Changeons les règles du foot pour mieux répartir les richesses

Lorsque les gens parlent de foot, la conversation s’échoue très souvent sur les salaires des footballeurs professionnels.

Lorsque la conversation s’échoue sur les salaires des footballeurs professionnels, des raz-de-marée de protestation se fracassent contre l’indécence des sommes mises en jeu. Ça marche avec tous types de population : fans de foot, détesteurs du foot, jean-footiste, bourgeois, beaufs, français, étrangers, majorettes, mascottes, … Le sentiment de révolte apparaît systématiquement.

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Je m’indigne comme les autres, mais j’essaye aussi de trouver des actions concrètes à réaliser. Comment faire pour inciter, voire obliger les ultra-riches du football à redistribuer leur argent ? Je ne sais pas. La même question se pose également pour les ultra-riches d’autres domaines. Là non plus je n’ai pas de réponse miracle.

Je propose donc une solution partielle : on change les règles du foot, au lieu de jouer à 11, ils joueraient à 14.

Impact prévu sur le jeu en lui-même

Il devrait être assez restreint. Le terrain de football est suffisamment grand, et peut bien accueillir quelques joueurs en plus.

J’ai décidé d’en ajouter 3 afin de simplifier les modifications à apporter aux stratégies existantes. En effet, le schéma général de chaque stratégie consiste à répartir les joueurs dans 3 groupes : attaquants, milieux, défenseurs. Voir wikipédia (http:// fr. wikipedia.org/wiki/Dispositifs_tactiques_en_football).

Les répartitions modifiées se borneraient à mettre un joueur de plus à chaque groupe. Le 4-3-3 devient 5-4-4, Le 4-4-2 devient 5-5-3, etc.

D’autre part, il est possible que le jeu en devienne plus intéressant. Plus de joueurs = plus de possibilités de faire des passes = plus d’options possibles, plus d’actions inattendues. Bref, on se ferait peut-être moins chier en regardant un match (http:// www. bouletcorp.com/blog/2009/06/02/on-est-les-champions/).

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Impact prévu sur la société

C’est tout bête, c’est des maths. La quantité totale d’argent destinée aux footballeurs professionnels restera la même, c’est à dire : très grande. Au lieu de générer 11 ultra-riches, une équipe générera 14 (un-peu-moins-ultra)-riches. À ce niveau de salaire, la diminution sera négligeable. On peut donc considérer que (un-peu-moins-ultra)-riche est égal à ultra-riche.

Ça semble faible, mais n’oublions pas les joueurs remplaçants. Rien qu’avec les équipes nationales, on transformerait, pour chaque pays s’intéressant un minimum au foot, 6 personnes ordinaires en ultra-riches !

Si on considère la Ligue 1 (20 clubs), chez qui les salaires pharaoniques sont également de rigueur, on gagnerait 120 ultra-riches en France. La durée de carrière d’un joueur de Ligue 1 est d’environ 10 ans (chiffre que je sors de mon cul et d’extrapolations faites à l’arrache à partir de statistiques wikipédia). Mon changement de règle générerait donc 120 nouveaux ultra-riches français tous les 10 ans, soit 12 par an. À titre de comparaison, le loto en génère environ 50 par an. Ma proposition est donc assez intéressante.

Là, c’est du football américain. C’est bien aussi.

Mais les ultra-riches, c’est le mal !

On est d’accord sur le fait qu’il serait mieux de transformer le plus possible d’ultra-pauvres en gens de classe moyenne, plutôt que de transformer quelques gens de classe moyenne en ultra-riche. La solution pour cette meilleure répartition est connue, j’en ai parlé en long en large et en profondeur, il s’agit du Revenu de Base Inconditionnel (http:// revenudebase.info/comprendre-le-revenu-de-base/).

Malheureusement, cette solution semble prendre du temps à se mettre en place. Alors en attendant, faisons des actions, certes moins efficace, mais plus facile à appliquer : un changement des règles du football.

D’autre part, il arrive parfois qu’un ultra-riche décide d’être généreux, et de distribuer une partie de sa fortune à des associations caritatives ou autre. C’est très rare, mais c’est à prendre en compte. On peut voir cet événement comme une sorte de loto inversé, dont le bénéficiaire serait l’ensemble de la société. Sous réserve d’un gros coup de bol, on gagne au loto inversé, et on obtient une redistribution d’une grosse masse d’argent, ce qui apporte aide et réconfort à la société.

Je ne dis pas que tout les humains devraient toujours avoir la même quantité d’argent. Je dis que vu le taux actuel d’inégalités, quelques petits coups de loto inversé ne feraient pas de mal.

Tout ça pour dire qu’on peut maintenant énoncer la conclusion suivante :

Jouer au foot avec des équipes de 14 plutôt que de 11 permet d’augmenter le nombre d’ultra-riches, ce qui augmente les chances de gagner au loto inversé.

Les probabilités de gagner au vrai loto sont infimes, pourtant énormément de personnes y jouent. Partant de là, je ne vois pas pourquoi la société ne tenterait pas de placer ses espoirs dans le loto inversé.

Vous êtes plus qu'un simple numéro. Vous êtes un numéro gagnant, ou perdant.

Vous êtes plus qu’un simple numéro. Vous êtes un numéro gagnant ou perdant.

