Les détails dans ma vidéo pour l’UTBM

Hello les humains et les robots, hello en particulier aux utébohémiens qui atterriraient ici. J’ai terminé ma petite vidéo pour l’UTBM (voir mon article précédent pour connaître l’origine de cette œuvre).

Vous pouvez la visionner et la télécharger ici. Le mec qui mange la boulette de papier puis qui est dans les chiottes, c’est moi. Mine de rien, c’est la presque-première fois que je montre ma gueule sur ce blog. Vu ladite gueule, ça nous rajeunit pas. C’est pas le sujet.

Vous pouvez visionner la compilation complète des vidéos de tout les participants ici. Merci à Ba(r)barlélé Faon de m’avoir transmis ce lien (ce surnom de oufzor !).

Vous pouvez récupérer et bidouiller le code source de l’animation, sur mon github. C’est bien évidemment écrit en python, avec la librairie pygame, saupoudrée d’un peu de numpy pour les « effets spéciaux ». Veuillez m’excuser pour le code source cradingue, écrit à l’arrache plusieurs nuits de suite entre 2h et 5h du matin. Dormir c’est pour les cons.

J’ai caché tout un tas de petites choses et de souvenirs dans cette animation, et j’ai envie de vous en faire part. 3-4-zob, je vous parle d’un temps qui a exactement 20 ans, et qui aux tripes alla me prendre.

Les images

Voici l’image complète du tunnel que traverse la petite boulette de papier (cliquez dessus pour l’afficher en taille réelle) :

Vous constaterez que les textes sont tournés/inversés un peu dans tous les sens. C’est normal. Lorsque l’image est projetée en tunnel, ils se remettent à l’endroit.

Les logos des assos’

L’Association des Étudiants

Le logo actuel :

L’ancien logo, qui doit être encore présent ici ou là :

Il y avait un logo méga-ancien, ressemblant à l’ancien en plus moche et plus illisible. Je n’ai pas réussi à le retrouver. Il était à peu près comme ça :

On arrive difficilement à voir que ça fait les lettres A.E.

Le logo du BDF.

Le logo des inter-UT

Les Inter-UT sont une rencontre sportive/festive ayant lieu chaque année, avec l’UTBM, l’UTC et l’UTT.

Le logo doit être décomposé en : ∩-UT. Le signe « ∩ » se prononce « inter », il s’agit du symbole mathématique représentant une intersection entre deux ensembles.

La vie étudiante à l’UTBM fourmille de logos. Je n’en ai choisi que quelques-uns, car j’avais beaucoup de choses à mettre. Ne m’en veuillez pas si vous ne retrouvez pas vos assos’ préférées.

Le logo de la promo 01

La promo dont je fais partie.

J’ai du le refaire à la main, car je l’avais uniquement sous forme de T-Shirt et sur des photos de gens plus ou moins alcoolisés. J’espère qu’il est ressemblant.

Il représente un landeau, pour montrer le fait que l’UTBM, et toute la dynamique étudiante qui va avec, en était à ses débuts. On avait ensuite décliné l’idée de différentes façons, avec des bébés, des biberons, etc.

Le mini-logo à l’intérieur est celui de l’UTBM.

Si je me souviens bien, c’est un mec surnommé Loku qui l’avait dessiné, à moins que ce soit Djardin.

Les logos des écoles

Les 3 UTs :

J’ai cru entendre qu’il y’en avait une quatrième. Mais à mon époque, ce n’était pas le cas, et j’avoue n’avoir pas trop pris la peine de me renseigner.

L’ancien logo de l’UTC :

Ils ont bien fait de le changer, il représentait sacrément rien du tout.

ENIPSéen ? IPSéNIbien ?

Je suis obligé de faire quelques petits rappels historiques. Je vais essayer d’être le plus objectif possible, même si je me rends bien compte qu’il y a beaucoup de ressenti personnel.

l’UTBM provient de la fusion de deux anciennes écoles : l’ENI et l’IPsé. L’ENI apportait les départements Génie des Systèmes de Production (GSP), et l’IPsé apportait les départements Génie Informatique et Génie Mécanique. (GI et GM). Certains noms ont changé depuis, et de nouveaux départements ont été créés (Génie des Systèmes de Commandes, etc).

L’ancien logo de l’ENI :

Je ne sais pas trop ce qu’il est censé représenter. Une montagne devant un soleil ? Il n’y a pas de montagne spécialement connue à Belfort, à part le ballon d’Alsace. Et la région n’est pas réputée pour son soleil.

J’ai retrouvé le logo de l’IPSé, mais trop tard, la vidéo était déjà faite, désolé :

Il se cachait dans la page 10 du numéro 10 de La Bohème (le journal des étudiants de l’UTBM), que vous pouvez lire ici . Au passage, l’article en question a un intérêt historique non négligeable.

Au niveau étudiant, on ne peut pas dire que cette fusion d’école se soit bien initiée.

Les ENIbiens considéraient que les IPséens étaient des hippies fumeurs de pétards incapables d’organiser des activités étudiantes, se prenant pour des artistes et n’ayant aucune conscience du monde de l’entreprise et du métier d’ingénieur.

Les IPséens considéraient que les ENIbiens étaient des gros bourrins alcooliques perpétrant des traditions de bizutage stupides, et qui auront pour unique débouché professionnel des métiers de « visses-boulons ».

Quant tu arrives en première année, à ton intégration, au milieu de tout ce bazar, et que tous les anciens avec qui tu parles (quelle que soit leur école) t’expliquent que « c’était mieux avant », tu es un peu dans la confusion et tu ne sais pas trop où te mettre.

Un autre détail amusant, qui m’a vraiment donné l’impression que je démarrais mes études dans une école qui n’existait pas, c’est le papier administratif détaillant le planning de la rentrée. On y trouvait conventionnellement un discours d’introduction prononcé par le grand chef de l’UTBM. Le titre de ce monsieur était : « administrateur provisoire ».

Du point de vue administratif et enseignement, l’UTBM prenait plus de l’IPSé que de l’ENI : le fonctionnement par UV provient de l’IPSé, le directeur du département Tronc Commun de l’UTBM était celui de l’IPSé (je reparlerais de lui un peu plus loin).

Dans mes souvenirs, plusieurs dirigeants du département GSP ont démissionné un ou deux ans après la création de l’UTBM, en indiquant clairement, dans une lettre ouverte, qu’ils partaient à cause d’une prédominance trop forte de l’IPSé. Je ne retrouve aucune trace de ces infos, ni même les noms des démissionnaires. Désolé, il va falloir me croire sur parole.

Du point de vue de la vie étudiante, l’ENI semblait avoir une présence plus forte. Ce serait inexact de dire que les IPséens ne faisaient rien. Plusieurs événements de l’UTBM proviennent de l’IPSé : la convention du Troll penché, le Week-end à l’UTBM, la Semaine des Arts, etc. Mais on pouvait remarquer que les ENIbiens étaient plus enclins à se motiver pour organiser tout un tas de choses, ne serait-ce que pour essayer de conserver l’identité de leur école.

L’ancien logo de l’Association des Étudiants est jaune et bleu, comme l’ancien logo de l’ENI. Ce n’est pas pour rien.

Dans tout ce fatras, je me sentais personnellement plus proche de l’esprit « ENI » que de l’esprit « IPSé », mais le plus important pour moi était de faire naître l’esprit « UTBM ».

Je pense y avoir assez bien contribué, même si, pour certaines assos’ (en particulier le Congrès Industriel), je faisait mine d’être impliqué à fond alors que concrètement je ne foutais pas grand chose. J’ai jamais été doué pour organiser des trucs. Je sais juste écrire (du code et des textes). Je remercie Tiny et tout les autres membres de l’équipe du Congrès 2002 d’avoir fait tout le boulot à ma place !

Le logo de l’intégration

Durant notre intégration, on nous donnait un T-shirt avec ce logo dessus (jaune et bleu, quelle surprise !). Les anciens avaient le même avec les couleurs inversées : jaune sur fond bleu.

Quelques petites blagues cachées :

  • en dessous du logo était écrit « Integ ». Les lettres E, N et I étaient soulignées.
  • Si on cache la tête du bonhomme et que l’on imagine que ses deux mains sont deux têtes, le logo représente deux personnes en train de se sodomiser. Pourquoi cette blague ? Aucune idée.

