du concept du travail. J’aime bien pisser du code et du texte, mais que pour moi (articles débiles, jeux vidéos, autres conneries…). A part ça, j’aime pas bosser. C’est aussi simple que ça. En vertu de ce principe, j’essaie de maximiser mon temps de glandage pour faire des choses qui me tiennent à coeur.

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Tout mon comportement professionnel est orienté dans ce sens. Je suis toujours en train de calculer dans ma tête combien de temps une tâche va réellement me prendre, et combien de glandage cela me permettrait d’obtenir. Car, bien entendu, si il y a des jours de rab’ par rapport au chiffrage, je me les prends pour moi. Je vais pas les donner en surproduction à l’entreprise. Oui c’est très vilain, mais j’estime que c’est juste. Si je suis suffisamment doué et travailleur pour accomplir quelque chose en moins de temps que prévu, alors le bonus est pour moi.

Je développerais ce sujet de manière plus détaillée dans un autre article. Oui je sais, je dis ça tout le temps. Le temps.

En plus, il y a pleins de petits moments où je bosse pour de vrai, sans que ce soit réellement comptabilisé : répondre à un utilisateur qui n’a aucune idée de ce que fait l’outil qu’il utilise, aider Germaine-Germaine qui s’est vautrée dans une expression régulière, assister à des réunions à la con, …

Un autre téléphone portable sonne quelque part. Cette fois-ci, la sonnerie ressemble au début d’une chanson d’Echo Lali « Les voyages de Léo ». A écouter/télécharger librement ici : http://www.jamendo.com/fr/album/2403

Sur ce, le chiffrage étant fait, je peux me mettre à bosser sur ce fameux CUISSEAU. Mais surprise, on m’annonce dans l’oreillette qu’il y’a un autre truc à faire en urgence. Je dois relire le document de spécification de l’outil CASTOR. J’en sais pas plus, et on s’en fout. Par contre, faut se dépêcher, et ne pas y passer plus d’une demi-journée. (ben oui, sinon je pourrait le comptabiliser dans mon rapport d’activités. Ha ha ha).

(image de castor en train de baiser dans une baignoire de coke)

Je chope la spec sur le serveur et commence à me la farcir. Gros problème : hier, j’ai vu un film de James Bond avec un allemand méchant et caricatural. Tout ce que je lis dans ma tête prend l’accent allemand. « Les tonnées tu fichier Musseau_XX.txt effektuent la korrezpondanz entre l’intex du lapel et l’itentifiant te la karteu ». Difficile de se konzentrer.

james_bond_40601

Je me lève pour poser une question à Germaine-Germaine. C’est toujours un moment que je redoute. Pas qu’elle soit méchante, en général, nos échanges restent corrects. Mais à chaque fois, j’ai peur de faire un lapsus tout pourri et de l’appeler « Maman ». C’est déjà arrivé dans ma tête. J’ai peur que ça sorte par inadvertance.

Comme on est jeudi, je reçois un rappel automatique pour la réunion ‘QX’. Prof, le chef de couloir, nous a mis à tous ces alertes hebdomadaires, suite à quelques remarques de la part de la certification qualité, qui trouvaient qu’on ne les faisait pas assez fréquemment. J’appuie sur le bouton « faire disparaître », et continue de bosser sur mon CASTOR.

Mini-fork :

Pour une fois, la réunion QX a réellement lieu. On se retrouve tous dans une salle, Prof galère avec le vidéo-projecteur (tiens c’est marrant, comme les vrais profs à l’école), chacun dit où il en est, Prof note des trucs en bleus/rouge/noir dans son super document Word de suivi des projets, et moi je fais des petits dessins sur mon cahier grand-format-petit-carreaux.

quibe-1

(Ce dessin n’est pas de moi.)

J’aurais aimé vous les montrer, mais entre temps, j’ai paumé le cahier (tiens c’est marrant, comme quand j’étais à l’école). Pas grave. Je les referais comme si c’était pendant une QX, et vous aurez ça dans un autre article.

