Raffarin Pète-Gonade Memorial Day #11 : Hais-toi toi-même

Et voici comme chaque année notre petite commémoration, pour se souvenir de ce lundi de Pentecôte qui était férié à une époque, et qui nous a été mangé par Raffarin. (Qu’est-ce qu’il devient au fait ce cornard ? Oh on s’en fout).

Raff non contractuel

C’est l’occasion pour moi de faire un petit point sur mes conditions de travail, un changement non négligeable a eu lieu.

J’ai intégré une équipe de développeurs ayant un projet de ouf’patate. Un truc qui va au moins révolutionner le monde de la réalité, si ce n’est pas l’univers entier. C’est ultra-secret, même Mark Zuckerberg est pas au courant. Je ne peux pas vous en parler ici, j’utiliserais donc le nom de code secret « POILS_PUBIENS » pour le désigner.

POILS_PUBIENS est un projet super génial, mais j’avoue regretter un peu mon environnement de travail précédent, où j’étais le seul développeur. J’avais plein de boulot, mais j’étais le roi du pétrole. Dès que je créais un petit truc, le monde était génialement impressionné. À quelques exceptions près (voir mes deux articles sur l’outil Pochtronarr), j’avais suffisamment de liberté dans mes choix techniques. Si vous avez la possibilité de bosser en tant que développeur dans un milieu de non-développeurs, sautez sur l’occasion, c’est une place rare et en or.

Péquenologiquement parlant, je découvre actuellement le framework Symfony et le CMS Drupal. C’est plutôt bien ficelé, je pense que les personnes qui ont créé ces outils se sont franchement bien débrouillées. Il y a juste un point embarrassant : pourquoi ils ont écrit ça en PHP ? Craquage complet, là.

Dans cette nouvelle équipe, nous sommes en forfait à l’année. Dixit Colléguette Choucroute : « c’est plus adapté, car vous êtes en mode projet dans un environnement agile ». J’ai toujours pas compris ce qu’elle a voulu dire, possiblement elle non plus, on n’est plus à ça près.

Nous devons réaliser 1607 plombes de trawaille par an, n’importe quand, à n’importe quel rythme (en respectant quand même les contraintes légales tels que les heures de repos consécutives, etc). Ce calcul provient d’une moyenne à l’année, et tient compte des week-ends, jours fériés, jours de congés, etc.

Je me suis évidemment posé la question de ce 1607, semblant sortir de nul part. Il ne vous aura pas échappé que c’est un magnifique nombre premier. Pour une valeur censée provenir d’un lissage, où on s’attend à ce que des trucs soit multipliés par d’autres trucs, ça semble assez étrange.

Le calcul est décrit ici (https:// www. legisocial.fr/contrat-de-travail/duree-de-travail/savez-comment-determinee-duree-legale-annuelle.html).

La « vraie » valeur devrait être 1600, qui est un magnifique nombre pas-premier. Devinez d’où vient le +7 ? La chiottasserie d’enculerie de bite borgne de Raffarinade précédemment putain de mentionnée !

Il y aurait d’autres choses à dire sur le calcul en lui-même, bourré d’approximations allant toujours dans le sens de l’arnaquage du salarié, ce sera pour une autre fois.

Two wrongs don’t make a right, 10 000 « abouts » don’t make an « exact ».

Le forfait à l’année est une bonne idée dans son principe. Mais ça n’enlève pas le risque que si on ne vous laisse pas déclarer les heures que vous avez réellement faites, c’est sodomie-gravier gratuite. Ce risque est présent quel que soit l’organisation de votre travail. À vous de trouver des chefs qui sachent rester respectueux et corrects. En ce qui me concerne, pour l’instant, c’est ok. D’ailleurs ils nous ont redonné ces fameuses 7 heures de fériés.

Du coup, il nous a fallu un outil pour comptabiliser le temps de tra-tra effectué. Le truc que je déteste. Le truc qui force les employés à s’engager sur des délais de réalisation qu’ils sont contraints d’estimer à l’arrache en 5 minutes. Le truc qui fait qu’un chef vous demandera de « ne pas passer plus de 2 heures sur telle tâche », pour profiter des approximations et empêcher qu’elle soit tracée.

Devinez quoi ? C’est moi qui suis chargé de mettre en place cet outil. C’est moi qui ai créé le modèle des fichiers excel à remplir, c’est moi qui ai écrit le petit script python pour les parser, c’est moi qui ai envoyé un mail de rappel à l’ordre à mes propres collègues, pour dire de ne pas bidouiller leur fichier sinon ça pourrissait mon script, c’est moi qui ai refait un mail de rappel à l’ordre pour leur dire d’essayer d’associer un livrable à chaque tâche. Je hais Excel, mais on n’a pas le temps de coder une vraie appli. On n’a pas le temps de mesurer notre temps.

Tout ce que j’ai subi de la hiérarchie des entreprises précédentes, je l’ai imposé à mes collègues de l’équipe de dev dans laquelle j’ai été intégré. Je suis un vilain, je me hais, j’ai honte, je vais aller me cacher et vivre comme un ermite dans la forêt.

Peut-être que j’y rencontrerais Colors of Autumn.

Colors_of_autumnn, c’est son pseudo (avec deux N).

Tchô.

Dessins de l’Ovuliaire 2019

Yo-ho-hoooo.

Comme promis le mois dernier, voici mes petits dessins réalisés lors du dernier événement corporate : l’Ovuliaire 2019.

Tout d’abord, une tour. À noter que les trois oiseaux sont une référence très lointaine à la série de BD Rork, de Andreas Martens.

Dessin d'une tour de magicien avec des oiseaux et une Lune géante

Et ensuite une algue géante croisée avec un poulpe. Mascotte À-Fleurs, en voyant ce dessin, m’a dit : « oulàlà, mais c’est un peu du hentaï, ça ».