Les blouses

L’animation dans ma vidéo montre 38 blouses noires, correspondants aux 38 promos de l’ENI, et 20 blouses bordeaux, correspondants aux 20 promos actuelles de l’UTBM.

Le port de la blouse est inspiré par d’autres écoles, notamment les Arts et Métiers. Voici un site presque pas trop décrépi concernant les blouses à l’UTBM : http://abctabs3285bis.free.fr/utbm/autre/blouse .

La blouse noire était l’élément le plus emblématique de la vie étudiante et des traditions de l’ENI. On était plusieurs dans la promo 01 à vouloir que ça ne se perde pas, mais on avait bien compris que si on reprenait ça tel quel, on se ferait pourrir par les ENIbiens les plus extrémistes qui n’auraient pas apprécié qu’on reprenne « leurs » traditions pour le compte de « notre » école. Alors on a juste changé la couleur.

Comme l’indique le texte de ma boulette dans la vidéo, j’ai fait partie des personnes qui se sont occupées de l’achat groupé des toutes premières blouses bordeaux. Je devrais donc être capable de vous dire pourquoi on a choisi cette couleur. Eh bien non. Je ne sais plus qui a décidé que ce serait bordeaux, ni comment, ni pourquoi. C’est peut-être une vague référence à la chanson paillarde « Les Belfortaines », mais je n’en suis même pas sûr. « Les Belfortaines sont comme des homards / elles ont toutes un ruban rouge et noir ».

Ça n’a pas été simple, cet achat groupé. J’avais contacté l’entreprise qui les fabriquait. Elle pouvait nous faire un prix unitaire raisonnable (60 ou 70 francs si je me souviens bien), à condition qu’on leur en commande au moins 100. Oui, c’était en francs à l’époque, je suis vieux et prout.

Alors voilà la situation : les acheteurs potentiels sont les gens de la promo 01, soit environ 300 personnes, il faut réaliser 100 préventes, on n’a pas de blouse à montrer en exemple, et on doit demander aux gens de payer d’avance. Bon courage!

On faisait des stands de préventes au bar et la K’fet, on en parlait le plus possible autour de nous. Il fallait garder le moral face aux détracteurs de tous bords :

  • Les IPSéens pour qui la blouse était une tradition ENIbienne de gros bourrins débiles, et qui nous demandaient « vous vendez pas des uniformes de nazi, aussi ? » (La notion de Godwin Point n’était pas encore très répandue à l’époque).
  • Les ENIbiens qui disaient que notre école c’est de la merde et que c’était pas la peine d’essayer de « faire les grands », quelle que soit la couleur de blouse qu’on s’était choisie.
  • D’autres ENIbiens, prêt à croire en l’UTBM, mais qui nous disaient qu’on ferait mieux de garder la couleur noire.
  • Des membres de la promo 01 pas très motivé qui pensaient que « de toutes façons ça marcherait jamais ».
  • Des gens sortis de nul part, ni ENI, ni IPSé, ni UTBM, qui nous insultaient parce qu’on essayait de se prendre pour des GadzArts.

Parfois, on se sentait vraiment seuls à notre stand « promo 01 » posé à l’arrache dans un coin de la K’fet’.

Heureusement, on a été soutenu par des 3spés de la promo 37 de l’ENI, c’est à dire les personnes arrivées la même année que nous, mais directement en 3ème année (est-ce qu’on utilise encore l’expression « 3spé » ? J’en sais rien). Je suppose que eux aussi ont dû faire face aux mêmes détracteurs, et qu’il n’était pas question pour eux d’avoir des blouses noires. Mais une quinzaine d’entre eux ont pré-achetés des blouses bordeaux, ce qui nous a permis d’atteindre, et même dépasser un tout petit peu cette limite fatidique de 100 commandes. Ouf !

C’est étrange de se dire que le choix de la couleur des blouses a eu une influence définitive sur la vie étudiante de l’UTBM, mais que je ne suis même pas capable d’expliquer ce choix.

J’ai toujours ma blouse. Comme vous l’avez vu dans la vidéo, elle a bien vécue. Elle dort actuellement au fond d’un sac avec des fringues de soirée et autres costumes d’apparat. Je suis content d’avoir pu profiter de cette occasion pour la ressortir.

La fonction « print_peres »

Il s’agit d’un petit bout de code en python (mon langage de programmation préféré) listant les dates des pères, en fonction de la date de remise des diplômes à passer en paramètre.

J’en profite pour mentionner une tradition débile, qui n’en est pas une : lors du père 1664, organisé par les première années, tout le monde s’amuse à faire mousser la bière et à se la jeter sur la gueule. C’est un gigantesque gâchis.

Le père 1664 est le premier ayant lieu dans une année scolaire (vers le mois d’octobre ou novembre). Donc tu arrives en première année, on t’explique le principe des pères, tu cotises pour cette fête alors que tu n’as encore vu aucun autre père des autres promos, tout ça pour se faire pourrir et voir l’alcool jeté.

J’ai découvert plus tard que cette « tradition » de pourrir le père 1664 a démarré avec celui de la promo 38 (la dernière promo de l’ENI). À l’époque, l’UTBM n’était pas officiellement créée, mais son annonce avait déjà été faite. Ça ne plaisait pas à certains ENIbiens, la soirée a dû déraper pour une raison ou une autre, et ça a fini en balançage de bière.

Je ne sais pas si les pères sont toujours organisés. Je l’es-père. Mais si c’est le cas, je vous invite à ne pas balancer de bière au père 1664. C’est une fausse tradition de merde. Et même si elle était justifiée, je la trouverais stupide et à bannir, car rien ne justifie de gâcher de l’alcool.

Au fait, pour ceux qui se demandent pourquoi ça s’appelle des « pères »: http://www.archives.armentieres.fr/Au-hasard-des-archives/p1699/Le-Pere-Cent-ou-le-bac-moins-100-jours

Le plan de la Maison des Élèves

J’ai mis des dessins pour les noms des bâtiments. Nous avons donc, pour le bâtiment principal : les Légumes, les Fromages, les Crustacés, les Pizzas. Pour les deux bâtiments externes : les Îles et les Daltons. Et bien sûr le foyer, avec des bières.

Je ne me souviens pas des noms de tous les étages : Courges, Aubergines, Munster, Moules, Bigorneaux, Pescatore, Kerguelen, Oléron, … Mon étage préféré est bien évidement celui des Camemberts, dans lequel j’ai passé mes deux dernières années.

À ce sujet, j’ai mis un camembert dans l’animation :

Pour en revenir à la ME, voici un petit surplus d’histoire. Avant, le bâtiment principal n’était pas cloisonné. C’était des grands couloirs qui traversaient tout. Je ne sais pas pourquoi il a été décidé de les séparer, peut-être parce que les gens faisaient des ventriglisses géants. En hiver, ils balançaient de l’eau avec les lances à incendies, ouvraient les fenêtres, attendaient que ça gèle, puis faisaient des grandes glissades.

Au moment du cloisonnement, il a fallu ajouter des sanitaires pour les bâtiments qui n’en avaient pas. C’est pour ça que le bâtiment des Légumes (ainsi que celui des Pizzas si je me souviens bien) ont des douches sans carrelage au sol. Avant, ces coins douches+toilettes étaient des chambres.

Pleins de numéros d’UV

MT11, PS12, HE05, LO11, … C’est toutes mes UV du Tronc Commun.

Et je les ais toutes eues, j’ai encore les feuilles de résultat de mes semestres !

Un code source en Pascal

La mise en forme à fond bleu flashy des années 80 est inspirée de l’IDE Turbo Pascal. J’en ai codé des bêtises avec ce truc, à l’UTBM et ailleurs.

C’est un vrai extrait de code de mon vrai projet de l’UV LO11. Le responsable de l’UV était un chercheur en informatique génétique un peu azimuté. Il nous avait concocté un sujet de déglingo, sybillinement intitulé « Remontée analytique et retour simulé ». Il fallait simuler des mutations de code génétique, calculer les probas d’apparition de je-sais-plus-quoi, et valider son modèle de malade. Je peux vous transmettre mon dossier du projet.

Cliquez sur l’image pour agrandir. Vous remarquerez dans cet extrait de code une fonction « StrToNucleo », convertissant les chaînes de caractères « A », « C », « G », « T », vers des constantes ayant le même nom. Vous aurez bien sûr reconnu le nom des 4 nucléotides de base de l’ADN.

