Skweek Vapor-Project : un peu plus d’infos

Comme promis, voici le second article sur mon projet de jeu de réflexion inspiré de Tiny Skweeks. Encore merci à Nark pour son commentaire, sans qui cela n’eut été possible.

Réécriture des descriptions

Je reprends les dessins du premier article et je transcris les notes manuscritées à l’arrache vers du vrai texte lisible. J’en profite pour corriger les fautes et ajouter des majuscules là où il aurait fallu en mettre dès le départ. (Pourquoi je me suis fait chier à écrire ces descrips en anglais, alors que je ne me suis pas fait chier à mettre les majuscules ? Mystère…)

Niveau 1

Le texte tout en haut explique rapidement ce que fait le bouton « push me ». Il a 4 positions différentes, chacune d’elle allume ou éteint les lance-flammes et fait en même temps tourner le mur rotatif.

A skweek (badly drawn). Moves like in the game « Tiny Skweeks ».

The yellow [one] can throw flames in any direction, which melts the ice, but this is not useful in that level.

The green [one] can throw a hook in any direction (like in « furries »). If the hook is fixed on a wall, the skweek can cross the holes between him and this wall. If the hook is fixed on an ice block, [the tiny drags] the ice block to him.

He takes the ice block.

An ice block. Skweeks can push it. [It] can’t stop in the middle of its way. [It] must bump in a wall or a skweek or whatever. When an ice block bumps in another ice block, the first is stopped, and the second starts moving in the same direction.

 

This squishes a skweek when he comes in it. If an ice block goes in it, the ice block is not squished, and [the squisher is now] considered as a wall.

 

This drives the skweeks and ice blocks in the direction shown.

 

 

This stops the skweeks and ice blocks when they walk on it. But they can move or be pushed just after, in any direction.


An electric field. Skweeks die when try cross it. Ice blocks are not affected.

 

 

A hole. Ice blocks pass across it, and skweeks fall in it. When a skweek fall in the hole, another skweek can pass across it, and green ones can cross them with the hook. But all this is not useful in that level.

 

A button. The door opens when an ice block or a skweek goes in it. Door closes if button is released.

 

 

A wooden wall. The yellow [one] can burn it.

The fruits (banana and apple) are just bonuses.

 

The super-rainbow-ball. The thing to get to finish the level.

Mon avis spatio-temporel

Il est « spatio-temporel », car je m’auto-donne un avis à propos de quelque chose que j’ai moi-même fait, mais avec plusieurs années de décalage.

Le bouton avec les 4 positions est un mécanisme trop compliqué. Les petits jeux-vidéos-puzzle de ce genre doivent être uniquement constitués d’éléments simples. La complexité et la difficulté de résolution doit provenir de l’agencement de ces éléments.

Les boutons « push me » que j’ai disséminés dans les différents niveaux permettent à la personne qui joue de déclencher directement les actions correspondantes. C’est une idée stupide, car les tinies ne sont plus les seuls à agir sur leur environnement. Ces boutons impliquent l’existence d’une crétinerie d’entité omnipotente pouvant foutre le bordel en appuyant n’importe quand et n’importe comment sur des crétins de boutons placés ici et là par une autre crétinerie d’entité omnipotente (possiblement la même). Ça n’aide pas à s’immerger dans le jeu ni à se mettre à la place des personnages.

Si réalise ce projet de jeu, je ne mettrais aucun « push me ». Il faudra donc que je retravaille tous les niveaux que j’ai déjà imaginés. On n’est plus à ça près.

Niveaux 2a et 2b

The red one can punch and destroy some walls, but not ice blocks. But this is not useful here and no blocks nor walls can be destroyed here.

A wall full of spikes. Skweek dies when they go in. But ice blocks fill the hole and skweek can then pass through it.

 

This changes the direction of skweeks and ice blocks that [arrives on it]. The button connected to it changes the [rotation sense].

 

This authorizes only the yellow one to pass through, not the green one, nor the others. But the ice blocks can pass, [and the green one can shoot his hook through it].

