Raffarin pète-burne Memorial Day #6

La tradition sur ce blog est de perpétrer une célébration du lundi de Pentecôte, en tant que jour-qui-était-ferié-et-qui-l-est-toujours-mais-qu-on-se-fait-malgré-tout-enculer-d-un-jour-de-congés. Les célébrations des années précédentes sont rangées dans la catégorie idoine.

Pour ceux qui auraient été privés de leur histoire, je rappelle que cet assassinat du temps libre des Français nous a été offert par Jean-Pierre Raffarin. C’est ce mec là :

J'emberlificote le fil de mon microoooooo !!

Chui un rebel, j’emberlificote le fil de mon microoooooo !!

J’ai déjà déblatéré sur ce monsieur. Il mériterait qu’on lui déblatère dessus à l’infini, mais ce n’est pas ce que j’ai envie de faire aujourd’hui.

Rappelez-vous, l’année dernière, je vous avais présenté l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) pour le Revenu de Base Inconditionnel. J’en avais également parlé dans le blog de Sam & Max (http:// sametmax.com/comment-le-revenu-de-base-inconditionnel-pourrait-maximiser-le-bonheur/).

C’est maintenant l’occasion de faire un point sur le résultat de cette ICE. Comme on pouvait s’y attendre, elle n’aboutira pas, puisque seulement 285 042 signatures ont été récoltées dans toute l’Europe, sur les un million requis. Zut alors (http:// revenudebase.info/2014/01/15/fin-initiative-europeenne-mouvement/).

Lance Armstrong, après s’être vautré sur la Lune avec son vélo dopé à l’assistance électrique, nous avait gratifié de sa fameuse citation : « c’est un faux-pas pour moi, mais faut pas se formaliser pour l’humanité ». Je propose un détournement de cette phrase, pour vous annoncer : « c’est un échec pour l’ICE, mais pas pour l’idée du Revenu de Base en elle-même ».

Le fait d’avoir eu une action concrète à mener (obtenir le plus de signatures possible) a encouragé de nombreuses personnes, dont moi, à faire circuler l’idée. Celle-ci avance dans l’esprit des gens, et se répand dans le monde en sautant joyeusement de cerveau en cerveau. Sans me vanter, je peux revendiquer la paternité directe ou indirecte d’au moins 4 signatures parmi les 285 042.

La barre de progress des signatures a freezé.

La barre de progress de l’ICE a freezé.

Je suis persuadé que le Revenu de Base est un mode d’organisation sociale qui optimiserait le bonheur et la productivité des humains. J’entends par là : productivité au sens large, aussi bien concernant les choses utiles (échanges, éducation, écologie, …) que les futiles (casquettes à grosse tête). À noter que je reconnait sans aucune réticence que les casquettes à grosse tête ont également leur place dans ce monde.

Ce dont je suis moins persuadé, c’est si l’idée du Revenu de Base est suffisamment simple et limpide pour que la plupart des gens finissent par accepter que ce serait bénéfique. Le meilleur moyen de s’en assurer est d’en parler autour de soi, aux gens qu’on connait / qu’on connait pas. Ce que j’ai tenté de faire.

Je m’en vais donc vous présenter ici mes expériences personnelles de « faiseur de ciruler les idées ». Autant vous prévenir, les résultats ont variés et il est grandement possible de se débrouiller mieux que moi. Mais on fait avec ce qu’on a. Or sur ce blog, on a moi et pas grand monde d’autre.

Comment amener le sujet du Revenu de Base ?

Si vous êtes assez bon en blablatage, vous devriez être capable de le faire émerger au détour d’une conversation classique. Vous avez certainement remarqué que les gens se lamentent souvent, levant de grands yeux mouillés de basset sur la misère de l’univers, tout en ânonnant « qu’il n’y a plus de travail », « qu’il n’y a plus d’argent nul part », « que c’est la crise », et autre lieux-communs à l’emporte-pièce. C’est l’occasion pour vous de proposer une solution à ces problèmes, et d’embringuer sur le Revenu de Base.

N’étant pas un grand expert en relations sociales, je ne parviens pas à saisir toutes les occasions qui se présentent. Mais j’ai une autre technique. Celle-ci n’est pas utilisable par tout le monde, vous devez être muni d’un conjoint ou d’une conjointe (avec ou sans nichons).

 Moi c'est avec.

Moi c’est avec.

Première étape : parlez du Revenu de Base à votre conjoint(e). Décrivez-lui en détail les raisons pour lesquelles vous pensez que ça fonctionnerait. Si vous n’êtes pas assez convaincant, ce n’est pas grave du tout. L’important est qu’il/elle réalise à quelle point cette idée est importante pour vous. Surtout n’hésitez pas à être bien lourd, et à ramener régulièrement le sujet sur le tapis.

