Ça vous concerne

Contrairement au mois dernier, il va se passer, là, maintenant, un événement anormal.

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Le numéro du mois d’octobre du magazine 42 est reporté au mois de novembre. Pour les amnésiques et les nouveaux venus, le magazine 42, c’est ça (http:// 42lemag.fr).

Comme c’est un événement anormal, je vois pas trop l’intérêt de s’attarder dessus. On se contentera d’en déduire une conséquence tout aussi anormale : je ne vais pas faire d’article de milieu de mois pour signaler mes contributions.

Ceci étant réglé, on peut passer à la suite, à savoir : une super idée corporate à la con, que j’ai eu un jour que j’étais sobre.

« Ça vous

concerne »

Voici les différentes caractéristiques du monde du travail que j’ai mélangées pour obtenir mon idée.

L’abondance de communication (en particulier par mail)

Communiquer entre humains, c’est humain. Communiquez entre collègues, c’est souvent nécessaire, surtout si on travaille sur un même projet. Là où ça devient rigolo, c’est quand le monde moderne vous permet de répéter et retransmettre ces communications. Dans quel but ? Je sais pas, mais la question n’est pas là.

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« Mettre le chef en copie de ses mails » est une consigne qui intervient beaucoup dans le monde du travail. Parfois il faut même ajouter le chef du chef. En corporatien, on dit le « N+2 ». C’est tendance, ça fait genre « wouhou les mathématiques, tout ça ».

Que font les chefs de cette avalanche de mails dont ils ignorent le sens exact, car trop technique pour eux ? Pourquoi ressentent-ils le besoin de surveiller en intégralité les échanges effectués par les personnes sous leurs ordres ? Si ce besoin est réel et justifié, alors comment faisaient-ils à la lointaine époque où les mails n’existaient pas ? Combien de temps passent-ils à les lire / les jeter à la poubelle ? Tant de questions sans réponse. Mais on s’en fout.

A ce sujet, je suis sûr qu’on peut recréer tout l’organigramme d’une entreprise rien qu’à partir des envois et mises en copie. Même pas besoin du contenu des messages. On pourrait aussi imaginer des formules de ouf, pour calculer le pouvoir hiérarchique d’une personne, en fonction d’un tas de trucs, avec de la récursivité, et l’âge du capitaine. Mais on s’en fout aussi.

Les outils informatiques mal foutus et inutiles qu’on vous force à utiliser

Si vous n’êtes pas chômeur, et que vous bossez avec un bureau, vous avez forcément été confronté à ce genre de nuisances logicielles. Personnellement, je les classifie en trois catégories, selon une progression croissante du potentiel abberratif :

Les outils reconnus et répandus, mais mal utilisés et/ou mal configurés

Quelques exemples amusants :

  • Modèles de document Word de la super charte graphique hideuse de votre entreprise, avec l’énorme logo couleur qui prend le tiers de chaque page, ralentit le chargement et l’affichage, et augmente la taille des fichiers de 1 Mo.
  • Feuilles de calcul chaotique, aux formules longues de 1000 années-lumières et faisant appel à d’autres feuilles de calcul (introuvable, cela va de soi), le tout fécondé avec du code Visual Basic gerbatif et buggé, qui vous balance un message d’erreur bien humiliant dès que vous cliquez sur une cellule. Cerise sur le caca : la feuille est protégée par un mot de passe que tout le monde a oublié.
  • Repository CVS ou Subversion schizophrène, gavé de projets dupliqués 10 fois, contenant chacun leur propre version des modules de code supposés communs, le tout saupoudré de quelques forks et signalements de bug sybillin. L’année dernière, un stagiaire s’est occupé de tout ranger, mais ça n’a pas été fait comme il faut car il n’y connaissait rien. De toutes façons, son travail a été perdu dans le crash du serveur, il a fallu exhumer une sauvegarde vieille de 2 siècles.
Dilbert animated

Mayday ! Je vois s’approcher une centaine de plugin Eclipse inutiles et tapageurs !

