Magazine 42 numéro 31.5 * 2

− Bonjour mon ami.

− Bonjour, c’est une joie de vous voir.

− Vous connaissez l’histoire du con qui dit non ?

− Non.

− …

− …

− …

− Je suis désolé. Profondément désolé.

− Il ne faut pas vous en vouloir. Vous avez fait tout ce que vous avez pu.

− À cause de moi, plus personne au monde n’est en mesure de se souvenir de cette histoire. C’est une partie de notre culture orale qui disparaît. J’ai envie de pleurer.

− Ne soyez pas triste. Il y a tant d’autres récits à conserver dans notre mémoire, et encore plus d’autres à inventer, à redécouvrir…

− Merci de me réconforter. J’avais besoin d’une épaule sur laquelle m’appuyer. Mon ami. Mon ami.

− Je suis là. Ah, l’amitié ! En voilà une belle histoire à raconter ! Et elle ne s’oublie jamais !

− Comme vous avez raison.

− …

− …

− …

− Mais ! Suis-je bête ! Rien n’est perdu ! Je l’avais écrite cette histoire du con qui dit non, et je l’avais mise en lieu sûr !

− Formidable ! Quelle intelligente initiative ! Vous êtes notre sauveur. Où se trouve le texte ?

− Dans votre cul.

− …

− Cela m’avait semblé être le meilleur endroit pour l’entreposer. Je suis sûr de pouvoir le retrouver, puisque nous sommes des amis inséparables.

− …

− Vous m’en voulez parce que j’ai mis quelque chose dans votre cul ?

− Non, absolument pas. Je n’ai aucune raison de vous en vouloir. Malheureusement, je suis au regret de vous dire que j’ai subi une colostomie ce matin. On m’a placé un anus artificiel.

− Alors, vous voulez dire que … que …

− Oui, mon ami. Je n’ai plus de cul. Et tout ce qui était à l’intérieur a été irrémédiablement perdu.

− Non. NOOOOOOOOON !

− J’aurais tant voulu pouvoir apporter ma contribution à la conservation de notre patrimoine culturel. (Sanglot…)

− Nous n’avons plus que les yeux pour pleurer.

− C’est à dire que… Je me suis également fait ablater les yeux il y a quelques jours. Et, puisqu’on aborde le sujet, puis-je également me permettre de vous demander d’éviter les expressions telles que « ça me fait une belle jambe », « les bras m’en tombent », « ça se voit comme le nez au milieu du visage », « je lis sur vos lèvres », « bah mon colon » et « il pense avec son sexe » ? Elles me mettent mal à l’aise.

− Vous vous êtes fait enlever toutes ces parties du corps ? Ça fait froid dans le dos.

− …

− Excusez-moi. Je ne l’ai pas fait exprès. Je ferais attention, c’est promis. Mais alors, que vous reste-t-il ?

− Mes poils, la mélancolie, et le magazine 42.

Fin.

D’ailleurs, justement…

à propos du magazine 42. (http:// 42lemag.fr/)

Vous avez certainement constaté que je suis un peu à la bourre dans mes articles récapitulatifs. C’est pas de ma faute, c’est à cause qu’on n’a pas encore mis en place l’Allocation Universelle et du coup j’ai pas assez de temps pour moi.

Comme vous l’aurez compris par le titre initial, je vais annoncer ici mes contributions aux numéros 31 et 32. Go !

Numéro 31 :

le tuning

Couverture du numéro 31 du magazine 42

Page 31 : le jeu moisi de la dichotomie

Ça n’a pas grand chose à voir avec le tuning, mais l’idée est intéressante malgré tout. Et je suis assez content d’avoir imaginé ce fameux « chauffe-huître avec percuteur intégré ».

Au fait, si jamais vous jouez au Bigdil, je ne vous conseille pas du tout cette technique de recherche pour le prix. Théoriquement, c’est celle qui vous permettrait de gagner en le moins de coup possible, sauf qu’elle nécessite des calculs trop difficiles pour une petite tête d’humain Bigdileur, vous n’arriveriez pas à les computer dans le temps imparti.