Mon avis spatio-temporel

Deux niveaux plutôt corrects, assez simple à résoudre, qui pourraient être placés un peu après le début du jeu, lorsque les mécanismes de chaque tinies sont déjà connus et que l’on peut commencer à proposer des petits challenges.

L’élément qui ne laisse passer que les tinies jaunes est super simple (on peut même dire « atomique »). Il est indispensable. Mais ce rayon jaune-rouge qui sort de nul part est visuellement pourri et pas du tout explicite. Je n’ai pas de meilleure idée pour l’instant.

Je l’ai déjà dit : le pouvoir du tiny rouge est merdique. J’essaye de régler cette erreur dans la suite de cet article.

Niveau 3

La note « only yellow passes » écrite en bas sert juste à indiquer qu’il faut rajouter un objet ne laissant passer que le tiny jaune. Je suppose que le niveau devient beaucoup trop facile si le rouge peut récupérer la rainbow-ball. Je dois avouer que je n’ai pas encore fait l’effort de retrouver la solution.

A door, activated by buttons. If the door closes while there is a skweek on it, it is squished.

 

 

A wooden wall, the yellow [one] can burn it.

 

A crackled wall, the red one can destroy it.

 

 

A turning panel. It has an arrow on one face, and nothing on the other one. It turns when activated by a button.

 

This button turns the panel and closes the door next to the super-rainbow-ball.

 

The « push me » that is on the left operates the 4 doors on the left, like this :


+------+
| □ □□ |
|  □   | <-\
+------+   |
   |       |
   V       |
+------+   |
| □□ □ |   |
|   □  |   |
+------+   |
   |       |
   V       |
+------+   |
| □□□  |   |
|    □ |   |
+------+   |
   |       |
   V       |
+------+   |
|  □□□ |   |
| □    | --/
+------+

None can pass from right to left.

This button also opens the door of the rainbow-ball, if it is not opened.

The « push me » on the right operates the 1st, 2nd and 4th door on the right, like this :

+------+
|  □.□ |
| □ .  | <-\
+------+   |
   |       |
   V       |
+------+   |
|  □.  |   |
| □ .□ |   |
+------+   |
   |       |
   V       |
+------+   |
| □ .□ |   |
|  □.  |   |
+------+   |
   |       |
   V       |
+------+   |
| □□.  |   |
|   .□ | --/
+------+

The last « push me » on the left operates only the 3rd door, just opening and closing it.

Mon avis spatio-temporel

Ce niveau est une catastrophe.

Des push-me partout, réalisant des actions bien trop nombreuses et bien trop compliquées. À jeter dans les oubliettes de la honte sans sommation.

Voici une description très résumée de ma méthode de level design : je me donne une astuce de départ qui sera plus ou moins difficile à trouver par la personne qui joue, et j’essaye de noyer cette astuce avec des petits détails et des astuces annexes. Au fur et à mesure que je dispose les éléments, je vérifie qu’il n’y a pas une solution plus facile qui passerait outre l’astuce de départ. Ces vérifications imposent souvent d’ajouter des éléments supplémentaires de « bloquage de solution facile ». Parfois, durant ce processus, d’autres idées me viennent et me permettent d’affiner l’astuce de départ.

Dans ce niveau, mon astuce de départ était que les enchaînements de 4 portes peuvent être très facilement traversés, mais dans un seul sens. Pour réussir le niveau, il faut trouver une méthode, moins évidente, pour.les traverser dans l’autre sens.

C’est pas clair ce que j’explique, et de toutes façons, ce niveau est parti en eau de boudin de manière effroyable. Je n’ai pas encore essayé de retrouver sa solution, mais il est fort possible que ce soit n’importe quoi.

Niveau 4

Faudrait que le bleu soit obligé de laisser un bloc avant de se téléporter, sinon le jaune ne peut pas se téléporter.

The blue skweek can create ice blocks in a square next to him, and of course, he can push them after the creation.

The three [wall] buttons opens/closes the door connected to it by the blue wire.

The button on (1), when it is pressed, closes the door that is just below him. When it is released, the door is re-opened.

The button on (3), when pressed, turns on the flamer connected to it. It is not turned off when released.

La note au milieu du niveau indique « invert these 2 buttons ».

