Événement corporate : les Temps Forts de Pochtronarr (2/2)

Re-coucou. Voici la suite de ce récit. Nous en étions resté au moment du repas de midi, juste avant que ne sonne le signal d’autorisation de se goinfrer gratos comme des gougnaffiers.

Le signal d’autorisation de se goinfrer gratos comme des gougnaffiers sonne.

Nous nous répartissons de manière aléatoire. Mes amis de tablée sont :

  • Monsieur Mucarpet de Carglass, dont nous avons déjà parlé,
  • Monsieur Gratiche de la Compagnie des Indes,
  • Monsieur Filaud de la Compagnie des Indes aussi,
  • Madame Oseffe de Global Oseffe,
  • Fournisseur-Sous-Mega-Chef Mick-Jagger,
  • Fournisseur-Développeur Drache-Code 2.

Madame Roupy est allé s’asseoir ailleurs, ce qui n’est pas plus mal, je l’entendrai pas glousser.

Monsieur Gratiche monopolise toute la conversation, vraisemblablement parce qu’il lui manque la moitié des dents. Il lui est donc plus facile de parler que de manger. Ça me va très bien, je n’avais rien à dire.

Florilège de ses propos corporatiste et post-colonialistement condescendant :

« Les Soudanais sont de très bon techniciens de centre d’appel. En revanche, ils ne prennent aucune initiative. »

« Nos amis africains … »

« Les gens en intérim, c’est pas facile à gérer. On tombe toujours sur un syndicaliste qui va râler et demander des notes de frais rapport à l’utilisation de son téléphone personnel dans le cadre du télétravail. »

« J’occupe mes loisirs à construire un précisomètre dans mon garage avec des Raspberry Pi. Et j’élève également un bébé-gorille qui parle, sur qui je tente des expériences de programmation neuro-linguistique ».

Les autres convives (#sous_le_signe_de_la_convivialité) ainsi que moi-même nous contentons de participer en gloussant (mais virilement) et en sortant des petites phrases d’acquiescement. Seules deux personnes se comportent différement :

  • Monsieur Mucarpet, qui ne décrochera ni mot ni gloussement de tout le repas. Sa seule utilité aura été de passer le sucre au moment du café.
  • Mick-Jagger, qui nous verse à piacher dans le but de mettre la tablée un peu moins mal à l’aise que ce qu’elle n’est au départ. Dans un moment d’égarement/mâchouillement de Monsieur Gratiche, il parvient même à placer une petite phrase sur un sujet de son choix, par une pirouette associative qui m’a échappée.

Mick-Jagger :

« Pour avoir fréquenté un tout petit peu le monde des stars, je peux vous dire qu’ils se dopent tous à la nandrolone. Je me souviens d’un type défoncé au crack, juste après il est mort. »

Merci, mais c’était pas la peine de préciser que t’as fréquenté le monde des stars. T’es quand même Mick-Jagger.

Ensuite on mange le dessert et je le trouve dégueulasse. Mais c’est gratuit et comestible, donc je bouffe sans chichis.

Hey, Mick, on get pas de no-satisfaction ?

Tables rondes

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Nous devons nous répartir en petits groupes et deviser sur l’un des sujets proposés afin de présenter en fin de journée le résultat de nos réflexions. Pour éviter le partage-en-gonade, des responsables de groupe seront nommés, qui auront pour charge de recadrer la discussion dans l’éventualité où celle-ci chercherait à s’enfuir on ne sait où.

Semi-chef Pez choisit le sujet « retour d’expérience client ». Il veut profiter de cette occasion pour rappeler aux ploucocratiens les bugs qu’on se coltine depuis le début, et leur mettre le nez dans leur propre merdassasse.

De manière aléatoire, je me greffe sur « propositions de nouveautés pour les briques constituantes des interfaces de doléances nobiliaires ». C’est un peu flou, mais on n’est plus à ça près.

Mes autres co-table-rondes sont constitués de :

  • Fournisseur-Consultant Frigo.
  • Monsieur Prossot, du Ministère de l’Administration. C’est lui qui est proclamé Gardien du Cadre de la Discussion.
  • Les autres on s’en fout.

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Au fait, pourquoi l’autre s’appelle Frigo ?

Il a eu l’occasion d’intervenir sur notre instance de Pochtronarr pour une montée de version. Pour ce faire, il avait pris le contrôle de mon PC par TeamViewer. Dans ce genre de situation, je reste en continu devant l’écran à surveiller ce qu’il se passe, car on a vite fait de se laisser voler des informations gênantes (aussi bien personnelles que professionnelles).