Personnellement, je ferais un découpage en base 10 : 10000 – 5000 – 2500. Ensuite je découperais le 2500 en 3 : 1000 – 1000 – 500. Puis, pareil, avec un zéro de moins : 1000 – 500 – 250, ou plus directement : 500 – 250 si je suis précédemment tombé dans la tranche de taille 500. En 4 coups maximum, je trouve un chiffre. Et après, faut avancer bêtement. Pas optimisé, mais bien plus simple pour un cerveau humain.

Je me demande comment je réagirais si je passais au Bigdil. D’un côté, la possibilité de manger mass’ de pognon, et de l’autre, celle de faire plein conneries tout en étant admiré par des milliers de gens.

Je pourrais me mettre à poil sur le plateau, hurler des chansons paillardes dans l’oreille de Lagaf’ et faire un slam dans la foule. Je me ferais jeter dehors, mais j’aurais la classe éternelle, avec des vidéos de moi sur Youtube. C’est un choix cornélien entre l’argent et la célébrité. Je me sens cornélifié, là.

Et sinon, vous constaterez que j’ai fait une contribution à la page 31 du numéro 31. Tout le monde s’en fout ? OK.

Page 56 : le tuning de la langue française

Ça faisait longtemps que je voulais faire une article sur ce sujet. J’ai tenté de répondre à diverses interrogations qui me turlupinent depuis quelques temps :

  • Il existe des gens qui utilisent des anglicismes, des « buzzwords », et des « éléments de langage » à foison. On pourrait arguer que ces gens ont un comportement moutonnier, car ils se copient leur vocabulaire entre eux. Par ailleurs, d’autres gens se sont placés à un niveau d’analyse supérieur, ils ont détectés ces abus de langage et ce moutonning, et ont décidé de le fustiger. N’y aurait-il pas moyen de se placer à un niveau encore plus supérieur, et se rendre compte que la fustigation de ces comportements moutonniers est elle-même un comportement moutonnier ? Comment réagir à tout cela ? doit-on fustiger l’ensemble ?
  • La raison principale donnée par les fustigateurs de buzzword est que ça dénature la langue française. Mais il existe des artistes qui transforment les mots, jouent avec et en inventent de nouveaux. (Raymond Devos, Bobby Lapointe, les slammeurs, …) Eux aussi dénaturent la langue française, pourtant, tout le monde trouve ça super. D’où vient ce schisme ?

Tiens, je viens de me rendre compte que cet article de blog utilise le mot slam dans ses deux sens différents : se jeter dans une foule de gens pour faire le con, et raconter des textes et poèmes bizarres à une foule de gens pour faire le con. Youpi, moi aussi je joue avec la langue française.

La langue française, donc. Fabriqué en France, bien entendu.

Page 67 : le kamasutra-puzzle

Oh comme c’est rigolo, oh comme c’est mignon ! Prétendre qu’il m’a fallu beaucoup de temps pour concevoir le puzzle et décider des imbrications serait un vilain mensonge. Par contre, la réalisation des petits dessins, ça oui. Mais je suppose que vous ne me croyez pas.

C’est toujours comme ça. Quand on regarde un truc fait par quelqu’un d’autre, on se dit : « Boarpf, c’est tout simple, ça se claque en une demi-heure entre 2 bouteilles de whisky ». Eh bien non. On a cette impression parce qu’on ne voit que le résultat final, et pas toutes les petites versions intermédiaires ni les essais. Voilà.

L’idée sous-jacente de ce jeu débile, c’est que n’importe qui, et même n’importe quoi, possède une sexualité et est en droit de s’en servir. Même les vieux, même les handicapés, même les plantes, même les beholders, même les cônes de travaux. Cette idée me semble importante, bien que je la présente avec un humour douteux.