Euh… Non. C’est juste que récemment, je venais de me refaire le jeu Day of the Tentacle. Mais bon, qui suis-je pour juger les pensées hentaï de mes collègues ?

Comme toujours quand je publie un article avec des dessins, j’en ajoute un qui n’est pas de moi et qui représente des femmes rondes. Celui que je vous propose aujourd’hui est un Robert Crumb, dessinateur de comics américain underground. Je l’ai découvert dans les BD de Scott McCloud. Il aime et dessine des amazones avec des jambes musclées et des seins tout à fait honorables.

Zouplaï.

L’article de ce mois-ci est un peu petit. Mais celui du mois précédent était long, alors pouet-pouet.

Jouez avec un phrase-bizarre-otron

Coucou !

Petit article rapide.

J’ai participé à un concours de code, sur le thème : « réalisez un truc qui ressemble plus ou moins à de l’intelligence artificielle ».

J’ai créé un programme qui lit un roman et génère des phrases bizarres à partir de ça. Elles sont (presque) grammaticalement correctes, mais n’ont aucun sens.

Vous pouvez l’essayer ici : https://repl.it/talk/challenge/FrankenPhrase/10740

Comme romans, j’ai mis :

  • En français :
    • 20 000 Lieues Sous Les Mers
    • Les Trois Mousquetaires
  • En anglais
    • Frankenstein
    • The Story of Nuclear Energy, de Isaac Asimov.
  • Plus, ceux que vous voulez, si vous prenez le temps de les uploader, tout en lisant la doc d’utilisation.

Ça fait parfois des phrases marrantes :

« Quelques explications, un coup de pintadines, je vous souhaiter que les oubliettes. »

« Que Votre Éminence, qui, et, le jeune femme que dit Aramis, traversant la reine. »

ou parfois des choses poétiques :

« C’était alors la conversation sur son sein des monocentres, plus facile. »

« La surface de latitude nord, je passerai sous nos yeux une grande dépense du fleuve de toi. »

Si vous avez le temps, inscrivez-vous sur le site et laissez-moi un petit upvote.

La méthode de génération est super simple : c’est juste des statistiques par rapport aux fréquences d’apparition des mots. Par exemple, le mot « géantes » apparaît plus souvent à côté du mot « fesses » que du mot « tripoter ».

Pas d’analyse sémantique, on ne cherche pas à identifier les verbes, les sujets, ou autres. Pas de réseaux de neurones non plus. En fait je sais même pas si ce que j’ai fait peut être considéré comme de l’I.A. ou même du machine learning.

En tout cas, c’est assez rigolo. Ça donne des textes surréalistes, un peu à la André Breton.

André Breton me fait penser aux bretons me fait penser aux bretonnes me fait penser à une vidéo intitulée « Dominique la grosse bretonne ».

Voilà.

 

Que devient le groupe de musique Lonah ?

C’était il y a quelques années.

Je vous propose de faire mon vieux de la veille et de vous raconter ça comme si c’était une lointaine époque dont je serais le seul survivant à me souvenir. Ça fait toujours super classe.

[Disgression : ça me rappelle une autre époque, pas si lointaine, où, dès que j’utilisais l’expression « ca me rappelle », il se trouvait un petit trou du cul de connard pour se foutre de ma gueule et m’imiter comme si j’étais quelqu’un de très vieux qui se rappelait une ancienne époque. Ce n’était pas uniquement de la moquerie, c’était aussi un acte réducteur de ma personne : le petit trou du cul sous-entendait que j’étais un jeune petit trou du cul qui voulait se donner l’impression qu’il avait une histoire, alors qu’il n’en n’a pas car il est trop jeune. Même à l’age de trois ans, j’avais déjà une histoire, trou du cul. L’histoire de millions d’autres enfants. Mais ce n’est pas le moment de parler de ça.]

En ces temps très très anciens, les licences libres logicielles (GPL, BSD, Apache, …) étaient relativement connues, mais les licences libres artistiques n’en étaient qu’à leurs blablabutiements. Les œuvres apparentées étaient donc assez rares, et souvent d’une qualité et d’un intérêt douteux. Les chantres du Libre devaient donc user d’un peu de mauvaise foi pour les défendre, et lorsqu’ils citaient des exemples, retombaient souvent sur les mêmes :

Je mets les liens grisés ici, car si je les intègre dans la liste, ce sera illisible :

  • https ://orange .blender.org/background/
  • https ://www .youtube.com/user/MastocStudio/videos?sort=dd&view=0&shelf_id=0
  • http ://art9libre .tuxfamily.org/archives/author/eldreammachine
  • http ://www .inlibroveritas.net/
  • http ://tuxracer .sourceforge.net/
  • https ://en .wikipedia.org/wiki/Quake_III_Arena
  • http ://www .xbill.org/
  • http ://web .archive.org/web/20060619144448/http://culturelibre.net:80/article.php3?id_article=330
  • https ://fr .wikipedia.org/wiki/Ehma
  • https ://lacrymosa .tuxfamily.org/
  • http ://www .le-terrier.net/index2.html

Les terres de l’Art Libre étaient encore vierges, il suffisait donc d’y produire une œuvre pas trop dégueu pour avoir un tout petit public conquis dès le départ. C’est à cette occasion que j’ai essayé de devenir riche et célèbre avec mon dessin animé Pru-Pra-Prok. Je vous ai déjà raconté cela.

L’art de la musique était un peu plus avancé que les autres dans la découverte des bouleversements interneto-générés. Un paquet de pop-corn à la main, nous assistions aux échauffourées entre les vilaines maisons de disques soutenues par la méchante Sacem, et les héros robin-des-boisesques qu’étaient Napster et autres eMule. C’est dans ce contexte qu’apparut Jamendo, une plate-forme d’écoute et de téléchargement de musique. Son positionnement par rapport au « Libre » est source de débats et d’analyses diverses (https:// framablog.org/2011/10/04/librologie-jamendo/). De son côté, Mano Solo tentait un truc, se planta, puis mourut un petit peu.

