Vive la liberté d’expressionotron

Voilà déjà quelques temps que mon twitter bot expressionotron a dépassé le nombre hallucinogénatoirement élevé de 30 followers. On en est même à 36.

Comme promis dans cet article, j’ai libéré le code source de cette incommensurable œuvre.

C’est sur mon compte github : tout bien documenté, avec la config de mise en production, la doc de conception, etc. J’aime la doc.

bande dessinée de Gaston Lagaffe documentation

Au départ, j’avais prévu de ne libérer que le code source, sans les listes de morceaux de phrases utilisés pour créer les expressions. Sauf que je me suis vautré et j’ai tout balancé d’un coup dans github. J’aurais pu supprimer les listes après coup, mais ça aurait toujours été possible de les retrouver en fouillant les logs. J’aurais également pu effacer tout le repository et repartir de zéro, mais j’avais la flemme.

De plus, je n’avais pas envie de maintenir une version publique sans les morceaux de phrases et une version privée avec. Donc, ça suffit les bêtises, on libère tout, c’est beaucoup plus simple. Ça n’en est que mieux pour vous. (À condition d’admettre le postulat initial que ça vous intéresse).

Pour la suite

L’expressionotron continue sa quête de célébrité. La prochaine étape sera d’accorder les adjectifs avec les noms. En effet, actuellement, tous les adjectifs sont au masculin, alors qu’il y a quelques noms féminins. Ce qui peut provoquer quelques incohérences grammaticales, tel que :

Ça corrode de la prostate néo-myxomateux au point godwin !! CXI !!1!

Pour diminuer le risque de faute, j’ai intégré assez peu de noms féminins. Il serait maintenant louable de corriger ce problème et d’implémenter l’accord nom-adjectif, afin de pouvoir se permettre d’ajouter des noms de tous genres.

Pour 40 followers, je me lance dans cette tâche.

Suis-je un vilain ?

D’aucuns et d’aucunes diront que mon expressionotron est sexiste, puisque je l’ai créé par défaut au masculin, et que ce n’est que bien plus tard que je songe à féminiser ses composants. Ouais c’est possible.

Je vais me permettre de poser la question : le masculin et le féminin, est-ce que c’est pareil que l’homme et la femme ?

Il existe des langages (l’anglais par exemple), dans lesquels le masculin et le féminin a moins d’importance : chaque nom d’objet est neutre (« it ») et les adjectifs sont invariables. Quelles sont les différentes manières, à travers le monde et les âges, de prendre en charge le féminin et le masculin dans une langue ? A-t-on absolument besoin d’y intégrer cette notion ? Comment est-ce pris en compte dans le langage des signes ? Est-ce qu’on se touche les seins ou les testicules à chaque fois qu’on veut accorder un adjectif ?

Je sais pas. Il faudrait peut-être chercher les réponses auprès des langages épicènes, dont nous parlerons peut-être dans un autre article.

De toutes façons, ce blog lui-même est sexiste, vu le type de photo incorporé à chaque article.

tumblr_o6utq94hzd1uaiz32o1_1280

Mais c’est comme ça. C’est vraiment ces images là que j’ai envie de vous montrer, que vous soyez une femme, un homme, ou entre les deux, ou totalement autre. J’espère que ça vous plaît.

Magazine 42 numéro 33 : pro-crasse-thym-nation

Je suis désolé.

Vous ne savez pas encore pourquoi, mais pour me faire pardonner, voici déjà une jolie image.

Huge-Ass-BBW-Secret-BTS_02

Or donc, je suis désolé, rapport au thème du dernier magazine 42 (http:// 42lemag.fr/).

Il était vraiment génial. C’était du sur-mesure pour moi, qui peste toujours de ne pas avoir assez de temps pour faire ce que je veux, qui souffre de ne pas pouvoir concrétiser toutes les choses bizarres qui sautillent dans ma tête, qui vilipende la réalité et le monde du Travail chronogâcheur, qui promet toujours moults articles dans ce blog pour les faire ensuite avec 6 mois de retard voire jamais.

Ce thème, c’était la procrastination. Une occasion rêvée de compiler, structurer et argumenter en un bel article, tout ce que je raconte en boucle dans ce blog depuis qu’il existe.

magazine 42 couverture du numéro 33

gaston lagaffe tortues 07_1024x7681

Eh bien je ne l’ai pas fait. Devinez pourquoi ? Parce que je n’ai pas réussi à trouver le temps de le faire. Superbe ironie n’est-ce pas ? Ne pas avoir écrit d’article sur la procrastination parce qu’on l’a trop souvent remis au lendemain. Ah Ah Ah.