D’ailleurs, cettedite idée a été exprimée dans le kama-sutra, bien avant que je ne le fasse.

Oh et puis tiens, rien à voir, mais un peu de nostalgie personnelle. Voici un beholder.

Page 68 : extension du domaine du tuning

Article fioriturien pour coller au thème. Je suis parti d’une définition générique du mot « tuning », afin de l’appliquer à d’autres choses que les voitures, j’ai trouvé des exemples, et j’ai balancé. Au passage, j’en profite pour introduire le concept du BHL de platine. Plus une activité en est dotée, plus elle est officiellement reconnue comme risible, et plus on peut se foutre de la gueule des gens qui la pratiquent, sans risquer de représailles.

J’ais déjà eu l’honneur de définir diverses échelles de valeur dans ma vie. Par exemple : le Bogdanov de platine, qui gradationne les explications fumeuses et pseudo-scientifiques ne voulant rien dire et n’ayant d’autre utilité que de faire mousser leur auteur. Le BHL de platine me semble être la plus intéressante, sociologiquement parlant. Nous verrons si j’ai d’autres occasions de m’en servir.

Je parle un peu de Belfort dans cet article, mais pas sous son meilleur angle, désolé. Ça m’a quand même fait plaisir d’en parler, même si c’était pas sous le meilleur angle-désolé. C’est un morceau de mon histoire personnelle. Ainsi, je lutte, à mon niveau, contre cette catégorie spécifique de lavage de cerveau qui se nomme la privation d’histoire.

Vous remarquerez la subtile allusion à Houellebecq dans le titre de l’article. C’est d’autant plus amusant que Bérnaranrilévi et « Où-est-le-bec » on écrit un livre ensemble.

Page 77 : le sexe en voiture

Le titre est un jeu de mot pourri, car la dénomination correcte serait : le sexe fait par des voitures.

Mon traditionnel roman-photo. Classe, distinction et crédibilité. Je reprends subrepticement l’idée de la sexualité pour tous, présentée dans le kama-puzzle, mais ici, j’insiste sur le cas particulier des véhicules. Car ils ont, eux aussi, le droit de baysay ensemble.

Je ne suis pas sûr que mes espèces de montages photos soient toujours clairs. La première fois que vous les avez regardés, est-ce que vous aviez bien compris que le camion éjaculait du liquide lave-glaces sur le pare-brise de la voiture ? C’est important que cette action soit explicite, pour la narration et pour le réalisme de l’œuvre.

En tout cas, j’espère que ça vous a plu. Pour clô(re/turer) ce premier récapitulatif et rester un minimum dans le thème, je vous mets la milf Milena Velba, qui ne reconnaît plus personne en Harley Davidson (pouôôm pouôôm).

Milena Velba

Numéro 32 :

le

surnaturel,

le supra-

pas-normal,

etc.

Couverture du numéro 32 du magazine 42

Page 25 : l’ascenseur de la lose

Hahaha. Depuis quelques années, j’ai remarqué que je trouvais ça rigolo de me moquer des gens qui sont morts. J’ignore pourquoi.

Il faut quand même avouer que la mort a un petit quelque chose de marrant et rassurant : même les personnes les plus riches et les plus célèbres finissent par mourir, tel le clochard du coin retrouvé frigorifié dans sa tente Quechua, un bataillon de fourmis s’attelant à le grignoter, profitant que l’intérieur est encore un peu tiède (elles sont passées par l’anus).

J’ai aussi profité de cette occasion pour offrir aux lecteurs une image des gros faux nichons de Lolo Ferrari. C’est toujours ça de gagné pour eux.

Page 43 : le Ouija

On s’est un peu cafouillé les crayons entre rédacteurs, du coup, plusieurs d’entre nous avons commis un détournement débile de cette méthode de divination. Le problème, c’est qu’on ne se synchronise pas, alors on découvre à la dernière minute ce que font les autres et c’est trop tard pour changer.