Jamie Lopez n’est pas sur Jamendo, malgré les 3 lettres initiales en commun.

Le groupe de musique Lonah, composé de gens (retrouvez les noms vous-mêmes) était un « early adopter » de Jamendo. Leur premier album « Pièces » est un joli petit concentré patchworkesque de choses belles, étranges, oniriques, volantes, interrogatives, safranées, piscinesques. Je l’aime beaucoup.

J’étais allé les voir en concert, dans un quelconque bar-salle parisien. Le petit dépliant du planning indiquait « Lionah ». Woups, boulette.

Puis ils ont sorti deux autres albums, tout aussi bien. De mon côté, j’étais parti vers d’autres choses. C’est à peu près à cette époque que j’ai commencé ce blog. La suite de cette histoire est dans mes articles.

Récemment, je suis allé traîner sur leur site, le dernier message date de 2012. On y trouve également une photo de chien-loup, à moins que ce soit un choux-lien.

Est-ce qu’ils sont partis en tournée mondiale et n’ont plus le temps de donner de leurs nouvelles ? Est-ce qu’ils se sont séparés ? Est-ce que leur gloire naissante s’est embrasée au contact trop proche d’un soleil trop attirant ? Est-ce que ça leur a finalement semblé mieux et plus jucraciel de devenir trader en cokaïne à Dubaï ? Si vous avez des infos ou si un membre du groupe me lit, ça me ferait très plaisir d’avoir un petit commentaire.

En attendant, j’ai un petit cadeau pour vous. Le groupe avait créé un très beau morceau intitulé « le roi se meurt », inspiré de la pièce de théâtre éponyme de Ionesco. Même que j’avais acheté et lu le texte de la pièce suite à la découverte de cette chanson.

Celle-ci ne semble pas présente sur leur compte Jamendo. Elle est écoutable sur leur blog (http:// www. lonah.net/?q=node/24), mais il faut activer le flash, et c’est difficilement (voire impossiblement) téléchargeable.

Heureusement, j’avais récupéré le mp3 à une époque où il était disponible (je ne sais plus où). Voici donc, chers lecteurtrices/auditeurtrices, un petit trésor : Le roi se meurt en mp3 (https:// www. dropbox.com/s/itnirgtpwhec6xj/12%20Le%20roi%20se%20meurt.mp3?dl=0).

 

 

#copinage : « sans droit ni loi »

Lulu les poilu(e)s !

Y’a des gens qui écrivent sur des blogs, d’autres sur du papier.

L’une des personnes écrivant sur du papier s’appelle Jacques-Yves Martin. Dit comme ça on a l’impression que c’est un pseudo. Franchement, quand on a un nom qu’est un prénom, on s’amuse pas à avoir un prénom qu’est un double-prénom. Enfin, sauf si on est un explorateur des grands froids (Jean-Louis Étienne, Paul-Émile Victor). Vous ne pouvez pas savoir si « Jacques-Yves Martin » est son vrai nom, mais ce n’est pas le plus important.

Et donc, sur du papier, il a écrit un polar, que j’ai lu et bien apprécié. Ça s’appelle « Sans droit ni loi » (https:// jacquesyvesmartin.com/sans-droit-ni-loi/).

On y retrouve des éléments de base assez classique : un policier menant une enquête, un suicide qui n’en est pas forcément un, des endroits glauques, etc. Sauf que Jacques-Yves Martin, qui n’a pas exploraté les étendues de Grande-Froidie, a eu l’occasion d’exercer le métier de policier. Du coup, son histoire est bien plus ancrée dans la réalité que d’autres. L’enquête s’étend sur plusieurs mois, au lieu d’être torchée en 3 jours par le super-sherlock de service. Des détails assez précis sont mentionnés : concernant la médecine légale, les indices présents sur un cadavre, l’administration policière, les procédures, etc.

Boris Thibert, le héros, est un justice-holique (il est accro à la justice). Alors là vous allez me dire que c’est banal, plein de personnages de polars sont comme ça. Mais c’est pas parce que quelque chose a déjà été fait qu’il ne faut pas le refaire à sa manière. En plus, un personnage justice-holique peut amener à des dilemmes moraux bien alambiqués : il pourrait glisser dangereusement vers la notion de vengeance, ou s’opposer à d’autres justice-holique n’ayant pas la même justice, etc. Les dérives potentielles sont innombrables.

Étrange mise en forme du texte

Les pensées internes du héros, ses réflexions, ses doutes et ses difficultés à s’affirmer sont écrites en italique et entre guillemets. D’autres parts, les pensées intimes du narrateur données en confidence au lecteur sont écrites en italique sans guillemets. Je ne suis pas sûr que ce soit les conventions standards, mais ça ne me dérange pas. De manière générale, j’aime bien voir la typographie un peu secouée par des nouvelles règles (cohérentes ou pas). Rappelons que dans les débuts de ce blog, il n’était pas rare de voir du texte changer de couleur pour montrer les moments où je craquais mon slip dans le but de l’accrocher fièrement au bout d’un bâton de majorette tel un étendard portant glorieusement les couleurs du ᵐ°uᵛₑᵚₑᴻt brownien gastrique (ha ha ha, mouvement « brownien » gastrique,  HAHAHAHAHA-HAAA !)

Hrrmm… Broumf. Je ne sais pas si je suis très clair avec ces histoires d’italique et de guillemets. Je vais donc vous montrer un exemple. Afin de ne pas vous spoiler l’histoire, il est de mon cru, inspiré de faits réels.

