Pas au revoir, et pas-merci pour le pas-poisson.

Champagne et herbe à chat pour tout le monde !

herb cat

Pour ceux qui auraient manqué les derniers épisodes, et ceux hallucinogénés plus que de raison par les vapeurs d’herbe à chat, sachez que j’ai récemment changé de boulot. Ça se passe macroscopiquement bien. Je détaillerais le nouveau boulot une autre fois.

Le but de cette article est de régler les dernières couillardises que j’ai eu avec l’imbrication d’anciennes boîtes pour qui je bossais auparavant. Car il y en a eu, des couillardises.

J’ai besoin de les cracher ici. Même si macroscopiquement ça ne vous intéresse pas. Je veux en finir définitivement avec ces clowns de chiasse, qui ont exploité mon cerveau en esclavage pendant plusieurs années.

Les soirées-embauche, c’est de la bonne comm’

Au début de cette amusante histoire, je bossais en tant qu’ouvrier-codeur prestataire pour Merluchon Corp, dans un lieu géographique qui me convenait assez bien (appelons-le « Hyodelahoutîï »), avec une ambiance de travail plutôt correcte. Lorsque soudain, j’appris que mon contrat allait se terminer. Je n’avais plus qu’à rentrer dans ma boîte-mère (Brouillis Consulting). Ça ne s’est pas fait du jour au lendemain, parce que bon, on est humain quand même. Non, ça c’est fait d’un vendredi au vendredi suivant.

La façon dont ça m’a été annoncée a été très drôle. Je téléphone à Germaine-Germaine, ma cheffe, afin de lui demander, comme d’habitude, son accord pour les prochains jours de congés que je compte prendre. Elle m’informe alors d’une voix gênée : « En fait, on ne te reprends pas. Mais c’est pas de ma faute, moi j’ai toujours fait attention à ce que tu ais du travail. Je peux pas me passer de toi. Oh oui oh oui. » OK, merci, au revoir.

You are fired

J’étais bien dégoûté. Mais ça ne m’a pas empêché de faire un pot de départ où j’ai fini complètement saoul, à faire des démonstrations de ventre-crawlé sur table. Ensuite HamsterPiercing m’a appelé pour me parler de ma situation (il était évidemment complètement à l’arrache, c’était le tout dernier après-midi de mon contrat). Je ne me souviens absolument pas de ce que je lui ai raconté tellement j’étais gewürtz. Mais à priori j’avais un air normal vu depuis le téléphone. Ensuite, Baguedelamor m’a ramené en bagnole. Je suis pas forcément fier de tout ça, mais c’est mon histoire, elle est là, avec moi.

bouteilles bottles

Professionnellement, ça sentait donc le moisi. Je me suis dit que c’était le bon moment pour tenter de se faire embaucher par Merluchon Corp, et ainsi supprimer un intermédiaire de sous-traitance. Or, pile-poilement, Merlu s’était prévue une soirée-recrutement, avec l’objectif ferme et sérieux de recevoir plusieurs centaines de personnes! Je m’y inscrivais dare-dare, officiellement s’il vous plait, via le site échafaudé exprès pour. Je revampais mon CV en fonction du dernier millésime en date, et partais à ce corpo-événement le cœur plein d’espoir et la bite gorgée de confiance dans le futur.

La soirée se passait dans les locaux de Deus Unlimited, gracieusement prêté à Merluchon pour l’occasion. Les chouettes produits fabriqués par Deus y étaient achalandés en exposition. Pour les entretiens, nous étions primesautièrement assis dans des tondeuses à gazon haut-de-gamme à 2 places.

Je suis en terrain connu, puisque je retrouve Jupette, Popov et d’autres gens. Mon entretien doit se dérouler sous l’égide de Monsieur RoueDeVelo, qui me connaît déjà un peu. Je déblatère mon blabla pré-mâché de circonstance. Selon lui, mon enrôlement ne devrait pas poser de soucis, ils me connaissent et savent comment je bosse. À la fin, je pose la question habituelle : « yo, pour la suite, on fait comment? »

− On te contacte sous 10 jours, me répond-il doctement. Comme tu le vois, nous sommes dans une démarche active. Ouais on a vraiment besoin de pleins de petits cerveaux bien turgescents.