N’empêche, ce jeu moisi vaut son pesant de rouflaquettes. Vous saviez que j’avais dessiné le tracé au boulot ? Non ? Eh bien je.

L’énoncé du jeu soulève un problème important. Si l’esprit-est-tu-là ne parle pas la même langue que les boulets qui tentent de communiquer avec lui, ou pire, si il n’a pas le même alphabet, comment il fait pour épeler les mots sur la planche ?

Oh et à part ça, il y a une faute dans la solution. C’est écrit « GABONNE TOI » alors que ça devrais être « ABONNE TOI ». C’est rigolo « GABONNE ». Genre, on vient du Gabon, voyez.

Une dernière chose : le nom « Ouija » vient de la concaténation du mot « oui » en 2 langues différentes (français et allemand/néérlandais). Donc si on traduit littérallement, ça ne donne rien de plus que Oui-oui. Au pays des jouets.

Page 55 : l’informatique ésotérique

Je m’attaque à un sujet épineux : les gens qui n’y connaissent rien en informatique. Je me permet une petite dose de mauvaise foi, car je fais comme s’il existait encore beaucoup de ces néophytes complets, à qui on pourrait vraiment faire croire n’importe quoi. C’est devenu de plus en plus faux avec le temps, en particulier dans le monde fabuleux du Travail. Globalement, les gens ont maintenant dépassé les stades primitifs, tels que « je colle ma souris sur l’écran pour faire bouger le curseur ».

Je ne le dis pas explicitement, mais c’est un article un peu nostalgique. À une époque, que je n’ai qu’à peine vécue à travers des boulots d’été, l’informatique était comme une espèce de sorcellerie maîtrisée uniquement par des gens bizarres. L’informaticien avait un petit pouvoir : celui de faire croire à ses chefs que son travail était long, compliqué et fastidieux. Il pouvait donc se débrouiller pour glander au travail en toute impunité, et se faire dans son coin ses petits trips de programmation personnels.

Aujourd’hui, tout cela est fini et je ne suis pas sûr que la situation se soit améliorée. Car, même si les gens se sont rendus compte que le travail informatique n’est pas si long, fastidieux et compliqué que ça, ils n’ont pour autant toujours pas pris conscience que c’était un vrai Métier.

Ça rejoint ce qui est dit dans ce texte, même s’il date un peu. (http:// www. commentcamarche.net/contents/histoires/vecu.php3)

C’est un peu comme les saltimbanques. Eux non plus, ne sont pas reconnus comme exerçant un vrai Métier. Bientôt, nous aurons le même statut. Nous aurons des cachets d’intermittents de l’informatique, cherchant des petits boulots ici et là, quémandant des prestations contre une modeste obole. Lorsque ce jour viendra, je deviendrais saltimbanque.

mes-ballades.com saltimbanque

Page 58 : roman-photo

Woups, le titre n’est pas écrit dans le magazine, il y a juste indiqué « Roman-photo ». Je me souvenais avoir choisi « la dette éternelle ». Oh c’est pas grave.

Bon, c’est du grand n’importe quoi, mais il faut bien. Il y a quand même une toute petite critique pseudo-socio-économique de la notion de « dette ».

Le lecteur averti aura reconnu Macauley Culkin, Pascal Sevran, ainsi que les bourgeois-bohémeux du Cercle des pouett-pouett disparus. Pascal Sevran qui, d’une part, est mort (haha lol), mais qui a surtout dit : « la bite des noirs est responsable de la famine en Afrique ».

Le mot « noir » sera la transition pour que je puisse vous mettre la photo d’une femme ronde habillée en noir. Voilà :

À bientôt mes petits amis. Et si, chez vous, vous avez sauvegardé l’histoire du con qui dit non, ça m’intéresse. J’aimerais vraiment la retrouver.