Réchèr entra dans le bar et jeta un regard circulaire pour repérer les gens intéressants.

« J’adore les volumineuses fesses de cette femme assise là-bas. »

La femme en question employa toute son attention à ne pas prêter attention à Réchèr.

Il aurait tant aimé être le tabouret de bar sur lequel elle était assise.

Il commanda une bière avec une paille et une touillette.

Vous voyez la subtilité ? La phrase en italique+guillemets est à la première personne car ce sont les pensées internes du personnage. Celle en italique simple est à la troisième personne car c’est le narrateur qui partage une intimité avec le lecteur.

Bon et alors ?

Eh bien je trouve personnellement que les italiques du narrateur sont inutiles. Le simple fait de lire un texte implique automatiquement une relation intime entre le lecteur et le narrateur. Ce n’est pas la peine d’en rajouter. Revoici mon exemple :

Réchèr entra dans le bar et jeta un regard circulaire pour repérer les gens intéressants.

« J’adore les volumineuses fesses de cette femme assise là-bas. »

La femme en question employa toute son attention à ne pas prêter attention à Réchèr.

Il aurait tant aimé être le tabouret de bar sur lequel elle était assise.

Il commanda une bière avec une paille et une touillette.

Je sais pas vous, mais moi je trouve ça plus fluide et moins insistant.

Un petit bug

C’est pas grave du tout, mais ça heurte ma sensibilité d’enculeur de mouches informaticien. L’histoire fait mention d’un « logiciel de cryptage ». Le mot « cryptage » ne devrait pas être utilisé. Explication rapide :

  • Pour rendre un message secret, on le « chiffre », en utilisant une « clé » (qui est un peu comme un mot de passe).
  • Pour retrouver le message original à l’aide de la clé, on le « déchiffre ».
  • Lorsqu’on tente d’obtenir le message original sans en avoir la clé, on le « décrypte ». C’est une opération plus ou moins faisable selon l’algorithme de chiffrement, la complexité de la clé, etc.

Le terme « cryptage » n’a donc aucun sens. Il voudrait dire qu’on rend un message secret sans avoir de clé, alors que c’est justement ce qui sert à chiffrer. Plus de détails par ici (https ://fr.wikipedia.org/wiki/Chiffrement#Terminologie).

Sinon, le logiciel de chiffrement dont il est question est « TrueCrypt », et il semblerait que ce ne soit pas le plus fiable. (https:// www. howtogeek.com/203708/3-alternatives-to-the-now-defunct-truecrypt-for-your-encryption-needs/). Mais c’est un autre sujet et rien n’interdit d’inventer des personnages qui s’en servent.

Le mec au whisky

Attention, dans ce chapitre je vous spoile la première page. J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop.

L’histoire débute par un mec qui boit du whisky.

Or figurez-vous que je connais personnellement l’auteur. Il m’avait demandé de relire et corriger une première version de son texte, ce que je fis, en échange de quelques dix-millièmes de bitcoins.

Dans cette première version, le mec de la première page buvait du Martini. Je lui ais suggéré que ça faisait un peu boisson de tafiole, du coup il l’a changé. Je me sens super important d’avoir eu cette petite influence.

Je vous laisse acheter et lire le livre pour découvrir le rôle que tient ce fameux « mec au whisky ».

Et sinon Jacques-Yves vient de sortir un deuxième livre : Ode à Caïssa (https:// jacquesyvesmartin.com/la-deuxieme-enquete-de-boris-thibert/).

Si je trouve le temps de le lire entre deux verres de bière (je bois pas de whisky, je suis une tafiole), j’en parlerais ici même.

« Sans droit ni loi » est un polar, mais il ne comporte pas de détective, contrairement à cette image.

Le blason de Réchèr

Lors d’un week-end de total égarement, je me suis intéressé à l’héraldique.

Il s’agit des règles permettant de créer et décrire les blasons.

Ça m’a beaucoup plu. J’aime les langages spécifiques destiné à une catégorie d’objets déterminée. En informatique on appelle ça des DSL (Domain Specific Language). Par exemple :

  • le SQL, pour communiquer avec une base de données,
  • le HTML, pour décrire la structure d’une page web,
  • le SVG, pour décrire un dessin vectoriel,
  • Puzzlescript, dont nous avons récemment parlé (http:// www. puzzlescript.net/).

Y’en a des qui pensent que les DSL c’est de la merdasse. (http:// sametmax.com/les-mensonges-des-dsl/) (http:// sametmax.com/dites-non-aux-dsl/)

On ne va pas débattre là-dessus, car ce que je vous propose n’est pas de créer un nouveau DSL, mais de jouer avec un qui existe déjà.

Introduction à l’héraldique

Les couleurs ont des noms rigolos :

  • blanc : argent
  • jaune : or
  • rouge : gueule
  • bleu : azur
  • vert : sinople
  • violet : pourpre
  • noir : sable

Lorsqu’on décrit un blason, on commence par la disposition des couleurs du fond, puis les formes géométriques qui s’ajoutent dessus, puis les « meubles » (les dessins et les objets ajoutés encore au dessus).

Les directions ont également des noms rigolos :

  • en haut : en chef
  • en bas : en pointe
  • à droite : à senestre
  • à gauche : à dextre

La gauche et la droite semblent inversées, car ces directions sont définies par rapport à la personne qui porte le blason, et non par rapport à celle qui le regarde. (Un peu comme au théâtre où on dit « côté jardin » et « côté cour », parce qu’on sait jamais de quelle « droite » et « gauche » on parle) (J’ai jamais vraiment réussi à accepter ces notions de « droite » et « gauche », ça m’a toujours énervé).

