#copinage : Ode à Caïssa

Coucou, et Joyeux Anniversaire-de-Isaac-Newton à tous !

Vous vous souvenez certainement de mon petit article sur le polar « Sans droit ni loi ».

Jacques-Yves Martin a réitéré son forfait, et nous a sorti l’épisode suivant des aventures de Boris Thibert le policier justice-holique.

Il a même re-réitéré son forfait puisqu’il a déjà pondu un troisième livre, mais je ne l’ai pas encore lu. On va donc rester sur « Ode à Caïssa » pour l’instant.

Dans cet opus, notre policier-justicier est plongé dans une enquête avec pillage de tombe maya, trafic mafieux d’objets d’art, recherches archéologiques, et vodka pour arroser le tout.

Comme je suis le critique littéraire le plus original du monde, je vous propose mon avis sous forme de plan basique j’aime / j’aime pas.

 

Les trucs qui m’ont énervé

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Parfois, pour désigner un personnage, l’auteur n’indique pas son nom, mais sa qualification ou son métier. Au lieu d’écrire ça :

Gilbert Trouzlup ouvrit la porte.

Il écrit ça :

L’universitaire ouvrit la porte.

Je suppose que ça part d’un bon sentiment, et que le but est d’éviter de trop nombreuses répétitions de « Gilbert Trouzlup ». Mais je trouve que ça ampoule fortement le style d’écriture. On se croirait dans un livre de grammaire du collège.

Le mec bizarre en noir ouvrit la porte noire bizarre.

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Le héros est assez tourmenté, et se lance souvent dans des réflexions et des songes alambiqués et turlupinesques. C’est tout à fait acceptable et c’est entièrement assumé. Ce qui m’énerve, c’est que lesdits tourments sont trop explicitement décrits.

On retrouve très souvent dans la narration le motif suivant : un dialogue de quelques phrases entre le héros et un autre personnage, puis un paragraphe expliquant les tourments que ce dialogue a déclenché dans son esprit. Eh bien ce paragraphe est à chaque fois un peu trop long et un peu trop détaillé.

On l’a compris que le héros était tourmenté, on arrive assez facilement à deviner ce que déclenche en lui chaque dialogue. Ce n’est pas la peine de le blablater en long en large en travers.

Quelques exemples (décrits assez vaguement, pour pas spoiler) :

  • Page 148 : dialogue entre Boris et Marion, suite au coup de fil « de l’universitaire ».
  • Page 153 : re-dialogue entre Boris et Marion, après l’invitation à dîner.
  • Page 158 : réaction de Boris à une remarque du mec de la BRB, au sujet de Marion.
  • Page 168 : turlupinage au sujet de l’affaire Dufrêne, suite à une mise en garde de son chef de service.

 

Les trucs qui m’ont plu

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Les tourments et les songes de Boris.

Je viens de dire dans le paragraphe précédent que le fait de les décrire trop explicitement m’énervait. Mais le fait qu’il ait des tourments et la nature de ses tourments me plaît, et donne de la profondeur au personnage.

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Le code indéchiffrable.

Il est relativement simple, mais l’idée est bonne. Et le lecteur motivé pourra essayer de le décrypter de lui-même. (Je dois avouer que je n’y suis pas arrivé).

Pour le coup, et en rapport avec le pinaillage que j’ai fait lors de mon article sur son précédent livre, je pense qu’il aurait fallu écrire « un code indécryptable », et non pas « un code indéchiffrable ». Mais je pinaille, je pinaille.

Un code indéscrichicryptiblable.

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La logistique autour de l’activité de fouilles et de trafic d’œuvre d’art.

C’est peut-être une conséquence des films d’Indiana Jones, mais on a souvent tendance à croire que la découverte de trésors archéologiques se résume à une aventure de quelques jours avec de l’action, des flingues, des explosions, un trou dans le sol, et hop c’est fini.

C’est évidemment un peu plus compliqué que ça. Les recherches préalables peuvent prendre des années, le transport et la vente (légal ou pas) peuvent prendre des semaines. C’est assez bien décrit dans le livre, et je suppose que c’est assez réaliste, même si je n’y connais rien dans ce domaine.

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Les relations entre le héros et les autres personnages, génératrice de tourments, bien évidemment.

Sa copine Camille, sa coéquipière Marion, son chef, ses collègues, les personnes qu’il interroge, etc. Boris est constamment en train de se demander ce qu’ils pensent, s’il est à la hauteur de leur confiance ou leur amitié, pourquoi ils ont réagi comme ci ou comme ça. Il y a un bon tas de psychologie là-dedans qui est tout à fait intéressant.

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Je suis mentionné dans les remerciements !

L’auteur salue ma « chouette » participation et mon coup d’œil aiguisé. Si ça c’est pas la classe !

 

Pour la suite

Les premières pages de « Sans Droit ni Loi » mentionnait (un peu par hasard), la cité maya de Chichén Itzá. Ce livre y accorde une part beaucoup plus importante. Je ne sais pas si ça a été fait exprès. Parfois, on place des éléments narratifs dans une histoire en se disant « ça servira peut-être pour après ».