Retour à l’instance originelle de notre univers.

Ca fait déjà quelque jours que Germaine-Germaine se galère avec son PC. Elle le trouve super lent. Je suis pas sûr de comprendre comment c’est possible, car on produit notre code directement sur les serveurs de Deus Unlimited. En local, on ne fait que des rédactions de document à la con (genre les dissertes), et des visionnements de power point rigolos. Des fois, la connexion vers la forteresse de Lekkemi’amorsh est super défibrillée, et c’est clair que c’est lent, voire immobile. Mais un nouveau PC n’arrangera rien. Bon on s’en fout, le passage rigolo, c’est là, tout de suite :

Germaine-Germaine téléphone au Bureau Populaire de Gestion des Equipements Automatiques, et explique sa situation à un chef de boîtier : comme quoi que elle peut pas décemment bosser avec la rougnasse dont on l’a affublé, que ça la stresse, et tout et tout. Le monsieur fait un télé-examen de son PC, et admet sans problèmes le caractère « rougnasse » de l’objet, mais il ajoute qu’il ne peut pas lui en donner un nouveau, because restrictions de budget imposées par le chef du Bureau Populaire.

skeleton-computer

Là Germaine-Germaine s’énerve, et dit au monsieur qu’il se moque d’elle, que c’est n’importe quoi, que lui de toutes façon il a que ça à faire et qu’ils devraient tous êtres à sa disposition dans ce fichu Bureau. Prof arrive, tente de calmer la situation, et demande à Germaine-Germaine de parler plus constructivement avec eux, même si ils peuvent rien faire. Elle part se détendre en allant prier à l’autel de la déesse-machine-à-café.

J’aime bien ces moments là. Mais globalement, ça me fait quand même un peu chier d’être ici et de bosser. Un spectacle que j’aimerais bien que l’on m’offrît, c’est un collègue quelconque qui pèterait les plombs, débarquerait avec un fusil et menacerait tous le monde. Là je m’imagine en héro. On me verrait planqué derrière un mur couvert d’impact de balle, un téléphone à la main, en train de demander à la madame de l’accueil de bloquer toutes les issues et de me laisser seul avec lui. Puis je le choperais par surprise, le bloquerais avec une prise de jiu-jitsu, et commencerais à discuter avec lui. Là, il me pleurerait sa détresse, et je le comprendrais du plus profond de mon âme. Finalement, c’est moi qui prendrais le fusil et on partirait ensemble à la conquête de tout le couloir. Ce serait beau.

2mec_flingue

Mais y’a rien de tout ça en vrai. Le truc le plus ravageur qu’il s’est passé ici, c’était un exercice d’alarme incendie. Et Braillou qui braille dans son brailloir.

« Nous créons vraiment les drames qui remplissent nos existences. »

(A l’estomac, Chuck Palahniuck)

J’arrête pas de péter sur mon siège car j’ai la chiasse. J’essaye de rester le plus discret possible, mais parfois je rate, et le prout s’entend. Je dis « excusez-moi ». Personne ne répond rien. Je suis vraiment une catastrophe. Quand je suis pas là, ils doivent certainement se foutre de ma gueule à ce sujet. Je devrais avoir honte. Tuez-moi.

Germaine-Germaine est revenue, et semble calmée. Peine perdue, car son téléphone sonne immédiatement. Elle regarde le numéro appelant, déblatère d’un air colérique : “t’a que ça à faire toi ?”, puis décroche.

Il s’agit de DuMoisi, son autre subordonné de pièce (qu’est pas dans la même pièce qu’elle, mais ça c’est à cause d’une crise des bureaux). La pauvre, elle a toujours eu un peu de mal avec DuMoisi. Elle m’a avoué, lors d’un dialogue-thérapie, qu’il arrêtait pas de poser des questions idiotes sur des détails de pinaillage.