La prise de contrôle a duré la journée complète. Durant la pause de midi, alors que je geekouillais sobrement, je fis un copié-collé anodin. Quelle ne fut pas ma surprise d’obtenir le mot « frigo » ! Le gars était en train d’écrire un texte et ses copié-collés se transmettaient par TeamViewer.

Je me suis amusé à refaire des collés réguliers, ce qui m’a permis de reconstituer partiellement ce qu’il écrivait. Je vous en fait part tellement c’est amusant :

« Il y a une pléthore de choses indéfinies et grand-anciennes dans le frigo commun. Cela devient traumatisant. Merci d’arrêter votre harcèlement olfactif et de débarrasser les victuailles qui vous ont appartenues à l’époque de leur gloire passée. Ce vendredi je fais une rafle. Respect et robustesse. »

La leçon du jour, c’est qu’avec TeamViewer, y’a pas que le contrôlé qui laisse échapper des informations.

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Un préjugé naît dans mon esprit, à l’encontre de Monsieur Prossot. Il me semble complètement avoir la tête du gars qui se la pète et se croit un super-devinateur de ce que souhaitent « ses utilisateurs », alors qu’en fait c’est un pigeon géant.

On s’installe donc à la table-ronde (la même que celle du repas), la discussion commence. Frigo ouvre le feu en demandant quelle genre de briques doléanciales on voudrait voir avoir. Monsieur Prossot ouvre sa gueule et nous blablate les cas spécifiques occurrant à son Ministère. Il a conscience que la discussion s’égare et invite les autres à participer. Quelques personnes émettent de vagues suggestions (pas moi). Frigo autorise Monsieur Prossot à continuer de raconter ses trucs brumeux n’intéressant personne. La suite de la table-ronde sera constituée d’un dialogue entre eux deux.

Expressions rigolotes relevées :

  • « effet tunnel »,
  • « le panier moyen » (répété plusieurs fois, mais la signification n’en a pas été moins brumeuse),
  • « vaste sujet » (comprendre : « j’ai pas envie de parler de ça, alors je lèche un peu ton cul en te laissant croire que tu sais repérer les choses intéressantes dans ce dont on est censé discuter),
  • « c’est un projet à part entière » (pareil),
  • « le n+1, oui c’est bien ça, le n+1 ».

La discussion s’était échappée au loin, vers de grandes étendues de champs lexicaux et sémantiques. Je la voyais courir nue sous un soleil rieur et se rouler dans les foins tel un couple d’homosexuels libérés. À côté, mon esprit personnel vagabondait comme d’habitude dans diverses pensées vidéoludiques et programmatoire.

Fournisseur-Sous-Mega-Chef Mick-Jagger, qui passait de table-ronde en table-ronde pour voir si tout se déroulait bien, débarque, se rend compte de la gabegie, et commence à tancer le Gardien de la Discussion. Monsieur Prossot répond que c’est Frigo qui l’a autorisé à gabegiter et même à rejeter la faute sur lui. Mick-Jagger reporte son tançage sur Frigo. Celui-ci répond : « oui mais moi je m’en moque ».

Dans ce cas, pourquoi t’es là, connard ? Pourquoi on fait une table-ronde ? Pourquoi je suis là à écouter les conneries d’un pigeon ? Et surtout, surtout, POURQUOI A-T-ON ENLEVÉ LES BOUTEILLES DE VIN QUI ÉTAIENT LÀ PAS PLUS TARD QUE Y’A 5 MINUTES SUR CETTE PUTAIN DE TABLE-RONDE AU SUJET DE DONT À LAQUELLE ON NOUS SERINE DEPUIS LE DÉBUT ?

Bweuuuuheuu-heuuu-heuuuu. Je pleure mentalement. La table-ronde se termine. On passe à l’activité suivante.

Pas de vin tant que vous avez pas traité l’ordre du jour ni équeuté les haricots !

 

Témoignages de divers clients

Tous les Clients disent tous qu’ils sont globalement super contents de ce super outil. J’appelle ça le principe du marabout. Attention, instant vocabulaire.

Principe du marabout : vous avez un problème (amour, argent, travail, taille de zizi, grosseur de seins, …). Vous allez voir un marabout. Il dit que pour 50 euros, il peut tout régler. Vous le payez. Ça ne règle rien. Vous retournez le voir. Il vous dit que votre problème est compliqué. Un second rituel plus puissant est nécessaire, nécessitant 100 euros. Vous vous sentez obligé de repayer, sinon ça voudrait dire que vous avez initialement dépensé 50 euros pour rien. Et ainsi de suite. Vous claquez tout votre pognon et surtout, vous ne racontez cette histoire à personne, car vous auriez honte de passer pour un imbécile qui s’est stupidement fait arnaquer.