On the tile marked (2) is a stop sign.

  

The two stars [are] teleporters. They work in only one sense : from the red to the white.

 

This authorizes only the blue one to go through.

 

Mon avis spatio-temporel

Je comprends pas bien la remarque que j’ai écrite en haut de la feuille. Ça me reviendrait peut-être si j’essayais de retrouver la solution.

Les lance-flammes sont une idée intéressante, car c’est un élément simple : il détruit les tinies et les blocs de glace qui passent dessus. Mais visuellement, on a un problème, qui rejoint le problème précédent. La flamme ressemble énormément au stupide rayon jaune-rouge qui ne laisse passer que les tinies jaunes. Faudrait vraiment re-réfléchir aux représentations de ces éléments.

C’est très étrange d’avoir passé du temps à élaborer ce niveau et de s’être assuré qu’il n’y a pas de solution évidente, pour finalement décider à l’arrache d’inverser 2 boutons. Ça laisse quelques doutes sur la qualité des vérifications sus-mentionnées.

Et comme d’hab’ : trop d’élément compliqués. Moins que dans le niveau 3 maudit, mais trop quand même.

Niveau 5

Séparer les boutons « press/release » et « press »

Idée : tout se résout si deux [tinies] bleus prennent chacun une énergie, mais il est au départ bien plus pratique de donner les deux à un seul (ou le contraire).

Dans plein de niveaux il y a des fils et des boutons cassés. On ne peut jamais rien en faire, sauf une seul fois à la fin.

Mon avis spatio-temporel

L’idée des énergies réparties entre les tinies est un exemple d’astuce pour démarrer la création d’un niveau.

Petit rappel : au début j’avais décidé que les tinies bleus pouvaient créer une infinité de blocs de glace, puis je me suis dit que ce serait overkill, et qu’ils auraient besoin de points d’énergie, récupérables en buvant de l’eau.

Par contre, le truc avec les fils et boutons cassés, je ne me souviens plus du tout ce que je voulais dire par là. On n’est plus à ça près.

Mon avis global sur tout ce bazar

L’idée initiale de ce projet de jeu continue de me sembler intéressante. Les personnages ne peuvent être contrôlés que partiellement, on les déplace mais on ne peut pas les arrêter où on veut. Cette idée provient du jeu original Tiny Skweek, qui n’a peut-être pas fait un carton, mais qui s’est réellement vendu et a rencontré son public. Elle est également exploitée dans un autre jeu : Atomix.

Par contre les niveaux que je vous présente ici, ainsi que la plupart des éléments que j’ai imaginés sont nuls et inutilisables en l’état. J’ai presque honte de vous montrer tout ça.

Comme je vous l’ai dit, ça date d’il y a plus de 15 ans. C’était une étape nécessaire pour ensuite imaginer Squarity et pour avoir un entrainement initial au level design. J’estime mes capacités actuelles de level design à « pas trop dégueulasse ».

Le niveau supplémentaire

Je vous avais aussi promis ça, hop !

Les tinies sont en bas à gauche, un rouge et un jaune (qui n’est pas colorié car j’avais pas de crayon jaune à ce moment là). Le jaune peut faire fondre le bloc de glace, comme d’habitude.

Le bidule au milieu à gauche est la rainbow-ball. Au milieu se trouve un bloc de glace. Le truc vert au milieu à droite est un fruit, supposément une pomme, mais mal dessinée.

Pas de stupide push-me impliquant une stupide entité omnipotente. l’unique bouton du niveau est une « pressure plate » (en haut). Lorsqu’un tiny ou un bloc de glace arrive dessus, la porte connectée par le fil rouge se referme. Elle ne peut pas se réouvrir. En résumé : n’appuyez pas sur la pressure plate, sinon c’est foutu.

Mon avis pas spatio-temporel

J’ai décidé de tester ce que donnerait le pouvoir du tiny rouge mentionné dans mon précédent article : lorsque le tiny est sur la même ligne ou la même colonne qu’un fruit, il se dirige automatiquement vers lui, y compris durant un déplacement.

Si il y a un obstacle entre le fruit et le tiny (par exemple un bloc de glace), le pouvoir ne s’applique pas et le tiny ne change pas de direction.