Les outils exotiques dont vous n’avez jamais entendu parler avant

Apparemment, y’a des gens qui vendent ces logiciels. Comment ils ont atterri ici ? Mystère. Vous vous imaginez une petite fouine minable au département des achats, totalement ignorante du monde extérieur, qui aurait choisi cette daube parce que le père de la belle-sœur de sa maîtresse a des parts dans la société. D’où la fameuse expression que vous-même ou vos collègues éructent : « C’est pas possible, il doit avoir des actions dans <nom de l’entreprise>! »

Remarquez, ces outils bizarres, peut-être qu’ils seraient efficaces si vous saviez vous en servir. Mais c’est pas comme si on allait vous payer une formation pour. Haha ! Les formations, putain mais ça sert à que d’alle ! De toutes façons vous êtes censés être intelligent, dynamique et autonome, et vous devez savoir vous débrouillez seul. Et puis avec un peu de bol, vous foutrez pas en l’air tout votre quota internet quand vous chercherez de l’aide dans les forums, auprès de gens aussi paumés que vous.

Quelques exemples issus de mes expériences personnelles : Frame Maker, le langage ADA, Director (un bidule moche pour faire des animations)

Les outils développés en interne.

images apple google and you

Là, un monde d’incohérence et d’inesthétisme s’offre à vous. Et hop, je me refends d’une liste :

  • Le site web pour déclarer vos jours de vacances, qui ne fonctionne que sous Internet Explorer 0.4, avec une taille de fenêtre 3867 * 2542
  • La base de donnée Access pour enregistrer les rapports de bugs. Formulaires dégueux included, avec pleins de champs et de cases à cocher qui servent à rien. Et un message à la fin : « Impossible d’enregistrer ».
  • Les librairies de code merdiques, affublées de nom à la con genre « couteau-suisse » ou « template de gestion ». Vous avez l’obligation de vous en servir, alors au bout d’un moment, vous connaissez tous les bugs qui s’y trouvent et vous savez comment les résoudre. Mais vous ne faites jamais les corrections dans la librairie elle-même : pas le temps, pas les droits d’écriture sur les fichiers. Vous recorrigez tout chaque fois que vous retrouvez une copie de ces putains de librairies dans un projet quelconque.

De ces outils, on retiendra l’expression fréquemment utilisé par vous et vos collègues : « C’est vraiment de la merde ce truc ».

En tout cas, cette fois-ci vous n’irez pas vous plaindre qu’on ne vous donne pas les formations nécessaires. Elles n’existent pas ! Quant à la documentation… Vous rigolez ? L’outil a été fait par un stagiaire qui est parti avant d’avoir eu le temps de rédiger une quelconque prose sur le sujet.

john mccarthy programming completely wrong

Mettons les choses au clair : j’ai du respect pour les stagiaires. Mais ils sont comme les salariés, ils font n’importe quoi et puis c’est tout. Je me permet d’ajouter que dans toutes les entreprises où j’ai travaillé jusqu’à maintenant, je n’ai jamais vraiment réussi à me considérer d’un statut supérieur à « stagiaire ». Peut-être parce que je suis prestataire de prestataire.

Les assertions violentes

Une assertion désigne une phrase qu’on assène comme ça, bing, d’un coup. Et c’est une phrase vraie, parce que c’est moi qui le dit, et y’a pas à discuter.

Dans le monde de l’entreprise, où une certaine autorité réside, mais où il n’est pas possible de se battre physiquement, les assertions sont un outil important. Les plus rigolotes sont celles où l’asserteur ne connaît absolument rien au sujet. Par exemple : « C’est ton machin qui est buggé », « Le problème vient de chez toi, ou du réseau ».

Les assertions ne sont pas forcément émises en temps réel, par oral ou par mail. On peut aussi les retrouver dans de la doc, dans un message d’erreur, ou dans un commentaire de code : « Votre version d’Access est obsolète », « Ne pas modifier le code situé sous cette bannière ».

Et si ton code il est tout pourri, connard, va bien falloir que je le modifie, pour essayer, autant que possible, d’en faire fonctionner ne serait-ce qu’un vague morceau ! Et le ranger sous la bannière de la stupidité ne va pas aider à grand-chose !