Pour un cours complet, il vaut mieux se rendre sur des sites spécifiques, qui décriront cette discipline plus clairement et plus exhaustivement :

Attention, l’héraldique étant un art assez ancien, vous constaterez que tous les sites web sur le sujet ont un design visuel datant de l’internet des années 70. Et comme il n’y avait pas internet dans les années 70, c’est vous dire si le design afférant est passé de mode.

Et maintenant, blasonnons !

Réchèr blasonne d’argent à la barre de pourpre chargé d’un fol d’argent astragalé de sable, accompagné en chef d’un graphe de sinople d’ordre 5 disposé en cercle, les sommets 1, 3 et 5 de degré maximal, chargé de 5 besants d’argent, et en pointe d’une chope de sinople houblonnée de sable, l’écu timbré d’un entonnoir de sinople. Devise pythonienne juste « None is not False » en lettre de sable sur un listel d’or.

Décomposons ce bazar :

Réchèr blasonne d’argent

C’est moi. Et mon blason est sur fond blanc.

à la barre de pourpre

Il y a un trait oblique rose dans le sens du slash. Une « barre » est dans le sens « / ». Une « bande » est dans le sens « \ ».

Pour l’esthétique du dessin, la barre comporte des bords roses foncés. On devrait donc pouvoir dire : « de pourpre foncé rempli de pourpre clair ». Sauf qu’en héraldique, on se fiche des nuances de couleurs, il n’y a que les 7 précédemment citées (ainsi que l’orangé, le tanné et les fourrures, mais osef). C’est sans doute un héritage de l’époque où les blasons étaient utilisés pour se repérer dans les batailles, et devaient donc rester simples.

Bref, cette barre est pourpre.

chargé d’un fol d’argent

Sur la barre est ajouté un fou. Ce n’est pas un élément très commun, il se peut même que ce soit le tout premier blason qui en soit doté. Il n’existe aucune restriction sur les meubles, donc ne venez pas m’embêter.

astragalé de sable

Le fou possède des anneaux noirs.

Une palanquée d’adjectifs permettent d’exprimer les différentes colorations des objets : « accorné de gueule » pour un animal ayant des cornes rouges, « ajouré d’or » pour un châteaux ayant des fenêtres jaunes, etc.

L’héraldique moderne ajoute d’autres de ces adjectifs, dont « astragalé », qui permet d’indiquer la couleur des anneaux des pièces de jeux d’échecs. Ce mot trouve son origine éthymologique dans les astragales des colonnes grecques.

(Pour information, je suis le créateur, et à ce jour l’unique utilisateur, de l’héraldique moderne).

accompagné en chef d’un graphe de sinople

Sur le haut du blason se trouve un graphe vert (un bidule avec des points et des liens entre eux) . Pas besoin de préciser que c’est du côté « dextre ». Le fait de dire « accompagné » signifie que l’élément est placé par rapport à la pièce principale (le blason), et par défaut, on ne place pas un élément par-dessus un autre. Pour ne pas recouvrir la barre pourpre, on est donc obligé de le placer à dextre.

Notez que pour l’élément précédent (le fou), j’ai utilisé le mot « chargé » et non « accompagné », ce qui signifie qu’il est placé par rapport à la pièce mentionnée juste avant (la barre).

d’ordre 5 disposé en cercle, les sommets 1, 3 et 5 de degré maximal,

Là, c’est du vocabulaire relevant de la théorie des graphes. En héraldique moderne, il est autorisé de s’appuyer sur d’autres langages spécifiques.

L’ordre 5 signifie qu’il y a 5 points (sommets) dans le graphe. Les numéros 1, 3 et 5, compté dans le sens des aiguilles d’une montre sont connectés à tous les sommets du graphe, (y compris à eux-mêmes, mais on s’en fout). Pas besoin de s’attarder plus là dessus, vous connaissez les graphes, n’est-ce pas ? (https:// fr.wikipedia.org/ wiki/Th%C3%A9orie_des_graphes) (https:// fr.wiktionary.org/ wiki/Cat%C3%A9gorie:Th%C3%A9orie_des_graphes_en_fran%C3%A7ais)

chargé de 5 besants d’argent,

Il y a 5 ronds blancs sur le graphe. Par défaut, on les dispose de la même manière que les sommets du graphe.

et en pointe d’une chope de sinople

En bas du blason se trouve une chope de bière verte.

Il faudrait peut-être repréciser explicitement « accompagné en pointe », mais je ne suis pas assez expert dans le domaine pour déterminer si c’est absolument nécessaire.

houblonnée de sable,

La chope de bière possède une mousse noire (héraldique moderne).

l’écu timbré d’un entonnoir de sinople,

Au-dessus du blason est placé un entonnoir vert.

Devise pythonienne juste « None is not False » en lettre de sable sur un listel d’or.

Il y a une devise écrite en noir sur un parchemin jaune, elle est placée en-dessous par défaut.

En héraldique moderne, une devise est dite « pythonienne » lorsqu’elle correspond à une instruction valide dans le langage de programmation python. Elle est « pythonienne juste » si l’appel de fonction bool(<devise>) renvoie True.

Dans notre cas, la devise est même encore plus que pythonienne juste, puisqu’elle renvoie directement True. Il n’y a pas de mot spécifique pour ça, mais si vous en voulez un n’hésitez pas à l’inventer.

Je vous laisse tester tout cela dans une console python en ligne (https:// repl.it/G268/0).

Significations et histoires de ce blason

Le fou et l’entonnoir

Le fou est l’avatar que j’utilise un peu partout, car je me définis comme quelqu’un de fou, ça fait zarbo-hype.

Comme je ne suis pas spécialement fan des jeux d’échecs, j’ai ajouté un autre objet signifiant la folie (l’entonnoir), pour désactiver la charge sémantique échiquiétale.