Magyd Cherfi et mon côté cucul

Comme je suis un mec culturel, il y a quelques temps, je suis allé à une soirée slam-et-gamins avec Magyd Cherfi dedans. C’était organisé par Alternateuf, l’assoc’ qui fait bouger la moche région du Zogzogunterkirchesland.

Magyd Cherfi
Le gentil Magyd avait passé l’après-midi à aider des ch’ti n’enfants à préparer des textes. Ce beau monde est ensuite venu nous les déclamer. Y’avait un peu de tout:
  • Un mec qui a raconté un conte débile avec des animaux débiles, ça lui a pris 20 minutes et il a endormi tout le monde.
  • Plein de petits n’enfants d’immigrés expliquant que leur cœur se trouve autant en Algérie qu’au Zogzogunterkirchesland. C’était tout meugnon.
  • Une vieille nana avec un béret qui s’est lâchée à propos d’un canal. (Ne pas oublier le « c », merki).
  • D’autres petits n’enfants qui nous ont offert une chanson pipi-caca, celle avec Tonton Chirac qui chie dans son casque. Vous trouverez l’air et les paroles dans la catégorie idoinement nommée « chanson pipi-caca » de cet idoine blog.
  • Et bien sûr, Magyd Cherfi lui-même. Il a fait péter quelques textes bien sympa, même si je me souviens plus de ses propos. J’étais obnubilé par ma réflexion intérieure, à, comme vous vous en doutiez, élaborer une petite bafouille de mon cru.

Quand je suis arrivé sur la scène, ma chérie a regardé ses amis d’un air désespéré, exprimant très clairement que: « Bon ben, désolée. C’était inévitable. Il va nous chanter une de ses chansons à la con. Super ».

Eh bien pas du tout! J’ai fait quelque chose de frais, poétique, cucul-comme-il-faut et très « world ». Je le savais bien qu’au plus profond de moi-même, j’étais un mec normal. Mon âme intérieure est normale. Je suis l’homme le plus normal du monde! Ça mérite de l’argent! Donnez-moi tout ce que vous n’avez plus depuis la crise! Bref. Voici mon slam:

Qu’est-ce qui est petit et marron?
Un marron

Qu’est-ce qui est rond et orange?
Une orange

Qu’est-ce qui est joli et rose?
Une rose

Qu’est-ce qui est joli aussi, mais violet?
Une violette

Qu’est-ce qui est douloureux et bleu?
Un bleu

Qu’est-ce qui est rouge?
Un verre.
(Un verre de rouge)

Et qu’est-ce qui est de toutes les couleurs?
Un être humain

Ça a beaucoup plu. Magyd Cherfi, qui était à côté, se marrait bien et les gamins proposaient des trucs au fur et à mesure de mes phrases. À la fin, ils ont dit « un arc-en-ciel ». Et c’est vrai. Y’a toutes les couleurs dedans. Mais c’est parce que les arc-en-ciel sont fabriqués à partir de morceaux d’humains lyophilisés:

busyp rainbow man

Ensuite, mini-apéro. Quelques gamins sont venus me poser des devinettes de gamins. Bien entendu, je les connaissais déjà toutes et je les ai subjugués par ma culture infantile. Ha ha ha!

J’ai juste eu un tout petit peu de fil à retordre avec la question suivante:

« Y’a 1 000 personnes qui montent dans un avion et 1 000 qui descend. Combien y’a de gens dans l’avion? ».

J’ai fait abstraction de la stupide faute de français qu’il avait faite (1000 qui descend) et j’ai commencé à réfléchir. J’ai dit 0, mais c’était forcément pas ça. J’ai re-réfléchi avec mon cerveau et je me suis dit, hmmm…. y’en a un dont le prénom est « 1 000 ». C’était plus ou moins ça. Le gamin m’a expliqué qu’il en reste 999 dans l’avion, parce que:

« Y’a 1 000 personnes qui montent dans un avion, Émile qui descend. »

Sa stupide faute de français n’en était donc pas une. Il m’a d’ailleurs lui-même précisé que c’était un indice.