Si j’ai bien tout suivi, le troisième roman de Jacques-Yves Martin ne fait pas intervenir Boris Thibert. Mais peut-être qu’une histoire prochaine remettra sur la scène ce héros et tous les éléments narratifs pré-installés. Nous avons maintenant à notre disposition un super-méchant, un changement important dans la vie personnelle de Boris, une nana paumée en cure de désintoxication, sans oublier Franck, l’ami d’enfance qui ne demanderait qu’à être réutilisé de manière plus conséquente. Tout cela promet d’être captivant.

Maya Milano, ça a presque un rapport avec la culture Maya

Ce blog a presque 10 ans et demi

Je-ne-sais-plus quand, je-ne-sais-plus quelle marque de voiture avait décidé de faire une campagne marketing sortant un peu de l’ordinaire, et avait fêté les « dix ans et demi » de sa caisse.

Le premier article de ce blog est paru en juin 2018. Je vous propose donc une campagne marketing qui méta-sorte de l’ordinaire, en fêtant ses « presque 10 ans et demi ».

Joyeux presque-demi-anniversaire, nom de dieu de bordel à cul de pompe à sperme d’enculerie de chiotte de Jérôme Cahuzac à merde de vieille pute borgne de blog !

Et comme le veut la presque-demi-coutume, voici une presque-demi-rétrospective en vrac.

Pendant presque 10 ans et demi, ce blog a amassé :

du texte, des images, des dessins, des seins, des fesses, des top modèles de femmes rondes, très rondes, très très rondes, du nu, de l’érotisme, de la pornographie, du pixel art, des réflexions sur le fabuleux monde du travail, des pétages de plombs, des jeux vidéos, de la culture jeu-vidéoludique, du théâtre, des maths, des algorithmes, du python 2, du python 3, du Korn Shell, du Pascal, du C++, un roman dont vous êtes l’héroïne, des contributions à feu le magazine 42, une campagne de crowdfunding, des chansons pipi-caca, des contes sur le Revenu de Base Inconditionnel, des récits corporate, de la masturbation physique et intellectuelle, du hacking, des bitcoins, de la monétisation hasardeuse d’urls, de l’alsacien, des commentaires intéressants/rageux/stupides/réconfortants/amicaux/constructifs/destructeurs/spammesques/sources-imagesques/chaotiques, des couleurs de textes vomitives, des fiches cuisines désespérantes, des liens vers mes articles chez Sam et Max, des souvenirs, des soupapes de sécurité nécessaires, de la karmagraphie, de l’alcool, des Collègues Machin, Des MégaChefs Bidules, des relectures à 3 heures du matin et des énumérations à rallonge.

Merci à toutes ces femmes aux formes harmonieuses qui offrent des images d’elles à l’internet, et que je collecte avec avidité.

Merci à Ginger BBW, Monique, Alicia Loren, Norma Stitz, Zohra, Shiva Glamour, Buffie, Sasha, Milena Velba, Curvy Nurse, Selene, Keisha Evans, Simone Fox, Eden Mor, Maritza Mendes, Charda XL, Jenny Hill, Diamond, Minka, Ice Kreams, Shauna Moon, Dawn Perignon, Stefani, Victoria, Viva La Valerie, Serenity Davis, Hitomi Tanaka, Ashley, Assshley, Rhonda, Cherrylicious, Chessie Moore, La Cicciolina, Honey Juggs, Teddi Barrett, Mandy Blake, Princess Lissa, Colette Pillow Boobs, Taylor Stevens, Bootyliscious, Victoria Secret, Scented Kisses, Amazon Kitty, Chelsea Charms, Thunder Thighs, Chloe Vevrier, Diana Doll, Lolo Ferrari, Miss Mina BBW, Sicilia Curves, Lady Snow, Busty Merilyn, Cassie Bombshell, Nadine Jansen, Karola, Lisa Lipps, Leah Jane, QT Pie, Melonie Rose, Anorei Collins, Renee Ross, Ariana Angel, Sofia The Rose, Busty Babydoll, Shameless Angel, Re-Victoria, Miosotis Claribel, Plump Princess, Haydee Rodriguez, Desiree Devine, Platinum Puzzy, Lana BBW, Tiffany Towers, Alice Webb, Juicy Jacqulyn, Beshine, Beth Ditto, Juicy Little Fat Girl, Jade 125Q, Dors Feline, Rachel Aldana, Denise Milani, Mya Jane, Uniquely Made Diva, Summer Lashay, Gloria Sutters, Dominican Poison, Lady Seductress, Re-Monique, Veronica Bottoms, Megan Belet, Velvet D’Amour, Cotton Candi, Miss D.G., Spicee Cajun, Kati, Maria Moore, Lacey Wildd, BBW Secret, Natalie Fiore, Mz Buttaworth, Shanice Richards, Roxxy, Kaori, Lailani, Mara Jane, Treasure Chest, Peaches Larue, Mary Boberry, Lisa Canon, Micky Bells, BBW Cajun, Lorna Morgan, Gigi Starr, Jezra Matthews, Poetry Travis, Disha, Clémentine Desseaux, Tweety Is Tumbln, Britt, Tess Holliday, Mistress Cathy, Winking Daisys, Kellie Kay, Xdragon Queenx, boundqueen, BBW Superstar XXX, Cassandra Calogera, Ashley Ellison, Miina Kanno, Whitney Thore, Joy, Courtney Pearson, Jordan Carver, Miss Twin Towers, Jamie Lopez, Tokyo Rose et une foule d’autres dames inconnues mais splendoyantes.