C’était un projet assez conséquent, faisant intervenir des notions allant au-delà de l’informatique. Pour une UV de première année, c’était un peu violent. Mais moi ça m’avait plu, c’était plus concret qu’un pauvre algo basique de tri ou de parcours d’arbre comme on en fait par centaines.

Une partie des étudiants a protesté concernant la trop grande difficulté du sujet, et les semestres suivants, les projets LO11 étaient beaucoup plus classiques. Pour finir, le langage Pascal étant doucement en train de s’éteindre, les cours et les TD de cette UV sont passés au langage C. Mais le responsable est resté ce chercheur azimuté. Christian Michel, si tu me lis, je te fais un bisou, à toi et à ta coiffure non-euclidienne.

L’UV TN10

L’un de mes pires souvenirs à l’UTBM. Le TN10 est une UV où on doit construire quelque chose (un meuble, une affiche pour une exposition, un truc-machin artistique, …). Il faut entièrement gérer le projet du début à la fin : définition précise du besoin avec la personne ayant proposé le sujet, planification, achat du matériel, fabrication, présentation finale. Elle était obligatoire en première année de Tronc Commun.

Expliqué ainsi, ça semble une bonne idée. Mais les projets en eux-mêmes étaient ridicules. Certains appelaient ça : « l’UV montage de meuble Ikea ». Une grande partie des objets construits finissaient directement à la poubelle juste après la soutenance, car ils étaient acceptable pour l’UV, mais pas pour une utilisation réelle.

Cette UV un peu bidon a fortement contribué à ce que les ENIbiens disent que l’UTBM est une école de gens se prenant terriblement au sérieux tout en apprenant n’importe quoi. Même après la première année, on pouvait en rencontrer qui nous demandaient d’abord notre surnom et juste après notre sujet de TN10. Et bien évidemment, ils se foutaient de notre gueule. Comment leur donner tort ?

Mon sujet était très classique : fabrication d’un meuble pour UNITEC (le club robotique). Mais pour moi, il a été très difficile. Parce que je ne suis pas du tout bricoleur. Le moindre petit pépin était une montagne pour moi. J’ai suivi les consignes et j’ai fait tous les magasins de Belfort pour trouver le meilleur prix des planches alors qu’il suffisait d’aller à Leroy Merlin comme tout le monde. Je m’étais planté dans les dimensions et l’une des planches était trop petite. Je me suis pris la tête avec le responsable de l’atelier à Sévenans qui était arrivé deux heures en retard pour ouvrir la salle. J’ai prié au moment de la soutenance pour que personne ne se rende compte que les roulettes ne roulaient pas alors que j’amenais ce putain de meuble en le faisant rouler. etc.

Merci à Merlin, responsable d’UNITEC et proposateur du sujet, d’avoir été indulgent avec notre travail de sagouin.

Ce que j’ai vraiment mal vécu, c’est le décalage entre la difficulté que ça a été pour moi et mon binôme de réaliser ce projet, et le fait que beaucoup de monde me disaient que c’était un truc bidon et facile qui ne servirait à rien de toutes façons. Sans oublier le décalage avec ce que je voulais réellement apprendre dans cette école : de l’informatique. Les années suivantes, j’appelais l’UV TN10 : « le bizutage officiel de l’administration de l’UTBM envers les premières années ».

L’image de la Terre que j’ai ajoutée juste à côté est une référence à un autre sujet de TN10, réalisé par deux potes : une fresque à peindre dans les bureaux du SME (Service des Moyens de l’Enseignement). Ces deux potes se foutaient de leur propre gueule et de ce sujet bidon, en disant qu’ils pourraient terminer en gerbant directement sur le mur.

J’espère que cette magnifique fresque, représentant une Terre même pas ronde, est toujours présente. Elle est le témoin de la capacité de certains, bien plus forts que moi, à prendre cette UV à la rigolade. Blouz et Pudbou, vous êtes des putains d’artistes, félicitations pour votre œuvre.

Quelques années plus tard, cette UV a été rendue non-obligatoire. La raison officielle étant qu’elle est très injuste, car les sujets sont attribués au hasard et sont totalement désequilibrés, avec du très facile et du très difficile. Je continue de penser que la raison officieuse était : « on va arrêter cette connerie car tout le monde se fout de notre gueule à cause de ça ».

Ma gueule photocopiée

Très très amusant.

J’ai déjà écrit un article à ce sujet. Je vous invite à le lire par ici : https://recher.wordpress.com/2014/12/07/photocopiez-vous-la-gueule/

Le tableau avec écrit dessus « Démon ? »

Sur le site de Belfort, dans la tour Bull, le couloir à côté de la bibliothèque, une autre grande fresque est dessinée sur le mur. Elle représente des anges dans une espèce de machine, avec des messages tels que : « est-ce que tu m’aimes ? », « oh oui je t’aime ». Elle s’intitule « la mécanique des anges », et a été réalisée par un certain Godjo, à l’occasion de la Semaine des Arts en 2001.

Je n’aime pas cette fresque. Je la trouve mal dessinée et cucul-la-praline.

Elle s’est imposée à ma vue durant plus de 4 ans, à chaque fois que je passais dans ce couloir. Ce n’est pas grave, je peux le supporter, on voit des choses moches tous les jours, les affiches publicitaires par exemple. Mais je ressens une certaine frustration, car ce Godjo a eu le droit d’inoculer son œuvre dans le cerveau de beaucoup de monde, sans prendre la peine de recueillir leur avis. Il est certainement reparti avec le sentiment que la plupart des gens appréciaient son cadeau, or je n’ai pas eu la possibilité de rectifier ce sentiment ni de lui dire en face ce que j’en pensais. Son acte reste de l’art, mais c’est un acte impoli.

Lorsqu’on trouve qu’une création est moche, il est souvent plus stratégique de ne pas en parler et d’espérer qu’elle tombe dans l’oubli. Si je crie sur tous les toits que Godjo est un tocard et qu’il peint avec son rectum, ça fera parler de lui et le renforcera. L’effet Streisand. Alors peut-être que j’aurais mieux fait de ne pas mettre cette image dans mon animation.

Mais je voulais évoquer d’autres souvenirs amusants lié à ça.

Il arrive souvent que des petits groupes d’étudiants s’amusent à se donner un nom, pour se la péter ou pour délirer : Les Broyeurs, La Tornade, Les Clacos, Les Rôtis, Les Ouf’malades, …

Quelques joyeux drilles des promos ENI 35 et 36 s’étaient donnés pour nom « Les Démons ». Le jour du Père 200, ils ont écrit, relativement discrètement, quelques remarques au stylo sur la fresque. C’est ce que j’ai voulu rappeler. Je ne sais pas si ces petites remarques ont été effacées depuis.

Durant cette Semaine des Arts, des tableaux d’arts abstraits avaient été exposés. Quelques personnes ont écrit « Père 200 » dessus. Les étudiants ayant organisé la Semaine des Arts ont gentiment expliqué que c’était un acte idiot, ayant déplu aux créateurs de ces tableaux, et que le « milieu des artistes » étant un milieu un peu fermé, ce serait difficile de les recontacter pour les années suivantes.

Si le « milieu des artistes » n’est pas capable de supporter les réactions que suscitent leurs œuvres, ils n’ont qu’à garder leurs tableaux pour eux. Écrire « Père 200 » sur un tableau, c’est le compléter, le faire foisonner, lui donner la possibilité d’être plus connu. La réaction à l’art, c’est aussi de l’art.

Peut-être que ce serait une bonne idée de tester l’idée des artistes ayant créé la fresque-TN10, sur la fresque de ce Godjo. ♪ ♫ ♬ On vomit sur les murs le nom de ceux qu’on aime ♫ ♬ ♪ (Demis Roussos et les Kids United).

Les lettres écrites en blanc

Ce sont les seules lettres écrites à l’endroit dans l’image de la texture. En les mettant bout à bout, on obtient la phrase « UTBM on t’adule ».

Il s’agit d’une référence à un easter egg placé dans le petit GENI édité en 1999. Il y avait des petites lettres dans le guide, formant la phrase « UTBM on t’encule ». Une réaction (pas forcément très intelligente) des ENIbiens concernant la création de l’école. À l’époque, ça avait fait un petit peu de bruit, notamment sur une télé régionale.