Car-hante-de

J’avais un ami handicapé moteur, avec fauteuil roulant, tout le tintouin. Une fois, comme ça, juste pour l’emmerder, je lui ai dit : « Hey, et si tu faisais l’ascension de l’Everest ? Tu peux certainement y arriver, car nous vivons dans un monde fabuleux, dans lequel tout un chacun peut tout accomplir. Il suffit d’avoir suffisamment de volonté ! »

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Mon ami m’a jeté son fauteuil roulant à la gueule, puis est parti s’entraîner au jeu de go. En quelques années, il devint champion dans cette discipline, et engrangea mass argent et célébrité.

Aujourd’hui, il est venu me retrouver. Assis en face de moi, entouré de ses amis handicapés joueurs de go et de ses gardes du corps, il tient dans ses mains un fusil de précision modèle HK G3SG/1, et je sais que je vais mourir.

La leçon à retenir de tout ça, c’est que oui : on peut se fixer des défis et les relever.

C’est justement ce que nous avons fait dans le Magazine 42 Numéro 17 (http:// 42lemag.fr/archive_n17.php).

Le thème, c’était :

Les défis

On a dit aux lecteurs de nous proposer des idées d’article tordues et compliquées, on a tapé dedans (les idées, pas les lecteurs) et hop ! Ça a fait un numéro à peu de frais !

C’est idiot ce que je dis, on n’a jamais de frais pour nos conneries. Désolé, je suis pas très frais.

Et ça donné quoi ?

Pour commencer, je me suis auto-défié à faire des niouzes. Parce que d’habitude, j’en fais jamais.

Page 8 : Ninjas CAN catch you, if you are IRL.

Association très très drôle du meme « ninjas can’t catch you… » et d’une vraie histoire de faux ninjas ayant sauvé quelqu’un d’une agression.

Page 10 : Mettez un tigre dans votre chien.

Des Chinois + des animaux + des riches : pouvait-on rêver meilleur cocktail pour faire une news ?

Ça me fait penser qu’il faudrait créer une association pour aider les riches à dépenser leur thunes. Nan sérieux, quand on voit les conneries qu’ils achètent, on se dit qu’ils ont vraiment besoin d’avis éclairés.

Page 14 : Test du jeu vidéo « Fire Emblem : Seisen No Keifu »

Un défi d’article que m’a personnellement lancé Naity. Je l’ai relevé tant bien que mal. Je suis pas super doué avec les Tactical RPG. Du coup, j’ai pompé une grande partie des infos sur un site dédié. J’ai donné le lien dans l’article car je suis un mec bien.

C’est quand même un chouette jeu et je me suis plutôt bien amusé pendant ma courte partie. (« courte partie » ça veut dire que j’ai une petite bite, mais je vous emmerde tous. Attrapez la grippe A et mourez, merci)

Promis, la prochaine fois que je teste un jeu, c’en sera un que je connaîtrais vraiment. Genre « Might and Magic World of Xeen », évoqué dans mon article précédent, qui roxxe du fennec lvl 99 en mode berserk. Ou sinon je pourrais causer de Tempest 2000.

Page 66 : L’équarrissage des poneys et des licornes

Défi proposé par watashi. Je l’ai, cette fois-ci, relevé avec maestria (avec qui ? Hahaha. OK pas drôle). Y’a une bonne dose de n’importe quoi et de wtf. Mais vers la fin, je me permet une petite réflexion sérieuse et personnelle sur l’utilité de porter une attention spécifique aux corps des morts (animaux ou humains). Je trouve les ritualisations associées à cette attention d’un intérêt assez limité.

Quand un être cher meurt, la meilleure chose à faire serait de rassembler et garder des souvenirs de cet être. Ça peut passer par la construction d’objets plus ou moins symboliques : un album de photos, une pierre tombale, une statue… Ainsi ledit être continue à vivre grâce aux souvenirs. Mais le corps ! Qu’est-ce qu’on s’en fout ? Le macchab’ ne redevient pas plus vivant parce qu’on l’a foutu dans une boîte sous terre ou qu’on l’a empaillé !

Donc rien à branler, et tant qu’à faire, on peut très bien recycler la viande et les os. Surtout que tôt ou tard ça se finit forcément de cette manière.

Et sinon y’a Mark Gormley en guest star dans l’article.

Y’a un peu plus, je vous le met ?

Voici une fausse pub sans prétention, qui n’a pas été mise dans le magazine, parce que je l’ai faite trop à l’arrache. Pour qu’elle soit pas perdute, je vous l’empaille ici.

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A l’époque c’était trop lol. Maintenant, la coupe du monde, c’est du passé. Ouais, les choses s’oublient vite dans notre monde magique virtuel. En même temps, quand elles sont lamentables comme la coupe du monde, c’est mieux.

Au fait, pour en revenir à ce que je disais au début : je ne suis pas mort. Mon ami revanchard handicapé joueur de go tire comme un pied. Et vu l’état de ses pieds. Hahaha.

Alors on a décidé de se réconcilier. Je lui ai acheté des jambes bioniques, et on a pu partir en pédalos cueillir des Miosotis. Non non, c’est pas une faute. J’ai bien écrit « Miosotis ».

miosotis claribel pedalos

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Pour info, comme c’est la période des vacances et qu’on est des grosses feignasses, le prochain numéro paraîtra début septembre. Vous avez donc un mois supplémentaire pour relire les anciens, ainsi que tout mon blog en entier.