Certaines d’entre elles ont des vies pas aussi faciles et amusantes que ce qu’elles montrent sur leurs photos. D’autres sont carrément mortes. Essayons de nous en rappeler de temps en temps. Ceci est bien entendu valable pour toutes les autres personnes qui exposent professionnellement leur corps sur internet (hommes ou femmes, avec rondeurs ou pas).

Pour fêter ça, voici l’une des toutes premières images pornographiques que j’ai récupéré d’internet. Ça devait être en 1999. J’avais pas internet à la maison, mais je faisais un boulot d’été de prestige : développement d’un intranet en HTML statique, d’une base de donnée Access, ou quelque chose du genre. Il n’y avait pas de contrôle boîtal à cette époque transitive.

Par contre, je ne sais pas du tout qui c’est.

Tout au long de ces années, je vous ais fait de nombreuses promesses de textes et autres créations, dont une grande partie n’a jamais été tenue et est tombée aux oubliettes. Au début, j’essayais d’écrire au moins deux articles par mois, pour ensuite passer à un par mois. Et même avec cette diminution, cette cadence a, elle aussi, été parfois galvaudée de manière scabreuse. Le calendrier affiché à droite en est un malheureux témoin.

Mais je suis toujours là. Je m’accroche, comme un capitaine (crochet), comme une émission de télé (crochet), comme une pine (hochet), comme un brochet, comme un gros chais, comme un troquet, comme un torché. Et j’égrène mes énumérations. Il serait d’ailleurs très amusant que je vous énumère toutes les énumérations effectuées ici.

J’ai plein d’idées de code, de jeux vidéos et de sites web. Très peu arrivent à l’aboutissement. Certains n’arrivent même pas à l’étape de commencement. Mais autant que possible, je continuerais ce blog. C’est un fil conducteur dans la nébuleuse inachevée de mes projets et de mon histoire.

Merci de me lire et de m’avoir lu, de commenter et d’avoir commenté, depuis le moment où vous avez commencé de me lire et de commenter, jusqu’au moment où vous arrêterez / avez arrêté de me lire et de me commenter.

 

Que devient le groupe de musique Lonah ?

C’était il y a quelques années.

Je vous propose de faire mon vieux de la veille et de vous raconter ça comme si c’était une lointaine époque dont je serais le seul survivant à me souvenir. Ça fait toujours super classe.

[Disgression : ça me rappelle une autre époque, pas si lointaine, où, dès que j’utilisais l’expression « ca me rappelle », il se trouvait un petit trou du cul de connard pour se foutre de ma gueule et m’imiter comme si j’étais quelqu’un de très vieux qui se rappelait une ancienne époque. Ce n’était pas uniquement de la moquerie, c’était aussi un acte réducteur de ma personne : le petit trou du cul sous-entendait que j’étais un jeune petit trou du cul qui voulait se donner l’impression qu’il avait une histoire, alors qu’il n’en n’a pas car il est trop jeune. Même à l’age de trois ans, j’avais déjà une histoire, trou du cul. L’histoire de millions d’autres enfants. Mais ce n’est pas le moment de parler de ça.]

En ces temps très très anciens, les licences libres logicielles (GPL, BSD, Apache, …) étaient relativement connues, mais les licences libres artistiques n’en étaient qu’à leurs blablabutiements. Les œuvres apparentées étaient donc assez rares, et souvent d’une qualité et d’un intérêt douteux. Les chantres du Libre devaient donc user d’un peu de mauvaise foi pour les défendre, et lorsqu’ils citaient des exemples, retombaient souvent sur les mêmes :

Je mets les liens grisés ici, car si je les intègre dans la liste, ce sera illisible :

  • https ://orange .blender.org/background/
  • https ://www .youtube.com/user/MastocStudio/videos?sort=dd&view=0&shelf_id=0
  • http ://art9libre .tuxfamily.org/archives/author/eldreammachine
  • http ://www .inlibroveritas.net/
  • http ://tuxracer .sourceforge.net/
  • https ://en .wikipedia.org/wiki/Quake_III_Arena
  • http ://www .xbill.org/
  • http ://web .archive.org/web/20060619144448/http://culturelibre.net:80/article.php3?id_article=330
  • https ://fr .wikipedia.org/wiki/Ehma
  • https ://lacrymosa .tuxfamily.org/
  • http ://www .le-terrier.net/index2.html

Les terres de l’Art Libre étaient encore vierges, il suffisait donc d’y produire une œuvre pas trop dégueu pour avoir un tout petit public conquis dès le départ. C’est à cette occasion que j’ai essayé de devenir riche et célèbre avec mon dessin animé Pru-Pra-Prok. Je vous ai déjà raconté cela.