Je préfère quand même ma phrase à moi.

Un chapeau haut-de-forme

Petite clin d’œil de ma remise des diplômes. J’étais habillé en mec classe des années 60, avec queue-de-pie, chapeau haut de forme et canne. J’ai demandé à Pascal Fournier (le directeur) si j’avais le droit de faire un petit discours, et il avait accepté.

Je pense que les membres de l’administration ont un peu flippé sur le coup, car j’étais connu comme le zigoto qui faisait tout le temps des conneries. J’ai vu la responsable communication s’asseoir juste devant l’estrade, un peu planquée, prête à bondir et intervenir au cas où je sortirais de trop grosses conneries ou au cas où je me mettrais à poil. Rien de tout cela n’est arrivé, mais je peux comprendre que cela fut redouté.

Je ne me souviens plus de ce que j’avais dit, sauf la phrase : « après toutes ces années, on peut dire que nous sommes devenus frères de sang. Et même plus que frères de sang : père 200 !! ». Ce discours est mon moment de gloire. Il est immortalisé dans le DVD du Gala-RDD 2004.

La première version du logo de l’UTBM

Regardez bien l’image. Elle a plein de défauts : des pixels noirs un peu partout, et le « té » de « université » est écrit plus foncé que le reste. Cette version du logo était sur le site de l’UTBM, nous n’en avions pas d’autres. Les profs nous indiquaient d’utiliser celle-ci, puisqu’elle était très facilement récupérable et à la disposition de tous.

La plupart des rapports de stages, de projets, de dossier d’UV et autres documents produits par les étudiants comportait ce logo en couverture, avec les petits défauts. C’est d’un intérêt historique totalement négligeable, mais je trouve ça très amusant.

L’homme de pierre

Il s’agissait d’une statue à côté du barbecue de la ME. Elle représentait un ENIbien, avec le béret, la blouse et une bière à la main. Il regardait dans la direction de son école. Cette statue avait bien entendu pour but de conserver le souvenir de l’ENI, l’esprit étudiant qui allait avec, etc.

À une soirée, j’étais bourré, et j’ai fait semblant de lui rouler une pelle. C’est des choses qui arrivent.

Son visage a été cassé par d’autres gens bourrés, puis quelques années après, elle a été décapitée par d’autres autres gens bourrés.

Mes souvenirs étaient un peu erronés, j’ai cru qu’elle avait été entièrement détruite, et en fait non. Je vous joint un petit article de La Gazette. Merci à Four de me l’avoir transmis.

J’étais un peu énervé quand j’ai appris sa dégradation. Cette statue était importante pour moi. Mais ce n’est pas si grave. J’ai gardé en souvenir l’homme de pierre qui gardait en souvenir l’esprit de l’ENI.

Les symboles doivent pouvoir être modifiés, récupérés, voire détruits, sinon ils deviennent trop sacrés et ça fout le bordel. Si je considère qu’on a le droit d’écrire « Père 200 » sur un tableau d’art abstrait, je suis obligé de considérer qu’on a le droit de casser une statue. Je me charge simplement de faire en sorte qu’on n’oublie pas la statue.

Des petits bouts de code en python

Calcul récursif de la suite de Fibonacci.

Les profs persistent à utiliser cet exemple pour expliquer le concept de la récursivité. Ça m’a toujours fait rigoler. C’est tellement plus compréhensible et moins coûteux en temps et en mémoire de calculer cette suite en itératif.

Est-ce qu’il n’y a pas des exemples plus intéressants, qui justifieraient un peu plus l’utilisation de la récursivité ? Un truc comme ça par exemple :

def print_anagrammes(current_elems, done_elems=""):
    if not current_elems:
        print(done_elems)
    for i in range(len(current_elems)):
        print_anagrammes(
            current_elems[:i] + current_elems[i+1:],
            done_elems + current_elems[i]
        )
print_anagrammes("ABC")

Ouais bon, ça marche pas bien si on met un mot comportant plusieurs fois la même lettre, bon voilà quoi.

None is not False

Rien à voir avec l’UTBM. C’est juste une ligne de code en python que j’aime bien. Tapez-la dans une console, elle renverra True. C’est poétique.

a, b = b, a

Une autre ligne de code en python que j’aime bien. Échange direct de deux variables sans variable intermédiaire (même si en interne il doit y’en avoir).

p % 2

« p modulo 2 », c’est à dire une opération déterminant si la variable p est paire ou impaire.

Simple petite interrogation par rapport aux numéros de promos paires et impaires. Apparemment, les unes se bougeraient plus que les autres. C’est peut-être un mythe.

Lien vers mon repository github

https://github.com/darkrecher/anim-tunnel-utbm

Il contient le code source de l’animation. Je réarrange ce code en une version moins dégueu dès que je peux.

D’autres trucs en vrac

Je ne met pas les images ici, parce que ce ne sont pas les plus intéressantes. Je vous laisse les retrouver par vous-mêmes dans l’image principale.

  • Le lion de Belfort et l’écusson de la ville.
  • les logos Alstom et General Electrics, les deux plus gros pourvoyeurs de stages (ST10 et autres).
  • Des toilettes, parce qu’il y en a disséminées de partout dans les locaux de Sévenans.
  • Le néon vert du bar : « Le bar est ouvert ».
  • Des organes intéressants : nichons, vagin, pénis.
  • Des instruments de musique.
  • Un D20 de jeu de rôles.
  • Des bouteilles, des pet’, du cannabis.
  • Deux verres de Tequila. C’est un jeu de mot : deux teqs – DEUTEC. Hahaha !
  • Un réveil, juste pour souligner les difficultés de la gestion du temps quand on est étudiant. On se retrouve souvent à tout faire à l’arrache. (En fait c’est pas que quand on est étudiant).
  • Le plan d’une tireuse à bière.
  • Des 0 et des 1. À chaque fois qu’il faut donner un style informatico-geek à un visuel quelconque, les gens ne peuvent pas s’empêcher d’y ajouter des lignes de 0 et de 1. Je trouve ça ridicule et un peu à côté de la plaque. Alors j’en ai mis.

Les sons et les voix

« Partout dans l’univers »

La première phrase de la première page du polycopié de cours de l’UV PS26 commence par cette introduction. La pompeusité du propos m’a marqué, il était donc naturel que je la reprenne pour l’intro de mon animation.

Le responsable de cette UV était Patrick Gougeon. Un mec bien, correct, respectueux et assez exigeant. J’ai eu l’UV, mais je n’en ai compris et retenu que très peu de choses. La notion de gradient est assez facile à appréhender, par contre, je n’ai jamais réussi à calculer, ni à me représenter, ni à utiliser à bon escient un putain de « rotationnel ».

« Vous êtes l’élite – vous êtes des gros nuls »

Lors des réunions de rentrée, tant que les parents sont encore là, les grands pontes ne manquent pas de dire que nous sommes l’élite, que nous arrivons dans une école prestigieuse, que nous avons été sélectionnés pour nos capacités et que normalement, nous devrions tous y arriver. Quant aux malheureux qui se feraient « réorientés », ce serait un échec à inputer à l’étudiant mais aussi à l’UTBM.

Dès les premiers cours, sitôt que les parents sont partis, bon nombre de professeurs ne manquaient pas de souligner que nous étions tous mauvais, que le niveau baisse d’année en année et que nous n’aurons jamais notre diplôme.

Ce décalage de propos a été ressenti par beaucoup d’étudiants, je crois même que certains professeurs ont fini par le reconnaître. J’ose espérer que la situation s’est améliorée depuis.

« Le bar est ouvert »

Ce qui est une bonne chose !

« Déchaîne les enfers »

Quelques personnes avaient monté un groupe de hard-rock bourrin, dont j’ai oublié le nom. Il y avait un Opome et un Ette dedans. L’une de leur chanson commençait par cette phrase.

C’est la voix de mon fils.

Mine de rien, c’est la première fois que je révèle sur ce blog idiot que j’ai un fils. Eh bien comme ça c’est fait.

« Vous êtes de quelle école ? »

Une question que certaines personnes extérieures nous posaient de temps en temps. C’était pas méchant du tout et la question était posée sincèrement. Mais c’était symptomatique du fait qu’on arrivait dans une école qui n’existait pas vraiment.