Seconde étape : allez à un machin social quelconque, accompagné de votre conjoint(e). Déroulez des conversations comme normalement. Si le machin social est agrémenté de drogues douces (alcool, marijuana, …), n’hésitez pas à en consommer, ça ne peut qu’aider. À un moment, quelqu’un va inévitablement sortir l’un des lieux-communs emporte-piecé sus-mentionné. Là, votre conjoint(e) devrait dire : « argh, il va encore nous bassiner avec le Revenu de Base, fuyez ! »

Si personne ne fuit, vous avez le champ libre et vous pouvez prendre la parole.

Comment présenter des arguments convaincants ?

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Comme très peu de gens connaissent le Revenu de Base, vous êtes de toutes façons obligé de le décrire en quelques phrases. Là, personnellement, je ne me prends pas la tête. Je ressors le même blabla à chaque fois. Ça ressemble à quelque chose de ce genre :

Le Revenu de Base consiste à donner la même somme d’argent, tous les mois, à toutes les personnes d’un pays ou d’une région. Il continue d’être perçu même lorsqu’on commence à travailler, quel que soit le salaire et le contrat de travail. La somme donnée est calculée au plus juste, mais permet de vivre « dignement », c’est à dire : pouvoir s’acheter de quoi bouffer, de quoi se loger et éventuellement quelques biens culturels de base.

Ensuite, il vous reste encore un peu de temps de parole pour adapter les arguments à votre auditoire. Là, pas de recette miracle, mais j’ai quelques exemples qui ont à peu près fonctionné.

Si vous parlez à des retraités pas trop vieux :

Le Revenu de Base n’est pas une incitation à la paresse. La plupart des gens ne se mettent pas à glander même si on leur en donne la possibilité matérielle. Par exemple, toi, ami retraité, l’État te paye, et pourtant, tu continues de t’occuper de ton jardin / de garder tes petits-enfants / de bricoler / de faire des gâteaux / de coudre des bonnets / de prendre des cours d’informatique.

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Si vous parlez à des personnes divorcées :

Le Revenu de Base est versé à une personne, et pas à un foyer. Il est mis sur un compte en banque au choix, que l’on peut changer à tout moment. Parfois, certains couples ne se sentent plus bien ensemble. Dans notre système actuel, si l’une des personnes veut partir, elle ne le peut pas toujours, à cause de la maison, du revenu assuré par le travail de l’autre, etc. Avec le Revenu de Base, on peut « s’enfuir du couple » tout en gardant un minimum vital.

Si vous parlez à de jeunes parents salariés :

Élever un enfant, c’est pas juste une aventure formidable. C’est aussi du putain de travail. Le Revenu de Base des enfants peut être directement alloué aux parents, ce qui est une forme de reconnaissance du travail d’éducation. Le montant du Revenu de Base est moins élevé pour les enfants de moins de 18 ans, mais la reconnaissance est là malgré tout.

Si vous parlez à des gens qui pensent que si on n’est pas forcés à travailler, la plupart ne vont plus rien glander et « toute l’économie sera par terre » :

L’économie est déjà plus ou moins par terre. De plus, les gens ne sont déjà pas forcés de travailler, avec le RSA, l’allocation chômage et tout un tas d’autres aides conditionnelles. Y’a juste que ce serait plus simple de donner la même chose à tout le monde plutôt que d’enquêter sur la vie de chacun afin de déterminer qui mérite les aides que l’État daigne octroyer.

Si vous parlez à un lapin :

Skouik skouik ! Cronch Cronch. Zig-zig la lapine ! Zig-zig la lapine ! Zig-zig-zig-zig-zig !

Mon auditoire est-il souvent conquis ?

Honnêtement, non.

C'est pas du gâteau. Est-ce du nichon ?

C’est pas du gâteau. Est-ce du nichon ?

Les gens me laissent présenter mon idée et m’écoutent. Mais très souvent, ils ont des contre-arguments auxquels je ne sais pas répondre. Ou si je sais y répondre, c’est trop tard, ou pas de la bonne manière. Je fini par m’embrouiller dans mes explications et mes contre-contre-argumentations, et très souvent je me fais rembarrer. Mais ce n’est pas si grave.

Est-ce que ça vous est déjà arrivé d’avoir un avis sur quelque chose, puis quelqu’un arrive, vous explique pourquoi votre avis est mauvais, et alors vous avez répondu « Mince, c’est vrai, je me suis trompé. Tu as raison » ? Ça ne vous est jamais arrivé ? C’est normal. Personne ne fait ça. Personne n’avoue immédiatement qu’il avait tort, quel que soit le sujet. Le professeur Ploum, éminent blogologue, en parle dans cet article (http:// ploum.net/le-cout-de-la-conviction/).