L’art de la musique était un peu plus avancé que les autres dans la découverte des bouleversements interneto-générés. Un paquet de pop-corn à la main, nous assistions aux échauffourées entre les vilaines maisons de disques soutenues par la méchante Sacem, et les héros robin-des-boisesques qu’étaient Napster et autres eMule. C’est dans ce contexte qu’apparut Jamendo, une plate-forme d’écoute et de téléchargement de musique. Son positionnement par rapport au « Libre » est source de débats et d’analyses diverses (https:// framablog.org/2011/10/04/librologie-jamendo/). De son côté, Mano Solo tentait un truc, se planta, puis mourut un petit peu.

Jamie Lopez n’est pas sur Jamendo, malgré les 3 lettres initiales en commun.

Le groupe de musique Lonah, composé de gens (retrouvez les noms vous-mêmes) était un « early adopter » de Jamendo. Leur premier album « Pièces » est un joli petit concentré patchworkesque de choses belles, étranges, oniriques, volantes, interrogatives, safranées, piscinesques. Je l’aime beaucoup.

J’étais allé les voir en concert, dans un quelconque bar-salle parisien. Le petit dépliant du planning indiquait « Lionah ». Woups, boulette.

Puis ils ont sorti deux autres albums, tout aussi bien. De mon côté, j’étais parti vers d’autres choses. C’est à peu près à cette époque que j’ai commencé ce blog. La suite de cette histoire est dans mes articles.

Récemment, je suis allé traîner sur leur site, le dernier message date de 2012. On y trouve également une photo de chien-loup, à moins que ce soit un choux-lien.

Est-ce qu’ils sont partis en tournée mondiale et n’ont plus le temps de donner de leurs nouvelles ? Est-ce qu’ils se sont séparés ? Est-ce que leur gloire naissante s’est embrasée au contact trop proche d’un soleil trop attirant ? Est-ce que ça leur a finalement semblé mieux et plus jucraciel de devenir trader en cokaïne à Dubaï ? Si vous avez des infos ou si un membre du groupe me lit, ça me ferait très plaisir d’avoir un petit commentaire.

En attendant, j’ai un petit cadeau pour vous. Le groupe avait créé un très beau morceau intitulé « le roi se meurt », inspiré de la pièce de théâtre éponyme de Ionesco. Même que j’avais acheté et lu le texte de la pièce suite à la découverte de cette chanson.

Celle-ci ne semble pas présente sur leur compte Jamendo. Elle est écoutable sur leur blog (http:// www. lonah.net/?q=node/24), mais il faut activer le flash, et c’est difficilement (voire impossiblement) téléchargeable.

Heureusement, j’avais récupéré le mp3 à une époque où il était disponible (je ne sais plus où). Voici donc, chers lecteurtrices/auditeurtrices, un petit trésor : Le roi se meurt en mp3 (https:// www. dropbox.com/s/itnirgtpwhec6xj/12%20Le%20roi%20se%20meurt.mp3?dl=0).

 

 

#copinage : « sans droit ni loi »

Lulu les poilu(e)s !

Y’a des gens qui écrivent sur des blogs, d’autres sur du papier.

L’une des personnes écrivant sur du papier s’appelle Jacques-Yves Martin. Dit comme ça on a l’impression que c’est un pseudo. Franchement, quand on a un nom qu’est un prénom, on s’amuse pas à avoir un prénom qu’est un double-prénom. Enfin, sauf si on est un explorateur des grands froids (Jean-Louis Étienne, Paul-Émile Victor). Vous ne pouvez pas savoir si « Jacques-Yves Martin » est son vrai nom, mais ce n’est pas le plus important.

Et donc, sur du papier, il a écrit un polar, que j’ai lu et bien apprécié. Ça s’appelle « Sans droit ni loi » (https:// jacquesyvesmartin.com/sans-droit-ni-loi/).

On y retrouve des éléments de base assez classique : un policier menant une enquête, un suicide qui n’en est pas forcément un, des endroits glauques, etc. Sauf que Jacques-Yves Martin, qui n’a pas exploraté les étendues de Grande-Froidie, a eu l’occasion d’exercer le métier de policier. Du coup, son histoire est bien plus ancrée dans la réalité que d’autres. L’enquête s’étend sur plusieurs mois, au lieu d’être torchée en 3 jours par le super-sherlock de service. Des détails assez précis sont mentionnés : concernant la médecine légale, les indices présents sur un cadavre, l’administration policière, les procédures, etc.

Boris Thibert, le héros, est un justice-holique (il est accro à la justice). Alors là vous allez me dire que c’est banal, plein de personnages de polars sont comme ça. Mais c’est pas parce que quelque chose a déjà été fait qu’il ne faut pas le refaire à sa manière. En plus, un personnage justice-holique peut amener à des dilemmes moraux bien alambiqués : il pourrait glisser dangereusement vers la notion de vengeance, ou s’opposer à d’autres justice-holique n’ayant pas la même justice, etc. Les dérives potentielles sont innombrables.

Étrange mise en forme du texte

Les pensées internes du héros, ses réflexions, ses doutes et ses difficultés à s’affirmer sont écrites en italique et entre guillemets. D’autres parts, les pensées intimes du narrateur données en confidence au lecteur sont écrites en italique sans guillemets. Je ne suis pas sûr que ce soit les conventions standards, mais ça ne me dérange pas. De manière générale, j’aime bien voir la typographie un peu secouée par des nouvelles règles (cohérentes ou pas). Rappelons que dans les débuts de ce blog, il n’était pas rare de voir du texte changer de couleur pour montrer les moments où je craquais mon slip dans le but de l’accrocher fièrement au bout d’un bâton de majorette tel un étendard portant glorieusement les couleurs du ᵐ°uᵛₑᵚₑᴻt brownien gastrique (ha ha ha, mouvement « brownien » gastrique,  HAHAHAHAHA-HAAA !)