Ah, détail important : la nana qui nous plaçait sur les tondeuses avait des gros nichons.

big tits yeah !

Ensuite, il y a eu cocktail-bouffe-empiffratoire, pour faire causer entre eux les recruteurs et les candidats « dans une ambiance conviviale ». Les recruteurs étaient tous en petits groupes fermés, à discuter et se palucher entre eux. Les candidats étaient de toutes façons déjà partis. Personnellement, j’ai appliqué mes techniques habituelles de crevard, et me suis fait mon repas gratoche, avec alcool. Puis je suis parti, raisonnablement sobre.

10 jours et plus après, personne ne m’avait encore rappelé. J’ai recontacté RoueDeVelo et Popov. Ils m’ont dit qu’ils avaient tout transmis au « département RH ». Et ça a été tout. Ensuite, rien. Qu’on ne veuille pas de moi, pour une raison ou pour pas de raison, je veux bien l’accepter. Mais qu’on ne me réponde rien alors qu’on a dit qu’on me répondrait, et que je me suis fait chier à venir à leur soirée à la con, c’est de l’impolitesse avérée. Bref : Merluchon = pauvres crétins sans savoir-vivre.

La rumeur court que cette soirée-recrutement stupide n’était qu’une manoeuvre de « comm' » pour faire croire au monde et aux actionnaires que Merlu embauche taquet tellement elle se porte bien.

Bosser comme un dingue, ça ne sert à rien

Après un petit passage d’inter-contrat de glande, on m’a retrouvé une autre mission, toujours chez Merluchon. J’ai pu négocier ma relocalisation dans le joyeux village de Hyodelahoutîî. J’étais content. De retour en héros auprès de mes anciens collègues du village, mon travail consistait à faire le contremaître-codeur auprès de deux serfs indiens. J’en ai parlé dans cet article.

L’informatique indienne, c’est comme ça.

Comme je voulais pérenniser cette situation, j’ai bossé comme un dingue, à faire des heures sup’ pour de vrai, sans glander. C’était chiant, mais je voyais que mon travail était apprécié. Au passage, j’élaborais un algorithme super-optimisé de fusion de segment à une dimension. Cela fera l’objet d’un article ultérieur.

Edit 2013-10-05 : l’article est fait. Je l’ai donné comme contribution au blog de Sam&Max (http ://sametmax.com/union-dun-ensemble-dintervalles/).

Et là, mes superconnards de chef n’ont rien trouvé de mieux que de m’arracher à ce projet d’indiens, et de me balarguer vers autre chose de totalement différent, pour le compte de la société FrakassMass, située en plein péquenopôle de la banlieue de Zogzogunterkirche, à 2h30 de trajet de chez moi. Je vous ai déjà parlé des transports de la région ? Oui je crois.

J’avais donc fait des heures sup’ pour rien, puisque mon pérennisage de situation venait d’échouer lamentablement, alors que y’avait moyen de pas. Fort heureusement, je m’étais trouvé un plan de secours.

Dans un moment de désespérance totale, et sur les conseils de ma supermeilleure amie, j’étais allé traîner mes guêtres sur le site de l’A.N.P.E. Il est moche, mal foutu, inutilisable, et le cookie d’identification expire au bout de 5 minutes. Après quelques défrichages dans leur broussailleuse base de données, j’y dénichais une offre d’emploi d’artisan-codeur, dans une société de logiciels de karmagraphie.

les cookies pourris du site de l'ANPE

Cookie pourri du site de l’ANPE.

Hop paf, contact, CV, entretien, sobriété, tout ça. Et voilà-t-y pas que je posais joyeusement ma démission chez les autres crétins, et m’apprêtais à partir en courant et en laissant tout s’écrouler derrière moi.

Mais, mes chefs super intelligents m’ont dit que j’allais quand même amorcer la mission chez FrakassMass, pendant mon préavis de démission. Assez prévisiblement, je leur ai balancé : « vous savez que ça m’intéresse pas, votre truc, et que je serais, de toutes façons, pas motivé ? ». Ce à quoi ils ont rétorqué : « Bleu ! Bleu ! La lumière bleue du fond de l’âme ! », et je n’ai pas eu gain de cause. Détail amusant : cette mission était proposée, une fois de plus, par l’entremise de Merluchon. Donc : Brouillis Consulting = Merluchon = Gros Boulets qui envoient des démissionnaires sur des nouveaux projets à remporter.

