Raffarin Pète-Gonade Memorial Day #12 : « Mauvaise journée de travail »

Yèèèèèèèè.

Comme chaque année, ce blog commémore le RPGMD, en souvenir de ce lundi qui était férié avant et qui ne l’est plus. Merci encore à Raffarin.

Niveau Travail, je suis toujours sur le projet ultra-secret POILS_PUBIENS. Jusqu’ici, tout va bien. Je fais pas beaucoup de python, mais je vais essayer d’y survivre.

Chef Tabarnak nous a dit que cette année, ConcreteWorld.🌍 ne nous donnerait pas notre jour férié. Parce que « c’est un jour pour aider nos aînés et nos personnes handicapées, il doit donc être exergué, ressenti et vécu ».

Ça me semble quand même un peu hypocrite. Il aurait pu dire que y’a très besoin qu’on bosse sur le projet, et que y’a besoin de toutes les heures de tra-tra définies par le code du tra-tra.

Je l’ai déjà dit, je le redis : bosser un jour de plus gratos pour se permettre de taxer un peu plus les entreprises pour avoir de l’argent pour aider les vieux, c’est sacrément alambiqué comme idée. L’intermédiaire ajouté (les entreprises) diminue fortement la garantie de récupérer tout le pognon généré par le travail supplémentaire. C’était pas plus simple d’augmenter un impôt existant ? Ça aurait tout autant fait râler les gens, mais pour un rendement à mon avis meilleur.

Je préférerais qu’on me prenne mon argent plutôt que mon temps libre.

  • Mon argent me permet d’acheter des choses, de bouffer, de survivre. Il définit ma quantité de confort. Je POSSÈDE mon argent.
  • Mon temps libre me permet de réaliser les choses que je veux. Il définit mes actes, mon expérience, mes souvenirs et mes projets personnels pour l’avenir. Je SUIS mon temps libre.

L’être et l’avoir, toujours cette dualité.

Autre info : les mots à la mode du moment sont : « résilience », « agile » (vous le saviez déjà), et « frugal ». Du coup, on peut créer un mot doublement à la mode : « frugagile ».

Ugh ! Pied-Agile être frugasilient !

Tant qu’à être là et à m’exprimer sur la façon dont on exprime les choses, je vais vous parler d’une expression que je trouve débile.

La « mauvaise journée de travail »

« La journée a été mauvaise ». Cette expression se truffe dans des conversations à haute teneur en lieu-communs et dans des articles à la con. En voilà une brouettée :

On y trouvera des interrogations hyper-réflexionnatoires telles que « le défi est de savoir que faire à ce sujet. » , ainsi que des conseils drastiquement inédits comme « reposez-vous quand vous êtes malade » . Passée cette décharge de sagesse que nous venons de recevoir sur nos visages ébahis, intéressons-nous au sens intrinsèque de l’expression.

Elle donne l’impression que le caractère « bon / mauvais » d’une journée peut changer du jour au lendemain, littéralement. Ça me paraît totalement déconnecté de la réalité et de ce fameux « Monde du Travail » que tout le monde se targue de connaître.

Bande de mongolos, c’est pas la journée elle-même qui est bonne ou mauvaise, c’est les événements qu’il y a dedans ! Lorsque ces événements ont un impact limité à une seule journée, on s’en fout un peu. C’est quand l’impact s’étend à une plus grande période (une ou plusieurs semaines) qu’il devient significatif.

Est-ce qu’on se lève le matin en n’ayant absolument aucune conscience de la qualité de la journée à venir ? Bien sûr que non. On a en mémoire les événements des jours passés, qui font que l’on est dans une bonne ou mauvaise période. Une mauvaise journée n’est que le symptôme ponctuel d’une mauvaise période, qui est elle-même la conséquence d’événements « mauvais ».

Je me fiche de lutter contre les « mauvaises journées », ça ne réglera pas le problème et je devrais recommencer le lendemain. Ce qui m’intéresse c’est de lutter contre les « mauvais événements » qui feraient que je me retrouve dans une période de merde dont la durée pourrait courir jusqu’à plusieurs semaines.

J’ai pas de méthode miracle pour ça, mais voici quelques conseils :

*) Faites pas chier le peuple.

*) Impliquez-vous si ça vous intéresse, mais arrêtez « d’y croire à fond ». C’est pas une religion, c’est juste votre emploi.

*) Masturbez-vous (que vous soyez un homme ou une femme). Ça ne réglera pas les mauvais événements, mais ça vous mettra dans de meilleures dispositions pour affronter le problème surfacique des « mauvaises journées ».

*) Écrivez de la doc. Ne vous prenez pas la tête à la présenter bien comme il faut et à respecter la charte graphique blabla en vigueur. C’est de la doc que pour vous. Vous avez le droit d’y mettre des trucs débiles décrivant des choses super simples que tout le monde a déjà comprises sauf vous. Si quelqu’un râle parce qu’un truc quelconque n’est pas documenté, mettez en forme puis montrez-lui la partie de votre doc concernant ce truc.

Et maintenant, voici un cliché tenace du monde du Travail des années 1970 : la secrétaire. Notez le bureau cossu et les tableaux de la période Louis croix-V-bâton.

Au boulot les feignassoss !

Je parle pas pour moi. Vous vous doutez bien que j’ai pris un congé pour cette journée si spéciale.

NorthSec 2020

Avec des collègues de ConcreteWorld.🌍 (la boîte où je bosse), on a participé au CTF du NorthSec, c’est une compétition avec des truck à hacker.

Normalement, il a lieu sur place, au Québec, mais cette année, avec cette histoire de virus, ils l’ont fait en ligne. Je ne vais rien dire de plus à propos du Covid, car je souhaite garder ce blog le plus possible éloigné de l’actualité, pour qu’il reste une sorte de lieu magique dans l’espace éthéré.

Le NorthSec, c’était bien cool ! On a eu 31 points au total, ce qui nous a classé 39ème sur 79. Certes, je n’ai personnellement fait gagner que 2 points, mais mes collègues m’aiment bien quand même. (Je ne suis pas encore assez entrainé à ce genre de compétition).

Je me suis gardé quelques challenges offline sous le coude, que j’essayerais de réussir à tête reposé.

L’environnement et le contexte de présentation des challenges était vraiment bien chiadé. Je vous explique.

Ambiance années 90

Tout se passe dans une université fictive intitulé « Severity High School ».

Les challenges sont disponibles sur le forum de cette université, un par sujet de forum. Même si parfois, certains sujets racontent des trucs qui n’ont rien à voir.

Le style graphique du forum, avec sa magnifique texture de brique en fond, est d’une mocheté assumée.

Qui dit challenge de hacking dit site web avec des vulnérabilités à exploiter. En général, ces sites n’ont aucune mise en forme. C’est une convention, et même une fierté. On se concentre sur le fonctionnement interne du site et les failles qui s’y trouvent. Il faut éviter d’être pollué par le rendu visuel.

De toutes façons, les hackers savent rarement designer un site. C’est un autre métier. Allez sur root-me.org et essayez les challenges de type « Web-server » et « Web-client », vous verrez.

Pour le NorthSec, c’est un autre choix qui a été fait. Le design des sites et du forum a été travaillé. Travaillé pour être comme dans les années 90.

C’est pas les premiers à faire ça, mais c’est toujours amusant. On pourrait aussi y voir une critique du système éducatif et du secteur public en général, qui a la réputation d’avoir systématiquement 10 trains de retard concernant internet et l’informatique. Pour eux, des designs de ce genre, ça ne les choquerait pas.

Y’avait pas ça au NorthSec, mais vous voyez l’idée.

Ambiance dystopie

Les messages fictifs échangés sur le forum donnent l’impression que les élèves et les professeurs font tous n’importe quoi et passent leur temps à se pourrir entre eux.

  • des données comportementales sont stockées sur eux, ainsi que des données personnelles complètement WTF (proba d’échec, index social, score consommateur, couleur des yeux, ton de la voix, humidité, …)
  • ces mêmes données révèlent que toute l’école est corrompue et que les notes sont proportionnelles aux donations effectuées par les parents,
  • les élèves se volent leurs devoirs entre eux et modifient les notes (pas forcément les leurs) sur les serveurs,
  • les professeurs développent eux-mêmes leurs applications de validation des examens, qui sont bien évidemment de véritables passoires,
  • les élèves, quand ils ne sont pas occupés à tricher, passent leur temps à organiser des « parties » et à se préparer pour « le prom » (le bal de fin d’année).

Ça donne une impression de micro-société totalement dystopique, c’est très étrange et très amusant.

Il y a deux ans, j’étais allé au CTF de la Toulouse Hacking Convention. Le contexte donne forcément l’impression d’être dans un autre monde durant une nuit : plein de geeks dans une pièce en train d’essayer de hacker des trucs. Mais les challenges y étaient présentés de manière brute, sans cohérence entre eux.

L’ambiance et la contextualisation des challenges du NorthSec (même si on n’est pas physiquement sur place) m’a transporté dans un autre monde pendant tout un week-end, et ça fait du bien. Et le fait que c’était un monde dystopique était encore plus rigolo.

C’est à ça que servent les vacances, les voyages, les festivals, jouer dans une pièce de théâtre, etc. : jouer à être quelqu’un d’autre durant une parenthèse de temps plus ou moins longue.

J’espère avoir l’occasion de participer à d’autres trucs comme ça. À la prochaine !

Je vous laisse avec Busty Dusty, une nana des années 90.

Découvrir le python – chapitre 3 – list’oire de la vie

Le titre de l’article est une blague par rapport à la chanson naze et bien-pensante du Roi Lion : « C’est l’histoâââââre de la viiiiiiiie ». Ce troisième article de découverte du python a pour sujet principal : les listes.

Je tenais à expliquer cette blague, car quand on explique une blague, elle n’est plus drôle. Mais quand une blague est pas drôle dès le départ et qu’on l’explique, ça devient drôle.

Avant tout, pif paf la solution au devoir du précédent article. C’était plus un travail de géométrie que de programmation. Des fois, on croit qu’on fait un truc et on en fait un autre. C’est comme ça la vie, jeune lecteurtrice. L’histoâââre de la viiiiieeeuuuuu.

De la couleur

Remet-toi sur le site Trinket, ajoute les deux instructions habituelles du début : « import turtle », « turtle.speed(0) ».

Ensuite, tu copie-colles la fonction « dessiner_diams » créée dans l’article précédent (tu peux la récupérer dans la correction du devoir).

Pour finir, ajoute une seule ligne après la fonction, dans le programme principal : « dessiner_diams(0, 0, 50) ». On est devenu des prolos et on fait des petits diamants.

On est des prolos, mais on n’est pas forcément des communistes. On voudrait pouvoir faire des diamants ayant une autre couleur que ce rouge pétaradant.

Tu as certainement déjà repéré la ligne de code de la fonction spécifiant que le diamant est rouge. Pour les anglophonophobes, je rappelle que « red » signifie « rouge ». Indique une autre couleur à la place : « green », « blue », …

C’est top-de-la-housse, mais ça ne permet pas de dessiner des diamants de couleurs différentes.

Alors tu vas appliquer la même méthode que dans l’article précédent, lorsqu’on avait ajouté le paramètre « taille » :

  • Ajoute un paramètre supplémentaire dans la fonction « dessiner_diams ». On va l’appeler « couleur ».
  • Utilise ce paramètre dans le corps de la fonction. À toi de trouver où il faut le mettre et à la place de quoi.
  • Ajoute ce paramètre lorsque tu appelles la fonction, dans ton programme principal.

On va profiter de cette souplesse supplémentaire que tu viens de conférer à ta fonction (lecteurtrice, tu te rends compte que tu con-faire ? Tellement génial). Remplace la ligne du programme principal par ces deux lignes :

dessiner_diams(0, 0, 50, "green")
dessiner_diams(25, 25, 50, "blue")

Et voilà !

Lien vers la solution si t’as perdu tes couleurs.

De la couleur RVB

Les couleurs c’est fun et bigarré, mais c’est chiant de devoir les identifier par des noms, surtout en anglais. C’est un coup à ce que ça parte en bastonnade entre d’éminents chromatologues qui se crêperont l’arc-en-ciel sur la différence entre le cyan et le turquoise. Encore heureux que turtle ne reconnaît pas le fuschia, sinon je vous dis pas le bordel ! Personne ne connaît vraiment ce mot.

Il existe une manière plus standard de définir les couleurs en informatique. On indique trois nombres, correspondant aux quantités des trois couleurs primaires : rouge, vert et bleu.

Je t’entends protester d’ici, lecteurtrice : « han mais n’importe quoi, mon prof de dessin il m’a dit que les couleurs primaires c’est rouge, bleu et jaune ! ». Alors je te répondrai d’écouter ton prof mieux que ça, car il a plutôt dit que les couleurs primaires sont magenta, cyan et jaune. Finalement, je te répondrais que ça dépend si on est en synthèse additive ou en synthèse soustractive. Écris ces termes dans un moteur de recherche si tu veux en savoir plus.

Si tu as joué avec des logiciels de dessins, tu connais déjà les sélecteurs de couleurs. En voici un disponible en ligne : https://lehollandaisvolant.net/tout/tools/color/ .

Choisis la couleur que vu veux et retiens les trois nombres de la ligne « RGB » (Red Green Blue).

Dans ton code python, tu peux écrire ces trois nombres à la place du nom de la couleur. Mais attention, il faut mettre des parenthèses pour les délimiter. Par exemple :

dessiner_diams(0, 0, 50, (42, 234, 69))

« dessiner_diams(0, 0, 50, 42, 234, 69) », ça ne marcherait pas.

Miss Diamond Doll, puisqu’on reste sur les diamants

Tuple et zante ?

Pourquoi il faut des parenthèses en plus ?

La couleur ne doit constituer qu’un seul paramètre. Mais celui-ci peut être de type simple (un texte entre guillemet), ou de type composé.

Ces trois nombres entre parenthèses définissent une valeur de type tuple. « Tuple » est le mot générique pour dire un couple / un triplet / un quadruplet / un n-uplet.

Pour toutes les fonctions de la librairie turtle nécessitant des couleurs dans leurs paramètres, on peut indiquer un texte correspondant à un nom de couleur valide, ou bien un tuple de 3 entiers. Une conversion est effectuée en interne dans turtle.

Les tuples sont des types de valeurs comme les autres, tu peux donc les mettre dans des variables :

ma_couleur = (42, 234, 69)
dessiner_diams(0, 0, 50, ma_couleur)

Et aussi utiliser des variables numériques comme composantes d’un tuple:

le_rouge = 42
le_bleu = 69
# J'ai la flemme de créer la variable pour le vert.
dessiner_diams(0, 0, 50, (le_rouge, 234, le_bleu))

Plus d’infos sur les tuples dans cette chouette documentation : https://courspython.com/tuple.html

Profitons de cette nouvelle connaissance et réalisons un joli dégradé de couleur.

Tu me fais une boucle qui dessine 100 diamants :

  • La coordonnée X varie de 5 en 5, en partant de -200 : -200, -195, …
  • La coordonnée Y reste à 0.
  • La taille reste à 50.
  • La couleur rouge reste au maximum, c’est à dire 255.
  • La couleur verte reste à 0.
  • La couleur bleue varie de 2 en 2, en partant de 50 : 50, 52, 54, …., 246, 248.