Les Clients de Ploucocratt s’étant fait marabouter, aucun d’eux n’ira dire que cette entreprise fait de la merde.

Mais laissons de côté ces considérations déprimantes et listons les choses rigolotes qui se sont dites.

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Fournisseur-Sous-Mega-Chef Mick-Jagger :

« Le browser qui nous a posé le plus de problème, c’est IE ».

Première nouvelle. Du coup, fallait pas mieux faire vos démos de la matinée avec un autre navigateur ?

Au passage, Mick-Jagger n’articule pas. Il a pas le temps. C’est un Sous-Méga-Chef, chaque seconde de sa vie vaut plusieurs milliards. Tous les mots de plus de 3 syllabes sont donc coupés au milieu.

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Les effets démos ne manquent inévitablement pas à l’appel.

« On avait préparé un PC sur lequel tout s’affichait. Un quart d’heure avant, on s’est aperçu qu’il ne pouvait pas se connecter au vidéo-projecteur. L’écran n’affichait rien ».

Tiens, ça me rappelle une expérience douloureuse vécue à Zarma.pro.

Et il y a eu aussi cette page web (à priori assez simple et sans plug-in) qui a marché sur un PC, mais pas sur un autre. Pourtant les deux étaient connectés de la même manière.

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Diverses demandes plus ou moins fantaisistes apparaissent :

Un Client : « Avez-vous prévu de faire une version de Pochtronarr en portugais ? »

Fournisseur-Consultant Frigo : « Vu ce qu’ils nous ont fait à la dernière coupe du monde, on n’est pas parti pour. »

Le public : « Hu hu hu. Que de lol. »

Un Client : « y’aurait moyen d’avoir des champs textes avec une mise en forme et dans lesquels on pourrait faire des recherches ? »

Fournisseur-Consultant Frigo : « On va essayer, mais c’est compliqué à faire. »

Moi : « Vous pourriez mettre du mark-down. C’est un texte brut recherchable, avec quelques caractères spéciaux pour la mise en forme. »

*Frigo semble intéressé, et note sur le tableau blanc « Mark DOWN ». (sic pour la casse).

Un Client : « ce serait bien qu’on puisse directement prendre une photo avec la tablette ».

Ha ha ha ! Les ploucocratiens savent déjà pas faire des pages web qui s’adaptent à la taille de la fenêtre du navigateur. Et tu leur demandes de faire du HTML5 qui va piloter la caméra de la tablette ? T’est un fou, toi.

Fournisseur-Consultant Frigo : « Les tablettes, c’est pas pratique car y’a pas de clavier. »

Ben oui. Une tablette, c’est pas un outil de travail. Tout le monde s’en est rendu compte.

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On retrouve quelques phrases de bourgeois condescendants

« L’informatique, pour le personnel routier, c’est un peu du chinoix ».

Je vous rassure, c’est aussi le cas pour certains informaticiens. Cette phrase bourgeoise est d’autant plus amusante que l’encodage de Pochtronarr ne gère pas les caractères chinoix. Mais je crois l’avoir déjà dit.

« Cette fonctionnalité est plutôt destinée à des cols blancs ».

La bonne vieille lutte des classes des années 60 ! Arlette Laguiller, tu peux venir s’il te plaît ?

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Témoignage de Monsieur Flapin, de AdopteUnPêcheur.com. Il nous explique que dans sa société, il y a des super-intendants et des super-super-intendants. Les intendants tout simple, ils sont où ?

Son collègue prend l’écran en photo, sur lequel est projeté le power point de présentation de sa propre boîte. J’ai pas compris.

L’un des raccourcis à l’écran était intitulé « VIRGINIE ». Bizarre.

Virginie ? Coucou !

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Ces conférences-témoignages sont une occasion de plus de se passer de la pommade.

« On n’est pas des gourous en terme d’organisation. Mais là, le consultant ITIL de notre Client avait pondu quelque chose de beaucoup trop fumeux et trop décalé par rapport à la réalité ».

« Oui, ça on sait faire, mais en standard ».

Euh… Pardon ? Si c’est en standard ça veut dire que c’est dans le produit de base, donc disponible pour tous les Clients. Pourquoi il y a un « mais » dans la phrase ?

Mick-Jagger : « Notre Client utilisait un outil équivalent à Pochtronarr, mais le coût de maintenance annuel était de XXXX euros. »

Le public (avec un air scandalisé) : « Ooooooohhhhh ».

Fournisseur-Consultant Frigo : « Pour ce besoin spécifique, on a fortement modifié et tordu notre outil ».