Les couleurs

J’ai toujours trouvé étrange la notion d’aimer une couleur plus qu’une autre ou d’avoir « une couleur préférée ». Mais lorsqu’on dessine, il faut avoir un minimum d’unité et de cohérence sinon ça devient vite très moche. J’ai choisi de mettre du vert un peu partout car c’est la couleur des martiens et du poison.

La couleur pourpre (plus exactement rose) est une référence à la couleur de fond de mon avatar.

L’origine de cette couleur est ridiculo-rigolote. Mon avatar est une image de Pru-Pra-Prok, le dessin animé que j’ai fait il y a quelques années. J’avais configuré le rose pétant (#FF00FF) comme couleur de transparence par défaut. À l’époque, je n’avais pas envie d’utiliser la transparence du format d’image .png car j’étais bizarre, et je m’étais dit : « ce rose à la con, j’en aurais sûrement jamais besoin ».

Ensuite, lorsque j’ai eu besoin de choisir un avatar pour un site quelconque, j’ai pris l’image du fou à l’arrache, sans changer le fond. Et c’est resté comme ça. C’est très amusant, parce la couleur que je ne voulais justement pas utiliser s’est retrouvée un peu partout dans ma personnalité du web. Ha ha ha.

Le fou est blanc sur le blason, afin de respecter une règle de base de l’héraldique : « pas de métal sur du métal, pas de couleur sur une couleur ». Les couleurs argent et or sont les « métaux », toutes les autres sont les « couleurs ». C’est assez logique comme règle : si on dessine un élément clair sur un autre élément clair, ça ne se distingue pas bien. Pareil pour le foncé.

Le graphe

Le plus important pour moi, ce ne sont pas les choses, mais les liens entre les choses. Ce principe me semble s’appliquer à un peu tout : les personne, les créations artistiques, les idées, les neurones, … J’ai voulu illustrer ce principe par un graphe.

Les points ne sont pas tous connectés entre eux pour montrer qu’il reste toujours quelque chose à faire, qu’une création n’est jamais vraiment terminée, qu’une personne peut toujours s’améliorer, etc.

La bière

J’aime bien la bière.

La mousse est noire pour faire genre je suis quelqu’un de sombre avec une âme torturée par le mal. Ça me donne un côté dark-zarbo-hype.

Autres considérations en vrac

Le dessin est en pixel art. C’est moche et mal fait parce que je suis pas super doué et que j’ai pas voulu me prendre trop la tête. Mais malgré tout, c’est du pixel art.

J’ai cherché des logiciels d’héraldique, des générateurs de blasons, etc. Ça existe, mais c’est du même niveau que les sites web sur le sujet, (années 70, etc).

J’ai juste trouvé ça qui est pas trop mal (http:// rpg.uplink.fi/heraldry/). Mais on ne peut rien faire de compliqué : pas d’alésage, de cléchage, d’engrêlage, de semage, etc. La génération de la description n’est pas géniale non plus, il y a des répétitions, et c’est en anglais.

Je m’étais dit que je pourrais coder un générateur de blason. Et après je me suis rappelé que l’héraldique n’intéresse déjà pas grand-monde au départ. On va donc oublier cette idée.

Et sinon c’est un blason officiel. Ouais, vraiment.

En fait, n’importe qui peut créer un blason pour n’importe quoi, à condition de ne pas en copier un pré-existant. Mais comme il n’y a pas d’autorité de recensement centrale, vous êtes obligé de faire des recherches un peu partout pour vérifier la primeur de votre création.

La solution la plus simple consiste donc à y placer des éléments qui n’existait pas au Moyen-Âge (un robot, un ordinateur, un vagin artificiel, …), afin de réduire à presque-néant les chances de tomber sur un blason déjà existant. L’héraldique moderne peut être d’une grande aide dans cette tâche, puisqu’elle permet l’ajout de graphes, d’instructions en python, et bien d’autres choses encore.

Test de Kingdom Rush Frontiers

Chers lecteurs, voici un test de Kingdom Rush Frontiers, un jeu de Tower Defense bien sympa (http:// www. kongregate.com/games/Ironhidegames/kingdom-rush-frontiers).

Il s’agit du deuxième épisode, le premier ayant déjà été terminé et décortiqué par votre serviteur (qui ne vous servite à rien). Comme d’habitude, je me suis orienté vers la version Flash non payante, sur Kongregate.

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Mon avis général

On reste dans la lignée du premier, et ce pour notre plus grand plaisir.

Le bien

Des idées de monstres originales :

  • Vers de Sable : impossible à toucher, sauf lorsqu’ils sont bloqués par des soldats,
  • Saurian Téléporteurs,
  • Shamans Protecteurs : aura de protection pour les unités alentours,
  • Poukai Riders : ennemis volants attaquant les soldats, qui se transforment ensuite en ennemis volants très rapide,
  • Saurians Brood Guard : de plus en plus rapide au fur et à mesure qu’ils perdent de la vie.

Des idées de tours et d’upgrades originales aussi :

  • Necro-Tower : transforme les cadavres environnants en mignons petits squelettes,
  • Battle Mecha : comme une tour, mais déplaçable dans un périmètre restreint,
  • Génies/Efreets : détruisent instantanément un ennemi, du très bon contre les gros monstres peu nombreux.

Des éléments interactifs utiles/rigolos, des références à des films, des aliens comme dans le film Alien, la race saurienne, des capacités de héros inventives, des boss bien vilains, etc.

Le pas bien

Le jeu n’est pas clair sur des points de fonctionnement particuliers :

La tour Falconeer augmente la portée des tours adjacentes. Super. Mais qu’est-ce que ça a comme effet sur les Battle Mecha ? Est-ce que ça augmente la portée de déplacement (auquel cas, c’est peu utile), ou la portée de tir ?