Ça donnera un magnifique dégradé :

Lien vers la réponse, si ton cerveau s’est dégradé.

Vous êtes l’éliste de la nation

Tu vas mettre en commentaire ta belle boucle du chapitre précédent, car on va partir sur autre chose. Nous arrivons enfin au sujet majeur de cet article : les listes.

Dans le programme principal, juste après la définition de la fonction dessiner_diams, tu vas créer une liste contenant quelques nombres :

ma_liste = [-70, 38, 45, -20, 113]

Tu peux parcourir cette liste à l’aide d’une boucle. En voici une toute simple, je te laisse deviner ce que ça fait :

for elem in ma_liste:
    print(elem)

On retrouve la même syntaxe que pour les autres boucles : for {bidule} in {truc}:

Sauf que cette fois-ci, le {truc} que tu parcoures n’est pas une fonction « range » qui ne fait que compter. C’est une liste, avec tout et n’importe quoi dedans.

Lecteurtrice, je vois bien, à ton œil mouillé et ton air rébarbatoire, que tu as envie de me poser une question qui dérange :

« Wesh, auteurtrice, c’est quoi l’intérêt d’avoir inventé deux types : les listes et les tuples ? Ils font la même chose : stocker une suite d’éléments. »

Eh bien voilà : les tuples ne peuvent pas changer de contenu. Les listes, si. On peut y ajouter ou enlever des éléments, en remplacer un par un autre, etc.

Re-lecteurtrice, je te revois bien me redemander :

« Re-wesh, à quoi ça sert d’avoir inventé des tuples qu’on ne peut pas changer, si on a déjà les listes, qui font la même chose et qu’en plus on peut changer ? »

C’est pour les performances. Les tuples prennent très peu de place en mémoire et sont très rapides d’accès. Quand on a besoin d’une suite de trucs et qu’on sait qu’on ne la changera pas, on prend un tuple.

Voilà un autre lien avec plein de détails sur les listes : https://openclassrooms.com/fr/courses/235344-apprenez-a-programmer-en-python/232026-creez-des-listes-et-des-tuples-1-2

Si tu ne veux pas tout lire, je te montre très rapidement ce dont tu auras besoin pour la suite :

ma_liste = [-70, 38, 45, -20, 113]
# Accès à un élément
print(ma_liste[2])
# Ajout d'un élément à la fin
ma_liste.append(99)
# Écriture de toute la liste.
print(ma_liste)

Mets ça dans un programme et regarde ce que ça fait. C’est d’une comprenabilité qui ne me semble pas pharaonique.

On peut boucler sur les listes, comme sur les tuples. De manière générale, il y a des tas de choses en commun entre les listes et les tuples, qui se font exactement de la même manière. C’est possible grâce à un concept de programmation appelé le duck typing.

Ça disgresserait trop d’expliquer ce concept dans cet article. Pour ne rien te cacher, je l’ai mentionné juste pour avoir l’occasion de placer cette superbe image :

Si ça fait coin-coin comme un canard, c’est un canard.

List-ception

En informatique, on aime mettre des trucs dans les mêmes trucs : un sous-bloc de code dans un bloc de code, un sous-répertoire dans un répertoire, …

J’ai le plaisir de t’annoncer qu’on peut mettre des listes dans des listes, des tuples dans des tuples, des tuples dans des listes dans des tuples dans des tuples, etc.

Voici une liste avec des tuples dedans :

des_coords = [ 
    (-100, -40), (100, -40), (-80, -70), 
    (80, -70), (-60, -90), (60, -90),
    (-40, -100), (40, -100), (-20, -110), 
    (20, -110), (0, -115),
    (-70, 120), (70, 120),
]

Tu remarqueras qu’on peut l’écrire sur plusieurs lignes, à condition de ne pas oublier le crochet ouvrant au début ni le crochet fermant à la fin, et de respecter l’indentation.

Ajoute cette liste de tuples dans ton programme et fais une boucle dessus.

  • À la première itération, tu récupéreras le tuple (-100, -40), et tu me dessineras un diamant aux coordonnées X=-100 ; Y=-40.
  • À la deuxième itération, tu dessineras au autre diamant en X=100 ; Y=-40.
  • Puis en X=-80 ; Y=-70.
  • etc.

Pour la couleur des diamants, met ce que tu veux. Personnellement, j’ai choisi un espèce de jaune-orangé : (250, 150, 0).

Tu obtiendras un joli sourire de joker !

Why so serious ?

Lien vers la réponse, si t’as plus de cartes joker.

Je return à ma maison

OK lecteurtrice, si tu en es là dans l’article, et que tu as codé tous les exercices avec les doigts nus de tes mains nues, sans trop regarder les réponses, tu as de la motivation et de la comprenitude. J’ai confiance en toi, je sens que tu ne vas pas t’évanouir si je t’apprends DEUX choses différentes dans un même chapitre.

Mets-toi face à moi pour bien recevoir toute ma décharge cognitive.

1)

Une fonction peut renvoyer quelque chose (un nombre, une liste, …). Le code ayant appelé la fonction peut récupérer ce qui a été renvoyé.

Voilà un exemple :

def renvoyer_une_liste():
    print("coucou")
    return [4, 6, 15, 9]
    print("On ne voit pas ce texte.")
    print("Car une fonction s'arrête après un return.")

liste_que_je_recupere = renvoyer_une_liste()
print(liste_que_je_recupere)

Si tu exécute ce bout de code, ça écriras : « coucou », puis « [4, 6, 15, 9] ».

On a le droit d’écrire plusieurs « return » dans une même fonction. Mais dès que l’exécution arrive sur l’un d’eux, la fonction s’arrête, et renvoie ce qui est indiqué.

2)

La fonction turtle.pos() renvoie un tuple de deux éléments, contenant les coordonnées de la position actuelle de la tortue. Tu peux tester comme ceci :

ma_position = turtle.pos()
print(ma_position)

Et maintenant tu vas mettre tout ça en pratique.

  • Au début de la fonction dessiner_diams, tu crées une liste vide. On va l’appeler « coord_des_pointes ».
  • Dans la boucle de la fonction, juste après l’instruction turtle.circle, tu récupères la position actuelle de la tortue.
  • Tu ajoutes cette position dans coord_des_pointes. Celle liste contiendra donc des tuples.
  • À la fin de la fonction, tu « return » coord_des_pointes.
  • Dans le programme principal, tu exécutes une seule fois la fonction dessiner_diams,
    • coordonnées X=0 ; Y=0, taille = 50, couleur = ce que tu veux.
  • Tu récupère la valeur renvoyée par la fonction, et tu la printes.

Ça devrait t’afficher ça dans la sortie standard :

[(0.0, 50.0), (50.0, 0.0), (0.0, -50.0), (-50.0, 0.0)]

Lien vers la solution, en cas de surcharge cognitive.

Je vous emmerde et je return à ma maison

Des diamants dans des diamants

Puisque tu as récupéré des coordonnées, profites-en pour dessiner des diamants avec ! Mais tu les fais un peu plus petits. Une taille de 25, par exemple.

Ça donnera quelque chose dans ce style (même si c’est pas ces couleurs là) :

Est-ce que tu vois ce qui va venir après, lecteurtrice ? Est-ce que tu réalises qu’on est maintenant très proche de l’image finale que je t’ai promise il y a plus de deux mois ?

À chaque fois que tu traces les 4 petits diamants, la fonction renvoie à nouveau les coordonnées de leurs 4 coins. Tu pourrais toutes les récupérer, (16 coordonnées en tout), et dessiner sur chacune d’elles un autre diamant, encore un peu plus petit que les précédents. Ne serait-ce pas fractalement uber-classe ?

Il te reste à régler un petit détail : tu ne récupères pas les 16 coordonnées en un seul coup.

Dans le programme principal, avant la boucle où tu dessines les diamants de taille 25, tu crées une liste vide. On va l’appeler coord_mini_diamants.

À chaque dessin de diamant, tu récupères 4 coordonnées, que tu ajoutes dans coord_mini_diamants. Sais-tu comment on ajoute une liste à la fin d’une autre liste ?

Eh non lecteurtrice, ce n’est pas la fonction « append ». Celle-ci permet d’ajouter un élément simple au bout d’une liste. Pour ajouter une liste au bout d’une liste, on utilise l’addition, tout simplement.

Tu aura donc ceci dans ta boucle :

coord_mini_diamants = coord_mini_diamants + dessiner_diams(x, y, 25, (255, 0, 0)

Une fois que cette liste est remplie, plus qu’à s’en servir.

Et paf, un niveau de diamant supplémentaire :

Lien vers le code, si les diamants ne sont pas tes meilleurs amis.

diamant(diamant(diamant(diamant())))

Pour finir, tu re-appliques la même démarche, pour un dernier niveau supplémentaire.

Je te récapitule le tout :

  • premier diamant : taille = 50, couleur= (128, 0, 0)
  • 4 diamants autour : taille = 25, couleur= (255, 0, 0)
  • 16 diamants autour : taille = 12.5, couleur= (255, 70, 70)
  • 64 diamants autour : taille = 6, couleur= (255, 120, 120)

Le fait de reproduire plusieurs fois la même forme, à d’autres endroits, et de plus en plus petite, me permettrait de te présenter les notions de fractales et de récursivité. D’ailleurs, on pourrait dessiner tous les diamants en une seule et même boucle. Mais je ne vais pas t’embêter avec ça, cet article est déjà assez cerveauphage.

Tout ça pour dire que nous arrivons enfin à notre image finale ! Yiiipiii !

Lien vers la réponse, si tu t’es fait une fracture de la fractale.

C’est tout pour aujourd’hui

Voici inévitablement des devoirs. Pour cette fois, je t’en donne deux !

Le premier est assez facile, c’est une reprise du devoir précédent. Il faut dessiner cet anus de licorne :

Petit indice : tu vas devoir trouver comment tracer des formes remplies de couleur, mais sans le trait noir de délimitation.

Le deuxième :

Là c’est un peu plus dur. Il faut reprendre ce qu’on a fait avant, en annulant le dessin de certain diamants. Le tout est de savoir lesquels. Un coup c’est celui de droite, un coup celui du haut, …

Tu vas peut-être devoir apprendre par toi-même à utiliser une notion que je n’ai pas du tout présentée : le branchement conditionnel, if-then-else.

 

Et la suite ?

La librairie turtle permet également de créer des animations. Dans Trinket, on peut faire quelque chose comme ça :

Je pourrais donc te pondre un ou deux articles là-dessus, lecteurtrice. Mais je ne sais pas si ça vaut le coup. Je voudrais écrire d’autres trucs et me lancer dans d’autres projets.

J’ai mis cette série d’article de découverte du python sur mon compte Linkedin (vous ne savez pas lequel c’est, mais vous n’en avez pas besoin). Dans l’ensemble, j’ai eu des retours très aléatoires :

  • zéro commentaire dans ce blog, mais ça j’y suis habitué,
  • plein de commentaires et repartages Linkedin pour le premier article,
  • un seul repartage (de mon super-pote) pour le second article.

Je suis un peu perplexe. Je ne sais pas si c’est les gens qui ne me répondent rien parce que je ne les intéresse pas, ou si c’est Linkedin qui ne met pas mes articles dans le fil d’actualité des gens pour une raison obscure (le fait d’avoir placé le mot « fouetter » lorsque j’ai décrit les sévices corporels destinés aux personnes ne faisant pas leur devoirs ?)

Et désolé, il n’y a pas autant de blagues et de jeux de mots débile dans cet article. Un réajustement effectué par mon inconscient ? Je ne sais pas.

Je vais attendre les retours, mais si j’en ai à nouveau aussi peu, je ne me prendrais pas la tête. Le tout dernier article de la série (s’il y en a un) sera du code brut : les corrections des devoirs et l’animation.

Tchôrp.

Découvrir le python – Chapitre 2 – Diamonds in the skaaaaaaye

Wèèèèèsh lecteurtrice !! Bien ou bien ?

T’as lu mon article précédent et t’as grave kiffé au taquet de ouf’ ? Sois jouasse, en rev’là une gorgée !

Avant qu’on s’y remette, j’espère que t’as fait tes devoirs, ou que t’as au moins essayé.

Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas grave, je vais simplement prévenir mes robots correcteurs. Ils te jetteront du sable fin sur les sourcils, puis te pendront par les pieds et te fouetteront jusqu’à ce que tes larmes aient entièrement nettoyé tes sourcils.

Voici la solution du devoir, avec plein de commentaires qui expliquent comment c’est gaulay.

Un diamant

Let’s go sur un truc simple pour commencer. Retourne dans Trinket, ton bel environnement de dev, enlève le programme initial et ajoute les deux lignes habituelles au début : « import turtle », « turtle.speed(0) ». On va commencer simple, tu vas me dessiner un diam’s.

♫ C’est le python qui va dicter ton code. ♪ Génération Oui-Oui. ♬♪

Un diamant, c’est quatre quarts de cercle. Sauf qu’après chaque quart, la tortue fait demi-tour, pour changer le sens de tracé du quart suivant.

On n’est pas des prolos et on veut un gros diam, alors tu me fais des quart de cercles de 100 pixels de rayon. Tu as le droit de le réaliser d’abord à la crade, c’est à dire en copiant-collant 4 fois le même morceau de programme. Mais ensuite, tu me met ça sous forme d’une boucle.

Tu devrais réussir à bling-blinguer un diamant cossu comme ça :

Lien vers la réponse si tu as du mal à te remettre dans la vibe.

Laissez-moi vos coordonnées

Si tu as fait quelques années d’école, lecteurtrice, tu as sûrement placé des points sur une feuille, pour faire un graphique ou pour tracer une droite. Tu utilisais alors des coordonnées : un nombre en X, un autre en Y.

Si tu es Muriel Robin, lecteurtrice, tu pourrais faire la blague « laissez-moi vos cordonniers, je vous rappellerais », et tu aurais été super drôle, pour l’époque.

La tortue se déplace dans un espace défini par des coordonnées. Cet espace est orienté de la même manière qu’en cours de maths :

  • La coordonnée (0, 0) correspond au milieu de la zone de dessin.
  • Lorsqu’on va vers la droite, la première valeur (le X) augmente, elle diminue lorsqu’on va vers la gauche.
  • Lorsqu’on va vers le haut, la deuxième valeur (le Y) augmente, elle diminue lorsqu’on va vers le bas.

C’est pas du tout orienté selon les conventions habituelles en informatique. On va pas s’attarder là-dessus pour l’instant, sinon je vais encore traiter les matheux de ringards.

La fonction « turtle.setpos » permet de positionner la tortue à des coordonnées données (Wesh, lecteurtrice ! « coordonnées données » ça fait une répétition lolilol !).

Voici un lien vers la doc de la fonction.

Au début de ton programme, ajoute un setpos pour positionner la tortue aux coordonnées X = -40, Y = +30.

Le déplacement va dessiner un trait moche. On réglera ça au chapitre suivant.

Mais avant, tu vas mettre ces coordonnées dans deux variables, intitulées « pos_x » et « pos_y ». Tu te souviens de ce qu’est une variable ?

Au début du programme, tu définis la variable « pos_x » à -40 et la variable « pos_y » à 30.