Et donc, la plupart de vos tentatives de faire accepter l’idée du Revenu de Base sont vouées à au moins un premier échec. Il semblerait que ce soit valable pour beaucoup d’idées : politiques, économiques ou autres. Mais c’est un détail auquel vous ne devriez pas vous attacher. Votre but n’est pas de faire accepter une idée, mais de la répandre. Vous n’avez aucun contrôle sur ce qui peut arriver ensuite.

Comme auraient dit Maxime le Forestier et Nicolas le Jardinier, si tous deux avaient réellement existé : « je suis la graine que je place dans votre cerveau, mais je ne suis qu’une graine. »

Dans quelques semaines, une autre personne viendra parler du Revenu de Base à ces mêmes personnes avec qui vous étiez. Et celles-ci se diront : « Ah oui, un type bourré et sa copine avec des nichons m’ont raconté la même chose durant un machin social quelconque ». La petite graine sera arrosée. Il faudra l’arroser encore et encore, mais ça vaudra le coup, car elle deviendra un arbre gigantesque qui fera pousser d’autres graines.

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Concrètement, que serait-il possible de faire de plus ?

En parler autour de soi, c’est toujours ça de pris. Mais j’aimerais bien faire plus. J’ai quelques idées. Certaines productives, d’autres non. Certaines réalistes, d’autres non. Les voici en vrac :

  • Continuer de faire des articles dans mon blog. C’est fun, mais pas très rentable, vu tout ce que j’ai déjà écrit. La plupart des gens qui connaissent mon blog connaissent déjà le Revenu de Base. Le sujet mériterait d’être approfondi dans beaucoup de directions, mais d’autres font cela beaucoup mieux que moi. J’en profite pour vous rereconseiller la lecture assidue de ce site (http:// revenudebase.info/).
  • Écrire des articles pour d’autres endroits de l’internet. C’est fun et rentable, car je touche des personnes qui n’en ont peut-être jamais entendu parler. Mais il me semble avoir épuisé ce filon. J’ai blablaté dans feu le magazine 42, et chez Sam & Max. Il n’y a pas d’autres sites dans lesquels j’aurais un tant soit peu de pignon sur rue, pour me permettre d’y dumper une grande diatribe.
  • Lire le livre « La théorie relative de la monnaie », essayer de le comprendre, et le vulgariser. Pas forcément très rentable, mais possiblement fun. Je me suis promis de le faire un jour où j’aurais le temps. Mais pour avoir du temps, il faudrait que le Revenu de Base soit mis en place. Mince alors.
  • Aller dans une place fréquentée, monter sur une boîte à savon et haranguer la foule. Ce serait sûrement rentable, puisque je toucherais beaucoup de gens rencontrés aléatoirement. Mais je ne sais pas exactement comment m’y prendre pour des actions de ce genre. Je n’ai pas envie de distribuer des tracts car personne ne les lit, et c’est juste du gaspillage.

Y’a-t-il ici des harangueurs de foule qui auraient des conseils à me donner ?

soapbox harangueur de foule porte-voix

 

“Raffarin pète-burne” Memorial Day #4

Vive

la France !!

La gauche a gagné les récentes élections et c’est la fête, mais ce n’est pas de ça dont je vais vous écrire ici.

Le sujet de cet article, c’est ma petite commémoration personnelle de la perte de notre jour férié de la Pentecôte, qui nous a été honteusement volé par J’Empierre Raffarin. On a volé le temps des français, et surtout, on m’a volé mon temps à moi. Or, personne ne semble avoir réagi à cette acte barbare et hostile.

J’Empierre Raffarin lui-même est resté insensible à son propre acte. Il n’en éprouve aucune honte. Il est content, il se promène dans des rues de riches. À chacun de ses pas, son esclave personnel lui nettoie les chaussures : celui-ci les avale, les décape avec l’acide de son estomac, et les régurgite pil poil là où Raffachien pose le pied. Cet esclave fait tout cela gratuitement, puisque c’est un jour « férié mais non chômé ».

Travaille, mouton ! TRAVAILLE OU JE T’ÉTRANGLE !!!

Oh, et je n’ai pas l’impression que les personnes âgées se sentent mieux depuis l’instauration de cette « journée de solidarité », bien que les bénéfices leurs soient supposément destinés. Peut-être que si j’avais plus de temps libre, j’irais voir un membre de ma belle-famille qui est un vieux, pour lui apporter aide matérielle et réconfort. Peut-être pas.

Personne n’est en train de conspuer J’Empierre Raffarin pour le mal qu’il nous a fait, et qui se répète chaque année. Raffacrétin a depuis longtemps été jeté hors du gouvernement, à grand coup de pied mal léché au cul. Mais le peuple ne lui en veut pas. Le peuple travaille gratuitement et il est heureux.

C’est la raison pour laquelle cet article existe. Il ne s’agit rien de plus qu’une petite commémoration cafardeuse de ce que l’on m’a fait. Une petite crotte sur le web, qui n’intéresse que moi.