L’utilisation de ce pouvoir constitue l’astuce principale de ce niveau. Tout le reste autour, c’est de la broderie. Je vous laisse trouver la solution.

Je n’ai pas pris le temps de déterminer tous les cas particuliers de ce nouveau pouvoir du tiny rouge. Que se passe-t-il s’il y a un élément « stop » ou une flèche ou un trou, entre le tiny rouge et le fruit ? Est-ce que ce pouvoir s’applique lorsque le chemin pour aller jusqu’au fruit passe par un téléporteur ? Autant de questions que je n’ai pas réglées.

Les brouillons qui me restent

Tout en vrac. De toutes façons j’ai oublié le fonctionnement de ces niveaux, et même si ils étaient finis.

Un soutien (à mon petit niveau) pour ExoHydraX, une jolie jeune femme qui s’est fait bannir de Twitch, sans raison spécifique, comme d’habitude. Réseau sociaux dictatoriaux de merde (auquel je me soumets pourtant avec le sourire).

Et pour finir une superbe maquette de l’interface. (C’est dégueu et tout pensé à l’arrache).

Lâchez vos comm’ d’encouragement

Les différents succès que j’avais promis peuvent toujours être débloqués par des commentaires, dans cet article ou dans l’article initial. N’hésitez pas !!

Des scans d’un vieux projet

Cliquez sur les images pour les afficher en grand (sauf la dernière, ha ha ha).

Cet article ne concerne pas Squarity, mais il pourrait.

Il s’agit d’un super projet de jeu vidéo que j’avais imaginé il y a une quinzaine d’années. Il est fortement inspiré de la série de jeux « Skweek », en particulier Tiny Skweeks et Fury of the Furries.

Tiny Skweeks est un jeu de réflexion construit sur la même idée qu’Atomix. Vous déplacez des éléments qui ne peuvent s’arrêter tant qu’ils n’ont pas rencontré un mur ou un autre objet.

J’avais bien aimé, même si les niveaux d’introduction sont trop nombreux, et que certains objets sont un peu déroutants (une dynamite sélective qui n’explose que lorsqu’un tiny de la même couleur passe dessus, wtf ?).

Fury of the Furries est un jeu de plate-forme très mignon, mais que j’avais trouvé super chiant car les tinies que l’on dirige ont l’inertie d’une baleine dans un lac de miel. Le jeu est cependant doté d’une idée intéressante : Les tinies ont 4 couleurs différentes, avec un pouvoir spécial pour chacun.

Je me suis dit : pourquoi ne pas faire une suite au jeu de réflexion, en reprenant l’idée des pouvoirs différents ?

Les tinies, concept art

Avec :

  • Le tiny jaune. Il peut faire du feu sur une case adjacente, pour détruire certains types de murs et faire fondre les blocs de glace.
  • Le tiny vert. Il peut lancer un grappin pour attirer un bloc de glace vers lui. Son grappin lui permet aussi de passer par dessus les trous.
  • Le tiny rouge. Il peut détruire certains types de bloc de pierre en tapant dedans.
  • Le tiny bleu. Il boit de l’eau, ce qui lui permet ensuite de créer un bloc de glace.

Le principe initial reste le même : les tinies se déplacent mais ne peuvent être arrêtés en chemin.

Les blocs de glace sont des éléments de jeu importants : les tinies peuvent shooter dedans. Ça les déplace dans une direction, jusqu’à rencontrer un mur où un objet. Si un bloc de glace cogne un autre bloc de glace, le mouvement se transmet.

Élaboration de niveaux

Le level design de jeux de réflexion n’est pas un travail simple. Lorsqu’on veut créer une énigme un peu difficile, il faut prendre garde à ne pas se réfugier dans des techniques pourries : inventer des éléments au comportement trop complexe ou imprévisible, enchevêtrer une grosse quantité d’éléments simples obligeant la personne qui joue à tester 65 536 combinaisons, cacher des éléments sans aucun indice, …

Je suis parvenu à créer une demi-dizaine de niveau que je juge « difficile sans être pourris ». Je n’ai pas pris le temps de créer des niveaux faciles. Si j’avais concrétisé ce super-projet, j’en aurais bien évidemment placé au début du jeu en introduction, pour faire progressivement découvrir les éléments du jeu.