Ensuite, dans l’instruction « turtle.setpos », tu n’utilises plus directement les valeurs -40 et 30, mais les deux variables que tu viens de définir.

Pour l’instant, ces variables servent à R (Wesh lecteurtrice, langage de jeune !!), mais ce sera utile très bientôt.

Lien vers le code, si t’en chie.

Attention, les majuscules-minuscules sont importantes. « pos_x » et « Pos_x », ce n’est pas la même chose.

Les conventions de codage en python conseillent d’écrire les noms de variables tout en minuscules. Lorsqu’un nom est composé de plusieurs mots, on les sépare par des « _ » (le tiret bas). Un jour, jeune programmeurtrice dont les poils n’ont pas encore poussés, je te parlerai plus en détail de la notion de « convention de codage » et du PEP-8.

Si t’as envie d’appeler tes variables « posx » et « posy », t’as le droit, tu fais tout qu’est-ce que tu veux, c’est ta création, c’est bonheur. Il faudra juste que tu t’en rappelles, parce que dans la suite de l’article je continue de les appeler « pos_x » et « pos_y ».

Il n’est pas rare de s’over-prendre la tête en boucle pendant des heures sur la manière de nommer une variable.

Up and Down

C’est trognon ces variables, mais ça règle pas le problème du trait dégueubeurk que fait le setpos.

Je te donne juste le nom des deux fonctions permettant de régler le problème : « turtle.penup », « turtle.pendown ». Tu te débrouilles pour savoir ce que ça fait, comment ça marche, est-ce que ces fonctions ont besoin de paramètres, où les appeler, etc. Peut-être que tu peux commencer par les taper dans un moteur de recherche.

Tu regardes des docs et des exemples de code, tu testes dans ton programme, si ça fait des trucs pétés, tu testes autre chose. Azy lecteur, fais pas ta tafiolle, azy lectrice, fait pas ton tafiot (Wesh lecteurtrice, t’as vuuuu ? Écriture inclusive sur le mot « tafiolle » !)

Quand tu auras réussi, ça fera le même diam’s qu’au tout début, mais sans le trait moche.

Lien vers la réponse, si t’es au bout de ta vie.

Tout ça pour ça ? Je t’entends penser d’ici : « you you foutay de magl, ou bien ? ».

Ne brûle pas cet article tout de suite lecteurtrice, la suite est plus intéressante.

lofteurs.up() and lofteurs.down()

Pléthore de diam’s

Ce serait le top de la bling-bling-itude de pouvoir dessiner des diamants où on veut. Mais pas en copiant-collant le code, sinon ce serait le top de la cra-cra-itude. Alors on va créer une fonction.

Tu ne sais pas ce qu’est une fonction ? Eh bien si. Tu en utilises depuis le début : « print », « turtle.circle », « turtle.penup », … Maintenant, tu vas en créer une nouvelle qui sera rien qu’à toi.

Lorsqu’on crée une fonction, on lui associe un bloc de code, qu’on appelle le corps de la fonction. Comme tu as bien retenu la leçon précédente, tu sais déjà que ce bloc peut éventuellement contenir des sous-blocs, sous-sous-blocs, etc.

Ensuite on exécute la fonction (on peut aussi dire « appeler la fonction »), ce qui revient à exécuter son corps. Ça fait très bizarre de dire « exécuter son corps », alors dites-le uniquement dans votre tête, d’à-corps ?

Tu vas donc me créer une fonction, sans paramètre, intitulée « dessiner_diams ». Dans le corps, tu mets ce que tu as déjà écrit, depuis « turtle.penup » jusqu’à la boucle dessinant les quarts de cercle. Tu n’y mets pas l’initialisation des variables pos_x et pos_y, c’est fait exprès.

Voilà un lien de doc qui pourra t’aider : https://courspython.com/fonctions.html, à lire jusqu’au chapitre « Fonction avec paramètre ». Cela dit, les chapitres d’après peuvent t’aider pour la suite, et c’est assez bien expliqué. Y’a juste pas de fun, contrairement à mes articles qui regorgent d’espiègleries toutes pailletées de saveurs foisonnantes prestige t’as vu wesh ?

Seulement voilà. Si t’exécutes ton code là maintenant, t’auras queud’. Zéro diams. Retour à l’âge de prolétaire.

C’est normal, il faut appeler la fonction que tu as créée. À la fin du programme, ajoute « dessiner_diams() », et re-bling-bling !

Si tu appelles plusieurs fois de suite la fonction, ça ne changera pas le dessin final, car tu dessines plusieurs fois au même endroit.

Or, la fonction utilise les variables pos_x et pos_y pour se positionner avant de dessiner. Il suffit donc de les modifier puis de re-appeler la fonction.

Tant qu’on y est, tu vas ranger un peu ton code. En général on met les imports au début, puis la définition des fonctions, puis le code principal. Ça va donc donner un truc comme ça :

import turtle
# Cette ligne, y'a qu'à la laisser au tout début.
turtle.speed(0)

# Ici, il y a la définition de la fonction "dessiner_diams"

# Ensuite, la définition des variables pos_x et pos_y, 
# avec les mêmes valeurs qu'avant : -40 et +30

# Appel de la fonction.
dessiner_diams() 

# On redéfinit les variables pos_x et pos_y, 
# avec, disons : pos_x = 10 et pos_y = 60

# Re-fonction.
dessiner_diams()

Et ça devrait donner deux diamants, à deux endroits différents :

Lien vers la réponse, si t’es en PLS.

Avec des paramètres

On a fait un truc bizarre dans le chapitre précédent. On a utilisé les variables pos_x et pos_y à l’intérieur d’une fonction, alors qu’on ne les a pas définies dans la fonction elle-même. Ça n’a pas planté, grâce à la manière dont le langage python gère la portée des variables.

  • Ton programme principal est dans un certain contexte, avec des variables.
  • Tu exécutes la fonction « dessiner_diams », qui se crée un petit sous-contexte pour elle toute seule, avec ses variables.
  • Le python autorise l’accès aux variables d’un contexte englobant, mais uniquement en lecture.

Tu verras peut-être, dans les différents tutoriels du grand internet, les notions de « variables globales » et « variables locales ». C’est à peu près la même chose, mais je n’aime pas trop ces termes, car ça donne l’impression qu’il n’y a que deux contextes, alors qu’il peut y en avoir bien plus.

Je vais pas trop t’embrouiller avec des choses que t’as pas encore vues. Un module possède lui aussi un contexte. D’autre part, tu peux déclarer une fonction dans une fonction, ce qui crée un sous-sous-contexte, et une fonction dans une fonction dans une fonction. Et en plus ça s’appelle pas des contextes mais des « espaces de nommage ». Oublions tout ce batacouac.

Y’a des fois, c’est justifié d’accéder à une variable du contexte englobant, mais là non, c’est pourri.

Déjà, parce que ça oblige à écrire trois lignes de code pour dessiner un diamant où on veut : deux lignes pour pos_x, pos_y, et la dernière pour la fonction. Et ensuite ça fait bizarre, car le comportement de la fonction dépend de choses extérieures à elle. C’est inhabituel, alambiqué, complexe et source de bugs.

Alors on va ajouter deux paramètres à la fonction. Devine comment on va les appeler ? pos_x et pos_y. Hu hu hu.

Il faut ajouter ces paramètres dans la définition de la fonction (la ligne de code avec le mot-clé « def »), ainsi qu’à chaque exécution de la fonction.

Tu n’as plus besoin des lignes de code définissant les variables pos_x et pos_y. Tu peux mettre les coordonnées directement dans les paramètres d’appel à la fonction. Tiens voilà un exemple issu de la même doc que tout à l’heure . Ne t’attardes pas sur le corps de la fonction, osef. Regarde juste comment elle est déclarée, comment elle est appelée, et tu fais le même genre de chose avec ta fonction à toi.

Tu peux faire un petit test pour bien te rendre compte que les paramètres pos_x et pos_y existent dans l’espace de la fonction, mais plus en dehors. Ajoute « print(pos_x) » à la fin de ta fonction. Ça va fonctionner. Ajoute la même ligne tout à la fin de ton programme, ça va merdoyer.

C’est ce qu’on veut, lecteurtrice. Chaque variable et chaque paramètre doit être présent uniquement là où on en a besoin, et ne pas être accessible ailleurs. Sinon ça embrouille, on se demande ce que ça fout là, et on passe pour une baltringue ou un baltringuet (Wesh ! Écriture inclusive !).

Pour finir ce chapitre sur quelque chose d’over-classe, tu mets une boucle de 20 itérations dans laquelle tu exécutes ta fonction. Pour ses deux paramètres, indique directement le compteur de la boucle.

Ça va faire un truc comme ça :

Lien vers le code si t’as vomi ton cerveau.

On taille les diamants

Maintenant que tu as compris le truc avec les paramètres de fonctions, profitons-en pour en rajouter un troisième, permettant de choisir la taille du diamant.

C’est à peu près comme au chapitre précédent :

  • Ajoute un paramètre dans la définition de la fonction, après pos_x et pos_y. On l’appellera « taille ».
  • Utilise ce paramètre dans le corps de la fonction. Ça va se passer dans la ligne de code « turtle.circle(100, 90) »
  • Ajoute le paramètre lors de l’exécution de la fonction. Dans un premier temps, tu peux indiquer une valeur fixe. Le plus simple est de remettre 100.

Avec ça, tu auras la même image que précédemment, mais ton programme sera plus souple, comme lui :

Modifie la boucle affichant les 20 diamants, en faisant varier leur taille, de 0 pixels (inclus) à 100 pixels (exclus), en avançant par pas de 5 pixels.

Et plop :

Lien vers la réponse si t’es pas de taille.

Recentrons-nous

Hé, j’ai une idée géniale. On pourrait afficher des diamants de taille différente, mais tous en coordonnées (0, 0). Ça ferait un truc trop joli, comme une espèce de porte des étoiles magiques en forme de vagin de l’espace.

Sans plus attendre, re-re-modifie la boucle exécutant la fonction, et indique 0 dans les deux premiers paramètres.

Et paf, c’est moche.

Qu’est-ce à dire que ceci ?

La fonction positionne la tortue aux coordonnées (pos_x, pos_y), puis commence tout de suite à dessiner.

Donc ces coordonnées ne correspondent pas au centre du diamant, mais à la pointe de gauche.

Avant de dessiner, il faut se décaler vers la gauche, d’une distance égale à la taille du diamant.

Y’a deux manières de le faire :

Soit tu te positionnes dès le départ où il faut, en changeant le premier paramètre de l’instruction turtle.setpos. Au lieu de « pos_x », tu mets « pos_x – taille ».

Soit tu laisses le setpos comme il est, mais juste après, tu recules de la taille du diamant. La fonction pour reculer, c’est « turtle.backward », elle fonctionne comme le forward.

Je te conseille fortement la deuxième option. Tu en auras besoin au moment de faire tes devoirs. Eh ouais, lecteurtrice, t’auras encore des devoirs. La vie est dure.

Après avoir appliqué le décalage, ça devrait dessiner ça :

Lien vers la réponse, si t’es déconcentré ou déconnecentrée (Wesh, écriture inclusive, t’as vuuuuuu ?)

Diamonds are a girl’s best friend

I have a good filling about this

On va momentanément partir sur autre chose.

Teste-moi ça, dans un autre onglet Trinket :

import turtle
turtle.fillcolor("red")
turtle.begin_fill()

turtle.forward(60)
turtle.left(120)
turtle.forward(60)
turtle.left(120)
turtle.forward(60)

turtle.end_fill()

Ça va dessiner un magnifique triangle rempli de rouge.

Explications :

  • La fonction fillcolor est assez simple : elle définit une couleur de remplissage. Tu peux remplacer « red » par « green », « blue » ou d’autres couleurs en anglais.
  • La fonction begin_fill indique à la tortue qu’on va commencer à tracer un dessin qui sera à remplir.
  • Ensuite, des forward et des left, que tu connais déjà.
  • Finalement, la fonction end_fill indique à la tortue qu’on a fini le dessin et que le remplissage doit être effectué.

Ce n’est pas forcément évident à comprendre. Ces fonctions de fill impliquent beaucoup de traitements réalisés en interne par le python.

Lorsque tu es entre un begin_fill et un end_fill, à chaque fois que tu traces un bout de truc, que ce soit avec un forward, un circle ou autre chose, la tortue enregistre tous les pixels par où elle est passée. Au moment du end_fill, la tortue en déduit l’espace interne de pixel délimité par ton tracé, et elle les colorie. Comme l’outil « pot de peinture » dans les logiciels de dessin, t’as vu ?

Pas besoin de te prendre la tête avec ces traitements compliqués, le python le fait tout seul (plus exactement, c’est la librairie de code turtle qui le fait, osef). Mais du coup, c’est pas évident de comprendre ce que ça fait.

On pourrait presque considérer que tout ce que tu fais entre le begin_fill et le end_fill constitue un sous-bloc de code. D’ailleurs, si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais fait un context manager, et ça se serait explicitement écrit comme des sous-blocs de code. Un « context manager », c’est un truc spécial du python que tu peux mentionner quand tu veux montrer à tes lecteurtrices à quel point tu es un over-expert du python.

Et là, lecteurtrice, je me plaît à imaginer que tu t’intéresses à ce que je te raconte jusqu’au plus profond de tes neurones, et que donc tu te poses plein de questions :

  • Si je dessine n’importe quoi et que je ne reviens pas à mon point de départ, est-ce que ça va colorier toute l’image comme dans Paint ?
  • Si je croise des traits, ça va se colorier comment ?
  • Si je fais plusieurs begin_fill et/ou plusieurs end_fill à la suite, ça donne quoi ?

Réponse : t’as qu’à tester. Tiens, je t’ai fait quelques exemples.

Bon, ceci étant expliqué, je veux un diamant de sang ! Yaaahahahhaaarrrr !!

Modifie la fonction de façon à ce qu’elle dessine un diamant coloré en rouge. Il suffit d’ajouter les instructions de fill, aux bons endroits.

Ensuite, les diamants vont se dessiner en se recouvrant l’un après l’autre. À la fin, tu auras ça :

Lien vers la réponse, si tu commences à pleurer du sang.

Ce sera tout pour aujourd’hui

Dans mon article précédent, j’ai dit qu’on ferait ça :

On n’y est pas encore, mais on s’en rapproche. Je m’arrête là pour l’instant. J’ai d’autres trucs à faire que d’écrire des cours de python. Désolé. Promis, le mois prochain, on y arrive.

En attendant, pour pas que tu t’ennuies, BADAM-BING ! LES DEVOIRS !!!

Dessine-moi ça :

Petit indice : depuis le début, on dessine des diamants tout droit, parce que l’orientation initiale de la tortue est droite. Et si tu tournais un peu ta tortue avant de dessiner un diamant ? Pas trop, un ou deux degrés…

Découvrir la programmation python et faire des petits dessins, là tout de suite

Hey !

Alors comme ça tu veux essayer la programmation et tu ne sais pas par où commencer ? Tu as joué un peu avec des formules Excel et tu as trouvé ça relou ? Tu as pris peur devant la quantité faramineuse de case à cocher et de Giga-octets nécessaires à l’installation de Visual Studio ? On s’est moqué de toi quand tu as dit que le C++ était mieux que le HTML ? Allez, viens, t’as cliqué à la bonne porte. J’ai filé des cours de python à des jeunes en collèges et lycées, et j’ai presque eu l’impression d’avoir été intéressant. Autant t’en faire profiter !