Voici les liens vers mes précédents Raffarin Pète-Burne Memoriaux Days :

  • Le second, où j’imagine un dialogue amusant entre moi et un Haut Responsable aux Affectations des Boulots de Glande, et où j’introduis l’idée de l’Allocation Universelle.
  • Le troisième, où je me réapproprie pour mon compte personnel la notion de « Devoir de mémoire ».

Pour cette 4ème édition, je vais faire revenir Madame Corinne Maier, mais pas tout de suite, ce sera la surprise finale.

Corinne Maier, et la vie.

De quoi allons-nous donc parler alors ?

Des bitcoins.

Je ne présente plus cette crypto-monnaie. Des tas de sites le font déjà, y compris mon précédent article. Nous allons plutôt nous intéresser à ce qu’en pense Rick Falkvinge, le premier mec du premier Parti Pirate, en [Suède | Norvège | Islande | Je ne sais plus quel pays froid avec du saumon et des ours blancs]

Pour diverses raisons idéologiques et pragmatiques, Monsieur Falkvinge a mis toutes ses économies dans les bitcoins. On s’en fout un peu, c’est pas nos économies à nous. Je m’en fout beaucoup, c’est pas mes économies à moi.

Notre cher ami Falky cimente ensemble les notions de crypto-monnaie et d’Allocation Universelle dans cet article de son blog personnel (http:// falkvinge.net/2011/05/19/the-information-policy-case-for-flat-tax-and-basic-income/).

Je vous propose ici une résumance à la serpe de son propos, sous forme d’une liste d’événements, car les gens aiment les listes.

Mastermind ? Falkvinge ?

  • Le bitcoin (ou une autre crypto-monnaie) va s’imposer de lui-même, non pas parce que les gens vont devenir des crypto-rebelles, mais parce que c’est bien plus pratique et bien moins coûteux que le système monétaire actuel proposé par les banques.
  • Comme c’est un crypto-truc, personne (y compris l’État) ne peut inspecter vos comptes. Si vous vous amusez à utiliser plusieurs adresses de paiement, on ne peut pas savoir combien vous gagnez par mois, on ne peut pas savoir combien vous possédez.
  • L’État ne peut plus prélever les impôts tel qu’il le fait actuellement, puisque vous pouvez très facilement ne pas déclarer vos revenus, et ne faire « que du black ».
  • Cependant, il sera toujours possible de taxer la consommation, sous forme de TVA. C’est facile à calculer et à percevoir, car les entreprises ne fraudent pas dessus. (J’ai pas exactement compris pourquoi, mais c’est ce que dit Falkouille). Il y aura donc une TVA avec un taux « carrément stratosphérique », mais aucun autre impôt.

Les anglais ne sont pas passés à l’euro, mais leur monnaie va disparaître comme toutes les autres. Lol !

  • Sauf que la TVA est vilaine, car elle pénalise énormément les pauvres, tandis que les riches la ressentent moins. Les riches, il leur restera toujours un gros tas de pognon, même après qu’ils se soient payés leur brouettée de caviar quotidienne, et même si le prix de ce caviar aura doublé à cause de la TVA.
  • Il faut donc aider les pauvres. Mais on ne peut pas les identifier de manière sûre et impartiale, pour les mêmes raisons que citées précédemment (impossible d’inspecter les comptes et les revenus).
  • Première possibilité : On décide de ne pas aider les pauvres. L’état ne donne aucune allocation, à personne. Les pauvres n’auront qu’à se débrouiller. Cependant, toute considération de morale mise à part, cette solution est dangereuse, car les pauvres finiront par s’énerver et foutre le bordel.
  • Seconde possibilité : on donne la même somme d’argent à tout le monde. Les pauvres deviennent un peu moins pauvres, juste ce qu’il faut pour acheter les produits vitaux. Les riches auront aussi cet argent, mais indirectement, ils « le rendront » via la TVA sur le caviar. (Et ils rendront même bien plus que ce qu’ils ont reçu).
  • Et hop ! C’est l’Allocation Universelle. Profit !

  • Tout cela va arriver dans une dizaine d’années à peine.

Je trouverais ça super que cet enchaînement de prophéties se réalise. Malheureusement, j’ai peur qu’il y ait beaucoup de raccourcis et d’approximations, qui rendent incertaines certaines de ces étapes. Si l’avenir révèle que je me trompe, je m’engage à m’excuser publiquement sur ce blog, et à me flageller pour avoir fait une phrase contenant consécutivement les mots « incertaines » et « certaines ».

Où veux-je en venir ?

Nul part. De toutes façons, j’ai envie de changer de sujet.