Démission = mission. Tiens, c’est rigolo ça.

the mission film

Une mission pour les gastronomes en culotte courte !

Glander, ça ne porte pas à conséquence

Je suis donc allé pointer chez FrakassMass, pendant 2 mois, avec 5 heures de trajet par jour, à faire le clown d’ouvrier-concepteur, pour un projet auquel je n’ai rien compris.

L’environnement bucoliquo-technique était assez particulier. Déjà il y avait un patio-jungle dans le bâtiment. Ensuite, on ne m’a pas laissé coder une seule ligne. Car « faut faire la conception avant de coder, sinon c’est n’importe quoi ». Je ne suis pas d’accord avec ce précepte, qui date d’au moins 10 ans.

Lorsqu’on débarque dans un nouveau contexte, bidouiller du code est le moyen le plus simple et le plus sûr (car égal à la réalité) de comprendre le bordel dans lequel on baigne. Le code produit durant cette période n’est pas forcément réutilisable, mais il permet justement d’élaborer une conception sur des bases réelles. Mon ami SuperGeek m’a dit que ça s’appelait des « architectural drill ». Fort bien.

Merluchon était tenu, par contrat, d’apporter un bonhomme et un ordinateur. Ils ont mis 10 jours pour déplacer mon ancienne machine de Hyodelahoutîï vers le péquenopôle. Pendant ce temps, j’ai dû apporter mon geekordinateur personnel.

Bref : conception sans code (donc aucun moyen concret, pour un chef, de valider mon travail), préavis de départ, ordi personnel, patio-jungle. Vous vous doutez bien que dans une telle situation, j’ai glandé comme un gros porc bien gras.

Moi en train de glander.

Cependant, on a tenté de me museler, puisque je n’avais aucun accès à internet. Argh ! Comment faire ? Ais-je été obligé de TRAVAILLER, par dépit et par manque d’occupation autre ? Que nenni ! Mon cerveau est suffisamment foisonnant pour que je sois capable de m’auto-alimenter en glandouille.

Voici donc mon « rapport d’activité » de ces 2 mois :

  • Jouer à se lancer une balle en mousse avec mes collègues geek sous-traitants.
  • Dormir dans les toilettes. Au moins 20 minutes par jour, j’en avais vraiment besoin.
  • Écrire des articles pour 42.
  • Écrire les résumés de mariage de mes amis personnels.
  • Avancer un petit peu dans la programmation de Kawax, mon prochain jeu.
  • Faire de la conception (eh oui !) pour Gmarble, mon prochain-prochain jeu.
  • Jouer au Solitaire, à Spider et à Freecell. Imaginer une modélisation générique de tous ces jeux de cartes.
  • Coder en python une résolution alzheimerienne des tours de Hanoï. Je vous la présenterais ici ulté-ultérieurement.

Mais je n’ai pas joué au golf, contrairement à d’autres.

Cest fini !

J’avais refait mon pot de départ à Hyodelahoutîï (en finissant sobre, eh oui, on ne peut pas gagner à tout les coups). J’ai ensuite fait un mini-pot avec muscat et croissant chez FrakassMass. Je n’ai pas fait de pot chez Merluchon, car les gens que je voulais revoir, en particulier Germaine-Germaine et Prof, étaient en vacances. Je n’ai pas fait de pot chez Brouillis Consulting, car je n’y connaissais que 2 personnes, bien que c’était ma vraie boîte.

J’ai rendu mon babadge de Merluchon, mon babadge de la machine à café de Merluchon, et mon babadge provisoire de Deus Unlimited, qui était de toutes façons périmé depuis 1 an, « autant qu’une barquette de foie de veau oubliée entre deux T-shirts ».