Niveau 1

Le brouillon :

Le niveau au propre (si on peut appeler ça du propre).

Remarquez le tiny vert à gauche, et le jaune un peu plus haut à droite.

J’ai expliqué le fonctionnement des différents éléments du niveau. Pour faire plus classe, c’est en anglais (me demandez pas pourquoi). Vous n’arriverez peut-être pas à me relire, alors je ferais éventuellement l’effort de transcrire ces descriptions en vrai texte. Ça dépendra de vous (voir plus loin).

Niveaux 2a et 2b

Les niveaux sont rangés dans leur ordre de création, et non par difficulté. En fait, le premier me semble être celui le plus difficile.

Pour ces deux niveaux, je me suis donné pour objectif de me concentrer sur un pouvoir d’un seul tiny.

Le niveau 2a fait beaucoup intervenir le grappin du tiny vert, tout en restant très simple, avec très peu d’éléments interactifs.

Le niveau 2b remplit moins bien l’objectif. Il fait beaucoup intervenir la flamme du tiny jaune, mais aussi le grappin du tiny vert. Il comporte des éléments complexes tel que la dalle avec une flèche rotative et le bouton « push me » (la personne qui joue l’actionne en cliquant directement dessus, pas besoin d’y amener un tiny).

Au fur et à mesure que je créais ces niveaux, je me disais qu’il faudrait revoir les pouvoirs des tinies. Le vert est trop overkill avec son grappin et sa capacité à passer par-dessus les trous. Mais le niveau 2b tel qu’il est conçu actuellement nécessite les deux pouvoirs.

D’un autre côté, le pouvoir du rouge est un peu pourri, il faudrait lui ajouter une autre particularité. Peut-être quelque chose par rapport aux fruits. Il pourrait être automatiquement attiré par un type de fruit particulier, ou avoir la possibilité d’attraper un fruit en passant à côté.

De toutes façons, il ne faut rien s’interdire. On pourrait imaginer encore d’autres couleurs de tinies, avec d’autres pouvoirs.

Niveau 3

On remarquera sur le brouillon les mots « lune » et « soleil » en bas à droite. J’avais écrit à l’arrache sur la feuille les paroles de la chanson « j’ai demandé à la Lune ». Ne me demandez pas pourquoi.

Voici le niveau au propre.

Je le trouve un peu nul. Trop alambiqué, trop de boutons qui font chacun trop de choses.

Vous avez certainement remarqué la présence d’une bouboule multicolore dans tous les niveaux. C’est la « rainbow-ball » (je n’avais pas vraiment défini ce que ce serait). Lorsque vous amenez un tiny dessus, vous gagnez le niveau.

Dans le Tiny Skweek original, le but est de placer chaque tiny sur la plate-forme lumineuse de sa couleur. J’en ai décidé autrement pour mon jeu. Un unique objet à récupérer me semble plus souple, permet de concevoir des niveaux plus variés, et aiderait au déroulement de l’histoire. L’objet final à récupérer pourrait être différent selon le niveau : une clé, les plans d’une invention secrète, un bébé tiny à délivrer, un gâteau, etc.

Les fruits sont des bonus facultatifs. Mais attention, il faut toujours finir par la rainbow-ball, car le niveau se termine dès que vous la prenez. On aurait quelque chose du genre : 1 point par fruit, 5 points pour la rainbow-ball. Bien entendu, on reste fair-play : il est toujours possible de récupérer la rainbow-ball et tous les fruits d’un niveau donné, en une seule fois.

J’avais pensé à une progression à la Mario64. Le score global est égal à la quantité de points obtenus à chaque niveau. Lorsque ce score atteint certains seuils, des niveaux suivants sont débloqués. Ainsi, la progression n’est pas complètement entravée par des niveaux trop difficiles, et ça donne envie de refaire des niveaux pour lesquels on n’a pas obtenu le score max.

Niveau 4

Avec la présence d’un tiny bleu.