Moi j’aime bien quand les gens viennent me voir privativement pour dire du mal d’autres collègues. Ha haha. Je suis le diable. Je me repaît du mal des autres. Donnez-moi votre haine. Donnez-moi votre haine que je la nourrisse. C’est moi, super faux-cul. Vous allez tous m’aimer, car je valide vos délires personnels de médisance.

Liste d’expressions rigolotes du monde corporate :

  • « ASAP » : je pensais pas qu’on pouvait le dire en vrai, avec la bouche.
  • « La philosophie de quelque chose » : pour dire : « le but de quelque chose »
  • « Tu bascules sur CUISSEAU » : oooiiiiiinnnnkkk – cla-cla-cla-cla PONK !
  • « Gagner du périmètre » : lequel ? (Largeur + Longueur)*2, ou 2*Pi*Rayon ?
  • « Baisse/montée de charge » : Tiens rajoute un condensateur, ça consommera moins.
  • « Monter en compétence » : Je suis patissier-tanneur lvl 41. Et toi, tu joues à quoi ?
  • « Après rebouclage en interne » : Ca, en Monde-Réelie, ça veut dire : « j’ai demandé à mon collègue qui s’y connait mieux que moi sur le sujet ».
  • « Baisser la voilure » : non c’est pas un truc d’homosexuel. Pourtant, tout ce qui est voile… (et vapeur).

J’ai fini la relecture de ce CASTOR. Je « bascule sur autre chose ». Je dois décaler tous les numéros de tests dans un script. Je sais plus trop d’où ça sort qu’il faille que je fasse ça. Et pis j’ai plus envie de détailler mes histoires à la noix. Il est vraiment super long cette article. On va s’arrêter là.

Je reprends mon duffel-coat et sors de la pièce. Affichées sur les murs du couloir, les espèces de photos motivationnelles super moches représentant des puces électroniques et des laves-vaisselle me font des clins d’oeil goguenards. Bon camarade, je leur réponds d’un hochement d’esprit, très « second degré ».

electronique_ampli_casque_005_pcb_composants

J’aurais pas pu glander une seule seconde aujourd’hui, à cause des farces de la SNCF, des chiffrages amputés, et des petits travaux surprises qu’on me demande de faire à l’arrache. Ca m’énerve. Mais c’est pas le moment de s’énerver. Là je dois stresser à me demander combien de temps de retard ça va me prendre pour faire le trajet de retour.

bye_0

Chanson du matin

Posted in ha ha ha !! avec des tags , , , , , , , on 23/10/2009 by recher

Ca fait quelque temps que je ne vous ai pas illuminé d’un nouvel article. J’en ai un en préparation, mais il me prend un peu de temps. Il sera corporate et cafardeux.

Pour vous faire patienter, voici les paroles d’une petite chanson que mon esprit se chantait dans ma tête, alors que j’étais encore dans le pâté du réveil.

Ce matin, un lapin
a tué un chasseur.
Ca faisait si longtemps
qu’c'était pas arrivé.
Moi, je l’ai vu qu’une seule fois,
j’m'en souviens,
j’étais le chasseur.

Evidemment, il faut voir ça avec des grosses guitares et un chanteur à la voix éraillé. Kurt Cobain style.

(ici, image de femme ronde déguisée en chasseur. Je vous la mettrais plus tard, là je suis au boulot)

(ici, image de femme ronde déguisée en lapin)

edit : hop, voilà.

eden_hunter

bbw-0776-bunny

Et pour finir, un jeu de mot de bon goût, à retenir pour briller dans les léproseries :

« Il vaut mieux un pied-bot qu’un pied moche !! »

Programmer en C++, en alsacien

Posted in super-geekeries avec des tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 05/10/2009 by recher

Buschur métame zé mézieurs !!