Non-installation des outils nécessaires

Quand on débute en programmation, il faut s’inscrire sur des sites (github, stackoverflow, …), installer des interpréteurs, des compilateurs et un tas d’autres bronxs. Sauf que toi, tu veux pas forcément t’y mettre sérieusement, tu veux juste découvrir pour savoir si ça vaudra le coup de t’y mettre sérieusement. Tkt, lecteurtrice, je suis là pour ça.

Va voir par ici : https://trinket.io/python (ouvre le lien dans un nouvel onglet, car tu auras besoin de passer de l’un à l’autre).

C’est un petit environnement d’exécution en python, rien que pour toi. « Python » est le nom d’un serpent, mais aussi d’un langage de programmation.

Dans la partie gauche, c’est le code que tu écris, dans la partie droite, le résultat de l’exécution de ce code. T’as vu lecteurtrice ? J’ai utilisé le mot « code ». Ça veut dire exactement la même chose que « programme », mais ça fait plus expert. Hésite pas à utiliser ce mot.

Un premier exemple s’est déjà exécuté. On s’en fout. Efface tout le texte de la partie gauche et met seulement ces trois lignes :

import turtle
turtle.forward(50)
turtle.left(90)

En haut de la fenêtre se trouve un bouton « Play » (une flèche vers la droite), clique dessus. Si y’a pas, t’as un bouton « Stop » à la place, clique puis reclique dessus.

Devant tes yeux ébahis, un trait va se tracer.

Tant qu’à faire, clique sur le bouton « Expand » en bas de la fenêtre, ce sera plus pratique.

Mais que sont donc ces trois lignes que tu as copié-collées ?

La première sert à importer la librairie de code intitulée « turtle ». C’est ce qui te permet de tracer des petits dessins.

Si t’es un vieux ou une vieille, lecteurtrice, tu te souviens peut-être du plan « Informatique Pour Tous » et surtout du langage « Logo ». Turtle en est inspiré.

Le principe, c’est que la petite flèche noire dans la partie droite représente une tortue (ou n’importe quelle autre animal si tes goûts en matière de zoophilie sont différents). Tu la diriges avec des instructions de code.

  • « turtle.forward(50) » signifie que tu la fais avancer de 50 pixels.
  • « turtle.left(90) » signifie que tu la fais tourner de 90 degrés vers la gauche.

Juste pour montrer que tu as bien compris, tu vas changer le code pour me dessiner un beau carré de 50 pixels de côté. T’as juste à re-écrire trois fois de plus les deux dernières lignes. Fais un copier-coller, ça passe crême. Ne recopie pas « import turtle », qui n’a besoin d’être écrit qu’une seule fois au début. Appuie sur Play pour relancer le programme.

Ça y’est, t’imprimes ?

On peut aussi écrire du texte. À la fin de ton programme, ajoute la ligne :

print("yo ho ho ho. lolilol")

Le carré va se redessiner et du texte va s’afficher dans la partie juste en-dessous.

La fonction « print » affiche en bas à droite le texte que tu lui indiques. Ça s’appelle la sortie standard. C’est un truc de base que tu as tout le temps, même avec autre chose que le python.

En général, quand on découvre la programmation, on ne commence qu’avec ça, on ne dessine pas avec turtle. Du coup, on se retrouve à faire des exercices poucraves, genre pisser la suite de Fibona-qui-chie ou sortir la solution d’une équation du premier degré. C’est chiant. Nous on fais pas ça, nous on met des paillettes dans la life, t’as vu ?

Quand tu programmes, que tu sois débutant ou pas, il y a plein de fois où tu écris des trucs pétés qui déclenchent des erreurs. Ça fait partie du jeu. Dans le bel environnement de développement que je te propose, les erreurs s’affichent en bas de la fenêtre, et la ligne de code pétée est surlignée en rouge. On va tester ça tout de suite. Après le print, tu écris n’importe quoi. Vas-y lâche toi, fais pas ta/ton mijauré·e. (Wesh ! T’as vu lecteurtrice ? Je fais de l’écriture inclusive, c’est à la mode).

Appuie sur Play, et tu verras un message outrageusement irrespectueux, genre « NameError: nanani » ou « Bad input: nianiania ».

Les messages d’erreurs sont plus ou moins explicites, selon ton niveau de connaissance, la débilité que tu as écrite et la complexité de ton programme. Des fois ça peut aider de chercher sur internet ce que ça veut dire. Des fois pas. Tkt, lecteurtrice, tout au long de ce tuto, je t’ai mis des exemples de code qui fonctionnent. Si t’es grave dans la derche, ça t’aidera. Mais essaye à chaque fois de trouver la réponse par toi-même.

L’autre truc rigolo, c’est quand ton programme n’a aucune erreur, mais qu’il ne fait pas du tout ce que tu veux. Dans ce cas, met des « print ». Ça te permet de voir par où passe l’exécution, d’afficher le contenu de tes variables, etc.

On va tester ça tout de suite. Ajoute ça à la fin de ton programme :

x = 5
print("Valeur de x")
print(x)

Tu peux aussi écrire plusieurs trucs sur une même ligne, en séparant chaque valeur par une virgule. Ajoute aussi ça :

print("Valeur de x :", x)

Et rond et rond

On continue avec un truc simple. En plus du carré, tu vas me dessiner un cercle de rayon 60 pixels. Lorsque ton programme s’exécute, on doit voir ça :

Tu sais pas comment on dessine un cercle ? Mince alors. Eh bien, cherche. Va voir par là si j’essuie : https://docs.python.org/3.8/library/turtle.html#turtle.circle

C’est aussi ça, la prog. Tu passes ton temps à chercher comment on fait certains trucs, parce qu’on ne peut pas retenir tous les trucs.

Ensuite, au lieu d’un cercle entier, tu me dessines juste un tiers de cercle. Faut que ça donne ça :

Pour t’aider, re-zy-va voir le lien internet sus-cité.

Comme promis, lecteurtrice, voilà un lien vers la réponse, à n’utiliser qu’en cas d’extrême urgence mondiale, si tu n’arrive pas à trouver par toi-même.

Humeur variable

Mine de rien, on a fait un truc super important dans le chapitre pré-précedent, avec l’instruction « x = 5 ». On a déclaré une variable.

Ooooohhhhh.

Définition : une variable est un truc dans lequel tu mets le machin que tu veux. Tu peux ensuite réutiliser le truc, ça fait comme si c’était le machin. Débrouille-toi avec ça.

Le signe « égal » utilisé n’a pas la même signification qu’en maths. C’est une affectation et pas une égalité. Ce sont deux notions différentes, mais qui existent toutes les deux en programmation. On verra ça plus tard.

Dans ta tête, quand tu vois écrit « x = 5 », tu peux te dire « x prend la valeur de 5 », ou bien « x devient 5 ». Ce sera plus exact que « x égal 5 ».

Tu peux aussi te faire dans ta tête la voix française de Jim Carrey. Sérieusement, ça aide.

Si tu veux plus de détails sur les variables, va voir ce tutoriel. Il est assez bien fichu, y compris les chapitres après, sur les listes, les tuples, les fonctions… Ça pourrait te servir pour la suite.

On est pas chez ces ringards de matheux, t’as le droit d’avoir des noms de variables de plusieurs lettres, à condition qu’il n’y ait pas d’espace. Par exemple : « ma_super_variable = 5 ».

Ton environnement de dev a aussi un mode console, mais je t’embête pas avec ça pour l’instant. Par contre, un truc utile, au lieu de cliquer sur Play, tu peux utiliser le raccourci Ctrl+Entrée. Ça exécute ton code.

Si tu veux avoir l’air d’un vrai programmeur qui a des gonades, utilise des raccourcis claviers plutôt que ta souris. (Wesh lecteurtrice ! T’as vu ? Écriture inclusive avec le mot « gonades »). Comme t’as souvent les mains sur le clavier pour écrire du code, vaut mieux essayer de tout faire avec le clavier plutôt que de perdre une demi-seconde à attraper la souris.

Autre bidouille, spécifique à turtle. Au début de ton programme, juste après l’instruction « import », tu peux ajouter la ligne « turtle.speed(0) ».

La tortue dessinera ses traits et ses cercles plus vite. Tu me remercieras quand tu en seras à exécuter ton code pour la vingtième fois parce que tu seras en train d’essayer de faire marcher quelque chose qui ne veut pas marcher.

Une boucle pour une spirale

Commence par nettoyer le bazar des chapitres précédents. Supprime toutes les instructions de dessins : « turtle.forward », « turtle.left » et « turtle.circle ». Si tu tiens absolument à garder ces premiers blablablutiements, sauvegarde-les dans un petit fichier texte. Ou sinon, laisse-les où ils sont, mais en commentaire. Il suffit d’écrire un caractère dièse « # » au début de la ligne.

Très utile les commentaires. Ça peut servir à expliquer des choses directement dans le programme. Tu peux aussi écrire ton autobiographie.

Si je te fais enlever tout ça, c’est pour repartir sur une zone de dessin propre. Parce qu’on va faire du fun.

Des spirales comme la coiffure de princesse Leia

Si t’es pas trop vieux ou vieille, lecteurtrice, tu as certainement entendu l’expression de langage de jeune : « être en boucle sur quelque chose ». Ça vient de l’informatique.

Sans plus attendre, copie-colle moi cette ligne à la fin de ton programme :

for compteur in range(11):print(compteur * 8)

Tu exécutes, et ça écrit la table de 8 dans la sortie standard.

Cette ligne de code est à lire en deux parties, séparée par le caractère « : ». La première partie indique que tu veux faire une boucle, c’est à dire exécuter plusieurs fois la même chose.

Le « 11 » indique que cette boucle s’exécutera 11 fois, en comptant de 0 à 10. Ça a l’air crétin de commencer à compter à partir de zéro, mais ça se justifie. Je prendrais le temps de t’expliquer plus tard, quand tes poils auront poussés, jeune lecteurtrice.

Le morceau de code après le deux-points, c’est le contenu de ta boucle. C’est à dire l’instruction que tu veux exécuter plusieurs fois. Tu la connais déjà, c’est un « print ».

Le caractère étoile « * » signifie simplement la multiplication. En maths, la multiplication est notée par une croix, mais ce caractère n’existait pas sur les premiers ordinateurs. D’ailleurs, ces crétins de matheux n’utilisent même pas la croix, ils mettent rien du tout. « 2a » signifie « 2 multiplié par a ».

Déso, mais le caractère rien-du-tout ça existe pas, même sur les ordinateurs récents. Qu’est-ce qu’ils sont cons ces matheux.

Revenons aux boucles. Celles-ci sont gentilles. En plus de répéter un truc, elles te donnent gratochement une variable. Ici, on l’a appelé « compteur ». Celle-ci change automatiquement de valeur à chaque passage de la boucle.

Ça fait comme si t’avais écrit :

compteur = 0
print(compteur * 8)
compteur = 1
print(compteur * 8)
compteur = 2
print(compteur * 8)
...
compteur = 10
print(compteur * 8)

Ceci étant expliqué, on est bien d’accord que la table de 8, c’est des maths et c’est ringardos. Nous on veut du fun. On va dessiner une putain de spirale !

Tu sais comment ça se dessine, lecteurtrice ? Il suffit de tracer des morceaux de cercles de plus en plus grand. On dit qu’on fait des tiers de cercles, avec des rayons qui augmentent de 10 pixels en 10 pixels. On en fait 15.

Si t’es débile, lecteurtrice, tu vas faire ça :

turtle.circle(0, 120)
turtle.circle(10, 120)
turtle.circle(20, 120)
...

Mais tu vaux mieux que ça et tu me le fais sous forme d’une boucle, Okaye ?

Le dessin tracé ressemblera à ça :

Le lien vers la réponse, si jamais tu galères.

Une spirale qui grossit et des blocs de code

Sais-tu qu’on peut changer la taille du trait ? Mets-nous l’instruction « turtle.pensize(5) » juste avant ta boucle. Voilà une jolie spirale plus épaisse. Le nombre indiqué correspond à une taille en pixel. Évite de mettre trop gros, ça fera des pâtés moches. Le pensize doit être petit. D’ailleurs « pensize » est un anagramme de « ze penis ».

Soyons over-fun. Tu vas me dessiner une spirale de plus en plus épaisse. Le trait pourrait varier de 0 à 14 pixels, par exemple. Ça tombe bien, ta boucle s’exécute déjà avec un compteur qui va de 0 à 14.

Et là on arrive à une notion très importante en programmation (python ou autre) : les blocs de code.

Un programme est un gros bloc de code, avec plusieurs instructions dedans.

Dans un bloc de code, il peut y avoir des sous-blocs, eux-mêmes pouvant contenir des sous-sous-blocs, etc. Un peu comme ces ringards de matheux quand ils imbriquent des parenthèses. Zou, un exemple.

3 * ((1 + 6) * 2) + 4 * (2 + 5) – 1
Cette expression contient deux sous-blocs : ((1 + 6) * 2) et (2 + 5).
Le premier sous-bloc contient un sous-sous bloc : (1 + 6)

La comparaison s’arrête là. En maths, on évalue en premier les sous-blocs les plus profonds. En programmation, on commence au début, et on avance en rentrant (ou pas) dans les sous-blocs.

Une boucle annonce un sous-bloc, qu’elle exécutera plusieurs fois. Dans le chapitre précédent, ton sous-bloc n’avait qu’une seule instruction : « turtle.circle(compteur * 10, 120) ».

Chaque début et fin de sous-bloc doit être clairement indiqué dans le programme. Dans les langages C et Javascript, on utilise pour ça des accolades « {} », en LISP, des parenthèses « () », en Pascal, les mots « begin » et « end », etc.

Pour que le programme soit plus facilement lisible, on indente les blocs. Toutes les instructions d’un sous-bloc doivent être écrites avec un décalage de quelques espaces au début (en général on en met 4). Les instructions d’un sous-sous-bloc doivent être décalée deux fois, soit 8 espaces, et ainsi de suite. Quand on sort d’un bloc, on enlève un décalage d’indentation.

Il y a des tas de gens qui ne respectent pas cette mise en forme. Leurs programmes sont alors beaucoup moins lisibles. Si tu rencontres ce type de personnes, il est de ton devoir de les insulter et les stigmatiser.

Tu as sûrement déjà vu des images corporate bullshit montrant un écran d’ordinateur avec des lignes de code. C’est hype, swag, geek, hacker et tagada-tsoin-tsoin.

T’as vu lecteurtrice comment sont organisées ces petites lignes ? Ça se décale, puis ça se recale, se redécale, se rerecale. C’est ça l’indentation.

Et en python, comment donc marque-t-on les débuts et fin de blocs ?

Tu vas rire lecteurtrice, c’est par l’indentation elle-même ! Quand tu veux que des lignes de code soient dans un sous-bloc, tu leur mets des espaces au début. Quand ton sous-bloc se termine, tu écris la ligne suivante sans les espaces.

C’est un peu déroutant, mais ça a un très gros avantage. Ton code est obligé d’être bien présenté. En python, tu ne pourras jamais te faire insulter ou stigmatiser parce que tu n’auras pas respecté les règles d’indentation. (On pourra toutefois t’humilier pour plein d’autres raisons).