L’article de Rick Falkvinge contient un lien vers un autre de ces articles. (http:// falkvinge.net/2011/03/18/should-pirate-parties-include-the-swarm-economy/)

Il y explique des tas de choses : la décorrélation entre le caractère utile d’un travail et le revenu qu’on peut en tirer, comment que la swarm economy c’est cool, les trucs qui ne sont « ni de gauche ni de droite », etc.

Économie d’essaim : bon. Essaim de requin : mauvais.

Et surtout, il nous dit qu’il existe une proportion assez constante de personnes glandant au travail, et que ces personnes parviennent toujours à leur fins, quelles que soient les motivations et les barrières mises en travers de leur chemin. Ces « glandeurs professionnels » doivent être tenus éloignés du Monde du Travail, car ils lui font plus de mal que de bien. Rickou cite finalement le livre de Corinne Maier comme exemple de ce glandisme.

C’était juste ça que je voulais vous dire. Lorsqu’un étranger veut donner un exemple, le plus parfait, le plus épuré, le plus atomique, de propagande pour la Glande au Travail, il cite un livre français.

D’où :
« Vive la France »

Là, je met des images de femmes rondes françaises, pour l’esbroufe sociale.

La bouclé-bouclé : Corinne Maier, l’idole de mes jeunes et vieilles années, a été mentionnée, je peux la boucler.

Oh, et accessoirement, je vais peut-être me lancer dans la traduction de divers articles de ce Rick Fallait-pas-l-invitay. J’en ai envie, même si je suis pas forcément d’accord avec tout ce qu’il dit.

Je lui ai dit que j’étais interessé, faut juste que j’ai une réponse aux diverses sollicitations que j’ai envoyées par mail et par commentaire de blog.

J’aurais bien traduit les livres de Corinne Maier, mais ils sont déjà écrits en français.

« Raffarin pète-burne » Memorial Day #3

Le devoir de

mémoire !!

Eh, monsieur disque dur, t'as fait tes devoirs ?

M’sieur disque dur, t’as fait tes devoirs ?

Le 30 juin 2004, Raffarin décide de transformer le lundi de pentecôte en un jour « férié, mais non chômé, donc travaillé ». On sait pas précisément ce que ça veut dire, mais le but principal étant « se faire enculer ». Merci !

Je me permet d’honorer ici ce jour perdu, ce petit bout de temps libre que j’avais et que je n’ai plus. Oh ce n’est pas une perte gigantesque. Du temps libre, j’en ai encore. Seulement voilà, si j’oublie qu’on m’a spolié, ça risque de recommencer. Il est donc indispensable pour moi d’effectuer ce petit hommage un peu triste.

D’aucuns me diront que l’expression « devoir de mémoire » est normalement réservé à des événements plus grave, avec au moins un mort (si y’en a des millions, c’est mieux). Je répondrais à ces aucuns qu’ils n’ont pas le monopole de cette expression. J’ai, moi aussi, le droit de l’utiliser pour des choses qui me sont importantes. Je suis capable d’honorer plusieurs « devoirs » les uns après les autres, y compris les plus officiellement reconnus.

De plus, mon devoir comporte malgré tout un fragment de mort. En effet, je considère que cet enfoiré de Raffarin m’a tué à un taux de 1 / 365,25. Encore merci, monsieur le un 365,25ème de connard !

Vous allez bosser gratuit. Lol !

Vous allez bosser gratuit. Lol !

Un peu d’histoire …

EN 2004, la canicule fait des milliers de morts parmi « nos aînés ». Raffarin, qui n’en a strictement rien à branler des vieux, décide de faire semblant de voler à leur rescousse, en forçant les salariés à travailler gratuitement une journée par an. Le bénéfice ainsi dégagé par les entreprises est récupéré par l’État, sous forme d’une espèce de taxe prélevée par l’URSSAF, ou quelque chose comme ça.

Quelques années plus tard, on se rend compte que, malgré cette canicule, « nos aînées » sont encore décidément bien nombreux, et nous coûtent encore bien cher. Le successeur de Raffarin décide alors de foutre en l’air tout le système des retraites. Mais ceci est une autre histoire.

On voit donc ici l’habileté de notre grouvernement. Face à deux problèmes qui se seraient annulés par eux-mêmes, il décide de les résoudre séparément l’un de l’autre, à chaque fois en volant le temps ou l’argent du peuple.

En effet : le problème de la canicule, en tuant les vieux, aurait résolu tout seul le problème des retraites. Mais non, le gouvernement a décidé de faire chier tout le monde, parce que ça les fait bien rigoler.

Il semblerait donc qu’il soit moralement acceptable de tuer un 365,25ème de tous les salariés de France, mais qu’il ne soit pas acceptable de laisser mourir en entier quelques milliers de vieux. Bof, je suis pas convaincu.

Oui je sais, c’est pas gentil. Oh comme c’est inhumain de dire que les vieux doivent mourir ! Je ne suis qu’un petit connard de jeune arriviste qui ne pense qu’à son petit confort.