Au passage, j’ai croisé Jupette, à qui j’ai demandé pourquoi j’avais pas eu de réponse à ma candidature de leur soirée-recrutement-mes-couilles. Elle m’a récité : « On embauche pas les sous-traitants. Car si on pique les ouvriers des boîtes de sous-traitance, elles voudront plus jamais travailler avec nous ». C’est faux, d’autres ont été embauchés. Et de toutes façons, c’est pas ce que je voulais savoir. Je voulais juste savoir pourquoi je n’avais pas du tout eu de réponse. Qu’elle soit positive ou négative est un autre problème.

Et ensuite, je suis parti comme un prince.

Je leur ai laissé en pièce jointe mon algorithme commenté des tours de Hanoï. Je crois qu’ils n’ont pas compris pourquoi j’ai fait ça. C’était une façon un peu alambiquée de leur dire : « Je suis un artisan-codeur hors normes. Vous n’avez même pas profité à fond de mon cerveau pendant tout ce temps. Maintenant que vous ne voulez plus de moi, voyez le potentiel que vous perdez ». C’est très prétentieux évidemment. Mais, hey ! C’est moi !

Nan, en fait c’est pas fini !

On m’a craché des petites crassounnettes jusqu’au bout, histoire de bien me faire me sentir coupable, du fait que j’étais un vilain garnement de démissionner comme ça.

Je n’ai pu récupérer mon chèque de solde de tout compte qu’après avoir quitté la boîte. Car « il était pas prêt, et vous comprenez, ça prend du temps de calculer tout ça ». J’ai donc dû me retaper un trajet de 80 kilomètres aller-retour, juste pour récupérer mon putain de pognon !

Where is my fucking money ?

Quelques jours plus tard, je recevais un courrier de Brouillis Consulting, me demandant de remplir et renvoyer par la poste une paperasserie quelconque. Super ! Vous pouviez pas vous occuper de ça quand je suis repassé chez vous pour récupérer mon putain de pognon ? Bien joué, connards !

Je les ai appelés et leur ai dis : « c’est quoi la prochaine étape ? Vous allez me demander de voter en appelant un numéro de téléphone surtaxé ? ». La conne au bout du fil a rigolé, parce qu’elle avait rien d’autre à faire de sa putain de journée de merde de conne inutile.

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Moi en train d’appeler un numéro surtaxé.

J’avais presque vu juste, avec mon histoire de téléphone, puisqu’ils m’ont recontacté, pour me demander combien de jours j’avais travaillé pour eux dans le mois d’août. Il y avait un désaccord d’une demi-journée entre Merlu et Brouillis. Ça m’a beaucoup fait rire.

Bref : Merluchon = Brouillis Consulting = gros bouffons qui savent pas compter. Ce qui m’amène à me poser des questions sur le calcul exact de mon solde de tout compte. Sauf que moi non plus je sais pas le compter, ce foutu bidule.

Et maintenant place à l’amour !

Love Beach Sunset by danicafaye 721652

Je suis content d’avoir vomi tout cela. Je suppose que ça en fait un article beaucoup trop long pour être lu. Ce n’est pas grave, je l’ai surtout écrit pour moi-même.

Maintenant que ma haine s’est entièrement écoulée par le trou de ma bite, je peux vous lister les moments heureux que je retiendrais de ces années, en particulier lorsque j’étais entouré de mes collègues du village de Hyodelahoutîï :