Auchaurtui, tans ce plog, kekeu choss d’apsolument inkroyap ! Nouss allons rékonzilier les tradizion réchionales afec le monte moterne, krasse à :

La

prokram-

mation

C++ en

elsassien

Pour commencer, je vais arrêter avec mon faux accent. C’est chiant à écrire, chiant à lire, et en plus je suis suis même pas originaire de cette belle région. (mais je la kiffe, na !)

alsacienne_culotte

Y’a des gens, ils se sont fait chier pendant des années à apprendre les subtilités de cette langue alémano-teutonne, et tout ça pour quoi ? Pour finalement découvrir que ça ne leur permettait absolument pas de créer des logiciels. C’est inadmissible. Voilà pourquoi j’ai décidé d’y remédier.

J’ai créé un fichier .h, qui redéfinit la vilaine syntaxe du C++ avec du bel alsacien bien de chez nous. Grâce à moi, du code abscons de ce genre :

int main(int argc, char *argv[])
{
  int nombre_de_bieres = NOMBRE_DE_BIERE_AU_DEPART;
  …
}

deviendra ceci :

numerik_surkrut des_esch_s_angfang_vom_program
s_brucht_sich numerik_surkrut de_zahl_von_parameter on_de_nor text_surkrut parameter des_esch_e_wandtafle so
esch_fong_e_wurst_on
    esch_bruch_e numerik_surkrut het_ver_nome zahl_von_beer het_ver_vertigkeitsmaaser ZAHL_VON_BEER_OM_ANGFANG hopla
_s_gilt

Et là c’est mieux.

Par convention, et pour une immersion plus naturelle du truc dans le truc, j’ai décidé que les variables s’appellerait « surkrut » (choucroute) et les blocs de code « wurst » (saucisse). 

A noter que la transcription est assez permissive. La fin du programme peut se noter « esch_hop_s_wurst_vertig » (j’ai fini la saucisse), ou bien « _s_gilt » (à la vôtre !)

Ne parlant pas vraiment alsacien moi-même, c’est Geoffrey, l’un de mes nombreux amis de l’internet, qui m’a fait les traductions. Qu’il en soit infiniment remercié, puisse le chemin de sa vie être recouvert de choucroute garnie et qu’un millier de camions de femmes turpides dansent lascivement devant lui, avec un millier de milliers de bières.

RCLE020402_18_Mar02_08

pas grand-chose à voir, mais on s’en fout.

Je vous met le contenu du fichier directement ici. Il manque encore 2-3 trucs, mais soyez assuré que je créerais de nouvelles versions de plus en plus enrichies. (hahaha! nan.)

#define des_esch_s_angfang_vom_program main
#define hopla ;
#define sand <<
#define ens_surkrut_usgang cout
#define on_geh_e_schrett_vor << endl
#define geh_e_schrett_vor << endl
#define esch_vott_de_huffe_von using namespace
#define fundamant_denks std
#define numerik_surkrut int
#define text_surkrut char *
#define des_esch_e_wandtafle []
#define on_de_nor ,
#define s_brucht_sich (
#define so )
#define met (
#define e_fonktion_wie_di_ruckschekt 
#define nex_von_allem void
#define on_wie_servert_on
#define esch_fong_e_wurst_on {
#define esch_hop_s_wurst_vertig }
#define _s_gilt }
choucroute_pied
//Ceux qui programment avec leur pieds seront pas déçus !
#define ken_surkrut
#define ken_surkrut_werd_gebrucht ()
#define esch_bruch_e
#define het_ver_nome 
#define het_ver_vertigkeitsmaaser =
#define so_long_wie while (
#define ens_fall_wie if (
#define no )
#define s_meust_gemort_xen )
#define oder else
#define mor_d_nachst_wurst do
#define e_besele_weniger –
#define e_besele_meh ++
#define esch_meh_als >
#define esch_weniger_als <
#define oder_egal =
#define esch_egal_als ==
#define esch_verschid_als !=

Fabuleux ! Mettons-ny-ous tout de suite !