« Tu n’as pas eu tes BN ? »

Lors d’une soirée de Noël, il y eut quelques sketchs amusants, dont des parodies de Eric & Ramzy. L’un d’eux incluait ce jeu de mot : « UTBM » / « eu tes BN ».

C’est la voix de mon autre fils. C’est la première fois que je révèle sur ce blog que j’ai deux fils.

« Père 200, Père 200, … »

La chanson mythique du Père 200. Ce sont mes enfants qui chantent !

C’est la deuxième fois que je révèle sur ce blog que j’ai des enfants.

« Pas d’UV MT11… »

« Pas d’UV MT11, pas de DEUTEC. Pas de DEUTEC, pas de diplôme d’ingénieur ».

Cette phrase a été énoncée par Charles Demouge, directeur du Tronc Commun, une personne qui a amplement participé à la dualité de discours « vous êtes l’élite / vous êtes des nuls ».

J’ai essayé de la prononcer avec l’accent francomtois, mais ce n’est pas forcément très réussi.

Il n’est plus directeur du TC, je crois qu’il s’est réorienté vers la politique, avec plus ou moins de succès.

« Pas élu au premier tour, pas élu au deuxième tour. Pas élu au deuxième tour, pas de poste de député. »

Ce mec n’était pas agréable, mais il était pas si con que ça. Il avait quelques capacités à repérer les étudiants qui galéraient (sur le plan scolaire ou autre) mais qui restaient motivés, et il prenait le temps de les soutenir.

La musique de fond

Elle provient de cette vidéo youTube. Vous avez très probablement reconnu le thème du film « La soupe aux choux ».

Il y avait un prof de chimie complètement à la masse. La légende raconte qu’avant c’était un gars super intelligent, mais lors d’une expérience malheureuse, il a respiré des vapeurs de mercure, et depuis, il n’a plus toute sa tête.

Mais j’ai aussi entendu dire que c’était une « simple » rupture d’anévrisme.

Je l’ai vu débarquer une fois à l’étage des Camemberts, le midi pendant que je me faisait à bouffer. Il devait aller au gymnase pour une raison que j’ignore, et voulait demander la clé au président du BDS. On lui avait dit que c’était « au quatrième étage ». Je lui ai expliqué que ce n’était pas ce bâtiment là, et lui ai montré le bâtiment des Daltons.

Une semaine plus tard, je l’ai vu re-débarquer, il m’a tenu exactement les mêmes propos.

Tout le monde se foutait de sa gueule, y compris certains profs. C’était pas très gentil, mais on n’était pas forcément très intelligents. Des personnes avaient enregistré les propos plus ou moins incohérents qu’il sortait pendant ses cours, puis avaient fait une petite chanson, avec la soupe aux choux en fond.

Je serais curieux de savoir ce que ce prof est devenu.

« Des morceaux de l’UTéBéhèèèème »

Merci d’avoir eu l’idée de ces vidéos-boulettes. Ça m’a bien motivé et ça m’a rappelé beaucoup de souvenirs épiques. J’étais totalement à l’arrache pour réaliser l’animation, je suis content d’avoir pu finir à temps.

Tout ce que je raconte, aussi bien dans la vidéo que dans cet article de blog, est très subjectif. Il y a certainement pleins d’anciens étudiants et de profs qui ne seront pas d’accord avec tout. Je vous invite à raconter votre histoire à vous, de votre point de vue, sous la forme que vous voulez : un texte, une autre vidéo, une statue, une fresque murale peinte au vomi…

Je relis cet article et m’aperçois que j’écris comme un vieux papi nostalgique décrivant des choses vieilles de deux siècles, et qui se considère comme le dernier dépositaire de ces souvenirs-trésors. J’en ai certainement fait des caisses. Mais je n’ai trouvé nul part sur internet un endroit qui raconte tout ça, et je ne voulais pas que ça se perde. Ne serait-ce que pour moi-même, pour me relire dans 20 ans.

Je réalise aussi que ce que j’ai mis dans la vidéo provient en grande majorité de mes années de Tronc Commun. Il y a eu évidemment beaucoup de moments merveilleux dans mes années de branche : les conneries que j’ai faites, les activités, etc. Je n’avais pas le temps ni la place de tout mettre. Peut-être que ce qui marque, lorsqu’on change totalement d’environnement et que l’on quitte le nid familial, c’est surtout les premières années.

Lors de ma dernière année, j’ai fait une petite bande dessinée sur l’histoire de la promo. Elle est ici : https://recher.wordpress.com/2009/04/22/la-bd-de-la-promo-01/. Vous y retrouverez des détails et des thèmes évoqués dans la vidéo : les blouses, l’ENI et l’IPSé, le père 200, etc.

C’est mon histoire. C’est ce qui a permis de me construire, les morceaux de l’UTBM à l’intérieur de moi. Encore maintenant, il m’arrive de faire des rêves liés à cette période :

  • Je suis en train d’emménager dans ma piaule à la ME, mais je m’aperçois qu’il y a plein d’affaires dedans. Je cherche des indices pour savoir si quelqu’un y habite encore, ou si ce sont des affaires oubliées par le locataire précédent.
  • Je viens d’avoir mon diplôme, mais je me rends compte que je ne sais pas du tout ce que je veux faire. Alors je repars de zéro et en reprends pour 5 ans. La partie consciente de mon rêve me dit que c’est totalement stupide, la partie que je ne contrôle pas dit que je dois me dépêcher, car les cours commencent bientôt et si je les rate je vais devoir les rattraper.

Les rêves c’est toujours n’importe quoi de toutes façons.

Gros bisous à tout le monde, et encore merci !

Rien pour ce mois-ci !

Amis feignassous, amies feignassottes, bonjour.

J’ai rien foutu pour le blog ce mois-ci. Donc pas d’article digne de ce nom. À part ce présent article pour dire que y’aura pas d’article.

Mais j’ai une excuse, j’ai réalisé une petite vidéo pour l’UTBM, la prestigieuse et grandiose école dans laquelle j’ai fait mes études.

Cette vidéo a été réalisé dans le cadre du montage « vidéo boulette », à l’occasion des 20 ans de l’UTBM. Plus de détail par ici : https://www.facebook.com/GalaAeUTBM/posts/2773072979403412

Je ne me suis pas contenté de faire une vidéo de moi qui chope une boulette de papier et qui la déplie. J’y ai intégré une jolie animation (codée en python, évidemment).

Le mois prochain, je ferais un article sur ce sujet, en y intégrant ladite vidéo, bien entendu. Et j’y ajouterais des explications sur les petits détails incorporés dedans.

Je n’en dis pas plus pour l’instant, car je réserve la primeur de cette vidéo pour la gala de l’UTBM.

Je ne serais pas présent à ce gala, c’est bien dommage et j’en suis désolé, mais c’est géographiquement un peu loin pour moi, et j’ai déjà du mal à trouver du temps pour faire les trucs que je dois faire.

Et si vous êtes de l’UTBM, n’hésitez pas à contribuer en faisant une vidéo de votre cru. Y’a juste que vous devrez faire ça à l’arrache, car y’a plus que aujourd’hui 31 octobre pour l’envoyer.

À le mois prochain tout le monde !

À défaut de montrer du texte sur une boulette de papier, Jade Parker montre son livre.

Adieu à une boîte de nuit

Il y a une boîte de nuit qui va fermer, et ça me chagrine un peu. Alors j’ai écrit un petit poème.

À l’heure nocturne où terminent les bars,
on s’abîme en ce lieu ouvert sur le tard.

Au bas d’un grand escalier vertigineux,
s’ébroue un brouet de bons hobereaux scabreux.

Très soucieux de voir consommer, le patron,
fait dire aux inhabitués : « nous nous barrons ».

Dans les miroirs, reflètent l’absence d’espace,
la faune aphone dissout le temps qui passe.

La moyenne d’âge, c’est correct, est quarante,
Mais l’écart-type est étrangement de trente.

Collègues, amis, dont ce joyeux Long-barreau,
accoudés au bar, rond, nous étions les héros.

Disparu dans la fumée dont nous nous parons,
Notre whisky rituel, autre part, nous boirons.

Vous ne pouvez pas savoir de quel établissement il s’agit. Mais c’est possiblement celui-là :

À la prochaine !