Hrrmm… Broumf. Je ne sais pas si je suis très clair avec ces histoires d’italique et de guillemets. Je vais donc vous montrer un exemple. Afin de ne pas vous spoiler l’histoire, il est de mon cru, inspiré de faits réels.

Réchèr entra dans le bar et jeta un regard circulaire pour repérer les gens intéressants.

« J’adore les volumineuses fesses de cette femme assise là-bas. »

La femme en question employa toute son attention à ne pas prêter attention à Réchèr.

Il aurait tant aimé être le tabouret de bar sur lequel elle était assise.

Il commanda une bière avec une paille et une touillette.

Vous voyez la subtilité ? La phrase en italique+guillemets est à la première personne car ce sont les pensées internes du personnage. Celle en italique simple est à la troisième personne car c’est le narrateur qui partage une intimité avec le lecteur.

Bon et alors ?

Eh bien je trouve personnellement que les italiques du narrateur sont inutiles. Le simple fait de lire un texte implique automatiquement une relation intime entre le lecteur et le narrateur. Ce n’est pas la peine d’en rajouter. Revoici mon exemple :

Réchèr entra dans le bar et jeta un regard circulaire pour repérer les gens intéressants.

« J’adore les volumineuses fesses de cette femme assise là-bas. »

La femme en question employa toute son attention à ne pas prêter attention à Réchèr.

Il aurait tant aimé être le tabouret de bar sur lequel elle était assise.

Il commanda une bière avec une paille et une touillette.

Je sais pas vous, mais moi je trouve ça plus fluide et moins insistant.

Un petit bug

C’est pas grave du tout, mais ça heurte ma sensibilité d’enculeur de mouches informaticien. L’histoire fait mention d’un « logiciel de cryptage ». Le mot « cryptage » ne devrait pas être utilisé. Explication rapide :

  • Pour rendre un message secret, on le « chiffre », en utilisant une « clé » (qui est un peu comme un mot de passe).
  • Pour retrouver le message original à l’aide de la clé, on le « déchiffre ».
  • Lorsqu’on tente d’obtenir le message original sans en avoir la clé, on le « décrypte ». C’est une opération plus ou moins faisable selon l’algorithme de chiffrement, la complexité de la clé, etc.

Le terme « cryptage » n’a donc aucun sens. Il voudrait dire qu’on rend un message secret sans avoir de clé, alors que c’est justement ce qui sert à chiffrer. Plus de détails par ici (https ://fr.wikipedia.org/wiki/Chiffrement#Terminologie).

Sinon, le logiciel de chiffrement dont il est question est « TrueCrypt », et il semblerait que ce ne soit pas le plus fiable. (https:// www. howtogeek.com/203708/3-alternatives-to-the-now-defunct-truecrypt-for-your-encryption-needs/). Mais c’est un autre sujet et rien n’interdit d’inventer des personnages qui s’en servent.

Le mec au whisky

Attention, dans ce chapitre je vous spoile la première page. J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop.

L’histoire débute par un mec qui boit du whisky.

Or figurez-vous que je connais personnellement l’auteur. Il m’avait demandé de relire et corriger une première version de son texte, ce que je fis, en échange de quelques dix-millièmes de bitcoins.

Dans cette première version, le mec de la première page buvait du Martini. Je lui ais suggéré que ça faisait un peu boisson de tafiole, du coup il l’a changé. Je me sens super important d’avoir eu cette petite influence.

Je vous laisse acheter et lire le livre pour découvrir le rôle que tient ce fameux « mec au whisky ».

Et sinon Jacques-Yves vient de sortir un deuxième livre : Ode à Caïssa (https:// jacquesyvesmartin.com/la-deuxieme-enquete-de-boris-thibert/).

Si je trouve le temps de le lire entre deux verres de bière (je bois pas de whisky, je suis une tafiole), j’en parlerais ici même.

« Sans droit ni loi » est un polar, mais il ne comporte pas de détective, contrairement à cette image.

Alors les français cesseront de chanter ce refrain terrible

Vous avez inévitablement entendu parler des déplorables événements qui ont eu lieu à Paris ce 13 novembre.

Je n’écrirais pas d’articles sur les attentats eux-mêmes, parce que je ne me suis pas renseigné suffisamment à leur sujet, et je ne ferais que répéter ce que vous pouvez déjà lire ailleurs. Juste une déclaration personnelle : « monde de merde ».

Sans surprise, ces attaques auront pour effet d’augmenter la « fierté d’être français » dans la globalité mondiale, y compris parmi des gens d’autres nationalités. Est-ce que c’est une bonne chose ? Est-ce que ça ne risque pas de dériver vers du super-nationalisme de chiotte ? Je n’en sais rien, je ne suis pas assez compétent pour discuter de ça.