Les éditeurs de texte conçus pour la programmation prennent en compte cette particularité des indentations. Essayons ça tout de suite. Retourne à ton programme et copie-colle ce texte, sans oublier les deux-points à la fin : « for compteur in range(15): » , puis tu appuies sur Entrée. Ton curseur va à la ligne d’en dessous, mais pouf ! Il s’est décalé de 2 espaces ! Écrit un truc puis réappuie sur Entrée, ça restera décalé.

Quand tu as fini ton bloc, appuies sur backspace, ça enlève les deux espaces d’un coup, et tu retournes au bloc de code supérieur.

Dans l’environnement que je t’ai proposé, une indentation est représentée par 2 espaces. Ailleurs, ce sera 4, ou 8, ou une tabulation. Il y a des discussions sans fin entre les développeurs pour savoir s’il vaut mieux indenter avec des espaces ou des tabulations. Je ne t’en parle pas maintenant, tu n’es pas encore assez mature pour réaliser à quel point les développeurs peuvent avoir des discussions immatures.

Assez discuté, au boulot ! Tu me fais cette boucle, avec un sous-bloc de deux instructions. La première est un « pensize », la seconde un « circle ».

Ça doit donner un truc comme ça.

Lien vers la réponse si c’est la hass pour toi.

Ce sera tout pour aujourd’hui !

J’espère que ça t’as plu lecteurtrice. To be continued le mois prochain. On fera un dessin comme ça :

En attendant, voici tes devoirs. Essaye de me faire un dessin comme ça :

Je te donne pas le code. Tu te débrouilles. C’est réalisable avec les notions que je viens d’expliquer. Deux petits indices, quand même :

– On peut faire des boucles imbriquées, c’est à dire une boucle dans une boucle. Pense à rajouter une indentation (un décalage d’espace au début de la ligne) à chaque fois que tu rentres dans une nouvelle boucle. Et utilise un nom de variable différent pour chaque boucle, sinon ça va confusionner.

– Les tracés de cercle (et de morceaux de cercle) dépendent de l’orientation initiale de la tortue. Tu peux tester ça vite fait : écrit un programme qui fait uniquement « turtle.circle(60, 120) », puis ajoute juste avant l’instruction « turtle.left(180) ». Le morceau de cercle changera de sens.

Un dernier conseil : n’écris pas trop de code d’un coup. Tu rajoutes quelques lignes, tu appuies sur Play pour vérifier que ça swagge, tu rajoutes ou modifies quelques autres lignes, tu retestes, etc. Si t’écris trop d’un coup et que ça plante quand tu testes, ce sera plus difficile de trouver où que c’est que ça merdouille.

Comme je suis gentil et fun, tu auras le la réponse à l’exercice dans mon prochain article.

Ook ook à toi, lecteurtrice !

*Drop du clavier et je m’en vais comme un prince.

Encore un peu d’UTBM et de nostalgie

Mais cette fois-ci, séparément.

L’UTBM

 

Un petit post sympa sur Linkedin

Ce post montre les logos de toutes les promos, affichés dans de jolis cadres, accrochés au mur du campus de Sevenans.

On y trouvera bien sûr celui de la promo 01.

Ça me fait très plaisir de voir ça, car cela montre une reconnaissance officielle, de la part de l’UTBM, de la notion de « promo ».

Lorsque j’étais en deuxième année de Tronc Commun, l’administrateur « provisoire » de l’UTBM (dont je ne citerais pas le nom ici tellement il a peu d’intérêt) avait organisé une réunion avec les diverses associations étudiantes : AE, BDS, BDF, etc. C’était l’occasion d’expliquer le rôle de chacune, de rappeler les actions des années précédentes, et de demander un peu de sous. Notre bon administrateur avait ajouté : « je vois parfois des affiches et des mails mentionnant une certaine ‘promo 01’, j’aimerais en rencontrer les responsables, car je n’ai aucune idée de ce que c’est ».

Les responsables (le président et le trésorier de l’association) y étaient allés. Moi non, parce que j’avais cours d’espagnol en même temps. Je sais, c’est une excuse à la con, mais sur le coup, cette réunion ne m’avait pas spécialement semblé importante.

Le président et le trésorier résumèrent le but de la promo 01 : fédérer les élèves de l’UTBM qui sont arrivés en 2000/2001 et organiser des repas de promo et des ventes de T-shirts. Notre bon administrateur annonça : « Moui, bof. ça ne me plaît pas trop ce genre de choses ». Le président répondit : « On ne vous demande rien, aucune subvention, aucun appui. Si on est ici, c’est uniquement parce qu’on a été invités ». Ils en restèrent là. Et je n’ai pas regretté d’être allé en cours d’espagnol à la place.

J’aimais bien les cours d’espagnol, je m’amusais à ajouter des grosses fesses et des gros seins aux femmes dessinées sur les polycopiés de cours.

 

La vidéo « corporate 2019 » de l’UTBM

Allez la voir par ici. Je ne sais pas pourquoi elle est intitulée « corporate ». Il m’avait semblé qu’une école d’ingénieurs n’était pas spécialement censée être corporate, mais ce n’est pas grave.

À 2 minutes 23, on voit un mec en blouse bordeaux dans un concert en train de brailler. Cela montre une reconnaissance officielle par l’UTBM de l’existence de ces blouses. C’est très discret, le gars n’est visible qu’une seule seconde, dans une seule vidéo officielle parmi plein d’autres. Mais ça me fait très plaisir.

Excusez-moi de refaire mon vieux papi, mais je vais encore devoir vous sortir une phrase commençant par « à l’époque ».

À l’époque, un article était paru dans Détours, le journal interne officiel de l’UTBM. Il y était écrit, en substance : « C’est malheureux de constater qu’à chaque événement étudiant, on retrouve systématiquement des ex-enibiens faisant les zouzous-zouaves. Quand donc verrons-nous disparaître la blouse et le béret ? ».

Le journal était placardé sur un panneau, quelqu’un avait écrit dessus « MENTEUR !! ».

Je suis vraiment heureux de voir que la hache de guerre a été enterrée et que toutes ces histoires et ces rancœurs ont définitivement disparues. J’aurais aimé que ça se fasse plus rapidement, car je n’oublie pas qu’on en a tous un peu chié, lorsqu’on voulait faire émerger et faire vivre l’identité étudiante UTBMienne.

 

Même vidéo, mais plus rigolo

Je me souviens d’un certain prof, un type pas trop naze, par rapport à d’autres que j’ai eu et qui étaient super nazes. Il était un peu à côté de la plaque concernant les exigences qu’on peut demander à un ingénieur, tout en martelant qu’il s’y connaissait de ouf’ de guedin.

Une anecdote en particulier : il nous avait donné pour projet « implémenter le principe de la compression jpeg ». Lorsqu’on lui demandait des détails, il se contentait de spécifier : « faites comme vous voulez, avec le langage que vous voulez. Je veux une compression jpeg et un rapport expliquant comment vous l’avez codé ».

Je ne connaissais pas le python à l’époque, mais je n’avais déjà plus envie de me prendre la tronche avec du C++. Alors je l’ai réalisé en Matlab. L’interaction utilisateur était réduite à son strict minimum : deux constantes à définir au début du script, indiquant le nom du fichier d’entrée et le nom du fichier de sortie.

Arrive la soutenance. Il m’interroge : « ou est l’interface graphique ? la fenêtre de sélection d’un fichier ? L’automatisation pour faire plusieurs fichiers à la fois ? »

Je lui réponds : « vous n’avez jamais demandé ça. Mon programme fait du jpeg, rien de plus ».

Et là, bim ! Il me sort sa réponse toute faite : « Vous voulez avoir une démarche d’ingénieur ? Alors vous devez toujours chercher à faire plus que ce qu’on vous demande ! ».

Quelques années plus tard, je travaillais péniblement à Merluchon Corp (je vous renvoie vers mes premiers articles de blog à ce sujet). Dans cette boîte à viande d’ouvriers-codeurs, on m’a bien précisé dès le départ que si je finissais une tâche plus tôt que prévu, je ne devais pas en commencer une autre, car ce serait un travail pour lequel la boîte ne serait pas payée. Je devais immédiatement le signaler au chef, qui lui, serait en mesure de me trouver une autre tâche, lucrative.

On peut prendre des initiatives quand on est ingénieur, et proposer de nouvelles choses qui vont améliorer des trucs. Mais on ne commence pas tout seul une tâche dans son coin « pour faire plus ».

À Merluchon Corp, j’avais parfois pris l’initiative de coder des bouts de python pour automatiser des bidouilleries internes. Mais lorsque je finissais une tâche plus tôt que prévu, je ne disais rien et je gardais le temps supplémentaire pour moi-même, pour glander et coder des projets persos. C’est une démarche d’ingéglandeur.

Cela dit, on se fout un peu de cette anecdote cafardeuse et de l’à-côté-de-la-plaquisme de ce prof. Ce qui m’a vraiment choqué chez lui, c’est la taille de ses narines.

Il a un gros pif, ce qui est une condition nécessaire pour avoir des grosses narines. Mais j’ai déjà vu des gens avec un pif aussi gros et des narines bien plus raisonnables.

Les siennes sont vraiment énormes, et en plus, il a une extension à chacune d’elle. Voici un schéma :

Pendant les cours, je trouvais ça vraiment déstabilisant. J’ai été obligé d’en parler à mes potes pour catharsiser cette vision irréelle.

Retournez à la vidéo précédemment mentionnée, positionnez-vous à 3:16. Vous verrez en gros plan l’une de ses narines, avec l’extension. On a presque l’impression que la vidéo met volontairement en exergue cette géo-curiosité nasale.

Est-ce là l’UTBM qui a pris la décision de reconnaître officiellement l’existence des hypernarines extensionnées de ce prof ? Je pense que oui.

 

La nostalgie

Je racle les fonds de tiroir de mes anciennes outrecuidances créatives. C’est vraiment le fond du fond, car j’en suis à mes vieux programmes Turbo Pascal que je faisais au lycée et à l’UTBM.

Ce faisant, j’apprends l’existence de dosbox-js. Un émulateur DOS en javascript.

[Insérer ici une image de faisan, rapport à l’expression « ce faisant »]

Alors je me suis dit que ce serait amusant de mettre le tout dans un mini-site internet, vous permettant d’exécuter mes vieux trucs directement dans votre navigateur. Rien à installer, configurer ou compiler. Il vous faut juste un ordinateur consentant.

Je n’ai pas encore tout fini, ce qui est déjà fait est par ici : http://recher.pythonanywhere.com/prog_pascal/main_pascal.html

Certains programmes sont très très lents. Le pauvre petit émulateur fait de son mieux avec mon code Pascal pas toujours bien foutu.

Il y a peu de documentation, ça ne le mérite pas. En revanche, j’ai ajouté des petites notes et des petits souvenirs à chaque programme (cliquez sur le lien « code source » de chaque page). Désolé pour, une fois de plus, le ton nostalgique.

Si vous avez le courage, installez l’émulateur Dosbox et exécutez mes programmes dedans. La vitesse sera bien plus raisonnable.

J’ai aussi le github qui va avec : https://github.com/darkrecher/prog_pascal

C’est en cours de raclage, je rajoute des choses au fur et à mesure. Je vous dirais quand j’aurais vraiment tout fini.

Je pascalais pas sur Atari, mais c’est marrant de voir que c’était possible.

Du code commenté et documenté pour Noël

Il m’arrive assez souvent de pondre un article aux environs de Noël, voire le jour même, car c’est le moment où je suis en vacances. Comme plein de monde, en fait.

Comme promis le mois dernier, j’ai rangé et commenté le code de ma petite animation pour la vidéo-boulette de l’UTBM. C’est dans mon repository git, par ici : https://github.com/darkrecher/anim-tunnel-utbm

J’ai fini un autre mini-projet sur lequel j’avançais par intermittence depuis quelques mois : compléter un challenge de niveau « très difficile » sur le site CodinGame.

Il s’agit du challenge « Vox Codei – épisode 2 ». Des vilains carrés rouges se déplacent sur un quadrillage, il faut déterminer les coordonnées où placer des bombes pour les détruire.

Cliquez sur l’image pour accéder au challenge (il vous faut un compte CodinGame).

Boum !

J’en ai profité pour utiliser « aboard », ma librairie de code gérant des plateaux de jeux en 2D. Je vous en avais déjà parlé, fouillez dans mes anciens articles ou dans mes repo git si ça vous intéresse.

Petit conseil pour les jeux dans CodinGame

Que ce soit des challenges ou des combats de bots : respectez le rythme des échanges stdin/stdout entre votre code et le jeu. À chaque tour de jeu, récupérez bien les infos qui vous sont envoyées en appelant des fonctions « input() », même si vous n’en faites rien.

Dans Vox Codei, la situation du plateau de jeu, avec les positions des carrés rouges, vous est transmise à chaque tour. Et à chaque tour, vous devez renvoyer soit le texte « WAIT », soit les coordonnées d’une bombe à poser.

Les mouvements des carrés rouges sont assez simples. Au bout de quelques tours, il est possible de les extrapoler. Vous n’aurez donc plus besoin des infos transmises par le jeu. J’avais pris la décision de ne plus les lire, et de simplement renvoyer mon WAIT ou mes coordonnées.

Eh bien ça met le jeu dans les choux.

Comme vous ne récupérez rien, le jeu croit que vous en êtes resté au début. Il attend, et au bout d’un moment, considère que c’est votre code qui est dans les choux. Il y a en effet un temps limite d’exécution pour chaque tour. Le jeu arrête votre programme si celui-ci est dépassé, pour les cas où vous auriez envoyé du code pourri comportant une boucle infinie.

Vous êtes alors averti d’un message d’erreur indiquant, en substance : « Désolé gros con, on a killé ton process car on le suspectait de glander. Corrige ton code de merde. Respect et robustesse. » Sauf que votre code n’est pas spécialement lent, c’est juste qu’il n’exécute pas les input() permettant de vider régulièrement le buffer d’entrée-sortie entre vous et le jeu.

De la doc publiée mais pas publique

Ce mini-projet m’ayant pris un peu de temps, je me suis dit que ça méritait une petite documentation, que j’ai directement écrite dans le code. Ensuite, j’ai publié le tout sur CodinGame.

Le problème, c’est que seuls les gens ayant déjà résolu le challenge ont accès aux solutions publiées par les autres. Je me suis donc cassé le fondement à décrire et commenter un algo dont seules 258 personnes pourront profiter. Ce qu’elles ne feront pas forcément car rien ne dit que ça les intéressera.

Tant pis pour la gloire. Je me console en me disant que j’ai réussi une chose que seules 258 autres personnes dans le monde ont réussie.

Joyeux Noël quand même

Voici pour l’occasion Meagan Kerr et ses dents du bonheur.

 

Les détails dans ma vidéo pour l’UTBM

Hello les humains et les robots, hello en particulier aux utébohémiens qui atterriraient ici. J’ai terminé ma petite vidéo pour l’UTBM (voir mon article précédent pour connaître l’origine de cette œuvre).