C’est là où je me suis rendu compte qu’on est très prompt à dire que les enfants de maintenant ne savent plus écrire, plus parler, plus compter, etc. Alors que pas forcément. En plus, ils jouent avec les mots, ce qui est une marque d’intelligence. Pas forcément une marque d’humour, car certains jeux de mots sont bien pourris, (Cathy Penflam), mais au moins une marque d’intelligence.

Ensuite, Magyd Cherfi nous a fait un de ses chouettes concerts dont il a le secret et je me suis bien régalé. À un moment, il a exécuté un montage-debout-sur-une-chaise, tout en chantant. On le sentait pas rassuré dans sa cascade, mais il s’en est très bien sorti.

Sur ce, comme on est dans les couleurs, je vous repropose mon poème, mais avec illustrations. Petit tour d’horizon chromatique des beautés de la toile 2.0 de l’intraweb.

Qu’est-ce qui est petit et marron?
Un marron
xl-girls-huge-tits-lady-snow-gangster-450x677
Qu’est-ce qui est rond et orange?
Une orange
busty merilyn exposed 01
Qu’est-ce qui est joli et rose?
Une rose
CassieSet13ff Cassie Bombshell
Qu’est-ce qui est joli aussi, mais violet?
Une violette
Blackplanet bbwsource
Qu’est-ce qui est douloureux et bleu?
Un bleu
nadine jansen blue
Qu’est-ce qui est rouge?
Un verre.
(Un verre de rouge)
milena velba green
Maritza Mendez
Et qu’est-ce qui est de toutes les couleurs?
Un être humain
LetyourinnerrainbowShine Dee Dee Rainbow
P.S. j’ai piqué l’idée de ce texte dans un épisode de Kaamelot (Le combat d’énigmes entre Élias et Merlin). Faut pas que je le dise, comme ça j’ai encore plus l’air de trouver des idées super originales grâce à mon cerveau.

Sur ce, je me casse au ski une semaine avec des morceaux d’humains. Je serai donc encore plus absent que d’habitude sur ce blog. Mais j’ai donné quelques articles pour le prochain numéro de 42. Guettez donc sa sortie. C’est un ordre.

ski-simulator-01-02-09

les sports à la con

Madame, Monsieur,

Au début, je comptais faire un article sur les sports débiles. J’aurais commencé par le curling, sport à l’absurdité très populaire, cité en tant qu’exemple par défaut par les gens qui veulent amuser la galerie. La phrase: « Au moins, le curling, c’est pas comme le foot, y’a pas la corruption du fric et des hooligans » est fréquemment utilisée dans les salons branchés pour faire montre d’une pointe d’humour et d’une fine capacité d’analyse sociologique. (Salons branchés, ça veut dire: « vous en zombi recouvert de croûtes de pizzas avariées en train de discuter sur MSN ») (Braaaaiiiiiinnnsss!!!)

Après le curling, j’aurais enchaîné sur le longe-côte, (http:// fr.wikipedia.org/wiki/Longe-cote), au principe on ne peut plus simple. C’est du canoé, avec la pagaie, sans le canoé. (en vrai c’est une pagaie de kayak, mais la sonorité trop particulière de ce mot foutait en l’air le potentiel comique de ma phrase)

Ensuite, je me serais offert un petit paragraphe sur le bowling. Le sport en soi n’est pas spécifiquement stupide, il est même plutôt distrayant, si on inclut la bière, les chaussures marrantes et, et, et, et dans votre tête, des bonnes grosses bimbos violacées de sexe, qui vous acclament au moindre de vos lancers pas trop foireux, que même qu’elles ont plus de 10% de masse nichonienne!!!!

milena velba wrongball

Ce qui fait la débilité du bowling, c’est qu’une fois suffisamment entraîné, vous faites 300 points à chaque partie, et c’est tout. Il n’y a plus d’amélioration possible, pas d’adversaire plus fort à vaincre. En face de vous ne se dresse qu’un ramassis d’idiots avinés, qui sont exactement comme vous.