  • Jouer au palet breton entre midi et deux.
  • Alimenter des discussions philosophiques concernant les gobelets de la machine à café (kawaaaaaax !).
  • Se retrouver dans un resto à 8 heure du mat’, à manger de la choucroute pour soutenir l’équipe locale de beach volley (bitch volet ?).
  • Jouer au jeu des anagrammes/substitutions de lettres sur le tableau Velleda. Je suis putain de fier de mon SALOPE -> OPALES.
  • Discuter Allocation Universelle avec un fervent défenseur de la 6ème république chauve (le défenseur, pas la république).
  • Augmenter mon score et mes badges sur Kongregate, avec force jeux vidéos à la con.
  • Se foutre de la gueule de Baguedelamor parce qu’il met des POINTS-VIRGULES dans ces phrases. Plus personne ne fait ça !
  • Finir les fonds de bouteille avec mon ami TchôTchô.
  • Montrer mon jeu vidéo, tout en discutant au téléphone avec Germaine-Germaine, et que même qu’elle s’est doutée de rien.
  • Râler contre Duboulet, qui code en python comme on encule une poule avec un couteau en cassant des oeufs. int(« 0x1234 », 16). Bien, mon crétin. for val in [ for i in range(a, b) ]. Bien, crétin².
  • Truander les chiffrages et les « rapports d’activités », pour essayer de grapiller des minutes autorisées de glandage. J’estime n’en avoir pas volées tant que ça. J’ai été trop gentil.
  • Faire un schéma de science-physique pour expliquer comment je me suis fait une cicatrice à la lèvre en jouant (bourré) sur une bascule d’une aire de jeu pour enfants.
  • Créer des niveaux de Drod avec quelques petits scripts bien sympas. J’ai un projet en attente à ce sujet, mais je doute qu’il voye le jour un jour.
  • Écrire, relire, corriger et commenter des articles de blogs.
  • Chanter « Hisse et ho » avec le rythme trop vite.
  • Écouter un DJ massacrer des chansons de Johnny. En même temps, Johnny mérite rien de mieux que ça.
  • Voir un type jongler avec n’importe quoi, puis réussir un Rubik’s Cube.
  • Bouffer gratuit pendant une semaine pour finir les restes du repas de Noël.

Do a barrell roll !

Au revoir à tous !

Y’a de tout dans le package d’au-revoirisation qui va suivre. Aussi bien des gens que je n’ai jamais pu blairer, que des personnes que j’ai vraiment appréciées, que des que j’espère revoir à l’occasion, que des qui ne m’intéressent pas plus que ça. C’est en vrac, vous ferez le tri.

Mes collègues. En rouge/noir les méchants. En blanc les gentils.

Donc, au revoir à Wiki-Disney, Vêtements, Cheveux, Karo, SuperGeek musical, SuperGeek vietnamien, Pompière, Underground, Rose, la nana aux énormes seins de l’hippodrome de Munchäusen, Fumigène dardant ses aussi-énormes seins vers l’avant, AntiFumeur, Long-Pif, ChouGras, Blablabla, Grand-Echalas, Gonzesse et ses superbes hanches, Pied-Agile, Rayures (c’est le frère de l’autre, j’avais pas capté au début), le mec avec le portrait de Zorro, Skrüü De Flüü, Candido, Jupette, Braillou, Prof, Popov, Germaine-Germaine, Madame Chouette, Quelqu’un, Jean-Luc et Demi et son groupe de mauvais musiciens, Scramasaxe, HamsterPiercing et ses chemises grises à l’extérieur roses à l’intérieur, Grand-Gris, Fantôme, Nichons la DRHette, Un roux, un mec avec une calvitie, un autre, Sabretooth, la nana qui fait de l’EPB (on sait pas ce que c’est et osef), Castoropoil, les 4 andouilles en T-shirt qui se sont pas assumés jusqu’au bout, mister Mystère, un vieux rocker, Greumzy, DuMoisi, Duboulet, Lord Grillet, l’hôtesse d’accueil à qui « on ne va tout de même pas apprendre son métier », Lord Grandzboube, Lord Moustache, Lord To-Be-Determined, une nana cinquantenaire en jupe noire et pull tricotée main, Lord Unknown, Vashkiri et Bahraputt (mes indiens chéris), TchôTchô, Baguedelamort (mon chauffeur officiel quand je suis bourré à un pot de départ), Supersyndicaliste, Minisyndicaliste, VroumLaMoto, Gros, le type tout au fond de l’open space que j’ai jamais su son nom et qu’était toujours tout seul, Loup-Garou (il avait 2 tons de voix) et Frigo-la-cascade.

Je voudrais juste  faire un petit retour sur AntiFumeur. C’était le DRH qui m’avait fait passer les entretiens d’embauche initiaux. Il m’avait dit que j’allais faire du J2EE, et que ça pourrait être pas mal que je m’auto-forme un chouïa à ce fatras spécifique. Eh bien je n’ai jamais fait de J2EE tout le temps que j’ai été chez eux. Donc Brouillis Consulting = Merluchon = Implacables incapables, même si je l’ai déjà dit.

emploi consultant J2EE

J2EE’vrais pit-être arrêter de dire di counneries.