Vous pouvez la visionner et la télécharger ici. Le mec qui mange la boulette de papier puis qui est dans les chiottes, c’est moi. Mine de rien, c’est la presque-première fois que je montre ma gueule sur ce blog. Vu ladite gueule, ça nous rajeunit pas. C’est pas le sujet.

Vous pouvez visionner la compilation complète des vidéos de tout les participants ici. Merci à Ba(r)barlélé Faon de m’avoir transmis ce lien (ce surnom de oufzor !).

Vous pouvez récupérer et bidouiller le code source de l’animation, sur mon github. C’est bien évidemment écrit en python, avec la librairie pygame, saupoudrée d’un peu de numpy pour les « effets spéciaux ». Veuillez m’excuser pour le code source cradingue, écrit à l’arrache plusieurs nuits de suite entre 2h et 5h du matin. Dormir c’est pour les cons.

J’ai caché tout un tas de petites choses et de souvenirs dans cette animation, et j’ai envie de vous en faire part. 3-4-zob, je vous parle d’un temps qui a exactement 20 ans, et qui aux tripes alla me prendre.

Les images

Voici l’image complète du tunnel que traverse la petite boulette de papier (cliquez dessus pour l’afficher en taille réelle) :

Vous constaterez que les textes sont tournés/inversés un peu dans tous les sens. C’est normal. Lorsque l’image est projetée en tunnel, ils se remettent à l’endroit.

Les logos des assos’

L’Association des Étudiants

Le logo actuel :

L’ancien logo, qui doit être encore présent ici ou là :

Il y avait un logo méga-ancien, ressemblant à l’ancien en plus moche et plus illisible. Je n’ai pas réussi à le retrouver. Il était à peu près comme ça :

On arrive difficilement à voir que ça fait les lettres A.E.

Le logo du BDF.

Le logo des inter-UT

Les Inter-UT sont une rencontre sportive/festive ayant lieu chaque année, avec l’UTBM, l’UTC et l’UTT.

Le logo doit être décomposé en : ∩-UT. Le signe « ∩ » se prononce « inter », il s’agit du symbole mathématique représentant une intersection entre deux ensembles.

La vie étudiante à l’UTBM fourmille de logos. Je n’en ai choisi que quelques-uns, car j’avais beaucoup de choses à mettre. Ne m’en veuillez pas si vous ne retrouvez pas vos assos’ préférées.

Le logo de la promo 01

La promo dont je fais partie.

J’ai du le refaire à la main, car je l’avais uniquement sous forme de T-Shirt et sur des photos de gens plus ou moins alcoolisés. J’espère qu’il est ressemblant.

Il représente un landeau, pour montrer le fait que l’UTBM, et toute la dynamique étudiante qui va avec, en était à ses débuts. On avait ensuite décliné l’idée de différentes façons, avec des bébés, des biberons, etc.

Le mini-logo à l’intérieur est celui de l’UTBM.

Si je me souviens bien, c’est un mec surnommé Loku qui l’avait dessiné, à moins que ce soit Djardin.

Les logos des écoles

Les 3 UTs :

J’ai cru entendre qu’il y’en avait une quatrième. Mais à mon époque, ce n’était pas le cas, et j’avoue n’avoir pas trop pris la peine de me renseigner.

L’ancien logo de l’UTC :

Ils ont bien fait de le changer, il représentait sacrément rien du tout.

ENIPSéen ? IPSéNIbien ?

Je suis obligé de faire quelques petits rappels historiques. Je vais essayer d’être le plus objectif possible, même si je me rends bien compte qu’il y a beaucoup de ressenti personnel.

l’UTBM provient de la fusion de deux anciennes écoles : l’ENI et l’IPsé. L’ENI apportait les départements Génie des Systèmes de Production (GSP), et l’IPsé apportait les départements Génie Informatique et Génie Mécanique. (GI et GM). Certains noms ont changé depuis, et de nouveaux départements ont été créés (Génie des Systèmes de Commandes, etc).

L’ancien logo de l’ENI :

Je ne sais pas trop ce qu’il est censé représenter. Une montagne devant un soleil ? Il n’y a pas de montagne spécialement connue à Belfort, à part le ballon d’Alsace. Et la région n’est pas réputée pour son soleil.

J’ai retrouvé le logo de l’IPSé, mais trop tard, la vidéo était déjà faite, désolé :

Il se cachait dans la page 10 du numéro 10 de La Bohème (le journal des étudiants de l’UTBM), que vous pouvez lire ici . Au passage, l’article en question a un intérêt historique non négligeable.

Au niveau étudiant, on ne peut pas dire que cette fusion d’école se soit bien initiée.

Les ENIbiens considéraient que les IPséens étaient des hippies fumeurs de pétards incapables d’organiser des activités étudiantes, se prenant pour des artistes et n’ayant aucune conscience du monde de l’entreprise et du métier d’ingénieur.

Les IPséens considéraient que les ENIbiens étaient des gros bourrins alcooliques perpétrant des traditions de bizutage stupides, et qui auront pour unique débouché professionnel des métiers de « visses-boulons ».

Quant tu arrives en première année, à ton intégration, au milieu de tout ce bazar, et que tous les anciens avec qui tu parles (quelle que soit leur école) t’expliquent que « c’était mieux avant », tu es un peu dans la confusion et tu ne sais pas trop où te mettre.

Un autre détail amusant, qui m’a vraiment donné l’impression que je démarrais mes études dans une école qui n’existait pas, c’est le papier administratif détaillant le planning de la rentrée. On y trouvait conventionnellement un discours d’introduction prononcé par le grand chef de l’UTBM. Le titre de ce monsieur était : « administrateur provisoire ».

Du point de vue administratif et enseignement, l’UTBM prenait plus de l’IPSé que de l’ENI : le fonctionnement par UV provient de l’IPSé, le directeur du département Tronc Commun de l’UTBM était celui de l’IPSé (je reparlerais de lui un peu plus loin).

Dans mes souvenirs, plusieurs dirigeants du département GSP ont démissionné un ou deux ans après la création de l’UTBM, en indiquant clairement, dans une lettre ouverte, qu’ils partaient à cause d’une prédominance trop forte de l’IPSé. Je ne retrouve aucune trace de ces infos, ni même les noms des démissionnaires. Désolé, il va falloir me croire sur parole.

Du point de vue de la vie étudiante, l’ENI semblait avoir une présence plus forte. Ce serait inexact de dire que les IPséens ne faisaient rien. Plusieurs événements de l’UTBM proviennent de l’IPSé : la convention du Troll penché, le Week-end à l’UTBM, la Semaine des Arts, etc. Mais on pouvait remarquer que les ENIbiens étaient plus enclins à se motiver pour organiser tout un tas de choses, ne serait-ce que pour essayer de conserver l’identité de leur école.

L’ancien logo de l’Association des Étudiants est jaune et bleu, comme l’ancien logo de l’ENI. Ce n’est pas pour rien.

Dans tout ce fatras, je me sentais personnellement plus proche de l’esprit « ENI » que de l’esprit « IPSé », mais le plus important pour moi était de faire naître l’esprit « UTBM ».

Je pense y avoir assez bien contribué, même si, pour certaines assos’ (en particulier le Congrès Industriel), je faisait mine d’être impliqué à fond alors que concrètement je ne foutais pas grand chose. J’ai jamais été doué pour organiser des trucs. Je sais juste écrire (du code et des textes). Je remercie Tiny et tout les autres membres de l’équipe du Congrès 2002 d’avoir fait tout le boulot à ma place !

Le logo de l’intégration

Durant notre intégration, on nous donnait un T-shirt avec ce logo dessus (jaune et bleu, quelle surprise !). Les anciens avaient le même avec les couleurs inversées : jaune sur fond bleu.

Quelques petites blagues cachées :

  • en dessous du logo était écrit « Integ ». Les lettres E, N et I étaient soulignées.
  • Si on cache la tête du bonhomme et que l’on imagine que ses deux mains sont deux têtes, le logo représente deux personnes en train de se sodomiser. Pourquoi cette blague ? Aucune idée.

Les blouses

L’animation dans ma vidéo montre 38 blouses noires, correspondants aux 38 promos de l’ENI, et 20 blouses bordeaux, correspondants aux 20 promos actuelles de l’UTBM.

Le port de la blouse est inspiré par d’autres écoles, notamment les Arts et Métiers. Voici un site presque pas trop décrépi concernant les blouses à l’UTBM : http://abctabs3285bis.free.fr/utbm/autre/blouse .

La blouse noire était l’élément le plus emblématique de la vie étudiante et des traditions de l’ENI. On était plusieurs dans la promo 01 à vouloir que ça ne se perde pas, mais on avait bien compris que si on reprenait ça tel quel, on se ferait pourrir par les ENIbiens les plus extrémistes qui n’auraient pas apprécié qu’on reprenne « leurs » traditions pour le compte de « notre » école. Alors on a juste changé la couleur.

Comme l’indique le texte de ma boulette dans la vidéo, j’ai fait partie des personnes qui se sont occupées de l’achat groupé des toutes premières blouses bordeaux. Je devrais donc être capable de vous dire pourquoi on a choisi cette couleur. Eh bien non. Je ne sais plus qui a décidé que ce serait bordeaux, ni comment, ni pourquoi. C’est peut-être une vague référence à la chanson paillarde « Les Belfortaines », mais je n’en suis même pas sûr. « Les Belfortaines sont comme des homards / elles ont toutes un ruban rouge et noir ».

Ça n’a pas été simple, cet achat groupé. J’avais contacté l’entreprise qui les fabriquait. Elle pouvait nous faire un prix unitaire raisonnable (60 ou 70 francs si je me souviens bien), à condition qu’on leur en commande au moins 100. Oui, c’était en francs à l’époque, je suis vieux et prout.

Alors voilà la situation : les acheteurs potentiels sont les gens de la promo 01, soit environ 300 personnes, il faut réaliser 100 préventes, on n’a pas de blouse à montrer en exemple, et on doit demander aux gens de payer d’avance. Bon courage!

On faisait des stands de préventes au bar et la K’fet, on en parlait le plus possible autour de nous. Il fallait garder le moral face aux détracteurs de tous bords :

  • Les IPSéens pour qui la blouse était une tradition ENIbienne de gros bourrins débiles, et qui nous demandaient « vous vendez pas des uniformes de nazi, aussi ? » (La notion de Godwin Point n’était pas encore très répandue à l’époque).
  • Les ENIbiens qui disaient que notre école c’est de la merde et que c’était pas la peine d’essayer de « faire les grands », quelle que soit la couleur de blouse qu’on s’était choisie.
  • D’autres ENIbiens, prêt à croire en l’UTBM, mais qui nous disaient qu’on ferait mieux de garder la couleur noire.
  • Des membres de la promo 01 pas très motivé qui pensaient que « de toutes façons ça marcherait jamais ».
  • Des gens sortis de nul part, ni ENI, ni IPSé, ni UTBM, qui nous insultaient parce qu’on essayait de se prendre pour des GadzArts.

Parfois, on se sentait vraiment seuls à notre stand « promo 01 » posé à l’arrache dans un coin de la K’fet’.

Heureusement, on a été soutenu par des 3spés de la promo 37 de l’ENI, c’est à dire les personnes arrivées la même année que nous, mais directement en 3ème année (est-ce qu’on utilise encore l’expression « 3spé » ? J’en sais rien). Je suppose que eux aussi ont dû faire face aux mêmes détracteurs, et qu’il n’était pas question pour eux d’avoir des blouses noires. Mais une quinzaine d’entre eux ont pré-achetés des blouses bordeaux, ce qui nous a permis d’atteindre, et même dépasser un tout petit peu cette limite fatidique de 100 commandes. Ouf !

C’est étrange de se dire que le choix de la couleur des blouses a eu une influence définitive sur la vie étudiante de l’UTBM, mais que je ne suis même pas capable d’expliquer ce choix.

J’ai toujours ma blouse. Comme vous l’avez vu dans la vidéo, elle a bien vécue. Elle dort actuellement au fond d’un sac avec des fringues de soirée et autres costumes d’apparat. Je suis content d’avoir pu profiter de cette occasion pour la ressortir.

La fonction « print_peres »

Il s’agit d’un petit bout de code en python (mon langage de programmation préféré) listant les dates des pères, en fonction de la date de remise des diplômes à passer en paramètre.

J’en profite pour mentionner une tradition débile, qui n’en est pas une : lors du père 1664, organisé par les première années, tout le monde s’amuse à faire mousser la bière et à se la jeter sur la gueule. C’est un gigantesque gâchis.

Le père 1664 est le premier ayant lieu dans une année scolaire (vers le mois d’octobre ou novembre). Donc tu arrives en première année, on t’explique le principe des pères, tu cotises pour cette fête alors que tu n’as encore vu aucun autre père des autres promos, tout ça pour se faire pourrir et voir l’alcool jeté.

J’ai découvert plus tard que cette « tradition » de pourrir le père 1664 a démarré avec celui de la promo 38 (la dernière promo de l’ENI). À l’époque, l’UTBM n’était pas officiellement créée, mais son annonce avait déjà été faite. Ça ne plaisait pas à certains ENIbiens, la soirée a dû déraper pour une raison ou une autre, et ça a fini en balançage de bière.

Je ne sais pas si les pères sont toujours organisés. Je l’es-père. Mais si c’est le cas, je vous invite à ne pas balancer de bière au père 1664. C’est une fausse tradition de merde. Et même si elle était justifiée, je la trouverais stupide et à bannir, car rien ne justifie de gâcher de l’alcool.

Au fait, pour ceux qui se demandent pourquoi ça s’appelle des « pères »: http://www.archives.armentieres.fr/Au-hasard-des-archives/p1699/Le-Pere-Cent-ou-le-bac-moins-100-jours

Le plan de la Maison des Élèves

J’ai mis des dessins pour les noms des bâtiments. Nous avons donc, pour le bâtiment principal : les Légumes, les Fromages, les Crustacés, les Pizzas. Pour les deux bâtiments externes : les Îles et les Daltons. Et bien sûr le foyer, avec des bières.

Je ne me souviens pas des noms de tous les étages : Courges, Aubergines, Munster, Moules, Bigorneaux, Pescatore, Kerguelen, Oléron, … Mon étage préféré est bien évidement celui des Camemberts, dans lequel j’ai passé mes deux dernières années.

À ce sujet, j’ai mis un camembert dans l’animation :

Pour en revenir à la ME, voici un petit surplus d’histoire. Avant, le bâtiment principal n’était pas cloisonné. C’était des grands couloirs qui traversaient tout. Je ne sais pas pourquoi il a été décidé de les séparer, peut-être parce que les gens faisaient des ventriglisses géants. En hiver, ils balançaient de l’eau avec les lances à incendies, ouvraient les fenêtres, attendaient que ça gèle, puis faisaient des grandes glissades.

Au moment du cloisonnement, il a fallu ajouter des sanitaires pour les bâtiments qui n’en avaient pas. C’est pour ça que le bâtiment des Légumes (ainsi que celui des Pizzas si je me souviens bien) ont des douches sans carrelage au sol. Avant, ces coins douches+toilettes étaient des chambres.

Pleins de numéros d’UV

MT11, PS12, HE05, LO11, … C’est toutes mes UV du Tronc Commun.

Et je les ais toutes eues, j’ai encore les feuilles de résultat de mes semestres !