Seulement voilà :

J’ai une vie de merde. Je n’ai pas d’avenir. J’ai un travail de merde qui n’a aucun sens, qui pollue la planète pour rien, que je déteste, qui est mal payé, mal reconnu par « mes supérieurs », pas stable, et pour lequel je dois faire 2 heures de transport par jour. Ce temps de transport risque d’empirer du fait de la non-stabilité. Ce temps de travail risque de s’allonger à cause de cette histoire de retraites. À partir de là je dis ce que je veux et je vous emmerde.

Autre fait amusant : pour toutes les personnes (jeunes ou vielles) qui sont mortes dans mon entourage, je n’ai jamais réussi à être triste ni vraiment affecté. J’allais à l’enterrement, je faisait la tête de circonstance (d’enterrement), mais dans mes pensées personnelles, je laissais vagabonder mon cerveau où bon lui semblait. En général, je me retrouvais à calculer ma moyenne de mathématique, ou à élaborer des règles de jeux de rôles ou de jeux vidéos.

Il faut bien préciser que j’applique également à moi-même cette distance par rapport à la mort. Au train où vont les choses, il est possible que je crève la gueule ouverte, entre deux poubelles, avec des morceaux de vomi de dégoût séchés dans le coin des yeux, tout cela bien avant d’avoir atteint un hypothétique âge de la retraite. Je n’en aurais rien à foutre que ça m’arrive. Voilà.

Sur ce, place à la fantaisie et au rire, et revenons à notre devoir de mémoire.

Pourquoi un jour férié ?

Si le but c’est juste de récupérer de l’argent pour le donner aux vieux et/ou se le mettre dans sa popoche de popoliticien, pourquoi ne pas avoir tout simplement augmenté un impôt existant quelconque ? Ça aurait fait râler les gens, mais certainement moins que de se faire enculer un jour férié.

Que non ! Trop simple ! Pas assez alambiqué ! Ici, on ajoute un intermédiaire, ce qui permet au gouvernement d’arroser allègrement les vilaines grandes n’entreprises de le monde de le Travail. En effet, le bénéfice de faire travailler les salariées une journée gratuite est plus important que l’impôt supplémentaire reversé à l’État (http:// fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9e_de_solidarit%C3%A9_envers_les_personnes_%C3%A2g%C3%A9es#Cons.C3.A9quences).

Rigolo n’est-ce pas ? Oui mais comment justifier un tel stratagème ?

L’Europe bien sûr ! Il semblerait que les autres pays européens aient moins de jours feriés. Donc y’a qu’à s’aligner sur eux, et ta daaaaa ! C’est vendu !

Je me souviens de l’époque où je lisais les revues Astrapi et Phosphore. L’Europe était alors une « formidable aventure humaine », « un rapprochement des peuples sans précédents », « la garantie de la paix et de la prospérité ».

À un certain moment, je ne sais pas exactement lequel, l’espoir et la magie de l’Europe s’est effrité. Elle est maintenant devenue la justification politique de tous les trucs qui emmerdent les gens : le pourrissage de l’agriculture, le pourrissage des services publics, et bien d’autres choses encore. Ce n’est pas grave, y’a lui qui va certainement nous sauver de tout ça :

"I am in ur country, ... borf. Nothin' more."

« I am in ur country, … borf. Nothin’ more. »

Et la Pentecôte dans tout cela ?

Mon devoir de mémoire ne saurait être accompli jusqu’au bout si je ne racontais pas l’histoire originelle de cette célébration. Allons-y donc.

Jésus arriva déguisé en femme devant ses disciples. Il leur dit : « Clovis, roi des francs, demande aux chrétiens un impôt en poule, afin de financer la dévaluation de la monnaie unique qu’il vient de créer. Des poules, nous allons lui en donner, mais pas comme il l’entend. Apôtre Jean-Edern, toi dont le bras est le plus fort, verse-moi ce tonneau d’eau de pluie sur le visage ». Jean-Edern ne comprit pas, mais avec Jésus, il ne s’étonnait plus de rien. Il s’exécuta.

Jésus changea l’eau en vin au fur et à mesure qu’elle lui tombait dessus, et devint ainsi ivre. Il se mit alors à caqueter et à sauter à qui mieux mieux, tout en braillant : « Voyez, disciples. Je suis une vraie poule maintenant ! Bonne pour me trémousser le derrière dans les soirées branchées ! Livrez-moi à Clovis, comme si vous payiez l’impôt. »

Jesus bourré déguisé en poule. (il brille)

Jesus bourré, en poule. (il brille)

Lorsque Clovis vit la belle poularde bien montée qui s’offrait à lui, il s’écria « che panteu, che panteu ». Ce qui signifiait, dans son alsacien natal : « Je bande ! Je bande ! » De son côté, Jésus continuait de faire « cot cot cot !!! ». Ensuite, il accepta de se faire sodomiser par Clovis pour sauver toutes les poules de la Terre, et c’est ainsi que fut instauré le jour de la « Panteu-cot-cot ». Au fil des siècles, et sous l’action des moines copistes qui écrivaient en langage SMS, l’orthographe se modifia pour finalement devenir « Pentecôte ».