#copinage : Ode à Caïssa

Coucou, et Joyeux Anniversaire-de-Isaac-Newton à tous !

Vous vous souvenez certainement de mon petit article sur le polar « Sans droit ni loi ».

Jacques-Yves Martin a réitéré son forfait, et nous a sorti l’épisode suivant des aventures de Boris Thibert le policier justice-holique.

Il a même re-réitéré son forfait puisqu’il a déjà pondu un troisième livre, mais je ne l’ai pas encore lu. On va donc rester sur « Ode à Caïssa » pour l’instant.

Dans cet opus, notre policier-justicier est plongé dans une enquête avec pillage de tombe maya, trafic mafieux d’objets d’art, recherches archéologiques, et vodka pour arroser le tout.

Comme je suis le critique littéraire le plus original du monde, je vous propose mon avis sous forme de plan basique j’aime / j’aime pas.

 

Les trucs qui m’ont énervé

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Parfois, pour désigner un personnage, l’auteur n’indique pas son nom, mais sa qualification ou son métier. Au lieu d’écrire ça :

Gilbert Trouzlup ouvrit la porte.

Il écrit ça :

L’universitaire ouvrit la porte.

Je suppose que ça part d’un bon sentiment, et que le but est d’éviter de trop nombreuses répétitions de « Gilbert Trouzlup ». Mais je trouve que ça ampoule fortement le style d’écriture. On se croirait dans un livre de grammaire du collège.

Le mec bizarre en noir ouvrit la porte noire bizarre.

*)

Le héros est assez tourmenté, et se lance souvent dans des réflexions et des songes alambiqués et turlupinesques. C’est tout à fait acceptable et c’est entièrement assumé. Ce qui m’énerve, c’est que lesdits tourments sont trop explicitement décrits.

On retrouve très souvent dans la narration le motif suivant : un dialogue de quelques phrases entre le héros et un autre personnage, puis un paragraphe expliquant les tourments que ce dialogue a déclenché dans son esprit. Eh bien ce paragraphe est à chaque fois un peu trop long et un peu trop détaillé.

On l’a compris que le héros était tourmenté, on arrive assez facilement à deviner ce que déclenche en lui chaque dialogue. Ce n’est pas la peine de le blablater en long en large en travers.

Quelques exemples (décrits assez vaguement, pour pas spoiler) :

  • Page 148 : dialogue entre Boris et Marion, suite au coup de fil « de l’universitaire ».
  • Page 153 : re-dialogue entre Boris et Marion, après l’invitation à dîner.
  • Page 158 : réaction de Boris à une remarque du mec de la BRB, au sujet de Marion.
  • Page 168 : turlupinage au sujet de l’affaire Dufrêne, suite à une mise en garde de son chef de service.

 

Les trucs qui m’ont plu

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Les tourments et les songes de Boris.

Je viens de dire dans le paragraphe précédent que le fait de les décrire trop explicitement m’énervait. Mais le fait qu’il ait des tourments et la nature de ses tourments me plaît, et donne de la profondeur au personnage.

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Le code indéchiffrable.

Il est relativement simple, mais l’idée est bonne. Et le lecteur motivé pourra essayer de le décrypter de lui-même. (Je dois avouer que je n’y suis pas arrivé).

Pour le coup, et en rapport avec le pinaillage que j’ai fait lors de mon article sur son précédent livre, je pense qu’il aurait fallu écrire « un code indécryptable », et non pas « un code indéchiffrable ». Mais je pinaille, je pinaille.

Un code indéscrichicryptiblable.

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La logistique autour de l’activité de fouilles et de trafic d’œuvre d’art.

C’est peut-être une conséquence des films d’Indiana Jones, mais on a souvent tendance à croire que la découverte de trésors archéologiques se résume à une aventure de quelques jours avec de l’action, des flingues, des explosions, un trou dans le sol, et hop c’est fini.

C’est évidemment un peu plus compliqué que ça. Les recherches préalables peuvent prendre des années, le transport et la vente (légal ou pas) peuvent prendre des semaines. C’est assez bien décrit dans le livre, et je suppose que c’est assez réaliste, même si je n’y connais rien dans ce domaine.

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Les relations entre le héros et les autres personnages, génératrice de tourments, bien évidemment.

Sa copine Camille, sa coéquipière Marion, son chef, ses collègues, les personnes qu’il interroge, etc. Boris est constamment en train de se demander ce qu’ils pensent, s’il est à la hauteur de leur confiance ou leur amitié, pourquoi ils ont réagi comme ci ou comme ça. Il y a un bon tas de psychologie là-dedans qui est tout à fait intéressant.

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Je suis mentionné dans les remerciements !

L’auteur salue ma « chouette » participation et mon coup d’œil aiguisé. Si ça c’est pas la classe !

 

Pour la suite

Les premières pages de « Sans Droit ni Loi » mentionnait (un peu par hasard), la cité maya de Chichén Itzá. Ce livre y accorde une part beaucoup plus importante. Je ne sais pas si ça a été fait exprès. Parfois, on place des éléments narratifs dans une histoire en se disant « ça servira peut-être pour après ».

Si j’ai bien tout suivi, le troisième roman de Jacques-Yves Martin ne fait pas intervenir Boris Thibert. Mais peut-être qu’une histoire prochaine remettra sur la scène ce héros et tous les éléments narratifs pré-installés. Nous avons maintenant à notre disposition un super-méchant, un changement important dans la vie personnelle de Boris, une nana paumée en cure de désintoxication, sans oublier Franck, l’ami d’enfance qui ne demanderait qu’à être réutilisé de manière plus conséquente. Tout cela promet d’être captivant.

Maya Milano, ça a presque un rapport avec la culture Maya

Ce blog a presque 10 ans et demi

Je-ne-sais-plus quand, je-ne-sais-plus quelle marque de voiture avait décidé de faire une campagne marketing sortant un peu de l’ordinaire, et avait fêté les « dix ans et demi » de sa caisse.

Le premier article de ce blog est paru en juin 2018. Je vous propose donc une campagne marketing qui méta-sorte de l’ordinaire, en fêtant ses « presque 10 ans et demi ».

Joyeux presque-demi-anniversaire, nom de dieu de bordel à cul de pompe à sperme d’enculerie de chiotte de Jérôme Cahuzac à merde de vieille pute borgne de blog !

Et comme le veut la presque-demi-coutume, voici une presque-demi-rétrospective en vrac.

Pendant presque 10 ans et demi, ce blog a amassé :

du texte, des images, des dessins, des seins, des fesses, des top modèles de femmes rondes, très rondes, très très rondes, du nu, de l’érotisme, de la pornographie, du pixel art, des réflexions sur le fabuleux monde du travail, des pétages de plombs, des jeux vidéos, de la culture jeu-vidéoludique, du théâtre, des maths, des algorithmes, du python 2, du python 3, du Korn Shell, du Pascal, du C++, un roman dont vous êtes l’héroïne, des contributions à feu le magazine 42, une campagne de crowdfunding, des chansons pipi-caca, des contes sur le Revenu de Base Inconditionnel, des récits corporate, de la masturbation physique et intellectuelle, du hacking, des bitcoins, de la monétisation hasardeuse d’urls, de l’alsacien, des commentaires intéressants/rageux/stupides/réconfortants/amicaux/constructifs/destructeurs/spammesques/sources-imagesques/chaotiques, des couleurs de textes vomitives, des fiches cuisines désespérantes, des liens vers mes articles chez Sam et Max, des souvenirs, des soupapes de sécurité nécessaires, de la karmagraphie, de l’alcool, des Collègues Machin, Des MégaChefs Bidules, des relectures à 3 heures du matin et des énumérations à rallonge.

Merci à toutes ces femmes aux formes harmonieuses qui offrent des images d’elles à l’internet, et que je collecte avec avidité.