Maintenant, tout va mieux. Je travaille sur des projets de karmagraphie, et j’ai déjà un événement über-corporate de planifié pour mi-décembre, que je vous narrerais (ou pas) avec joie et concupiscence.

Rubrique à Brac 4

Fermat (cochon)

Cher Monsieur Pierre de Fermat.

Je vous écrit pour vous dire que j’aime beaucoup ce que vous faites. La méthode des tangentes, le coup des carrés, tout ça. C’est vraiment cool. Et aussi, vous lui avez bien mis sa race à Descartes, avec la dioptrique. Descartes, je le kiffe aussi, mais sur ce coup là, il avait un peu merdé.

Même si je m’en souviens pas du tout, j’ai cru comprendre que vous vous êtes amusé à apparaître dans un de mes rêves, afin de me révéler ma prestigieuse destinée. D’après vous, je suis supposé me consacrer à la recherche fondamentale en mathématique. À partir du théorème de nichon-pythagore en 3D que j’ai énoncé récemment, je dois exponentialiser ma réflexion vers de plus hautes sphères, pour finir par effectuer des découvertes (mathématiques ou autres) qui révolutionneront le monde.

D'oh ! Le théorème de Fermat c'est du bidon !

D’oh ! Le théorème de Fermat c’est du bidon !

Je vous remercie beaucoup de m’avoir communiqué tout cela dans ce rêve qui n’a pas existé et qui ne s’est jamais produit ailleurs que dans mon imagination (ce n’est qu’un détail). Cependant, je suis au regret de devoir décliner votre offre. En effet : je dois, comme on dit « gagner ma vie », ce qui a pour conséquence de me faire voler mon temps par une entreprise qui me sous-paye et m’infantilise. Je suppose que ce genre de choses arrivait déjà plus ou moins à votre époque.

Au cas où cela vous intéresserait, je tenais à dire que je suis passé du statut d’ouvrier-codeur à contremaître-codeur. On pourrait croire que c’est une promotion, mais en fait non. Je dois envoyer du travail à des ouvriers-codeurs indiens, relire ce qu’ils me renvoient, et les fouetter par e-mail lorsqu’ils ont fait les porcasses. C’est une activité encore moins intéressante que pisser du code par soi-même.

J’imagine que ça doit vous faire mal au cul de voir ce grand peuple que sont les Indiens, dotés d’une culture foisonnante et unique, se faire fouetter par un crétin de petit chef comme moi qui joue au connard prétentieux. D’autant plus que la civilisation indienne a offert au monde quelques-uns des plus grands mathématiciens qui existent : Srinivasa Ramanujan, Dattatreya Ramachandra Kaprekar, et leurs potes. J’en suis le premier désolé.

Moi lors d'une conf-call avec les indiens

Moi lors d’une conf-call avec les indiens

On en est donc là. Je suis en train de ne pas accomplir ma destinée, je suis en train de rendre le monde plus injuste en fouettant des innocents, et je suis en train de rendre le monde plus moche en participant à la fabrication d’objets stupides, qui de toutes façons deviendront bien vite inutiles, car « y’a plus de pétrole ».

Heureusement, je sauve une partie de mon kharma par des contributions à un webzine super lol. Le connaissez-vous, monsieur Pierre de Fermat ? Non ? Alors depuis là où vous êtes, cliquez vite ici (http:// 42lemag.fr).

Vous pourrez y télécharger la dernière mouture, et voir comment nous apportons, presque tous les mois, du bonheur et de la joie à des milliers de petits lecteurs. Tant pis pour ma destinée mathématique et mes immenses découvertes. Le magazine 42, ça compense n’est-ce pas ?

Or donc le numéro 24 est paru (depuis quelque temps d’ailleurs)

Et le thème, c’était les badass, les bourrins, les purs montagnes de muscles de l’univers et d’ailleurs.