Fournisseur-Mega-Chef TecNoTIC : « Oui, on est très fort pour ça. »

Pour le coup, je ne crois pas que cette phrase soit un compliment ou de l’auto-satisfaction. C’est même un dénigrement de l’équipe technique : « le moteur interne de notre outil est tellement mal foutu qu’on est obligé de le tordre fortement pour lui faire faire ce que l’on veut ».

Cette remarque est d’autant plus gênante que ni TecNoTIC, ni les développeurs de Pochtronarr ne se sont rendus compte que ça pouvait être pris comme un dénigrement. Keep It Simple, Stupid !

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On finit ce chapitre sur un passage possiblement sexiste (parce qu’il y a écrit « ma bonne dame » à la fin).

Frigo : « Vous avez également la possibilité de créer automatiquement une doléance lorsqu’un utilisateur envoie un mail pré-formaté. »
Madame Roupy : « Oulala, on ne veut surtout pas cela. Sinon les doléances pleuvraient. »

D’accord. Mais du coup, tu sers à quoi ? Parce que si ton métier consiste à répondre aux doléances des gens, mais que tu préfères leur limiter les moyens d’en créer, il y a un petit problème, non ? Il est possible que tes collègues finissent par te voir comme la glandue assise à un bureau exécutant un travail mystérieux et hypothétique dont on ne distingue aucun résultat concret.

Et là tu vas me répondre que si on facilite le doléançage, des dizaines de clampins vont générer des doléances random totalement à côté de la plaque. Il faudra que tu leur expliques en long et en large ton périmètre d’action, à quel type de doléances tu es censée répondre, et de quelle manière elles doivent être formulée pour qu’elles soient réalisables. Je suis d’accord avec toi que c’est très chiant.

Malheureusement, ça fait partie de ton métier. Si tu as pour tâche de rendre un service à un groupe de gens, tu dois également leur apprendre la manière dont ils doivent procéder pour te demander correctement ce service. Tu dois former les clampins pour qu’ils ne fassent plus les clampins, au moins avec toi. Et si tu tombes sur des super-clampins qui comprennent vraiment rien où qui le font exprès, tu as alors le droit de répondre de manière plus violente : fermeture de leur compte, signalement aux chefs, chiage sur leur bureau, etc.

On est d’accord que sur un service ouvert au public, on ne peut pas trop faire comme ça, car le monde est beaucoup trop rempli de clampins, sur qui ont a une influence trop limitée. Mais quand le service que tu rends est à disposition uniquement de tes clients, ou en interne, à toi de te démerder, ma bonne dame.

« Nous souhaiterions avoir un bouton de couleur verte, permettant d’insérer un power point sous forme de vidéo. Ce sera prêt quand ? »

Compte-rendu de la table ronde

Chaque Gardien de Discussion vient déclamer son gentil bla-bla, de manière propre et obséquieuse bien comme il faut. Je ne parviens pas à repérer de remarques qui auraient pu émaner de Semi-Chef Pez dans le bla-bla du groupe « retour d’expérience client ». Peut-être qu’il a dit des choses trop dérangeantes et pas assez propre.

Vient le compte-rendu de mon groupe. Monsieur Prossot et Fournisseur-Consultant Frigo n’ont pas grand chose à dire. Comme prévu, Prossot charge Frigo un max, et Frigo montre de manière totalement assumée que ça ne lui fait ni chaud ni froid. (Vous avez saisi la blague ? « Frigo », « ni chaud ni froid ». Non ? C’est pas grave).

Ils s’en sortent scandaleusement avec des phrases à l’emporte-pièce :

Les gens du Métier, de toutes façons, ils changent tout le temps d’avis.

Oui, c’est pour ça qu’on a inventé l’AGILE, espèce de gros nul.

Il faut bien définir le besoin avant.

Contradiction spotted avec la remarque d’avant.

On peut pas plaquer un logiciel tout fait sur une entreprise avec un historique et une culture.

Je maintiens que pour une conclusion de cette qualité, on aurait pu laisser les bouteilles de vin sur la table-ronde.

Distribution des prix du quizz

Les cadeaux sont assez sympas : un système de positionnement karmagraphique (ça m’a rappelé mon ancienne boîte, comment je l’avais quitté et comment je me sens mieux maintenant) et un iPhone garanti sans huile de palme. Le tout annoncé par TecNoTIC d’un espiègle : « vous allez voir, c’est de la technologie ».

Il n’a pas mis de guillemets autour du mot « technologie », mais c’était pas loin.