On pourra dénicher dans ces assertions pleins de mots paresseux, tel que « Bien », « Mal », « Devez », … Pour une explication plus détaillée de ce type de mots, lire cet article des créateurs de jeux 2DBoy (http:// 2dboy.com/2010/08/17/too-short/). (même si ça n’a aucun rapport).

demotivate get to work

L’assertion qui m’a fait le plus rire m’a été offerte par un boulet de chez Deus Unlimited. Il disait dans son mail : « il faudra attendre d’avoir reçu mon feu vert ». C’était vraiment drôle. D’abord parce que « feu vert » est une expression qui se fait un peu vieillotte, et surtout, parce que c’est SON « feu vert ». C’est pas n’importe lequel. Ouais vraiment, c’est le sien. Et pour couronner le tout, le boulet avait répété la phrase un peu plus loin, à propos d’un autre sujet. « Pour ce truc là aussi, vous devez attendre mon feu vert ».

Dis donc Machin, tu crois que c’est mon but dans la vie, d’être pendu à tes basques, et de guetter avec impatience les miettes fonctionnelles que tu daignes nous accorder ? Eh bien non. J’ai pas que ça à faire. Faut que j’écrive des articles et que je réflechisse au revenu de base inconditionnel.

demotivation

Et mon idée de merde alors ?

Voilà, maintenant que je vous ai bien détaillé mes sources d’inspiration corporate, il est peut être temps que je vous la présente, cette fameuse idée. Alors, c’est quoi-quoi donc ?

Ha ha, figurez-vous que je vais laisser le suspens en suspens, parce que là j’ai pipi. Je vous fait un autre article très bientôt dans les jours qui viennent. Vous devrez attendre mon feu vert.

Par contre je peux d’ores et déjà vous dire que l’idée en question ne vous servira absolument à rien.

Contrairement à Lana, qui s’aire à pleins de chose. (Là en l’occurrence, c’est son corps)
LANA SAMPLE big boobs

Allez les #0000FF !! Allez les #0000FF !!

Parfois je regarde ma propre vie : mon boulot, mes loisirs, les choses que je fais avec mes amis, avec ma chérie… Et je me dis que tout cela est bien vain, et que je devrais peut être arrêter de me fatiguer autant. Car la seule certitude que je puisse avoir dans ce monde étrange, c’est qu’au bout d’un temps suffisamment long, l’ensemble du résultat de mes actions sera oublié. Peut être pas oublié des machines, qui garderont quelques vagues traces de moi au fond d’un disque dur ou deux. Mais inévitablement oublié des humains et autres êtres vivants.

Puis je regarde la vie des autres, et je m’aperçois qu’elle est tout aussi foireuse et oubliable. Alors je me dis : « oh, OK ». Et je me réactive.

Messieurs les humains à la mémoire courte, préparez-vous donc à oublier le

numéro 14

du magazine

42.

Avec pour

thème :

le sport.

magazine 42 couverture 14

Vous allez me dire « le sport, c’est pas geek du tout ». Dommage pour vous, votre petite tentative de déstabilisation mesquine a été répondue dans l’editorial-intro. Allez-y donc dessus.

Téléchargement derik ici (http ://42lemag.fr/archive_n14.php).

Or donc, qu’y ais-je vomis ?

Page 2 : Publicité pour le Thunder Crush

Le nom a l’air de présager d’un truc qui fragge du fennec folliculaire à la faux (pour ceux qu’ont pas compris : « ça poutre »). Mais en fait pas du tout, c’est simplement débile.

J’avais entendu dire que les maisons de retraite achetaient des Wii pour faire bouger les vieux une dernière petite fois. Eh bien avec le Thunder Crush, ils vont bouger beaucoup plus. Et en même temps, ça réglera le problème des retraites, des maisons de retraites, et de l’absurde sens de la vie mentionné plus haut. Bouh, je suis pas gentil.

L’autre pub de la même page n’est pas de moi, comme cela y est indiqué.

Page 13 : Publicité pour le formidable jeux web « Virtual Cadres »

Ca a pas l’air comme ça, mais j’y ai passé un certain temps à réaliser cette image idiote. Surtout les screenshots. J’ai essayé d’imaginer à quoi pourrait ressembler un jeu de ce genre. Je suis tellement heureux de moi que je vais détailler mes petits dessins moches.