La tour Axe Thrower a un totem de silence, empêchant les ennemis d’utiliser leurs sorts. Concernant les auras de protections, c’est assez clair. Mais y’a-t-il d’autres capacités bloquées ? Qu’en est-il de la téléportation et l’invisibilité des Saurians, la génération des Saurian Brood Guards, la génération des Momies, etc ?

Ah, la partie de mon cerveau qui s’occupe de limiter les fois où je passe pour un bouffon me prévient que c’est expliqué en détail ici (http:// kingdomrushtd.wikia.com/wiki/Tribal_Axethrowers).

J’aurais également aimé avoir la possiblité de buter Beresad, le dragon noir pionçant dans un niveau de Saurians, soit par une astuce interactive, soit en fin de partie sous forme de mini-boss. Mais il est peut-être exploité avec plus d’intérêt dans un autre épisode ou un add-on.

beresad

Comparaison des tours

Les Archmage : ça arrache !

La capacité Tornade de cette tour est surpuissante : multi-cibles, cause des dégâts, fait reculer les ennemis tout en les retirant momentanément du jeu, ne coûte pas si cher que ça. Cette capacité suffit à elle seule à régler le problème du gros packs d’ennemis lents et résistants des waves finales (Gorillon, Saurian Brute, …). Ils avancent trop lentement pour espérer sortir de la zone d’action de la tornade !

Dans le premier Kingdom Rush, je mettais systématiquement en fin de parcours un Arcane Wizard (tour mage violette) dotée de la capacité de téléportation. Dans le même ordre d’idée, pour ce deuxième opus, j’y place une Archmage tornadée au maximum.

La capacité Critical Mass permet de bien nettoyer les swarms (ennemis faibles mais nombreux). On se retrouve donc avec une tour puissante et polyvalente, efficace pour tout un panel d’ennemis. Faudrait presque la nerfer en fait.

Les Necros : ça envoie du gros

Les tours de mages sont décidément à l’honneur dans cet épisode. Placez une Necro Tower proche d’une tour à swarm (Dwaarp ou autre), elle disposera alors à sa proximité d’une quantité conséquente de cadavres, qu’elle transformera en une primesautière armée de squelettes. Ces nouveaux amis riches en calcium mettront tout leur enthousiasme en œuvre pour ralentir les ennemis à peu de frais. Ajoutez à cela la capacité de Poison, et vous avez une chouette tour ayant à la fois les fonctions de ralentissement et de dégâts.

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Battle Mecha : mais … caca

J’aime pas trop. Au départ, la bombarde est lente mais puissante, il est donc conseillé de la placer à portée de plusieurs segments de chemins séparés, afin de multiplier les moments où elle a au moins un ennemi à portée. Mais lorsqu’on l’upgrade ensuite en Battle Mecha, elle se place directement sur le parcours, ce qui fait qu’elle ne se cantonne plus qu’à un seul segment. Ça impliquerait une réorganisation complète des fonctions touriennes, ce qui n’est bien évidemment pas possible.

Je la préconise donc sur des spots mono-segments. Si vous êtes large sur le pognon, faites en une dans un coin paumé et mettez-lui les missiles. Ça touche n’importe quel ennemi, et c’est si poétique lorsqu’ils sont tirés, on croirait un lâcher de ballons.

Dwaaarp : dwaaaaaarp !

Bien sympa, surtout avec l’aire d’effet qui enflamme les ennemis. Mais je n’aime pas trop le drill. Trop cher pour ce que c’est et il faut avoir le coup de bol pour que ça tombe sur un ennemi puissant.

Crossbow Fort : pas si bow gosse que ça

J’ai jamais été très fan des tours d’archers, que j’ai du mal à considérer comme autre chose que de la taffiotade. Celle-ci se rattrape un peu avec la capacité Falconeer. J’essayais d’en mettre une à chaque niveau juste pour la satisfaction psychologique d’en avoir une. Bien entendu, c’est à mettre au milieu de tours attaquant à distance. Les casernes de soldats, on s’en fiche complètement.

Tribal Axethrowers : pas trop de la balle

Bien, sans plus. Le Totem of Spirits est une bonne idée, mais à vrai dire, je n’ai pas eu l’impression d’avoir été gêné par les auras de protection des Savage Spellcasters. Même quand il y a à la fois l’aura magique et l’aura physique.

Knigths Templar : t’empale !

De très bons bloqueurs, ce qui est la fonction principale des casernes. De plus, elle a les upgrades qui vont bien pour que ces vaillants petits soldats plein d’abnégation ne meurent pas trop vite.

Juste pour l’esthétique, j’aurais aimé une tour qui ne ressemble pas aux paladins du premier Kingdom Rush. Il y aurait sûrement eu moyen de créer une unité avec les mêmes stats et les mêmes upgrades, mais un aspet graphique totalement différent : demi-troll, homme-arbre, fantôme gazeux, golem de choucroute, … Il y a tellement d’idée possible.

Assassin’s guild : ah, ça seins !

L’upgrade de Pickpocket est fort cossue, à mettre en début de parcours sur des maps un peu longue. Les Assassins se feront continuellement trucider, mais ça vous fera un centre à farming de pognon.

D’autre part, ces mignons personnages m’ont sauvé la vie au dernier niveau. Leur production très rapide a permis de bloquer une de ces cochonneries de petit creep boueux qui s’était dangereusement approché de l’arrivée. Le temps de mourage de l’assassin par le creep était à peu près égal à son délai de respawn.

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Comparaison des héros

Vu que j’ai testé la version gratoche, je n’avais accès qu’au 3 premiers héros. Ce sera donc rapide.

Alric

Bof. Pas vraiment testé. Je suis très vite passé aux héros suivants.