En ce qui me concerne, j’aime bien mon pays. J’y ai vraiment réfléchi et j’en ais conclu que je l’aimais bien. Pour reprendre une expression de cette philosophe qu’est Diam’s : « ma France à moi » …

Ma France à moi c’est Raymond Devos, Florence Foresti, le jeu vidéo Another World, la Motion Twin, la bière, une nana avec des seins vraiment énormes que j’ai croisé dans la rue, les croissants géants de la boulangère, le théâtre classique/contemporain/absurde, les festivals de musique, les bibliothèques municipales, les écoles d’ingénieurs (en particulier l’UTBM), Gaston Lagaffe, vous en train de me lire, les vieux ordinateurs Thomson, le Petit Journal, le Gorafi, la blanquette (viande), la blanquette (alcool), Andreas Martens (même s’il est aussi allemand et belge), Velvet d’Amour, Gotlib, Kaamelot (la série et les BD), les piscines avec des toboggans, le ski, des villages paumés, des langues régionales dont je comprends que d’alle, René Descartes, le blog de Sam et Max, le professeur Boulet éminent blogologue, Nioutaik, l’ex-magazine 42, le Joueur du Grenier, Chantal Dubois (un personnage de Madagascar 3), Framasoft, et bien sûr : Lolo Ferrari.

Certes me direz-vous, mais la France n’est pas constituée de 100% de bonheur pur, puisqu’elle a également engendré Etienne Daho, Marc Lévy, le groupe Les Innocents (« Dans cet auuuuuutre fistinière !! »), Guillaume Gallienne, le gâteau aux marrons, Jean-Jacques Rousseau la tapette narcissique, la SNCF et leurs caténaires qui prennent feu, une langue dont l’orthographe comporte des exceptions d’exceptions, Cyril Hanouna, le jeu vidéo Les Visiteurs, la plupart des profs débiles que j’ai dû me farcir durant ma scolarité, Jean-Pierre Raffarin qui nous a volé un jour férié, sans oublier (bien qu’on préférerait justement les oublier) une bonne tripotée d’autres politiciens dont je n’ai même pas envie de citer le nom.

On s’en fiche. C’est plus constructif de porter son attention sur les aspects positifs, comme par exemple un type (pas nécessairement français) doté d’une moustache bleu-blanc-rouge.

beard-mustache-3

Or donc, qu’est-ce que je voulais dire ?

Cette fierté d’être français a diverses conséquences, dont celle de chanter la Marseillaise à la moindre occasion se présentant.

Pour ceux qui ne savent pas, la Marseillaise est une chanson écrite en 1792 par un mec appelé « Rouget de Lisle » (c’est un humain, pas un poisson). Elle a ensuite été adoptée comme hymne national de la France. La plupart des gens connaissent uniquement le premier couplet et le refrain. En réalité, il y en a plusieurs, ajoutés/supprimés/modifiés au gré du temps et des mises à jour plus ou moins officielles. La Marseillaise, comme tout un tas d’autres choses, est une œuvre vivante et changeante.

Or, j’ai un peu de mal avec le sens des paroles : « l’étendard sanglant », « les tigres qui déchirent le sein de leur mère », « qu’un sang impur abreuve nos sillons » (tête de con), etc. C’est quand même un peu brutal et boucheritesque. Je veux bien admettre qu’un hymne national doive comporter un minimum de nationalisme et de champ lexical guerrier, mais là y’en a trop. Tout cela est d’un goût moyennement courtois.

Il y en a qui réfléchissent à changer les paroles (http:// culturebox.francetvinfo.fr/tendances/evenements/apres-charlie-faut-il-reecrire-la-marseillaise-211879).

Malheureusement, j’ai bien peur que ce soit une entreprise vouée à l’échec. J’imagine qu’à la simple évocation d’une idée aussi iconoclaste, une bonne partie de mes concitoyens sortiraient instantanément de leurs maisons, brandissant torches, fourches et camemberts plantés au bout de piques, pour aller mugir en boucle dans nos campagnes l’intégralité de l’hymne, leur haleine chargée de vin AOC venant jusque dans nos narines incommoder nos fils et nos compagnes.

Toutefois, durant mes recherches documentaires d’historien, je suis tombé sur un un couplet beaucoup plus calme. Il n’est pas présent dans toutes les versions, mais il me semble tout à fait officiel. Le voici :

Enfants, que l’Honneur, la Patrie
Fassent l’objet de tous nos vœux !
Ayons toujours l’âme nourrie
Des feux qu’ils inspirent tous deux. (Bis)
Soyons unis ! Tout est possible ;
Nos vils ennemis tomberont,
Alors les Français cesseront
De chanter ce refrain terrible :

Aux armes, etc. (pour reprendre une expression de ce trublion qu’est Gainsbourg).

Et voici les sources.

  • Le Monde (http:// www. lemonde.fr/idees/article/2014/05/16/universelle-marseillaise_4420300_3232.html)
  • Wikisource (https:// fr.wikisource.org/wiki/La_Marseillaise)
  • Wikipédia (https:// fr.wikipedia.org/wiki/La_Marseillaise)

Il subsiste dans ce couplet un soupçon de nationalisme prétentieux, assertant qu’on est les meilleurs et que nos vils ennemis tomberont. Mais on n’y mentionne pas d’autre violence, et la fin est très drôle : dire qu’on ne chantera plus le refrain qu’on va chanter tout de suite après, ça atténue le sang qui y a été injecté, et c’est une phrase « so meta » qu’elle serait digne de figurer dans un recueil des meilleures blagues de Douglas Hofstadter.