Merci à Ginger BBW, Monique, Alicia Loren, Norma Stitz, Zohra, Shiva Glamour, Buffie, Sasha, Milena Velba, Curvy Nurse, Selene, Keisha Evans, Simone Fox, Eden Mor, Maritza Mendes, Charda XL, Jenny Hill, Diamond, Minka, Ice Kreams, Shauna Moon, Dawn Perignon, Stefani, Victoria, Viva La Valerie, Serenity Davis, Hitomi Tanaka, Ashley, Assshley, Rhonda, Cherrylicious, Chessie Moore, La Cicciolina, Honey Juggs, Teddi Barrett, Mandy Blake, Princess Lissa, Colette Pillow Boobs, Taylor Stevens, Bootyliscious, Victoria Secret, Scented Kisses, Amazon Kitty, Chelsea Charms, Thunder Thighs, Chloe Vevrier, Diana Doll, Lolo Ferrari, Miss Mina BBW, Sicilia Curves, Lady Snow, Busty Merilyn, Cassie Bombshell, Nadine Jansen, Karola, Lisa Lipps, Leah Jane, QT Pie, Melonie Rose, Anorei Collins, Renee Ross, Ariana Angel, Sofia The Rose, Busty Babydoll, Shameless Angel, Re-Victoria, Miosotis Claribel, Plump Princess, Haydee Rodriguez, Desiree Devine, Platinum Puzzy, Lana BBW, Tiffany Towers, Alice Webb, Juicy Jacqulyn, Beshine, Beth Ditto, Juicy Little Fat Girl, Jade 125Q, Dors Feline, Rachel Aldana, Denise Milani, Mya Jane, Uniquely Made Diva, Summer Lashay, Gloria Sutters, Dominican Poison, Lady Seductress, Re-Monique, Veronica Bottoms, Megan Belet, Velvet D’Amour, Cotton Candi, Miss D.G., Spicee Cajun, Kati, Maria Moore, Lacey Wildd, BBW Secret, Natalie Fiore, Mz Buttaworth, Shanice Richards, Roxxy, Kaori, Lailani, Mara Jane, Treasure Chest, Peaches Larue, Mary Boberry, Lisa Canon, Micky Bells, BBW Cajun, Lorna Morgan, Gigi Starr, Jezra Matthews, Poetry Travis, Disha, Clémentine Desseaux, Tweety Is Tumbln, Britt, Tess Holliday, Mistress Cathy, Winking Daisys, Kellie Kay, Xdragon Queenx, boundqueen, BBW Superstar XXX, Cassandra Calogera, Ashley Ellison, Miina Kanno, Whitney Thore, Joy, Courtney Pearson, Jordan Carver, Miss Twin Towers, Jamie Lopez, Tokyo Rose et une foule d’autres dames inconnues mais splendoyantes.

Certaines d’entre elles ont des vies pas aussi faciles et amusantes que ce qu’elles montrent sur leurs photos. D’autres sont carrément mortes. Essayons de nous en rappeler de temps en temps. Ceci est bien entendu valable pour toutes les autres personnes qui exposent professionnellement leur corps sur internet (hommes ou femmes, avec rondeurs ou pas).

Pour fêter ça, voici l’une des toutes premières images pornographiques que j’ai récupéré d’internet. Ça devait être en 1999. J’avais pas internet à la maison, mais je faisais un boulot d’été de prestige : développement d’un intranet en HTML statique, d’une base de donnée Access, ou quelque chose du genre. Il n’y avait pas de contrôle boîtal à cette époque transitive.

Par contre, je ne sais pas du tout qui c’est.

Tout au long de ces années, je vous ais fait de nombreuses promesses de textes et autres créations, dont une grande partie n’a jamais été tenue et est tombée aux oubliettes. Au début, j’essayais d’écrire au moins deux articles par mois, pour ensuite passer à un par mois. Et même avec cette diminution, cette cadence a, elle aussi, été parfois galvaudée de manière scabreuse. Le calendrier affiché à droite en est un malheureux témoin.

Mais je suis toujours là. Je m’accroche, comme un capitaine (crochet), comme une émission de télé (crochet), comme une pine (hochet), comme un brochet, comme un gros chais, comme un troquet, comme un torché. Et j’égrène mes énumérations. Il serait d’ailleurs très amusant que je vous énumère toutes les énumérations effectuées ici.

J’ai plein d’idées de code, de jeux vidéos et de sites web. Très peu arrivent à l’aboutissement. Certains n’arrivent même pas à l’étape de commencement. Mais autant que possible, je continuerais ce blog. C’est un fil conducteur dans la nébuleuse inachevée de mes projets et de mon histoire.

Merci de me lire et de m’avoir lu, de commenter et d’avoir commenté, depuis le moment où vous avez commencé de me lire et de commenter, jusqu’au moment où vous arrêterez / avez arrêté de me lire et de me commenter.

 

Que devient le groupe de musique Lonah ?

C’était il y a quelques années.

Je vous propose de faire mon vieux de la veille et de vous raconter ça comme si c’était une lointaine époque dont je serais le seul survivant à me souvenir. Ça fait toujours super classe.

[Disgression : ça me rappelle une autre époque, pas si lointaine, où, dès que j’utilisais l’expression « ca me rappelle », il se trouvait un petit trou du cul de connard pour se foutre de ma gueule et m’imiter comme si j’étais quelqu’un de très vieux qui se rappelait une ancienne époque. Ce n’était pas uniquement de la moquerie, c’était aussi un acte réducteur de ma personne : le petit trou du cul sous-entendait que j’étais un jeune petit trou du cul qui voulait se donner l’impression qu’il avait une histoire, alors qu’il n’en n’a pas car il est trop jeune. Même à l’age de trois ans, j’avais déjà une histoire, trou du cul. L’histoire de millions d’autres enfants. Mais ce n’est pas le moment de parler de ça.]

En ces temps très très anciens, les licences libres logicielles (GPL, BSD, Apache, …) étaient relativement connues, mais les licences libres artistiques n’en étaient qu’à leurs blablabutiements. Les œuvres apparentées étaient donc assez rares, et souvent d’une qualité et d’un intérêt douteux. Les chantres du Libre devaient donc user d’un peu de mauvaise foi pour les défendre, et lorsqu’ils citaient des exemples, retombaient souvent sur les mêmes :

Je mets les liens grisés ici, car si je les intègre dans la liste, ce sera illisible :

  • https ://orange .blender.org/background/
  • https ://www .youtube.com/user/MastocStudio/videos?sort=dd&view=0&shelf_id=0
  • http ://art9libre .tuxfamily.org/archives/author/eldreammachine
  • http ://www .inlibroveritas.net/
  • http ://tuxracer .sourceforge.net/
  • https ://en .wikipedia.org/wiki/Quake_III_Arena
  • http ://www .xbill.org/
  • http ://web .archive.org/web/20060619144448/http://culturelibre.net:80/article.php3?id_article=330
  • https ://fr .wikipedia.org/wiki/Ehma
  • https ://lacrymosa .tuxfamily.org/
  • http ://www .le-terrier.net/index2.html

Les terres de l’Art Libre étaient encore vierges, il suffisait donc d’y produire une œuvre pas trop dégueu pour avoir un tout petit public conquis dès le départ. C’est à cette occasion que j’ai essayé de devenir riche et célèbre avec mon dessin animé Pru-Pra-Prok. Je vous ai déjà raconté cela.

L’art de la musique était un peu plus avancé que les autres dans la découverte des bouleversements interneto-générés. Un paquet de pop-corn à la main, nous assistions aux échauffourées entre les vilaines maisons de disques soutenues par la méchante Sacem, et les héros robin-des-boisesques qu’étaient Napster et autres eMule. C’est dans ce contexte qu’apparut Jamendo, une plate-forme d’écoute et de téléchargement de musique. Son positionnement par rapport au « Libre » est source de débats et d’analyses diverses (https:// framablog.org/2011/10/04/librologie-jamendo/). De son côté, Mano Solo tentait un truc, se planta, puis mourut un petit peu.

Jamie Lopez n’est pas sur Jamendo, malgré les 3 lettres initiales en commun.

Le groupe de musique Lonah, composé de gens (retrouvez les noms vous-mêmes) était un « early adopter » de Jamendo. Leur premier album « Pièces » est un joli petit concentré patchworkesque de choses belles, étranges, oniriques, volantes, interrogatives, safranées, piscinesques. Je l’aime beaucoup.

J’étais allé les voir en concert, dans un quelconque bar-salle parisien. Le petit dépliant du planning indiquait « Lionah ». Woups, boulette.

Puis ils ont sorti deux autres albums, tout aussi bien. De mon côté, j’étais parti vers d’autres choses. C’est à peu près à cette époque que j’ai commencé ce blog. La suite de cette histoire est dans mes articles.