Tous nos petits papiers-réponses sont dans une grand coupelle. Je ne suis même pas sûr qu’ils aient fait un pré-filtrage pour ne garder que les bonnes. Mick-Jagger prend deux papiers au hasard et annonce les noms. Si j’étais mesquin, je dirais que rien ne prouve que c’est ceux écrits sur les papiers.

La gagnante du karmaPos est Madame Raupy. Elle glousse sous les applaudissements de la salle.

Le gagnant de l’iPhone est Monsieur Gratiche. Il nous gratichie d’un sourire incomplet sous les re-applaudissements de la salle.

Dernier petit moment social empiffratoire, avec du café et des cookies. On discute un peu, je signale à l’un des Fournisseur-Développeur Drache-Code qu’il y a des fautes de frappe dans les noms des fonctions de leur API. Il me répond que surtout je n’hésite pas à le leur signaler. J’y crois pas une seconde. On dit au revoir à tout le monde et on se casse.

Avant de partir, Fournisseuse-Commerciale Jacquotte nous demande de rendre nos petits cartons avec écrit « Monsieur Réchèr » et « Monsieur Pez », ce que nous effectuons sans résistance. Pas cons les Ploucocratiens, ils les gardent pour nous les redonner l’année prochaine, ça leur fait des économies.

Spoiler alert : on reviendra pas l’année prochaine. Mais peut-être l’année d’après.

Rendez-moi les cartes, j’en ai besoin pour m’habiller.

Trajet de retour et conclusion

Le trajet se passe mieux qu’à l’aller, puisqu’on échange les rôles pilote-copilote. Semi-Chef Pez aura quand même eu le temps de chier un peu d’huile, et de faire clic-clac avec son chargeur de Pez. À un moment, il me dit : « Désolé, je te donne des consignes, j’ai l’impression de faire un cours de conduite ». Fallait vraiment pas qu’il se sente désolé pour ça.

Le moment le plus bizarre, ça a été quand il a pété dans la bagnole. Sans blague, lecteur ! Il a pété ! Ça m’a déprimé au plus haut point.

Ce n’est pas l’incommodité de l’odeur ni l’impolitesse de l’acte qui m’a déprimé. C’est par rapport à ma relation personnelle avec les prouts. Je suis quelqu’un qui pète énormément, avec des pets qui sentent souvent très mauvais. Ne me demandez pas pourquoi, j’en sais rien.

Par conséquent, dans les moments sociaux un peu coincés, surtout quand ils sont à huis clos, je fais attention de ne pas péter. Et je me sens toujours terriblement coupable lorsque j’en laisse échapper un. Je tente régulièrement de prononcer des vœux de non-flatulence, que je ne parviens jamais à tenir. Vous vous rappelez mon road-trip avec Chef Random, dans mon ancienne crémerie ? 3 heures de voiture sans péter. J’en ai gazeusement souffert, mais je m’en suis sorti la tête haute et l’anus innocent.

Et lui, il pète et semble n’en éprouver aucun remords. Ça m’a déprimé car j’aurais vraiment aimé avoir sa force de caractère.

Ah et sinon on a croisé une pute sur le trajet, avec des formes magnifiques. J’ai pas pu m’empêcher de la regarder plusieurs fois pendant de longues secondes. J’ai sûrement dû passer pour un adolescent attardé qu’a jamais vu de nichons en vrai dans sa vie, mais j’assume sans problème.

(insérer ici l’image d’une pute).

Ensuite on est rentré dans nos chez-nous respectifs.

C’était un événement corporate très chouette, que j’ai beaucoup apprécié car c’est mon premier en tant que Client. Je n’avais pas le stress de devoir passer pour un mec bien, d’essayer de vanter nos produits, d’essuyer les provocations en duel de clients mécontents, etc.

Si on veut chipoter, on dira que je n’y étais pas que en tant que Client, mais également en tant que « Client qui s’est méchamment fait arnaquer en achetant un logiciel tout pourri ». C’est un détail.

Maintenant, que j’y pense, tous les autres Clients avaient des têtes de pigeons qui n’y connaissent rien à l’informatique. Ce n’est peut-être qu’un préjugé. De plus, si c’est des pigeons, j’en fais partie.

C’est pas grave. Je me suis bien amusé !

Moi, incommodé par le prout de Semi-Chef Pez.

Comment « aimer » ou « ne plus aimer » une nouvelle ?

Imaginez … Vous êtes à l’école. Disons, au collège, c’est là où il se passe le plus de trucs bizarres. Il y a une petite nouvelle qui arrive dans votre classe.