Clovis sodom' Jesus. (épée = allégorie de la bite)

Clovis sodom’ Jesus. (épée = allégorie de la bite)

C’est également à la suite de cette événement que Henri 4, qui était un mec bien, décida qu’au lieu de faire des impôts en poule, on pourrait faire des poules en pots. Et c’est de cette idée simple, mais très forte que naquit l’allocation universelle (http:// appelpourlerevenudevie.org/).

Voilà

Bon, il était un peu noir-politique cet article. Le prochain sera plus dans le thème geekeries, ce qui m’évitera de partir à la dérive. Je vous parlerais du vide dans les langages de programmation. (Mais entre temps y’aura l’article récapitulatif de 42, comme d’hab’).

Ah j’allais oublier : Gloria Sutters, la nouvelle égérie de mon blog :

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Pour les anciens « Raffarin pète-burne » Memoriaux days, allez ici #1 et ici #2.

Edit 2011-07-03 : cet article avait été momentanément placé sous curatelle, dans la corbeille de mon blog. Il n’est réapparu dans le monde réel qu’aujourd’hui. La raison de cette neutralisation préventive vous sera donnée plus tard, peut-être.

Le « Raffarin Pète-Burnes Memorial Day ». #2

Vous me connaissez, je râle régulièrement sur l’injustice de ce monde, qui fait que je suis forcé de faire l’ouvrier-codeur 8 heures par jour alors que mon cerveau mérite bien mieux.

Par conséquent, j’ai décidé que chaque année (si ce blog tient la route encore quelque temps), je commémorerais, par le biais d’un article dédié, le lamentable génocide de notre jour ferié de la Pentecôte.

Mesdames et messieurs, voici donc pour vous la deuxième édition du

Raffarin

pète-burnes

Memorial

Day

RAFFARIN 001

Rappelons que c’est ce connard qui est à l’origine du massacre de notre (et surtout de mon) temps libre.

Deuxième édition, déjà ? Oui oui, la première est ici : lien.

Voilà qui est bien. Mais de quoi allons-nous parler donc ? De Raffarin ? Que nenni. A l’heure où je vous écrit il sera certainement déjà mort. Passons à autre chose. Allez, une petite histoire.

– Bonjour monsieur le Responsable des Affectations aux Emplois de Glande, avez-vous étudié ma candidature ?

– Oui. Et je suis au regret de vous annoncer que nous n’avons rien pour vous. On croule sous les demandes, vous savez.

– Attendez, j’ai une bonne Valeur Créative Non Marchande, qui vaudrait le coup d’être exploitée ! Je tiens un blog de plutôt bonne facture, je suis rédacteur permanent au magazine 42, j’ai commis quelques œuvres ces dernières années : un dessin animé, un livre. Et j’ai des jeux vidéos bizarres en projet. Le tout disponible gratuitement, sous les licences libres qui vont bien !

Message à caractère informatif

– Ça ne vaut pas grand-chose. Il existe d’autres personnes, beaucoup plus créatives et prolifiques, qui méritent plus que vous nos Affectations.

– Mais il n’y a pas que ça ! J’ai aussi une forte Capacité de Travail Volontaire. Je suis bénévole dans l’association culturelle Alternateuf depuis plus de deux ans. J’ai une liste gigantesque d’aides, barmaneries, nettoyages de soirée, organisations d’événements et divers hauts fait, réalisés durant mes années étudiantes. Et une fois, j’ai bêché le jardin de ma vieille voisine de 75 ans.

– Oui bon. Ce n’est pas phénoménal. De plus, vous n’avez pas de savoir-faire lié à un Travail Volontaire spécifique. Par exemple, vous ne savez pas faire les vendanges, ni vous occuper d’handicapés, ni jouer d’un quelconque instrument de musique.

– Ca fait plus de 5 ans que je fais du théâtre. Je commence à être bon, et ça me plaît sacrément. Je pourrais donner des cours.

– Ha ha ha !! Vous croyez avoir le niveau d’un vrai prof de théâtre ?

– Bien sûr que non. C’est pour ça que mes cours seraient gratuit. Si je n’étais pas constamment obligé de gagner de l’argent pour vivre, je pourrais me consacrer à cette activité. Sans oublier tous les autres trucs cools dont je vous ai parlé au début, que je continuerais à faire encore plus intensément.

– Euh… C’est pas plus simple de devenir vraiment prof de théâtre et de vous faire payer ? Si ça vous plaît tant et que vous vous pensez suffisament bon.