Voilà, françaises français, je vous invite à chanter ce couplet la prochaine fois que la Marseillaise débarquera dans vos oreilles.

Pour la route

Prenez cette image de Clémentine Desseaux. Une mannequin française « plus size ».

Personnellement, je ne la trouve pas plus size. Elle a juste l’air normale. Mes critères d’esthétique doivent être un peu distordus par mes fantasmes.

Clementine_Desseaux

Bisous à tout le monde !

Le Caca de Base Inconditionnel

Cette histoire a été écrite dans le cadre de la Semaine Internationale (voire Intergalactique) du Revenu de Base Inconditionnel. Pour des infos un peu plus sérieuses à ce sujet, allez ici : http://revenudebase.info/

En l’an 2042, suite aux dérèglements climatiques, aux famines et aux dictatures diverses, l’immigration est devenue un fléau. Ils arrivaient de partout : en paquebot, par avion, en creusant des tunnels, en se faisant catapulter, …

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Les chefs de gouvernement des pays développés étaient débordés par les problèmes d’intégration et d’identité nationale. C’est alors qu’ils trouvèrent une solution très simple : puisque tous ces gens étaient interessés par les richesses, il suffisait d’arrêter d’être riche. Ni une ni deux, ils s’employèrent avec application à détruire ce qui avait mis des siècles à se construire : acquis sociaux, entreprises, infrastructures, administrations, lois, … Et pour être sûr d’être vraiment pauvre, ils s’endettèrent encore plus que ce qu’ils n’étaient déjà, à tel point que les banques rachetèrent les États.

L’immigration s’arrêta net. Les peuples étaient tous sur le même pied d’égalité, il était enfin possible d’avancer tous ensemble. Le fait d’avoir été obligé de régresser pour en arriver à cette situation ne semblait être qu’un mal nécessaire. Il n’y avait plus qu’à tout reconstruire petit à petit, sans oublier de rembourser les dettes contractées par les États-banques envers eux-mêmes.

Un État étant avant tout défini par ses citoyens, il fut naturellement décidé de répartir les créances entre tous les humains. Chacun, dès la naissance, se voyait donc attribuer une dette de 100 000 néo-brouzoufs, à rembourser tout au long de sa vie auprès de son État-banque natal.

Malheureusement, le délabrement économique étant ce qu’il est, peu de gens parvenaient à réunir un tel montant. Bien souvent, lorsqu’une personne décédait, sa dette de naissance n’était pas entièrement, voire pas du tout réglée.

Les États-banques eurent alors une idée pour faire prendre conscience de la criticité de la situation actuelle : distribuer chaque mois, à chaque personne, une petite quantité de matière fécale proportionnelle à sa dette restante. Un slogan de circonstance fut concocté : « avoir une représentation concrète de la merde dans laquelle nous sommes tous ».

Le caca alloué était à entreposer dans des frigos individuels. Il était interdit de s’en débarrasser, des vérifications régulières étaient effectuées par des agents spécialisés. Vous n’aviez le droit de jeter votre capital caca uniquement après vous être acquitté de la totalité de votre dette.

Ainsi, les États-banques mirent en place une industrie complexe pour produire, distribuer, conserver et recenser du caca. À la justification de prise de conscience collective s’ajouta la justification de création d’emplois.

C’est là qu’intervient le héros de notre histoire.

Cacapernic était un brillant logisticien né dans le HSBC oriental. Il était passionné d’astrophysique et pouvait prévoir si chacun de ses pets serait bruyant et/ou odoriférant. Contrairement aux héros classiques, il avait bien plus qu’une vision différente du monde qui l’entourait. Il avait une vision d’un monde différent.

Cacapernic consacra sa vie à développer un réseau de résistants ayant pour objectif de voler le caca non encore distribué, en siphonnant des silos de stockage et en détournant des caca-pipe-line. Après 60 ans d’un travail de fourmi, le réseau avait collecté pas moins de 10 millions de milliards de kilotonne d’excréments, réparties dans plusieurs entrepôts clandestins.

Le moment venu, Cacapernic déclencha l’opération « chasse d’eau ». En quelques jours à peine, tout le caca accumulé fut acheminé vers un point unique du globe, pour y former une boule géante. Les résistants, équipés de masque à oxygène et de propulseurs à gaz auto-alimentés, grimpèrent sur la boule et déclenchèrent la mise à feu. Celle-ci s’éleva doucement dans le ciel, et continua sa route jusqu’à dépasser la stratosphère.

Poon, le nouveau satellite de la Terre, était né.

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Les résistants, qui avaient décidés de prendre le nom de « enfants de Christophe Colombin », commencèrent à s’organiser sur leur nouveau monde. Le terreau était fertile et il leur fut aisé de faire pousser des plantes. Celles-ci commencèrent à produire de l’oxygène et à générer une atmosphère respirable, quoi que conservant son odeur douteuse.