Je n’ai pas pris de décision définitive concernant son pouvoir. Pour ce niveau, il peut créer une infinité de bloc de glace. Il n’a pas besoin de boire d’eau. D’ailleurs, il n’y a pas d’eau dans le niveau.

Lorsque j’ai dessiné tous ces niveaux, j’avais leur solution en tête. Je peux vous garantir qu’il en existe une pour chacun d’eux, permettant à chaque fois de récupérer tous les fruits et la rainbow-ball.

Vous voulez rire ? Je n’ai pas noté les solutions ! À l’époque, je me disais que je parviendrais bien à les retrouver.

J’ai fait l’exercice pour le niveau 1, et après avoir galéré un peu, je l’ai re-résolu. Pour les autres, je ne vous garantis rien. Faudrait que je fasse l’effort.

Niveau 5

Le brouillon.

Et le niveau presque au propre.

Il n’y a pas de couleurs, et il n’y a pas la description détaillée des éléments. Dans mes souvenirs, les petits nuages à gauche sont simplement des arbres, équivalents à des murs. Entre deux arbres se trouve une fontaine. Un tiny bleu peut y prendre autant d’eau qu’il veut. Autour du tiny bleu de droite sont placées des bassines d’eau. Chacune peut être utilisée une seule fois, pour créer un bloc de glace.

Attention, le carré à côté du tiny du bas est un bloc de glace, et non pas un mur normal. Sinon, ilne peut même pas sortir de la salle !

L’Overworld

La notion d’overworld est commune à plusieurs jeux vidéos. À l’occasion, je ferais un article dessus. Il s’agit d’un monde englobant tout le jeu, vous vous y promenez pour accéder à différentes endroits ou niveaux.

L’exemple le plus emblématique que je connaisse est Secret of Mana. Vous appelez le super-dragon Flami et vous survolez la carte en mode set, pour vous rendre où bon vous semble. Quelques autres exemples jetés au hasard : Skyblazer, Commander Keen 4 & 5, Sam et Max, Super Smash Bros, Mandragore (sur TO7-70).

Pour l’overworld de mon super projet, je me suis inspiré de la carte générale du monde de Fury of the Furries. J’avais imaginé différentes zones sur la planète, on zoome dessus et on sélectionne un des niveaux. Ceux où le score max n’a pas été atteint s’affichent différemment, pour indiquer que ça vaudrait le coup de le retenter.

Mouais, c’est pas vraiment un overworld puisque le personnage ne se promène pas dedans. C’est juste un menu de sélection avec de la déco, voili voilà.

Qu’est-ce qu’on pourrait bien faire de tout ce bazar ?

À l’époque, ce projet me semblait pharaonique (et absolument génial, bien entendu). Je ne connaissais que le Pascal, le C++, et un peu de .NET. Je me disais que ça prendrait des années de tout coder : le système de jeu, les menus, l’interface, les interactions entre éléments, etc.

Maintenant que j’ai plus d’expérience, et surtout maintenant que j’ai Squarity, ça serait assez rapide de programmer une première version, avec quelques éléments simples, des dessins moches et des niveaux qui s’enchaînent linéairement. Mais est-ce que ça va intéresser des gens ? Là est la question.

Alors voilà ce que je vous propose. Vous me faites des petits commentaires d’encouragement dans cet article, vous me manifestez votre intérêt pour ce projet, et selon le nombre, je débloque des succès.

  • Pour un seul commentaire, je fais un autre article dans lequel je réécris les descriptions des éléments de jeu de mes feuilles. Je vous ajoute d’autres brouillons de niveaux, et je crée un niveau supplémentaire au propre.
  • Pour deux commentaires, j’essaye de retrouver les solutions des niveaux existants, je les décris dans un autre-autre article, et j’ajoute encore un niveau au propre.
  • Pour quatre commentaires, je crée des petites gifs animées montrant pas à pas les solutions des niveaux, et je commence à dessiner un tileset. À vous de juger l’intérêt de ce succès, par rapport à mes talents de dessins en pixel art.
  • Si on arrive jusque là, ce sera déjà un truc de ouf-ouf’, je réfléchirais alors aux succès suivants, jusqu’à éventuellement arriver à une version jouable dans Squarity. Il faudra aussi que je pense à mettre des tinies féminines. Le femwashing est à la mode.