Seulement voilà, au fur et à mesure que je réfléchissais à tout ça, je me suis aperçu que la notion de débilisme dans le sport est foutoireusement subjective. Juste pour tester, j’ai joué avec mon cerveau en lui faisant croire que le curling, le combat de pouce, et les échecs-boxe (http:// site.wcbo.org/content/e14/index_en.html) étaient à prendre au sérieux. Puis je lui ai fait croire que le basket, le rugby et la course à pied étaient complètement crétins. Et, croyez-le ou non, mon cerveau a plus ou moins volontairement accepté ces idées.

J’ai donc décidé de m’orienter vers un truc bien plus objectif, mais rigolo quand même. Voici:

Les sports

de

sado-maso

d’hier et

d’aujourd’hui

On commence avec un grand classique:

la joute

joute

Vous connaissez déjà: deux hommes en boîte de conserve, des bouts de bois, des gueux. À noter que le but n’était pas de faire tomber son adversaire, ni de le suppositoirer jusqu’aux amygdales. Il fallait en réalité briser le plus possible de lances sur son armure. Oui j’ai piqué cette info dans wikipedia et oui je sers à rien.

la course avec des taureaux

Albert Jacquard et ses potes peuvent tout à fait militer contre les corridas si ils en ont envie, ils devront pourtant reconnaître que le taureau, avant de se faire trucider par un mec en collant, a une vache de chouette occasion de se fendre la gueule, et aussi des d’humains.

Cette occasion s’appelle l’encierro, et si j’ai bien tout compris, ça consiste (pour un humain) à sauter une ou deux barrières et à venir faire coucou au taureau durant son chemin vers l’arène. N’importe qui peut exercer cette pratique, en particulier les idiots. Pendant ce temps, Darwin se gratte la couille gauche en sirotant un demi à l’orange sanguine.

Pour les extra-terrestres qui n’auraient pas reçu l’un des derniers power-point ultra-branché du moment, (celui contenant des photos de « 2 millièmes de secondes avant le aïe-j’ai-mal »), voici une image à corner les boeufs(http:// www. 5loops.net/2010/04/09/bull-horn-in-leg).

Le double gloucester de l’horreur

On reste dans le thème de la course, mais cette fois-ci avec une créature bien plus dangereuse qu’un taureau: un bout de fromage!!!!

Ça se passe en Angleterre, à Bockworth (ça vaut le coup du Bock). Un fromage roule sur une colline, des gens courent après pour le rattraper.

On m’a toujours dit qu’il fallait pas jouer avec la nourriture. Mais il semble qu’une exception puisse être faite quand ledit jeu offre la possibilité de finir sur un brancard. De plus, rappelons qu’il s’agit de nourriture anglaise. Donc ça va.

Une chose est sûre, le fromage est coupable. On le soupçonnerait même d’avoir passé un pacte avec le diable.

fromage maléfique

Voici une news de TF1 qui raconte tout ça (http:// lci.tf1.fr/insolite/2006-05/blesses-dans-course-fromage-4893431.html). Oui, caca, ça vient de TF1, c’est mal. Mais le mal c’est bien.

The Eton Wall Game

Nous allons rester en Angleterre (admirez la fluidité des transitions de cet article de merde) et nous rendre au Eton College. On y joue au Wall Game. Ne cherchez pas d’autres terrains pour ce sport, il n’existe qu’un seul mur-officiel-pour-jouer-au-jeu-que-y-a-que-nous-qu-on-y-joue.

Les règles sont hyper tarabiscotées, mais c’est pas très important. En fait, le principe se résume à s’entasser contre le mur, et à y frotter la gueule des angliches adverse. On relèvera la présence anecdotique d’une balle, mais c’est moins drôle à frotter, car ça ne crie pas « fuck ».