La surface de Poon étant relativement uniforme, il n’y avait pas lieu de la découper en pays. Ainsi, les enfants de Christophe Colombin n’eurent pas à se préoccuper de problèmes d’immigration. Ils mirent progressivement en place un Revenu de Base Inconditionnel, à l’aide d’une monnaie fabriquée à partir d’étron séché et découpé en rondelles.

Pendant ce temps, sur la Terre, les seuls habitants restant étaient les hauts fonctionnaires-dirigeants des États-banques, ainsi que les personnes travaillant dans l’industrie cacatière. Ils moururent tous en quelques années car ils étaient incapables de produire des biens de première nécessité.

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Unrelated pic, mais il fallait une femme ronde.

Photocopiez-vous la gueule !

Pour ce mois-ci, petit article rapide. J’ai plein de quêtes en cours, y compris dans le monde réel, et pour couronner le tout, mon PC vient d’exploser. Faut que j’en chope un autre et que je copie tout. J’avais fait exprès de rester sous Windows XP pour vérifier que les jeux que je code fonctionnent sur des vieilles rougnes. Mais c’était tellement une vieille rougne qu’elle ne veut plus démarrer, y compris avec une clé USB de boot. C’est l’delco, comme ils disaient chez Joystick. J’ai dû l’euthanasier (le PC, pas Joystick). Monde cruel.

Bref, c’est le bordel partout, mais encore plus que d’habitude.

Alors je vais vous montrer un truc vieux, mais rigolo.

Durant la joyeuse et insouciante période de mes études à l’UTBM, se déroulait un événement à-peu-près culturel, intitulé « la Semaine Des Arts ». Divers exposants, musiciens et autres philosophes venaient nous faire part du contenu de leurs neurones. On pourrait débattre sur le fait qu’un tel événement soit intéressant ou stupide, mais c’est pas le sujet ici.

En voyant ce fourmillement chamarré, j’eu une idée géniale. Et si je me photocopiais la gueule et que je l’exposais au titre d’une œuvre d’art ? Je ne fis ni une ni zéro, et ornais immédiatement le local de la photocopieuse de splendides images, dont la chamarritude n’avait rien à envier au reste.

Je vous les remets ici. Elles sont magnifiques, d’autant plus qu’à l’époque, j’avais une coiffure d’old school play-boy, et devais déjà me raser régulièrement. (Ça remonte à loin, Windows XP n’existait même pas).

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GROS2

HORRIBLE2

Quelques jours plus tard, les murs du local étaient tapissés de visages grimaçants, distordus et rigolards. La foule s’était jointe à ma performance.

Les étudiants avaient deux réactions très opposées face à cette Semaine Des Arts. Certains trouvaient ça super et y participaient, d’autres trouvaient ça débile et s’en moquaient. Le plus rigolo, c’est que les deux groupes ont apprécié mon idée. Le premier clamant joyeusement que c’était « de l’art », le deuxième me félicitant d’avoir trouvé une façon de se foutre de la gueule du premier groupe sans même qu’ils s’en rendent compte.

J’utilise rarement le mot « art », car il ne me semble pas très précis. On ne sais jamais ce qu’on va déclencher dans la tête des gens quand on le prononce. Je ne peux donc pas vous dire si se photocopier la gueule est « de l’art », ou pas. Ce qui est sûr, c’est que ça fédère les gens qui « aiment l’art » et ceux qui « n’aiment pas l’art », puisqu’ils ont tous trouvé ça amusant. Et peut-être que cette action fédératrice est, en elle-même, « de l’art ».

La farce fédératrice est donc une des choses qu’est l’art. Ce qui en soi constitue une farce. L’art est donc une imbrication de farces.

L’année suivante, j’ai photocopié mon cul. Mais je n’ai pas osé l’exposer. L’image était un peu obscène, je commençais à avoir une densité plutôt honorable de poils derchiens, et j’ai toujours trouvé les scrotums bizarres. Cette espèce d’impression que l’anus et le pénis étaient préalablement connectés, et qu’une couture a été faite à l’arrache pour rafistoler l’ensemble… Je dois encore avoir la photocopie dans mes archives, mais je n’ose la placer dans le scanner de mon boulot. J’espère que vous ne m’en voudrez pas.

Ceci étant dit, il est évident que je ne suis pas le seul à avoir eu cette idée. Je vous laisse avec les parties charnues de quelques dames. Parfois, on a envie d’être un Transformer pour pouvoir se transmorpher en photocopieuse.

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Sans transition : un nouveau l’ami de l’internet !

Ça faisait longtemps que j’en avais pas eu. Laissez-moi donc vous présenter turboroger, un mec bien, créateur de jeu, qui comme moi, n’a jamais le temps de rien. Il m’a gratifié d’un lien sur son blog personnel.

Bienséance et culte de l’imbrication oblige, voici donc un lien sur mon blog personnel permettant d’aller à l’endroit de son blog personnel où se trouve son lien vers mon blog personnel.

http://turboroger.wordpress.com/2014/11/20/repose-en-paix-idee-de-jeu/

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Potes !

À bientôt, je pars installer des trucs sur mon nouveau PC. À commencer par le python.