Un code source en Pascal

La mise en forme à fond bleu flashy des années 80 est inspirée de l’IDE Turbo Pascal. J’en ai codé des bêtises avec ce truc, à l’UTBM et ailleurs.

C’est un vrai extrait de code de mon vrai projet de l’UV LO11. Le responsable de l’UV était un chercheur en informatique génétique un peu azimuté. Il nous avait concocté un sujet de déglingo, sybillinement intitulé « Remontée analytique et retour simulé ». Il fallait simuler des mutations de code génétique, calculer les probas d’apparition de je-sais-plus-quoi, et valider son modèle de malade. Je peux vous transmettre mon dossier du projet.

Cliquez sur l’image pour agrandir. Vous remarquerez dans cet extrait de code une fonction « StrToNucleo », convertissant les chaînes de caractères « A », « C », « G », « T », vers des constantes ayant le même nom. Vous aurez bien sûr reconnu le nom des 4 nucléotides de base de l’ADN.

C’était un projet assez conséquent, faisant intervenir des notions allant au-delà de l’informatique. Pour une UV de première année, c’était un peu violent. Mais moi ça m’avait plu, c’était plus concret qu’un pauvre algo basique de tri ou de parcours d’arbre comme on en fait par centaines.

Une partie des étudiants a protesté concernant la trop grande difficulté du sujet, et les semestres suivants, les projets LO11 étaient beaucoup plus classiques. Pour finir, le langage Pascal étant doucement en train de s’éteindre, les cours et les TD de cette UV sont passés au langage C. Mais le responsable est resté ce chercheur azimuté. Christian Michel, si tu me lis, je te fais un bisou, à toi et à ta coiffure non-euclidienne.

L’UV TN10

L’un de mes pires souvenirs à l’UTBM. Le TN10 est une UV où on doit construire quelque chose (un meuble, une affiche pour une exposition, un truc-machin artistique, …). Il faut entièrement gérer le projet du début à la fin : définition précise du besoin avec la personne ayant proposé le sujet, planification, achat du matériel, fabrication, présentation finale. Elle était obligatoire en première année de Tronc Commun.

Expliqué ainsi, ça semble une bonne idée. Mais les projets en eux-mêmes étaient ridicules. Certains appelaient ça : « l’UV montage de meuble Ikea ». Une grande partie des objets construits finissaient directement à la poubelle juste après la soutenance, car ils étaient acceptable pour l’UV, mais pas pour une utilisation réelle.

Cette UV un peu bidon a fortement contribué à ce que les ENIbiens disent que l’UTBM est une école de gens se prenant terriblement au sérieux tout en apprenant n’importe quoi. Même après la première année, on pouvait en rencontrer qui nous demandaient d’abord notre surnom et juste après notre sujet de TN10. Et bien évidemment, ils se foutaient de notre gueule. Comment leur donner tort ?

Mon sujet était très classique : fabrication d’un meuble pour UNITEC (le club robotique). Mais pour moi, il a été très difficile. Parce que je ne suis pas du tout bricoleur. Le moindre petit pépin était une montagne pour moi. J’ai suivi les consignes et j’ai fait tous les magasins de Belfort pour trouver le meilleur prix des planches alors qu’il suffisait d’aller à Leroy Merlin comme tout le monde. Je m’étais planté dans les dimensions et l’une des planches était trop petite. Je me suis pris la tête avec le responsable de l’atelier à Sévenans qui était arrivé deux heures en retard pour ouvrir la salle. J’ai prié au moment de la soutenance pour que personne ne se rende compte que les roulettes ne roulaient pas alors que j’amenais ce putain de meuble en le faisant rouler. etc.

Merci à Merlin, responsable d’UNITEC et proposateur du sujet, d’avoir été indulgent avec notre travail de sagouin.

Ce que j’ai vraiment mal vécu, c’est le décalage entre la difficulté que ça a été pour moi et mon binôme de réaliser ce projet, et le fait que beaucoup de monde me disaient que c’était un truc bidon et facile qui ne servirait à rien de toutes façons. Sans oublier le décalage avec ce que je voulais réellement apprendre dans cette école : de l’informatique. Les années suivantes, j’appelais l’UV TN10 : « le bizutage officiel de l’administration de l’UTBM envers les premières années ».

L’image de la Terre que j’ai ajoutée juste à côté est une référence à un autre sujet de TN10, réalisé par deux potes : une fresque à peindre dans les bureaux du SME (Service des Moyens de l’Enseignement). Ces deux potes se foutaient de leur propre gueule et de ce sujet bidon, en disant qu’ils pourraient terminer en gerbant directement sur le mur.

J’espère que cette magnifique fresque, représentant une Terre même pas ronde, est toujours présente. Elle est le témoin de la capacité de certains, bien plus forts que moi, à prendre cette UV à la rigolade. Blouz et Pudbou, vous êtes des putains d’artistes, félicitations pour votre œuvre.

Quelques années plus tard, cette UV a été rendue non-obligatoire. La raison officielle étant qu’elle est très injuste, car les sujets sont attribués au hasard et sont totalement désequilibrés, avec du très facile et du très difficile. Je continue de penser que la raison officieuse était : « on va arrêter cette connerie car tout le monde se fout de notre gueule à cause de ça ».

Ma gueule photocopiée

Très très amusant.

J’ai déjà écrit un article à ce sujet. Je vous invite à le lire par ici : https://recher.wordpress.com/2014/12/07/photocopiez-vous-la-gueule/

Le tableau avec écrit dessus « Démon ? »

Sur le site de Belfort, dans la tour Bull, le couloir à côté de la bibliothèque, une autre grande fresque est dessinée sur le mur. Elle représente des anges dans une espèce de machine, avec des messages tels que : « est-ce que tu m’aimes ? », « oh oui je t’aime ». Elle s’intitule « la mécanique des anges », et a été réalisée par un certain Godjo, à l’occasion de la Semaine des Arts en 2001.

Je n’aime pas cette fresque. Je la trouve mal dessinée et cucul-la-praline.

Elle s’est imposée à ma vue durant plus de 4 ans, à chaque fois que je passais dans ce couloir. Ce n’est pas grave, je peux le supporter, on voit des choses moches tous les jours, les affiches publicitaires par exemple. Mais je ressens une certaine frustration, car ce Godjo a eu le droit d’inoculer son œuvre dans le cerveau de beaucoup de monde, sans prendre la peine de recueillir leur avis. Il est certainement reparti avec le sentiment que la plupart des gens appréciaient son cadeau, or je n’ai pas eu la possibilité de rectifier ce sentiment ni de lui dire en face ce que j’en pensais. Son acte reste de l’art, mais c’est un acte impoli.

Lorsqu’on trouve qu’une création est moche, il est souvent plus stratégique de ne pas en parler et d’espérer qu’elle tombe dans l’oubli. Si je crie sur tous les toits que Godjo est un tocard et qu’il peint avec son rectum, ça fera parler de lui et le renforcera. L’effet Streisand. Alors peut-être que j’aurais mieux fait de ne pas mettre cette image dans mon animation.

Mais je voulais évoquer d’autres souvenirs amusants lié à ça.

Il arrive souvent que des petits groupes d’étudiants s’amusent à se donner un nom, pour se la péter ou pour délirer : Les Broyeurs, La Tornade, Les Clacos, Les Rôtis, Les Ouf’malades, …

Quelques joyeux drilles des promos ENI 35 et 36 s’étaient donnés pour nom « Les Démons ». Le jour du Père 200, ils ont écrit, relativement discrètement, quelques remarques au stylo sur la fresque. C’est ce que j’ai voulu rappeler. Je ne sais pas si ces petites remarques ont été effacées depuis.

Durant cette Semaine des Arts, des tableaux d’arts abstraits avaient été exposés. Quelques personnes ont écrit « Père 200 » dessus. Les étudiants ayant organisé la Semaine des Arts ont gentiment expliqué que c’était un acte idiot, ayant déplu aux créateurs de ces tableaux, et que le « milieu des artistes » étant un milieu un peu fermé, ce serait difficile de les recontacter pour les années suivantes.

Si le « milieu des artistes » n’est pas capable de supporter les réactions que suscitent leurs œuvres, ils n’ont qu’à garder leurs tableaux pour eux. Écrire « Père 200 » sur un tableau, c’est le compléter, le faire foisonner, lui donner la possibilité d’être plus connu. La réaction à l’art, c’est aussi de l’art.

Peut-être que ce serait une bonne idée de tester l’idée des artistes ayant créé la fresque-TN10, sur la fresque de ce Godjo. ♪ ♫ ♬ On vomit sur les murs le nom de ceux qu’on aime ♫ ♬ ♪ (Demis Roussos et les Kids United).

Les lettres écrites en blanc

Ce sont les seules lettres écrites à l’endroit dans l’image de la texture. En les mettant bout à bout, on obtient la phrase « UTBM on t’adule ».

Il s’agit d’une référence à un easter egg placé dans le petit GENI édité en 1999. Il y avait des petites lettres dans le guide, formant la phrase « UTBM on t’encule ». Une réaction (pas forcément très intelligente) des ENIbiens concernant la création de l’école. À l’époque, ça avait fait un petit peu de bruit, notamment sur une télé régionale.

Je préfère quand même ma phrase à moi.

Un chapeau haut-de-forme

Petite clin d’œil de ma remise des diplômes. J’étais habillé en mec classe des années 60, avec queue-de-pie, chapeau haut de forme et canne. J’ai demandé à Pascal Fournier (le directeur) si j’avais le droit de faire un petit discours, et il avait accepté.

Je pense que les membres de l’administration ont un peu flippé sur le coup, car j’étais connu comme le zigoto qui faisait tout le temps des conneries. J’ai vu la responsable communication s’asseoir juste devant l’estrade, un peu planquée, prête à bondir et intervenir au cas où je sortirais de trop grosses conneries ou au cas où je me mettrais à poil. Rien de tout cela n’est arrivé, mais je peux comprendre que cela fut redouté.

Je ne me souviens plus de ce que j’avais dit, sauf la phrase : « après toutes ces années, on peut dire que nous sommes devenus frères de sang. Et même plus que frères de sang : père 200 !! ». Ce discours est mon moment de gloire. Il est immortalisé dans le DVD du Gala-RDD 2004.

La première version du logo de l’UTBM

Regardez bien l’image. Elle a plein de défauts : des pixels noirs un peu partout, et le « té » de « université » est écrit plus foncé que le reste. Cette version du logo était sur le site de l’UTBM, nous n’en avions pas d’autres. Les profs nous indiquaient d’utiliser celle-ci, puisqu’elle était très facilement récupérable et à la disposition de tous.

La plupart des rapports de stages, de projets, de dossier d’UV et autres documents produits par les étudiants comportait ce logo en couverture, avec les petits défauts. C’est d’un intérêt historique totalement négligeable, mais je trouve ça très amusant.

L’homme de pierre

Il s’agissait d’une statue à côté du barbecue de la ME. Elle représentait un ENIbien, avec le béret, la blouse et une bière à la main. Il regardait dans la direction de son école. Cette statue avait bien entendu pour but de conserver le souvenir de l’ENI, l’esprit étudiant qui allait avec, etc.

À une soirée, j’étais bourré, et j’ai fait semblant de lui rouler une pelle. C’est des choses qui arrivent.

Son visage a été cassé par d’autres gens bourrés, puis quelques années après, elle a été décapitée par d’autres autres gens bourrés.

Mes souvenirs étaient un peu erronés, j’ai cru qu’elle avait été entièrement détruite, et en fait non. Je vous joint un petit article de La Gazette. Merci à Four de me l’avoir transmis.

J’étais un peu énervé quand j’ai appris sa dégradation. Cette statue était importante pour moi. Mais ce n’est pas si grave. J’ai gardé en souvenir l’homme de pierre qui gardait en souvenir l’esprit de l’ENI.

Les symboles doivent pouvoir être modifiés, récupérés, voire détruits, sinon ils deviennent trop sacrés et ça fout le bordel. Si je considère qu’on a le droit d’écrire « Père 200 » sur un tableau d’art abstrait, je suis obligé de considérer qu’on a le droit de casser une statue. Je me charge simplement de faire en sorte qu’on n’oublie pas la statue.

Des petits bouts de code en python

Calcul récursif de la suite de Fibonacci.

Les profs persistent à utiliser cet exemple pour expliquer le concept de la récursivité. Ça m’a toujours fait rigoler. C’est tellement plus compréhensible et moins coûteux en temps et en mémoire de calculer cette suite en itératif.

Est-ce qu’il n’y a pas des exemples plus intéressants, qui justifieraient un peu plus l’utilisation de la récursivité ? Un truc comme ça par exemple :

def print_anagrammes(current_elems, done_elems=""):
    if not current_elems:
        print(done_elems)
    for i in range(len(current_elems)):
        print_anagrammes(
            current_elems[:i] + current_elems[i+1:],
            done_elems + current_elems[i]
        )
print_anagrammes("ABC")

Ouais bon, ça marche pas bien si on met un mot comportant plusieurs fois la même lettre, bon voilà quoi.

None is not False

Rien à voir avec l’UTBM. C’est juste une ligne de code en python que j’aime bien. Tapez-la dans une console, elle renverra True. C’est poétique.

a, b = b, a

Une autre ligne de code en python que j’aime bien. Échange direct de deux variables sans variable intermédiaire (même si en interne il doit y’en avoir).

p % 2

« p modulo 2 », c’est à dire une opération déterminant si la variable p est paire ou impaire.

Simple petite interrogation par rapport aux numéros de promos paires et impaires. Apparemment, les unes se bougeraient plus que les autres. C’est peut-être un mythe.

Lien vers mon repository github

https://github.com/darkrecher/anim-tunnel-utbm

Il contient le code source de l’animation. Je réarrange ce code en une version moins dégueu dès que je peux.

D’autres trucs en vrac

Je ne met pas les images ici, parce que ce ne sont pas les plus intéressantes. Je vous laisse les retrouver par vous-mêmes dans l’image principale.

  • Le lion de Belfort et l’écusson de la ville.
  • les logos Alstom et General Electrics, les deux plus gros pourvoyeurs de stages (ST10 et autres).
  • Des toilettes, parce qu’il y en a disséminées de partout dans les locaux de Sévenans.
  • Le néon vert du bar : « Le bar est ouvert ».
  • Des organes intéressants : nichons, vagin, pénis.
  • Des instruments de musique.
  • Un D20 de jeu de rôles.
  • Des bouteilles, des pet’, du cannabis.
  • Deux verres de Tequila. C’est un jeu de mot : deux teqs – DEUTEC. Hahaha !
  • Un réveil, juste pour souligner les difficultés de la gestion du temps quand on est étudiant. On se retrouve souvent à tout faire à l’arrache. (En fait c’est pas que quand on est étudiant).
  • Le plan d’une tireuse à bière.
  • Des 0 et des 1. À chaque fois qu’il faut donner un style informatico-geek à un visuel quelconque, les gens ne peuvent pas s’empêcher d’y ajouter des lignes de 0 et de 1. Je trouve ça ridicule et un peu à côté de la plaque. Alors j’en ai mis.

Les sons et les voix

« Partout dans l’univers »

La première phrase de la première page du polycopié de cours de l’UV PS26 commence par cette introduction. La pompeusité du propos m’a marqué, il était donc naturel que je la reprenne pour l’intro de mon animation.