Lâchez vos comm’s les zouavouilloux et les zouavouillettes !

Et l’image de femme ronde alors ?

Eh bien comme ce jeu fait intervenir des blocs de glace, il me semble approprié de mettre une photo de sculpture de glace représentant des seins.

En plus, ça permet de faire le jeu de mot « sein de glace / saint de glace ». Ha ha ha !!!

Tant pis si c’est même pas la période des saints de glace.

Une petite vidéo pour finir

(Sans femme ronde, désolé).

Je n’ai pas l’habitude de mettre des vidéos dans mes articles, je trouve que ça distrait par rapport au propos original, et c’est beaucoup moins souple que du texte et des images qu’on peut reprendre, copier-coller, corriger, rechercher, etc.

Aujourd’hui, nous ferons une exception, car elle vaut son pesant de poil de tinies.

Lors de mes recherches documentaires, j’ai échoué sur cette page, contenant un lien vers la vidéo ci-dessous.

Un reportage datant de 1992 sur le studio de développement Kalisto, qui a créé la série des jeux Skweek. Moi qui suis toujours un peu nostalgique, me voilà servi.

J’adore le passage où le chef demande au geek à cheveux longs combien de temps il lui faudra pour réaliser une première démo des musiques. Le geek répond à l’arrache : « dans une semaine ». Ça c’est de la gestion de projet de déglingouf’. J’ai eu l’impression de revoir Zarma.pro, l’ancienne boîte où je bossais (à Kalisto, les sujets de travail sont plus rigolos, quand même).

Bisous, et encore une fois, lâchez vos comm’s !

Edit 2021-09-20 : et hop, grâce au gentil commentaire de Nark, voici un deuxième article concernant ce projet.

Squari-tutoriel !

À l’arrache ce mois-ci pour l’article de blog. Mais j’ai quand même du contenu à proposer. Comme on dit dans les basse sphères le la société : « chose promise, con tenu ».

Une fois de plus, c’est à propos de Squarity.

Voilà, j’ai fait un petit tutoriel, qui vous accompagne dans la création d’un sympathique petit jeu de soko-ban.

Vous n’avez pas besoin de connaissances en python pour le suivre. Il est assez long, mais super facile. Il suffit de copier-coller des bouts de code. Il y a parfois des questions, dont la réponse arrive peu de temps après, pour ne pas bloquer les gens. Ça ne vous apprendra pas le python, mais avec un peu de chances, ça vous donnera envie de programmer des jeux dans Squarity, et par ricochet, d’apprendre le python.

J’ai essayé de destiner ce tutoriel à des jeunes (collèges, lycées). Mais je ne sais pas du tout si c’est adapté et si ça marcherait avec une population de ce type. J’ai pas de collégiens/lycéens à portée de main. À une époque, je donnais des cours de python à un petit groupe, et à des stagiaires de découverte d’entreprise. Ça passait plutôt bien. Mais bon, je vais pas vous raconter ça maintenant. Peut-être dans un autre article, si je le juge digne d’intérêt.

Et vu que ce tutoriel permet de créer un soko-ban, je me suis dit, mettons ce jeu directement à disposition ! Ainsi fut fait.

Un format enfermant

Le sachiez-vous ? il existe un format de fichier pour décrire les niveaux de soko-ban. Que j’ai bien entendu respecté : un dièse pour un mur, une arobase pour le personnage, etc.

Il y a juste un truc qui m’embête : le format préconise d’entourer le niveau par des murs. Je suppose que ça part d’une bonne volonté, ça permet de bien délimiter la zone de jeu, et de ne pas obliger à spécifier ses dimensions. Mais je trouve ça dommage.

Comme vous le voyez sur l’image ci-dessus, le niveau a une ouverture en bas. Les 4 niveaux que j’ai mis dans mon jeu en ont une. Ça ne respecte pas le format, et c’est inutile. Si vous vous déplacez jusqu’au bord de l’aire de jeu, il ne se passe rien.