Je vais pas me contenter de coder un stupide « Hello World », comme une petite tafiolle de merde. Je vous ai carrément concocté un « 99 bottles of beer ». Pour les gens normaux qui connaissent pas, renseignez-vous ici : http://99-bottles-of-beer.net/

Edit 11/10/2009

Le programmme sort bien evidemment les paroles en alsacien, et pas en vilain-américain-capitaliste-violacé-d-argent. Sauf que j’avais fait la traduction à l’arrache, et c’était du petit nègre sorti du cul d’une machine de Turing névropathe. Geoffrey-mon-ami-de-l-internet a rephrazingué tout ça, et c’est mieux. (Puisse la choucroute le camion-gonzesse-bière etc.)

La dernière version du programme est à télécharger ici : elsass_power2.txt. Vous pouvez le compiler sur l’ordinateur de votre grand-mère, ça marche, et ça donne ceci :

99 Flashe beer uff d’Mura, 99 Flashe beer.
Drenk eins on geh widerch, 98 Flashe beer uff d’Mura.
Ken Flashe beer meh uff d’Mura, ken Flashe beer meh uff d’Mura.
Geh ens Gschaft on kauif der wedder meh, 99 Flashe beer uff d’Mura.

Par contre, le sens a un petit peu changé. La bière, au lieu de la « take one down and pass it around », on la « drenk on geh widerch » (bois en une et continue). Mais ça reste tout à fait acceptable.

Disgression : est-ce qu’on a encore le droit d’utiliser l’expression « petit nègre » pour indiquer qu’on parle avec plein de fautes ? Je demande, parce que déjà, on n’a plus le droit de dire « tête de nègre », alors voilà quoi. Si j’ai offensé des gens, j’en suis désolé. (Bière, choucroute, camion, nichons.)

Lien vers un chouette dictionnaire françois-elsassien.

A part ça, j’avais un oncle alsacien pure souche qui s’y connaissait vachement en langage et en histoire, mais il est mort. Dommage, il aurait pu m’aider.

medium_allemande-biere_2

Pas de jeu de mot avec « mise en bière », car elles sont si jolies. 

Par ailleurs, comme je pige rien aux divers encodages de notre monde informatique torturé, j’ai pas mis les accents, trémas, et autres tuning de lettre tout bizarre. Avec ces stupides petits strüdels, on n’arrive jamais à ravoir ce que on a écrit au départ. Putain.

Village Dalzasse Pictures !!

Je ne suis pas le premier a avoir contribué au mariage entre l’Alsakie et le code informatique. Je ne serais qu’un fieffé paltoquet si je ne mentionnais pas ce splendide film qu’est Meytrix Reloatètt !!

Ca date un peu, mais moi j’adore, et c’est de l’authentique. Vous trouverez la bande-annonce ici : http://www.cigogne.net/Maytrix-reloatet-VA.html

meytrix_reloatett

Un film réalizé sans aukun trukaschh !!!

mélangeons nos cultures

Je ne suis pas le premier à avoir contribué au mariage entre l’Alsakie et l’Egypte mystérieuse et épicée. Je ne serais qu’un fieffé paltoquet si je ne saluais pas cette sympathique initiative de sculpture d’une superbe alsagyptienne aux yeux de chèvre morte.

alsagyptienne

Brrraaaiiiinnnssss !!!! (Traduction : Kougelhooooooof !!!)

La lala lalaaaaaaa

Pour finir, une petite chanson. C’est pas un truc pipi-caca de gamin de 10 ans. Non non. Cette fois-ci, c’est un peu plus adulte.

Je suis un alsacien,
je vais dans la forêt, avec mon fusil
chasser le papillon.
et le mammouth, dans la prairie,
qui broute broute broute, si joyeusement
et les saucisses, dans la boucherie,
qui pendent pendent pendent, si joliment.

’s gilt !

Edit 11/10/2009

Durant mes recherches documentaires sur le l’intraweb, je suis tombé (complètement par hasard) sur cette sympathique photo. Je vous en fait cadeau.

chloevevrierbeerfest

Edit 11/10/2009

Edit(h Cresson)

OFRTP-UNION-FRANCE-CRESSON-20060711

invisible hamburger !

Edith 11/10/2009

botte_cresson