Je suis obligé d’être re-désolé pour ce trait d’humour un peu téléphoné. Procrastiner une action relative à la procrastination, c’est une blague digne de Bibi Laberlue. D’ailleurs, par convention, vous la trouverez dans l’édito et la couverture du magazine. Tagadzim !

J’aime bien m’auto-flageller, pour qu’ensuite les gens puissent me plaindre et me dire que « non, c’est pas grave, c’est pas de ta faute ».

De plus, pour cette fois, c’est vraiment pas de ma faute. J’ai gaspillé une bonne partie de mon temps libre des 15 dernières semaines à coder, de chez moi, une application hyper poussée de détection de similitudes entre coordonnées karmagraphiques. Ça m’a bien fait chier parce que c’est pour mon boulot. D’un autre côté, ça m’a vraiment intéressé de le faire. C’est de l’algorithmique pur. Le tout en python, évidemment.

coord-karmagraphie

Malgré tout…

… j’ai pas fait que procrastiner de tout mon temps libre. Je suis parvenu à réaliser deux petites mignardises pour ce numéro 33. Les voici.

Page 29 : jeu moisi. Le diagramme de Glandtt.

Le nom est transformé par besoin de lol, mais en vrai ça s’appelle « diagramme de Gantt ». Il s’agit d’un truc idiot qu’on apprend à l’école de n’ingénieurs, et qui est également présent dans les supers logiciels de gestion de projet. (Wouhou ! « Gestion de projet », rien que de le dire, je bande). Ça permet de savoir dans quel ordre effectuer des actions, lesquelles peuvent être parallélisées, à quel moment on a besoin d’une ressource particulière, etc.

Bien évidemment, on part du principe que le temps de réalisation de chaque tâche a été correctement estimé. Or, c’est ce qui est le plus difficile à faire. Personne ne le dit, ni à l’école, ni ailleurs (seul Douglas Hofstadter l’a compris, se référer à sa loi récursive). Par conséquent, ces pauvres gentils petits dessins plein de cases et de flèches tombent lamentablement et systématiquement à l’eau. Mais les supers chefs de projet continuent d’y croire, c’est beau.

Le jeu moisi que j’ai fait est donc un diagramme de ce type, sauf qu’il sert à organiser de la glande, au lieu de du Travail. Y’a qu’à ça que ça peut réellement servir. Organiser la glande, c’est quelque chose de vraiment utile. Il m’a donc semblé important de faire une initiation à ces diagrammes, sous forme de jeu.

Work. You are doing it wrong.

« Work » : you are doing it wrong.

Gantt est-ce qu'on mange ?

Gantt est-ce qu’on mange ?

Page 60 : roman-photo. Pinocchio touche du bois.

Pas plus, pas moins de débilité que dans mes romans-photos précédents. Il n’y a pas vraiment de message sous-jacent, à part l’habituel : « travailler, ça sert à rien et ça va vous tuer », que je rabâche ici et ailleurs, encore et encore.

En fait, si, il y a un message sous-jacent. J’ai dit que y’en avait pas pour donner un effet de surprise.

L’histoire de Pinocchio est une métaphore de l’enfant devenant adulte grâce à l’apprentissage et la découverte du monde. Eh bien moi, ce que j’ai voulu dire, c’est que devenir adulte c’est pas si cool, et que retomber en enfance, c’est un plan de carrière envisageable. D’ailleurs y’a plein de vieux qui le font, ce qui prouve bien que c’est un aboutissement de vie professionnelle cohérent et possible.

Voilà. Et sinon, je tiens à dire que trouver des images de Pinocchio sur internet, c’est facile, mais des images de Pinocchio en vrai petit garçon, c’est une autre paire de bretzels. Ah ça, pour montrer des chats qui s’enculent à la chaîne, internet, il est là. Mais dès qu’on veut quelque chose d’un peu plus subtil et spécifique, y’a plus personne. Feignasse d’internet.

Pinocchio  Bite en bois. C'est quoi l'adjectif pour un rapprochement facile à faire mais qu'on s'en voudrait de ne pas faire ?

Pinocchio – Bite en bois. C’est quoi l’adjectif pour un rapprochement facile à faire, mais qu’on s’en voudrait de ne pas avoir fait ?

D'aucun pensent que devenir adulte doit passer par une étape de ce genre. Je vous laisse juge.

D’aucuns pensent que devenir adulte doit passer par une étape de ce genre. À vous de décider.

Et c’est tout. Dans ce numéro 42-33, je n’ai même pas écrit de vrai article avec du texte. Sur ce, je vais me cuisiner une bière au micro-ondes. Quelqu’un en veut une ?