Mirage

Bof aussi. Sa capacité de déplacement rapide est fort louable, mais je parviens difficilement à gérer ce genre de subtilité. En général, je pose mon héros à l’endroit qui me semble le plus approprié, puis je n’y touche plus. J’ai déjà bien à faire ailleurs, entre les tours, les reinforcements, les météorites, …

Si vous avez suffisamment de cerveau pour micro-manager votre héros, prenez Mirage. Moi, personnellement, pas.

Cronan

Mon préféré. la compétence Stampede (les rhinocéros qui chargent) est dévastatrice contre des swarms. Je le place en fin de parcours, là où les rhinos auront le plus d’effet, et donc, je ne le bouge plus.

De plus, sa régénération fait qu’on n’a pas trop à se soucier s’il va crever. Une raison de plus pour ne pas le micro-manager, par exemple dans un moment difficile où il faudrait le mettre hors de portée.

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Charge de rhinocéros

Mes conseils

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Globalement, j’ai l’impression qu’il faut commencer par monter un petit peu toutes les tours, puis en maxer quelques unes. Je dis ça en tant qu’expert auto-proclamé en jeux de Tower Defense, mais il est fort possible que d’autres gens pensent autrement.

Comme dit plus haut, une tour d’Archmage en fin de parcours, ça aide bien. Si plusieurs fins de parcours : une tour pour chacun.

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Les météorites, c’est comme les reinforcements : à balancer dès que possible, à l’endroit où ça fait le plus mal. Ne cherchez pas à les conserver en prévision d’un éventuel moment critique. Le but des météorites, c’est justement de les utiliser de la manière la plus optimale possible afin d’éviter la future apparition de moments critiques.

Ce n’est pas ce que je faisais dans le premier Kingdom Rush, où je les gardais parfois pour plus tard. Eh bien c’est une bêêêtise. Chaque microseconde de jeu durant laquelle les reinforcements ou les météorites ne se rechargent pas est une microseconde non optimisée.

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Voici maintenant une astuce un peu cheapos. Si vous êtes coincé en veteran (le mode de difficulté le plus haut), mettez-vous en casual et réussissez quelques niveaux pour obtenir des étoiles ; ceci afin de débloquer quelques upgrades globaux. Il n’y a pas de décompte séparé entre les étoiles gagnées en veteran et celles gagnées en casual.

Pour chaque niveau, le mode de difficulté avec lequel il a été remporté est indiqué. Si vous souhaitez éprouver un sentiment d’accomplissement intégral du jeu, vous aurez donc besoin de refaire en veteran des niveaux déjà réussi (replay value, tout ça, …). Cependant, attention au story mode, dans lequel chaque niveau rapporte entre 1 et 3 étoiles. Si vous en terminez un en casual avec 3 étoiles, puis que vous le terminez en veteran avec une seule, vous n’aurez pas le détail, et il sera indiqué que vous l’avez terminé en veteran avec 3 étoiles.

Je conseille de noter quelque part les niveaux dans ce cas. Vous pourrez ensuite y revenir et remporter réellement les 3 étoiles en veteran, pour la garantie d’un sentiment d’accomplissement ultime et pour la génération dans votre cerveau de la satisfaction psychologique qui en décombe. (N’oubliez pas de compléter les achievements et de leveler tous vos héros au max).

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Des étoiles ! It’s full of stars !

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Durant les dernières waves du dernier niveau, vous récupérez une somme de brouzoufs assez conséquente. Mettez-la de côté. Le dernier boss vous réserve une surprise de merde.

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L’achievement Highlander est un peu lourdingue à obtenir : un soldat Templar doit réussir 5 résurrections d’affilée. C’est juste de la chance. Heureusement, il y a un niveau pratique pour ça : Ma’qwa Urqu (http:// kingdomrushtd.wikia.com/wiki/Ma%27qwa_Urqu).

Placer des Templars à l’arrivée du haut, avec l’upgrade de résurrection au max (mais aucune autre upgrade). Posez quelques autres tours ici et là pour la survie. Des Savages Sarbacaniers arriveront régulièrement, ils empoisonneront vos Templars qui verront leurs points de vie diminuer en continu. Vous obtiendrez ainsi des occasions de résurrections multiples. Ça reste de la chance et ça prend du temps, mais la fréquence de tirage aléatoire est augmentée.

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Il faut bichonner ses soldats. Un soldat pourri avec peu de point de vie risque de provoquer l’un des désagréments suivant :

  • se faire bouffer par un Savage Warrior, qui récupérera ainsi un peu de vie,
  • se faire alieniser par un Alien Spider, ce qui créera un Guerrier Alien,
  • se faire mordre par un Saurian Myrmidon, qui, là encore, récupérera de la vie.

Dans les trois cas, votre soldat pourri aura créé plus de problème que s’il n’y avait pas eu de soldat du tout.

Conclusion

J’aime bien nommer un chapitre « Conclusion », parce que les profs du collège nous disaient de ne pas le faire.

Il est fort probable que je finisse par m’acheter le troisième épisode : Kingdom Rush Origins et que j’en fasse un test ici. Je peux juste pas vous dire quand. Comme toujours, c’est pas un problème d’argent, mais de temps. J’ai encore tellement d’autres jeux à finir, gratuits ou déjà achetés.

Les gens de chez IronHide ont actuellement décidé de s’orienter vers un autre genre, pour nous créer un RTS : Iron Marines. (http:// ironhidegames. com/post.php?id=112).

Je surveille ça de loin. Cependant, j’ai déjà un jeu de retard chez eux et les infos concernant Iron Marines sont distillées via un compte-goutte atteint de canicule. En attendant sa sortie, je suggère donc de vivre comme des princes et des princesses et de cueillir le moment présent. Yalatza-tza timbala timbadzoing.

iron_marine

image de Martine modifiée avec sa tronche en métallisée

Iron Martine (à la montagne, à la plage, …)