Mais ça modifie un tout petit peu la narration et le ressenti pour la personne qui joue. Le personnage n’est pas enfermé. Il n’est pas condamné pour toujours à pousser des caisses. Avec cette ouverture, on imagine que le personnage arrive, pousse des caisses, puis repart vers de nouvelles aventures. Ça laisse plus de place à l’imagination qu’une stupide prison hermétique.

L’une des choses que j’ai vraiment aimé dans le jeu Drod, c’est le monde ouvert. Vous avez des énigmes à résoudre, indépendantes les unes des autres. Mais elles sont toutes connectées ensemble dans une grande aire de jeu. Vous vous promenez où vous voulez et vous avez une certaine liberté dans l’ordre de résolution des énigmes. Je me serais beaucoup moins amusé si Drod avait été une simple succession de salles à réussir dans un ordre imposé.

Je suis actuellement en train de découvrir « Caves of ZZT ». On y trouve cette même idée de monde ouvert, qui me donne toujours envie d’aller dans les salles autour « juste pour voir », puis de résoudre la salle dans laquelle je suis, juste pour avoir accès à d’autres salles, et ainsi de suite.

Le level design, même pour des jeux aussi simplistes qu’un soko-ban, est super important. Il ne faut pas se contenter de placer les objets nécessaire à l’énigme. Il faut essayer de raconter une histoire, fut-elle si petite qu’elle tiendrait dans un quart de tweet.

Carte complète de Plankton, un jeu fait avec ZZT. Cliquez sur l’image pour en avoir plein d’autres

Michèle Tore !

Jeudi dernier, j’étais en train de faire l’andouille sur ma chaîne twitch et de me la péter avec mon tout nouveau tutoriel. Au cours de la discussion avec des ordispectateurtrices, on m’a demandé de faire un soko-ban « comme dans un niveau de pacman ». J’ai dit : « Ah ba ça, ça tombe bien alors ! on a déjà un pacman dans Squarity, je vais copier-coller la carte du niveau et tu l’auras dans le soko-ban ».

Après quelques modifications hasardeuses et un adaptation des caractères définissant le niveau, nous sommes arrivés à nos fins.

Et là, l’ordispectateutrice de tout à l’heure me précise que le terme « comme pacman » avait pour intention de signifier « quand le personnage va tout à gauche il se retrouve à droite et vice-versa ». Cette personne voulait un univers en tore bidimensionnel. J’avais mal compris.

Qu’à cela ne tienne, après quelques modifications supplémentaires, le soko-ban atterrissait dans un univers bidimensiotorique. Et moi qui dissertais tout à l’heure sur l’intérêt des mondes ouverts et l’importance de mettre une entrée/sortie, même fictive, eh bien là, le monde se retrouvait horriblement fermé puisque replié sur lui-même. Argh !!

En attendant, c’est plutôt rigolo, et ce serait super chouette si de gentilles personnes me créait des niveaux qui utiliserait cette particularité bidimensiotorique. J’ai partagé cette version du jeu, vous pouvez y jouer directement par ici.

Vous en avez peut-être marre de Squarity ?

Ça fait 6 articles et 5 mois que je ne parle que de Squarity dans ce blog. Peut-être que ça vous incommode, que « c’était mieux avant » quand je vous parlais de tout et n’importe quoi.

Désolé. C’est mon gros projet du moment. Il est possible que ça monopolise une grosse partie de mon temps libre des années à venir. Alors forcément, je le raconte ici.

Voici une proposition pour limiter un peu la squaritification de ce blog : pour le mois de février, je vous fait DEUX articles ! Un concernant Squarity, et un concernant tout autre chose. Ce sera sur un sujet qui me tient à cœur et que j’ai déjà mentionné une paire de fois : les nichons.

Et puisqu’il y aura deux articles, je vous propose une photo avec deux belles femmes : les jumelles Rocio et Lucia Mais. Pour le coup, c’est pas vraiment sur les nichons qu’il faut porter le regard, mais elles sont quand même magnifiques :

C’est à 9 secondes dans la vidéo d’origine.

À bientôt, puisque le mois de février, c’est dans bientôt.