Récemment, je suis allé traîner sur leur site, le dernier message date de 2012. On y trouve également une photo de chien-loup, à moins que ce soit un choux-lien.

Est-ce qu’ils sont partis en tournée mondiale et n’ont plus le temps de donner de leurs nouvelles ? Est-ce qu’ils se sont séparés ? Est-ce que leur gloire naissante s’est embrasée au contact trop proche d’un soleil trop attirant ? Est-ce que ça leur a finalement semblé mieux et plus jucraciel de devenir trader en cokaïne à Dubaï ? Si vous avez des infos ou si un membre du groupe me lit, ça me ferait très plaisir d’avoir un petit commentaire.

En attendant, j’ai un petit cadeau pour vous. Le groupe avait créé un très beau morceau intitulé « le roi se meurt », inspiré de la pièce de théâtre éponyme de Ionesco. Même que j’avais acheté et lu le texte de la pièce suite à la découverte de cette chanson.

Celle-ci ne semble pas présente sur leur compte Jamendo. Elle est écoutable sur leur blog (http:// www. lonah.net/?q=node/24), mais il faut activer le flash, et c’est difficilement (voire impossiblement) téléchargeable.

Heureusement, j’avais récupéré le mp3 à une époque où il était disponible (je ne sais plus où). Voici donc, chers lecteurtrices/auditeurtrices, un petit trésor : Le roi se meurt en mp3 (https:// www. dropbox.com/s/itnirgtpwhec6xj/12%20Le%20roi%20se%20meurt.mp3?dl=0).

 

 

#copinage : « sans droit ni loi »

Lulu les poilu(e)s !

Y’a des gens qui écrivent sur des blogs, d’autres sur du papier.

L’une des personnes écrivant sur du papier s’appelle Jacques-Yves Martin. Dit comme ça on a l’impression que c’est un pseudo. Franchement, quand on a un nom qu’est un prénom, on s’amuse pas à avoir un prénom qu’est un double-prénom. Enfin, sauf si on est un explorateur des grands froids (Jean-Louis Étienne, Paul-Émile Victor). Vous ne pouvez pas savoir si « Jacques-Yves Martin » est son vrai nom, mais ce n’est pas le plus important.

Et donc, sur du papier, il a écrit un polar, que j’ai lu et bien apprécié. Ça s’appelle « Sans droit ni loi » (https:// jacquesyvesmartin.com/sans-droit-ni-loi/).

On y retrouve des éléments de base assez classique : un policier menant une enquête, un suicide qui n’en est pas forcément un, des endroits glauques, etc. Sauf que Jacques-Yves Martin, qui n’a pas exploraté les étendues de Grande-Froidie, a eu l’occasion d’exercer le métier de policier. Du coup, son histoire est bien plus ancrée dans la réalité que d’autres. L’enquête s’étend sur plusieurs mois, au lieu d’être torchée en 3 jours par le super-sherlock de service. Des détails assez précis sont mentionnés : concernant la médecine légale, les indices présents sur un cadavre, l’administration policière, les procédures, etc.

Boris Thibert, le héros, est un justice-holique (il est accro à la justice). Alors là vous allez me dire que c’est banal, plein de personnages de polars sont comme ça. Mais c’est pas parce que quelque chose a déjà été fait qu’il ne faut pas le refaire à sa manière. En plus, un personnage justice-holique peut amener à des dilemmes moraux bien alambiqués : il pourrait glisser dangereusement vers la notion de vengeance, ou s’opposer à d’autres justice-holique n’ayant pas la même justice, etc. Les dérives potentielles sont innombrables.

Étrange mise en forme du texte

Les pensées internes du héros, ses réflexions, ses doutes et ses difficultés à s’affirmer sont écrites en italique et entre guillemets. D’autres parts, les pensées intimes du narrateur données en confidence au lecteur sont écrites en italique sans guillemets. Je ne suis pas sûr que ce soit les conventions standards, mais ça ne me dérange pas. De manière générale, j’aime bien voir la typographie un peu secouée par des nouvelles règles (cohérentes ou pas). Rappelons que dans les débuts de ce blog, il n’était pas rare de voir du texte changer de couleur pour montrer les moments où je craquais mon slip dans le but de l’accrocher fièrement au bout d’un bâton de majorette tel un étendard portant glorieusement les couleurs du ᵐ°uᵛₑᵚₑᴻt brownien gastrique (ha ha ha, mouvement « brownien » gastrique,  HAHAHAHAHA-HAAA !)

Hrrmm… Broumf. Je ne sais pas si je suis très clair avec ces histoires d’italique et de guillemets. Je vais donc vous montrer un exemple. Afin de ne pas vous spoiler l’histoire, il est de mon cru, inspiré de faits réels.

Réchèr entra dans le bar et jeta un regard circulaire pour repérer les gens intéressants.

« J’adore les volumineuses fesses de cette femme assise là-bas. »

La femme en question employa toute son attention à ne pas prêter attention à Réchèr.

Il aurait tant aimé être le tabouret de bar sur lequel elle était assise.

Il commanda une bière avec une paille et une touillette.

Vous voyez la subtilité ? La phrase en italique+guillemets est à la première personne car ce sont les pensées internes du personnage. Celle en italique simple est à la troisième personne car c’est le narrateur qui partage une intimité avec le lecteur.

Bon et alors ?

Eh bien je trouve personnellement que les italiques du narrateur sont inutiles. Le simple fait de lire un texte implique automatiquement une relation intime entre le lecteur et le narrateur. Ce n’est pas la peine d’en rajouter. Revoici mon exemple :

Réchèr entra dans le bar et jeta un regard circulaire pour repérer les gens intéressants.

« J’adore les volumineuses fesses de cette femme assise là-bas. »

La femme en question employa toute son attention à ne pas prêter attention à Réchèr.

Il aurait tant aimé être le tabouret de bar sur lequel elle était assise.

Il commanda une bière avec une paille et une touillette.

Je sais pas vous, mais moi je trouve ça plus fluide et moins insistant.

Un petit bug

C’est pas grave du tout, mais ça heurte ma sensibilité d’enculeur de mouches informaticien. L’histoire fait mention d’un « logiciel de cryptage ». Le mot « cryptage » ne devrait pas être utilisé. Explication rapide :

  • Pour rendre un message secret, on le « chiffre », en utilisant une « clé » (qui est un peu comme un mot de passe).
  • Pour retrouver le message original à l’aide de la clé, on le « déchiffre ».
  • Lorsqu’on tente d’obtenir le message original sans en avoir la clé, on le « décrypte ». C’est une opération plus ou moins faisable selon l’algorithme de chiffrement, la complexité de la clé, etc.

Le terme « cryptage » n’a donc aucun sens. Il voudrait dire qu’on rend un message secret sans avoir de clé, alors que c’est justement ce qui sert à chiffrer. Plus de détails par ici (https ://fr.wikipedia.org/wiki/Chiffrement#Terminologie).

Sinon, le logiciel de chiffrement dont il est question est « TrueCrypt », et il semblerait que ce ne soit pas le plus fiable. (https:// www. howtogeek.com/203708/3-alternatives-to-the-now-defunct-truecrypt-for-your-encryption-needs/). Mais c’est un autre sujet et rien n’interdit d’inventer des personnages qui s’en servent.

Le mec au whisky

Attention, dans ce chapitre je vous spoile la première page. J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop.

L’histoire débute par un mec qui boit du whisky.

Or figurez-vous que je connais personnellement l’auteur. Il m’avait demandé de relire et corriger une première version de son texte, ce que je fis, en échange de quelques dix-millièmes de bitcoins.

Dans cette première version, le mec de la première page buvait du Martini. Je lui ais suggéré que ça faisait un peu boisson de tafiole, du coup il l’a changé. Je me sens super important d’avoir eu cette petite influence.

Je vous laisse acheter et lire le livre pour découvrir le rôle que tient ce fameux « mec au whisky ».

Et sinon Jacques-Yves vient de sortir un deuxième livre : Ode à Caïssa (https:// jacquesyvesmartin.com/la-deuxieme-enquete-de-boris-thibert/).

Si je trouve le temps de le lire entre deux verres de bière (je bois pas de whisky, je suis une tafiole), j’en parlerais ici même.

« Sans droit ni loi » est un polar, mais il ne comporte pas de détective, contrairement à cette image.