– Mais, tonnerre de merde ! Je suppose que dans ce putain de pays, il existe des gens qui ont envie d’apprendre le théâtre, mais qui n’ont pas assez d’argent pour se permettre un tel luxe. Est-ce que je ne pourrais pas être leur chance ? leur moyen de réaliser ce rêve ? Alors ? Alors ?

secretaire black nichons

– OK, admettons. Mais même avec tout ce que vous avez dit, votre Potentiel de Génération d’Externalité Positive reste faible. Vous ne pouvez pas prétendre à mieux qu’un Emploi de Glande de classe 4. Et vous devrez le mériter !

– Oh merci mille fois ! À quoi correspond la classe 4, exactement ?

– Votre Marge de Glande sera d’approximativement 50% de votre temps de travail. Vous resterez donc ouvrier-codeur. Nous allons vous placer au poste d' »informaticien à la con », dans une agence immobilière tentaculaire. Par contre, votre accès internet sera limité aux sites non pornos, et restreint à un quota corporativement décent.

– Pas de problème. De toutes façons je n’ai pas un besoin constant d’internet. Lors de mes moments de création, mon cerveau me suffit. Mon écran sera-t-il visible par des collègues depuis le couloir ou un autre bureau ?

– Non rassurez-vous. Le Code des Emplois de Glande oblige à vous fournir une situation non constamment surveillée, quel que soit votre classe.

– Voilà qui est bien.

– Vous devrez nous faire un compte-rendu mensuel de vos activités libres et non marchandes, afin de justifier de ce cadeau que la société vous aura fait.

– Ah, vous allez m’espionner ? Je vais vous abandonner une partie de ma liberté ?

– Si vous tenez tant à cette fameuse liberté, peut-être que vous devriez continuer votre emploi d’ouvrier-codeur 8 heures par jour.

– D’accord, mettons que je n’ai rien dit. Par contre, avec ce que vous me proposez, je ne serais pas fonctionnaire ?

– C’est quoi ce cliché qui veut que les Emplois de Glande soient tous dans la fonction publique ? C’est faux, là. Regardez les postes à hautes responsabilités, les traders, les gens qui ont acquis un savoir-faire dans un métier très spécifique, les artistes qui ont créé une seule chanson ou un seul livre devenu à la mode on ne sait trop comment, et toutes sortes d’autres planqués, au fond d’un bureau. C’est de la Glande Royale ! Et c’est dans le privé !

Des yeux en décalcomanie. A se coller sur les paupières pour faire croire qu’on ne dort pas comme une souche au turbin.

– OK OK, Calmez vous. Désolé.

– Grmmblmm…

– Mais dites-moi, une question me taraude, monsieur le Responsable des Affectations aux Emplois de Glande.

– Quoi donc ?

– Comment se fait-il que votre système ne se casse pas la gueule ? Ces Emplois de Glande ne servent à rien. Pourquoi les entreprises ne les suppriment-elles pas ?

– Ce type d’emploi a toujours existé, et n’a jamais mis l’économie en danger. Les entreprises ne savent pas s’en débarrasser. Plus elles deviennent importantes, et plus elles se perdent dans des circonvolutions de processus alambiqués, laissant échapper de temps en temps des excroissances de tâches inusitées. La différence, c’est qu’avant, ce potentiel de glande était très mal exploité. Certaines personnes avaient le sentiment d’être inutiles et entraient dans des dépressions terribles. Tandis que d’autres avaient des idées plein la tête mais voyaient leur précieux temps gaspillés à devoir survivre. On a simplement optimisé tout ce bordel en donnant le potentiel à ceux qui en feraient le meilleur usage.

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– Merci. Je ne vous décevrais pas, monsieur le Responsable.

– Je l’espère. Et surtout n’en profitez pas pour vous droguer !

– Aucun risque. Je suis ma propre drogue.

Epilogue

Cette histoire est bien evidemment du grand n’importe quoi, et n’a absolument rien à voir avec le monde réel.

Cependant, il existe une autre idée, plus réaliste, plus équitable et plus efficace concernant l’optimisation et la rentabilisation de l’activité humaine. Il s’agit du Revenu de Vie, encore appelé Allocation Universelle. Ce sera l’objet de mon prochain article que je fais péter bientôt.

Petit détail qui a son importance : contrairement au bloc de fantaisie que je viens de vous narrer, le Revenu de Vie, lui, est défendu par des personnes autres que « moi-même tout seul dans l’univers ».

Je n’ai pas jugé utile de vous parler de l’allongement prochain de l’âge de la retraite. De toutes façons dans même pas 30 ans, la totalité de l’occident va changer, car y’aura plus de pétrole.

Et maintenant voici une secrétaire sexy qui va vous dire que le monde du travail, c’est trop le bien et la sensualité.

Peaches Larue 2

Peaches Larue