Le premier screenshot représente les achats d’équipements. Il y a un costard +5 en self-confidence, et un +8 en leadership. On voit pas ces infos en entier, mais si je vous le dis, c’est que c’est ça.

Le second représente les actions que le joueur peut faire, concernant une décision à prendre. Il faut s’imaginer des trucs corporate de la fouffe, tels que : choisir le nom du nouveau logiciel ultra high tech que l’entreprise va créer, ou déterminer la couleur du logo de la prochaine campagne marketing-viral.

Il y a trois actions possibles, qui ont toutes un potentiel différent en « conclusage d’un accord » (icône poignée de main) et en « trouvage d’idées originale » (icône ampoule). Ses actions ont un coût en ressources : du temps (les espèces de petites pendules bleue) et du café.

Oui je sais on voit que d’alle parce que les dessins sont tout petits. Rien à foutre, moi je tripe tout seul dans ma petite tête, et j’ai besoin de personne en Harley Davidson *pwaaap *pwaaap.

Le dernier screenshot est une sorte de tableau de bord récapitulatif. On y voit les ressources du joueur pour la journée en cours (temps et café), ainsi que sa position actuelle dans l’organigramme de la boîte.

L’idée top délire de mélanger une fausse pub avec une vraie, et de demander aux lecteurs de trouver laquelle est laquelle, vient de Polo, notre slipologue préféré.

Non non, je ne viens pas de spoiler tout le truc. Le jeu « Virtual Cadres » pourrait exister, et on pourrait m’avoir demandé de créer une pub à ce sujet. Oui, parce que moi, je suis créateur de publicité moi ! Comme dans les comédies familiales avec Muriel Robin, et les bouquins tout crotteux de Marc Lévy. Créateur de pub, c’est un métier qu’a de la classe. Pas autant que trader, mais presque.

Page 52 : Article sur les sports avec des animaux

Merveilleux petit tour d’horizon des sports pour humains, impliquant d’une manière ou d’une autre, des animaux. J’y décompose mon propos en trois parties :

  • Les sports avec des animaux vivants
  • Les sports avec des animaux vivants mais plus pour longtemps
  • Les sports avec des animaux morts
  • quelques surprises finales.

Et ça fait pas 3 parties, mais c’est pas grave.

page 60 : Comment réaliser des « mails qui tournent sur internet »

Je crois que c’est l’un des articles dont je suis le plus fier actuellement. J’ai pris un grand plaisir à décrypter les codes culturels des mails et power point pourris que vos collègues et vos amis vous transmettent, « parce que c’est rigolo/important/ça va changer votre vie ».

Tout est détaillé : mise en forme, format de fichiers à la con, sujets traités, mépris des règles esthétiques les plus élémentaires, etc. Je me permet également quelques pétages de plombs cafardeux. « Il faut bien que l’on comprenne que vous haïssez la Terre entière et que votre désir profond, c’est de larder le corps de vos amis avec un fouet à pointes. »

L’article a pas trop de rapport avec le thème, mais vu que je suis le maître du monde avec des brocolis…

Les nouveaux l’amis de l’internet du mois.

Ce sera vous, lecteurs, mes nouveaux l’amis de l’internet. J’ai une petite surprise dans ma besace que je vous révélerais dans quelques jours. Au fait, la Motion Twin a sorti Naturalchimie 2. Pour l’instant c’est encore en version bêta. Vous avez pu choper un code ? Non ? Ooooh, quel dommage. Restez dans le coin.

Qui dit sport dit pom-pom girls.

Donc, acte.

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L’expression « donc, acte » n’existe pas. Il y a bien « dont acte », mais j’ai jamais su dans quel contexte il fallait l’utiliser. De toutes façons, c’est plus amusant d’inventer ses propres expressions. Donc, acte.

Et pour clore ce propos, je dirais que hier midi, en regardant une session de motus à la téloche, j’ai instantanément trouvé la réponse, à savoir : « torgnole ».