Vu que vous êtes en pleine adolescence, vous aimeriez pouvoir l’aimer (le fait que ça puisse être réciproque est totalement accessoire). Vous aimeriez pouvoir fantasmer sur elle, la regarder courir en sport, pendant de longues minutes, lors des chanceuses séances où le groupe des filles est à portée d’œil du groupe des garçons. Ça donnerais quelque chose dans ce bon goût là.

miss issy dominican poison

Mais, à force d’avoir des rêves érotiques dans lesquels elle se déshabillerait, lambeaux de vêtements par lambeaux de vêtements, durant une sulfureuse partie de Strip-Warhammer-40000 ; à force de mouiller vos draps et d’essayer de faire croire à votre mère que c’est dus à des problèmes de sudation chroniques ; à force de ce trop-plein hormonal, vous en aureriez assez. Oui, assez de cette nouvelle qui vous échappe toujours, courant joyeusement comme une dinde vers de tendres et forts princes charmants en peluche musclée. Vous auriez envie de ne plus l’aimer, la nouvelle.

Vous auriez envie de passer à côté d’elle en l’ignorant poliment. Vous auriez envie de maintenir une distance respectueuse entre elle et vous. Chacun ses centres d’intérêts, chacun son groupe d’amis. Au cours de mathématiques, vous retrouveriez la liberté de ne plus avoir l’obligation de vous asseoir juste derrière elle dans le but d’admirer ses fesses et ses nichons lorsqu’elle se lève et se tourne pour reprendre son sac.

Seulement voilà. Comment faire tout cela ?

« Comment aimer ou ne plus aimer une nouvelle ? »

Le site Linkedin est là pour répondre à cette difficile question. Suivez donc ce lien (https:// aide.linkedin.com/app/answers/detail/a_id/4146).

Je le mets en copie d'écran au cas où il changeraient leurs explications par la suite.

Je le mets en copie d’écran, au cas où il changeraient leurs explications par la suite.

 

C’était super

Et en plus, c’est basé sur une histoire vraie.

Et puis j’aime bien l’idée de ce bouton « je n’aime plus ». Je trouve la formulation très mélancolique. Et de temps en temps, la mélancolie, c’est fun.

« Je n’aime plus cette histoire ». « Je n’aime plus ce gâteau ». Ce sont des phrases très fortes.

sad panda

Mais on s’empâte, on s’empâte. Passons à autre chose. Une chose qu’on n’est pas en train de ne plus aimer. Une chose qu’on nous jetterait des sorts pour qu’on l’aime encore. Cette chose, vous l’avez deviné, c’est le magazine 42.

Numéro 29, avec pour thème : les dieux, la religion, la mythologie, etc.

magazine 42 couverture numéro 29

À cause des continuels soucis de bergement de Free (il a des fruits, il a tout confit), la fonction de visionnage en streaming-html directement connecté au cerveau est continuellement en carafe. Zut. Par conséquent, le magazine est consommable uniquement en téléchargement complet du pdf, par ici (http:// 42lemag.fr/).

Qu’à cela ne tienne, voici le traditionnel menu-formule-entrée-plat-dessert-fouille-rectale de ce que j’ai fait dedans (dans le magazine, pas dans la fouille. (Qu’est-ce que ça fouille là d’ailleurs, ce « rectal » ? Je vais demander au recteur)).

Page 11 : fausses pub

Elles sont biens. Pour info, je ne joue pas à Minecraft. Je sais très bien que si je me lance là-dedans, je vais plonger dans une période de chronoboulimie. De même, j’ai World of Warcraft qui traîne sur étagère depuis des années. Je ne l’ai jamais installé. Il me fout la trouille.

Je précise que j’ai le droit d’utiliser la buzz-expression « sur étagère », parce que la boîte du jeu est vraiment sur une étagère. Par contre, je n’ai peut-être pas le droit d’utiliser la buzz-expression « buzz-expression ». Eh zut.

Et le jeu de mot sur l’aspartame : bon, ça se passe de commentaires.

Page 31 : mon top de jeux vidéo

Une très bonne idée qu’a eu là je ne-sais-plus-quel-autre-rédacteur, que de donner son top 3 de jeux vidéo de 2011. (Et non pas son top 2011 de jeux vidéo de 3, d’abord parce que 2011 jeux, ça fait beaucoup, et ensuite parce que tout le monde n’habite pas dans la ville de 3).

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Ils vont l’avoir dans le cul les troyens, avec cette bite en bois de 10 mètres de long.