Contrairement aux autres sports, la débilité de celui-ci me semble bien plus objective. Mais il est possible que mon avis sur cette objectivité ne soit pas objectif. De toutes façons, le Wall Game reste dans le domaine du sado-masochimsme puisque même l’article inévitablement aseptisé de wikipedia s’autorise à mentionner des morceaux de peau qui se détachent.

Allez hop, lien vers wikipédia (http:// en.wikipedia.org/wiki/Eton_Wall_Game)

Comme vous avez pas envie de vous palucher tout le blabla en anglais, je vous drope direct le fun fact : malgré les entraînements réguliers et la compétition annuelle, la plupart des matchs se terminent par 0 – 0. Les marquage de buts surviennent environ tous les 10 ans.

nos amis les aztèques/mayas/incas

J’ai jamais su la différence entre les trois mots, et zut.

Bon, les anglais c’est gentil, mais je vous propose de faire monter la pression, premièrement avec une image comme ça:

thl19102008_04  topheavy

et deuxièmement en vous parlant des Amérique-du-sudien. Ce joyeux peuple avait pour coutume de pratiquer une activité bizarre, avec une balle super-dure, un rond en pierre accroché à un mur, et des coups de pieds. Je suppose que pour écrire le vrai nom de ce jeu, il devait falloir trois mètres carrés de parchemin, ou un bloc de pierre à graver en relief. On s’en branle. Sur internet, ça s’appelle Ulama, ou Tlachti.

Le jeu en lui-même était, semble-t-il, déjà bien violent (morceau d’os qui volent, larynx fâcheusement froissé, mort fâcheusement accidentelle…) Mais le plus rigolo c’est que les perdants étaient sacrifiés. Eh oui! Ces gens là avaient un sens de l’humour assez particulier concernant la vie et la religion, tout ça parce qu’ils s’étaient inventés des dieux de mauvais poil.

Enfin c’est plus très important puisque ils ont tous été colonisés bien vite, à cause d’un cheval de Troie dans leurs croyances si rigolote. Comme tout le monde, ils avaient banalement prévu le retour d’un quelconque messie, sauf que celui-ci était censé arriver par la mer et avoir la peau blanche. Fail.

De cette glorieuse civilisation, on ne gardera que leur calendrier Paco-Rabanne-style, qui nous annonce la fin du monde pour dans pas si longtemps que ça. Une sorte de bug de l’an 2000 version « à plumes ». Quelle bande de gros geeks ces aztèques/mayas/incas!!!

la cournée

Le grand Internet ne me donne que très peu d’information concernant ce jeu pratiqué au moyen-âge.

Voici une première page. (http:// www. arena-stadium.eu.org/2500-ans-histoire/3-Moyenage/2-jeux-de-nobles.html)

Et une deuxième: (http:// web. archive.org/web/20080609183258/ http:// wwwphp. ac-orleans-tours.fr/circ37-loches/circo/article.php3?id_article=193).

Edit 07/04/2013 : Le 2ème lien s’est mouru après quelques années de bons et loyaux services. Eh oui, faut pas croire qu’internet est immortel. Du coup, je vous ais mis une sauvegarde de webarchive. C’est moche, sans images et sans mise en forme, mais heureusement qu’il existe ce webarchive.

Fun fact: le lien originel était hébergé par le site de la circonscription de Loches. Ce serait trop facile de faire péter une image pour cette occasion, je laisse ça à Philippe Bouvard.

Bref. Qu’est-ce que la cournée? Il s’agit d’un jeu qui consiste à lancer des pierres sur son adversaires.

Voilà… Qu’est-ce que je peux dire d’autre?

Non en fait c’est bon.

cournée lapidation it rocks !

conclusion:

« Faut être complètement con de s’investir et d’essayer de faire carrière dans un sport avec des juges, quand on est jeune, on ne fait pas forcément attention à ce détail. »

Philippe Candeloro (ou un autre, mais je m’en branle)

Veuillez recevoir, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.