Qu’y ais-je donc fait ? (pour mériter cette famie)

Page 13 : la fausse pub

J’en suis particulièrement fier. Il s’agit d’une petite historiette amusante et décalée, dont les dessins et le propos sont aussi subtils qu’une minijupe en plein hiver. Et c’est ça qu’est drôle. Et puis, ça faisait des années que ces deux associations célébrito-viandesque me démangeaient : Charal-Chabal et Bigard-Bigard. Ainsi fut fait.

minijupe dans neige (mais la dame s'appelle Lady Snow)

minijupe sans neige (mais la dame s’appelle Lady Snow)

neige sans minijupe

neige sans minijupe

Les gens qui me connaissent savent que j’affectionne tout particulièrement l’association célébrito-cafeto-gerontophilesque : « Tassimo Gargia ». Il y a tellement de choses supaères à dire à ce sujet que ça mériterait une encyclopédie entière. Un jour, je la rédigerais, à la lueur d’une bougie dans le cul de la café-crémière.

Two fails don't make a win

Two fails don’t make a win

Pour en revenir à la fausse pub : j’aime faire ces espèces de montages d’images moches. C’est un peu comme des romans-photos, sauf qu’on croirait que les photos ont été prises dans ce pays fabuleux qu’est l’internet. Je vais tenter de développer cet art. Il y aura une autre petite œuvre du même tonneau dans le prochain numéro, mais chut ! Je ne devrais pas vous le dire. Héhééé.

Page 54 : le catch à travers le monde

Si y’a bien un truc qu’est badass, c’est le catch. Comme j’y connais pas grand chose, j’ai demandé à l’ami Kalayel de m’épauler, ce qui donna ce chouette article. Qu’il en soit remercié-beaucoup.

Ceci dit, le catch vaudrait le coup que je m’y intéresse. Je trouve le concept vraiment rigolo. C’est à la fois du sport, du théâtre, et de l’impro. Sans oublier le travail qu’il y a derrière pour créer des personnages bien marqués, les costumes et tout le zarba. Et surtout, ils assument complètement leur charactère fake, contrairement au foot, par exemple.

Au passage, j’ai découvert le catch japonais et le catch mexicain, grâce à Kalayel, toujours.

Là, faudrait mettre une photo de cette discipline, histoire d’égayer l’atmosphère de l’article et aérer un peu. Mais bon, déjà que j’y connais rien, je vais pas insister sur mon ignorance. Je vous propose donc un combat d’animaux : René le requin contre Georges-Paul le géant-poulpe.

Page 70 : la minute FUUUUUUU sur les pattes préhensiles.

Vous connaissez déjà le principe de la minute FUUUU. Eh bien là, j’ai fait n’importe quoi avec. (c du FUUUUU WTF). N’empêche que, une fois de plus, je pense vraiment ce que j’écris. Pour avoir fait le singe durant de nombreuses années et encore maintenant, à grimper aux arbres et ailleurs, je peux vous dire que des pieds avec des pouces opposables, ça serait putain de bien.

Voilà c’est tout.

Et sinon, le prochain 42 risque d’avoir encore un petit mois de retard. C’est un peu de ma faute, car avec les indiens à fouetter, en ce moment, j’ai pas trop le temps. Mais c’est pas que de ma faute non plus. Faut pas déconner.

Voilà monsieur Pierre de Fermat. J’espère que tout ceci vous a plu. Ah au fait, une dernière chose : cette histoire de destin grandiose, de découvertes mathématiques, ou autres, eh bien c’est carrément des conneries. Voyez-vous, l’univers, le monde et la nature ne fonctionnent jamais en structure monolithique. Ce serait trop fragile, trop instable. On coupe la tête et paf, y’a plus rien. Tous ces trucs s’organisent plus ou moins en agents indépendants, œuvrant plus ou moins ensemble.

À partir de là, Dieu est à considérer, au mieux, comme un comportement émergent de cet ensemble d’agents indépendants.

À partir de là-là, la notion de destin me semble difficilement envisageable pour un individu isolé. On ne devrait parler de ce concept que pour des populations, des espèces, ou des tas de choucroute.

One unique fail makes one fail

One unique fail makes one fail

Et de toutes façons, mon destin n’existe pas, car je n’ai pas d’avenir. C’est foutu depuis quelques temps déjà. Ce n’est pas grave, je commence à m’y faire.

À bientôt dans un autre rêve imaginaire, monsieur Pierre de Fermat !