Mes activités de veille technologique vidéoludique sont un peu décalées dans le temps. C’est pourquoi j’ai cité des jeux un peu plus vieux que la date limite. (Vautrage dans le texte du magazine d’ailleurs, mais c’est pas grave). Toutefois, je me suis attelé à trouver un jeu pour chacune de mes trois sources d’approvisionnement principales. À savoir :

  • Les jeux flash de Kongregate et Armor Games
  • Les jeux indépendants du Humble Indie Bundle
  • La Motion Twin

Quant à Miegakure, on verra bien ce que ça donnera quand ça donnera.

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Relie les points entre eux pour … Oh laissez tomber.

 

Page 35 : jeu moisi des blagues carambars

Je suis particulièrement fier de cette œuvre.

D’abord parce que les blagues carambar, c’est nul, mais ça fait indéniablement partie de la culture française. Or je trouvais important de rendre hommage à ce culturolème.

Ensuite, parce que ça m’a toujours énervé que les blagues soient massicotées n’importe comment. Je trouvais ça important de rendre vengeance à ce problème.

Je me suis inspiré d’une débilité qui avait bourgeonnée dans un vieux magazine Joystick. Eux aussi avaient tripé, mais pas aussi bien que moi, évidemment. Y’avait, entre autres, un certain Rémi qui se faisait tout le temps enterrer vivant. Si vous aussi, vous vous souvenez de ce passage de votre vie, changez-en (de vie).

Page 50 : les dieux à la con

Mon seul article de ce numéro avec un quantité conséquente de texte. Ouais, en ce moment, je m’oriente plus vers du graphique, du roman-photo, du pixel bien baveux. Si vous vouliez épargner vos yeux, c’est les tableaux pré-raphaëlites du musée du coin qu’il fallait regarder, et pas notre déchéance approximo-périodique de couleurs.

Sachez quand même que j’ai fait un important travail de documentation pour cet article. J’ai du rester assis dans mon fauteuil et cliquer sur tout plein de sites web différents. J’ai eu dur. J’aurais aussi pu me renseigner auprès du conservateur du musée du coin, mais il était en conserve. Et puis de toutes façons, fuck les conservateurs. Vive la révolution.

robots recyclage conserves

Les gens, ils sont en conserve, des fois.

 

Page 53 : jeu moisi des citations de jeux en image

Comme déjà dit ici ou là, j’adore les jeux de mots pourris. J’en étais déjà fan avant même que ce soit devenu mainstream.

Donc fatalement, des jeux de mots pourris en rébus, à propos de jeux vidéo, c’est la quintessence de la substantifique moelle.

(« Substantifique moelle » est une buzz-expression pré-raphaëlite ciselée par rat-belet.)

(Le belet est le mâle de la belette.)

(A)

()

(

Megan Belet

Megan Belet. Elle me plaît pas, mais son nom est à-propos.

)

Page 65 : BD-roman-photo. « Crise chez les Dieux »

J’ai aimé raconter cette histoire. Surtout le côté « présentation de faits comme étant une exactitude historique alors que c’est complètement n’importe quoi ». Il s’agit là d’une subtile satire de toutes les conneries qu’on nous bassine à longueur de journée dans « lémédia ». Eh oui, je fais du journalisme LOL, je suis à la mode, je viens de l’underground. Un jour, je serais tellement puissant que je créerais du mème internet rien qu’avec mes pets. Et « j’enflammerais le web ». Molécules de méthane, prenez garde !

Lances flamable Fire Fart lighting

Bon sinon, j’ai placé à la fois Cthulhu et Jésus dans une œuvre de l’esprit. Je ne suis certainement pas le premier à avoir réussi cet exploit, mais cela me rend bien heureux. Tiens à l’occasion, il faudrait écrire un article sur Jésus. Comment le journalisme LOL a fait descendre de son piédestal un symbole datant de 2000 ans, pour le rendre au peuple, indépendamment du niveau intellectuel du peuple en question. Car le peuple est égaux entre lui. Amen.

Eh j’ai oublié un truc !

Excité par le rythme effréné de ma propre vie, dans laquelle il se passe plein de trucs passionnants et pas du tout cafardeux, j’ai oublié de mentionner l’une de mes nombreuses contributions.

Dans le numéro 27, en page 4, il y a une news à propos de la flûte à bec. Tout est dit dedans, je n’ai rien à ajouter. Sinon que Séverine, la fille qui ne voulait pas « jouer de la pûte », était assez excitante. Oui, quand on est âgé de 12 ans et qu’on voit une fille âgée de 12 ans en minijupe, on est excité, et je vous emmerde.

Quoi que … Je me demande si elle avait pas 13 ans. Vu la courteur de la minijupe, elle avait sûrement déjà dû redoubler au moins une classe.

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Johan aussi a une minijupe bien courte, le cochon. Heureusement qu’il a un collant.