Le responsable de cette UV était Patrick Gougeon. Un mec bien, correct, respectueux et assez exigeant. J’ai eu l’UV, mais je n’en ai compris et retenu que très peu de choses. La notion de gradient est assez facile à appréhender, par contre, je n’ai jamais réussi à calculer, ni à me représenter, ni à utiliser à bon escient un putain de « rotationnel ».

« Vous êtes l’élite – vous êtes des gros nuls »

Lors des réunions de rentrée, tant que les parents sont encore là, les grands pontes ne manquent pas de dire que nous sommes l’élite, que nous arrivons dans une école prestigieuse, que nous avons été sélectionnés pour nos capacités et que normalement, nous devrions tous y arriver. Quant aux malheureux qui se feraient « réorientés », ce serait un échec à inputer à l’étudiant mais aussi à l’UTBM.

Dès les premiers cours, sitôt que les parents sont partis, bon nombre de professeurs ne manquaient pas de souligner que nous étions tous mauvais, que le niveau baisse d’année en année et que nous n’aurons jamais notre diplôme.

Ce décalage de propos a été ressenti par beaucoup d’étudiants, je crois même que certains professeurs ont fini par le reconnaître. J’ose espérer que la situation s’est améliorée depuis.

« Le bar est ouvert »

Ce qui est une bonne chose !

« Déchaîne les enfers »

Quelques personnes avaient monté un groupe de hard-rock bourrin, dont j’ai oublié le nom. Il y avait un Opome et un Ette dedans. L’une de leur chanson commençait par cette phrase.

C’est la voix de mon fils.

Mine de rien, c’est la première fois que je révèle sur ce blog idiot que j’ai un fils. Eh bien comme ça c’est fait.

« Vous êtes de quelle école ? »

Une question que certaines personnes extérieures nous posaient de temps en temps. C’était pas méchant du tout et la question était posée sincèrement. Mais c’était symptomatique du fait qu’on arrivait dans une école qui n’existait pas vraiment.

« Tu n’as pas eu tes BN ? »

Lors d’une soirée de Noël, il y eut quelques sketchs amusants, dont des parodies de Eric & Ramzy. L’un d’eux incluait ce jeu de mot : « UTBM » / « eu tes BN ».

C’est la voix de mon autre fils. C’est la première fois que je révèle sur ce blog que j’ai deux fils.

« Père 200, Père 200, … »

La chanson mythique du Père 200. Ce sont mes enfants qui chantent !

C’est la deuxième fois que je révèle sur ce blog que j’ai des enfants.

« Pas d’UV MT11… »

« Pas d’UV MT11, pas de DEUTEC. Pas de DEUTEC, pas de diplôme d’ingénieur ».

Cette phrase a été énoncée par Charles Demouge, directeur du Tronc Commun, une personne qui a amplement participé à la dualité de discours « vous êtes l’élite / vous êtes des nuls ».

J’ai essayé de la prononcer avec l’accent francomtois, mais ce n’est pas forcément très réussi.

Il n’est plus directeur du TC, je crois qu’il s’est réorienté vers la politique, avec plus ou moins de succès.

« Pas élu au premier tour, pas élu au deuxième tour. Pas élu au deuxième tour, pas de poste de député. »

Ce mec n’était pas agréable, mais il était pas si con que ça. Il avait quelques capacités à repérer les étudiants qui galéraient (sur le plan scolaire ou autre) mais qui restaient motivés, et il prenait le temps de les soutenir.

La musique de fond

Elle provient de cette vidéo youTube. Vous avez très probablement reconnu le thème du film « La soupe aux choux ».

Il y avait un prof de chimie complètement à la masse. La légende raconte qu’avant c’était un gars super intelligent, mais lors d’une expérience malheureuse, il a respiré des vapeurs de mercure, et depuis, il n’a plus toute sa tête.

Mais j’ai aussi entendu dire que c’était une « simple » rupture d’anévrisme.

Je l’ai vu débarquer une fois à l’étage des Camemberts, le midi pendant que je me faisait à bouffer. Il devait aller au gymnase pour une raison que j’ignore, et voulait demander la clé au président du BDS. On lui avait dit que c’était « au quatrième étage ». Je lui ai expliqué que ce n’était pas ce bâtiment là, et lui ai montré le bâtiment des Daltons.

Une semaine plus tard, je l’ai vu re-débarquer, il m’a tenu exactement les mêmes propos.

Tout le monde se foutait de sa gueule, y compris certains profs. C’était pas très gentil, mais on n’était pas forcément très intelligents. Des personnes avaient enregistré les propos plus ou moins incohérents qu’il sortait pendant ses cours, puis avaient fait une petite chanson, avec la soupe aux choux en fond.

Je serais curieux de savoir ce que ce prof est devenu.

« Des morceaux de l’UTéBéhèèèème »

Merci d’avoir eu l’idée de ces vidéos-boulettes. Ça m’a bien motivé et ça m’a rappelé beaucoup de souvenirs épiques. J’étais totalement à l’arrache pour réaliser l’animation, je suis content d’avoir pu finir à temps.

Tout ce que je raconte, aussi bien dans la vidéo que dans cet article de blog, est très subjectif. Il y a certainement pleins d’anciens étudiants et de profs qui ne seront pas d’accord avec tout. Je vous invite à raconter votre histoire à vous, de votre point de vue, sous la forme que vous voulez : un texte, une autre vidéo, une statue, une fresque murale peinte au vomi…

Je relis cet article et m’aperçois que j’écris comme un vieux papi nostalgique décrivant des choses vieilles de deux siècles, et qui se considère comme le dernier dépositaire de ces souvenirs-trésors. J’en ai certainement fait des caisses. Mais je n’ai trouvé nul part sur internet un endroit qui raconte tout ça, et je ne voulais pas que ça se perde. Ne serait-ce que pour moi-même, pour me relire dans 20 ans.

Je réalise aussi que ce que j’ai mis dans la vidéo provient en grande majorité de mes années de Tronc Commun. Il y a eu évidemment beaucoup de moments merveilleux dans mes années de branche : les conneries que j’ai faites, les activités, etc. Je n’avais pas le temps ni la place de tout mettre. Peut-être que ce qui marque, lorsqu’on change totalement d’environnement et que l’on quitte le nid familial, c’est surtout les premières années.

Lors de ma dernière année, j’ai fait une petite bande dessinée sur l’histoire de la promo. Elle est ici : https://recher.wordpress.com/2009/04/22/la-bd-de-la-promo-01/. Vous y retrouverez des détails et des thèmes évoqués dans la vidéo : les blouses, l’ENI et l’IPSé, le père 200, etc.

C’est mon histoire. C’est ce qui a permis de me construire, les morceaux de l’UTBM à l’intérieur de moi. Encore maintenant, il m’arrive de faire des rêves liés à cette période :

  • Je suis en train d’emménager dans ma piaule à la ME, mais je m’aperçois qu’il y a plein d’affaires dedans. Je cherche des indices pour savoir si quelqu’un y habite encore, ou si ce sont des affaires oubliées par le locataire précédent.
  • Je viens d’avoir mon diplôme, mais je me rends compte que je ne sais pas du tout ce que je veux faire. Alors je repars de zéro et en reprends pour 5 ans. La partie consciente de mon rêve me dit que c’est totalement stupide, la partie que je ne contrôle pas dit que je dois me dépêcher, car les cours commencent bientôt et si je les rate je vais devoir les rattraper.

Les rêves c’est toujours n’importe quoi de toutes façons.

Gros bisous à tout le monde, et encore merci !

Edit 2020-01-05

J’ai pas osé la mettre tout de suite, pour ne pas choquer les non-habitués de mon blog. Mais la voici : la traditionnelle image de fesse présente dans chaque article. 4 fesses pour le prix de 2 !

Rien pour ce mois-ci !

Amis feignassous, amies feignassottes, bonjour.

J’ai rien foutu pour le blog ce mois-ci. Donc pas d’article digne de ce nom. À part ce présent article pour dire que y’aura pas d’article.

Mais j’ai une excuse, j’ai réalisé une petite vidéo pour l’UTBM, la prestigieuse et grandiose école dans laquelle j’ai fait mes études.

Cette vidéo a été réalisé dans le cadre du montage « vidéo boulette », à l’occasion des 20 ans de l’UTBM. Plus de détail par ici : https://www.facebook.com/GalaAeUTBM/posts/2773072979403412

Je ne me suis pas contenté de faire une vidéo de moi qui chope une boulette de papier et qui la déplie. J’y ai intégré une jolie animation (codée en python, évidemment).

Le mois prochain, je ferais un article sur ce sujet, en y intégrant ladite vidéo, bien entendu. Et j’y ajouterais des explications sur les petits détails incorporés dedans.

Je n’en dis pas plus pour l’instant, car je réserve la primeur de cette vidéo pour la gala de l’UTBM.

Je ne serais pas présent à ce gala, c’est bien dommage et j’en suis désolé, mais c’est géographiquement un peu loin pour moi, et j’ai déjà du mal à trouver du temps pour faire les trucs que je dois faire.

Et si vous êtes de l’UTBM, n’hésitez pas à contribuer en faisant une vidéo de votre cru. Y’a juste que vous devrez faire ça à l’arrache, car y’a plus que aujourd’hui 31 octobre pour l’envoyer.

À le mois prochain tout le monde !

À défaut de montrer du texte sur une boulette de papier, Jade Parker montre son livre.

La cryogénisation du blog Sam et Max

Il y a quelques années de ça, un chien et un lapin se rencontrèrent.

− Bonjour monsieur le chien.

− Bonjour monsieur le lapin.

− …

− …

− …

− …

− …

− …

− Mais, que nous arrive-t-il ? Je sens comme un arc de tension sexuelle s’établir entre nous deux.

− Moi aussi. Cela va être difficile de le contrôler.

− Pourquoi ne pas céder à cet amour qui s’offre à nous ?

− Je n’ai rien contre les homosexuels, mais je n’en fais pas partie.

− Qui parle d’homosexualité ? Vous êtes un chien et je suis un lapin. Il ne s’agit rien de plus que de zoophilie.

− Comme vous avez raison. Faisons l’amour !

(Quelques mois plus tard…)

− Je suis enceint !

− Moi aussi !

− Quel bonheur ! Nous mettrons au monde toute une marmaillerie de petits chien-lapins !

(Encore quelques années plus tard…)

− Qu’allons nous faire de tous ces chien-lapins et autres lapin-chiens ?

− Il est impossible pour nous de nous occuper d’un aussi grand nombre d’enfants.

− Achetons un congélateur et cryogénisons-les.

− Sage décision. Malheureusement, les techniques de réveil après cryogénisation ne sont pas encore aboutie. Nous risquons de tuer ces pauvres petites créatures lorsque leurs futurs parents adoptifs voudront les réanimer.

− J’ai une idée ! Il nous suffit de les cloner à plusieurs reprises et de cryogéniser ces clones dans plusieurs congélateurs. Nous pourrons ainsi tenter des réanimations au fur et à mesure que la technologie évoluera.

C’est ce qui fut fait.

Archi-archivisme

Le blog http://sametmax.com/ existe toujours, mais aucun nouvel article ne sera ajouté. Les commentaires ont été réouverts momentanément. Lorsqu’ils seront fermés, le blog ne changera plus.

Il n’y a aucune garantie future qu’il restera en ligne. C’est insupportable ces gens qui ne se sentent coupables de rien sous prétexte qu’ils mettent leur travail à disposition librement et gratuitement. Encore un coup des trotskistes.

Ces messieurs Sam et Max ont expliqué comment récupérer tout le contenu de leur blog. Je n’ai pas de moyen de lancer des commandes « wget » de chez moi (désolé, Windows, tout ça). Je pourrais le faire au Travail, mais ça me gêne de mobiliser du CPU, de la bande passante et de la place disque en quantité indéterminée pour quelque chose que je ne peux pas trop justifier.

Alors j’ai fait le gros bourrin avec l’utilitaire WinHTTrack. Ça a mouliné sa mère pendant des heures. Je ne suis pas sûr d’avoir tout récupéré. Certains articles semblent avoir échappé au moissonage, car leur titre est trop long (en particulier toute la partie sur la programmation orientée objet). Je les ai récupérés manuellement, en espérant que d’autres n’ont pas planté de la même manière.

Puis j’ai tout compressé et tout balancé dans dropbox. Vous pouvez télécharger un énorme fichier .zip avec tout dedans. C’est cadeau c’est bonheur.

Il y a aussi des autoblogs, vous permettant de consulter directement les articles sans vous embêter à tout télécharger en local. Mais ils ne sont pas forcément à jour, et ont le même niveau de non-garantie de continuité que le blog de Sam&Max lui-même.

Dropbox pourrait également décider de virer ma sauvegarde.

Internet n’est pas forcément durable.

Ni vos ordinateurs. Ni le réseau de distribution d’électricité. Ni vous-même. Tout fout le camp.

C’est pour ça que lorsqu’on tient à quelque chose, il faut en faire le plus de sauvegardes décentralisées possibles, dans le plus d’endroits différents. Ce dropbox est ma toute petite contribution à cela.

Le passage nostaltriste

Le blog de Sam&Max s’est offert à mon temps de cerveau, il y a quelques années de cela, par le biais de roro, un ami bizarre de l’internet. Je le salue au passage, s’il me lit encore.

J’y ai lu tous les articles paru depuis que je l’ai découvert. Je me suis promis de me faire une rétrospective générale des anciens non encore lus.

Certains de ces articles ont augmenté ma culture générale informatique et ma veille technologique.

L’un en particulier m’a directement fait économiser plusieurs heures de travail de mon vrai Travail. Il s’agissait de l’explication d’un concept générique : les itérateurs avec yield . Et en plus ça m’a même pas servi pour du python, mais du C#.

Je me suis fendu de quelques petits commentaires chez eux, plus ou moins pertinents, plus ou moins utiles.

Je leur ai proposé quelques articles, qu’ils ont gentiment accepté de publier. En voici la liste.

J’avais l’idée de deux autres sujets qui auraient pu être intéressants :

– comment créer un plug-in Sublime Text.

que se passe-t-il en interne quand on définit une variable en python ? (https ://nedbatchelder.com/text/names.html)

Je les écrirais peut-être ici, dans mon blog à moi. C’est dommage. L’audience y est beaucoup plus faible, je ne pourrais donc pas en retirer tout le flattage d’ego que j’aurais pu en espérer.

Ça me fait quand même un petit quelque chose de voir le blog de Sam&Max s’arrêter. Un peu le même effet que la fin du magazine 42, même si ce n’est pas du tout le même genre de création. Snif snif beuheu-beuheu ouin.

Finalement, peut-être que cette nouvelle m’apporte plus de réconfort égoïste que de tristesse. Tous ces « créateurs de contenus web », qui parviennent à obtenir plus « d’audience » et « d’attention » que moi, finissent par abandonner et passer à autre choses. Moi je suis toujours là, depuis plus de 10 ans, sur mon blog pourri avec à peine 30 visites non-uniques par jour, à publier un article par mois.

Je m’accrocherai autant que je le pourrais, comme un vieux chewing-gum dégueulasse à la chlorophylle oublié au fond d’une poche.

Sur ce, voici une dernière image de lapine pour conclure.

Jessica Rabbit !