 

Quelques règles du blogging parmi d’autres

Première règle parmi d’autres : « Lorsque, dans les commentaires, vous vous faites insulter par des inconnus, c’est que votre blog commence doucement à devenir célèbre ».

Cet événement m’est arrivé il y a un an ou deux. Un boulet n’avait pas supporté que je mette des photos du top-model Karola. Il s’imaginait être le propriétaire exclusif de cette personne, alors qu’elle a des photos d’elle un peu partout. Tiens d’ailleurs, hop :

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Deuxième règle parmi d’autres : « Lorsqu’on vous annonce que l’une de vos images va être supprimée parce qu’elle ‘enfreint le copyright’ de son propriétaire, c’est que votre blog continue doucement à devenir célèbre. »

Cet événement vient de m’arriver récemment, sur cet article : https://recher.wordpress.com/2011/07/14/ce-que-je-ne-suis-pas/

Rien de grave, mais il va falloir que je trouve une autre image pour la remplacer. Ça m’embête, elle était vraiment adaptée au contexte. C’est pas tous les jours qu’on déniche une photo contenant à la fois un avatar et des gros seins. Au pire, il reste le lien source dans les commentaires (sans insultes ajoutées).

Edit 2013-10-15 : c’est bon j’ai remplacé l’image.

Mon prochain article devrait parler de karmagraphie. À bientôt !

Moi et mon boulot

Un lundi de y’a pas longtemps, c’était férié, et j’étais au boulot. J’étais un peu énervé, enfin, rien de bien original. Mais voilà.

Vous savez, ma vie a l’air super chouette, vue comme ça. Je m’éclate à faire du code, j’écris des bêtises sur ce blog, je cherche des images de cul sur Internet… J’ai même réussi à arrêter d’être puceau. La crise mondiale étant ce qu’elle est, cet « achievement » n’était pas forcément chose aisée. Enfin bref.

Ce que je voulais dire, c’est que tout ne va pas aussi bien que ça.

Vous voyez, le problème, c’est tout ce qu’il y a dans mon cerveau. J’ai plein d’idées de textes, d’articles, de livres, de jeux vidéos, de dessins animés, et d’autres choses… Ça prend du temps de faire sortir tout ça sous une forme à peu près présentable. Et le temps, je trouve que j’en ai vraiment pas assez.

Déjà j’ai ma « dépendance aux jeux vidéos » (comme on lit dans les journaux des grandes personnes). C’est assez chronophage (comme on lit dans les sites internet branchés). Je suis cleric lvl 47 à Maple Story quand-même.

maple story brocolis

(Je m’appelle Recher03 parce qu’avant, j’ai fait 2 persos tout pourris).

En fait, c’est surtout ce travail. Oh, il ne me déplaît pas. Pisser du code et de la documentation, ça m’a jamais dérangé. Et puis je trouve amusante cette idée que tout ce que j’y produis aboutit dans un gigantesque magma que je ne comprends pas. Je suis une espèce d’ombre dans un coin que peu de gens remarquent et j’aime bien. Plus de la moitié de ce que je pisse sont des informations que personne n’utilise. Si un ahuri s’amusait à tout imprimer, on obtiendrait sûrement assez de papier pour envelopper toutes les femmes rondes que je mets sur ce site.

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Un jour, il faudra que je vous raconte une journée de travail. C’est l’un de mes projets d’article et évidemment, je n’ai pas encore trouvé le temps de l’écrire.

Je vous raconterai les délais idiots que nous sommes censés tenir, que l’on ne tient pas et dont je n’ai que faire. Tous ces chiffrages bancals qui ne tiennent pas debout.

Je vous raconterai la petite lueur d’espoir que j’ai chaque fois que j’entends sonner l’alarme incendie. « Peut-être va-t-il enfin se passer quelque chose de rigolo ici? » Et ma déception quand elle s’arrête immédiatement. Rien qu’une stupide fausse alerte.

Je vous parlerai de toutes ces belles et fraîches femmes que je fixe par la fenêtre de mon bureau, avec mes yeux de bovins. Oh, Karo et son visage parfait. Fumigène et son énorme poitrine qu’elle darde vers l’avant. Et d’autres nanas dont j’ignore les noms, qui roulent des fesses et font flotter leurs cheveux.

S’il y a bien une chose que je dois reconnaître à Merluchon Corp, c’est la prestigieuse brouettée de nenettes greluchassement bien assemblées, avec une finition au poil. Tout n’est pas à mon goût, mais on sent une volonté de cohérence esthétique au niveau du recrutement.

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Je m’amuserai à rajouter quelques phrases bibliques:

  • Et lorsque j’aurais purifié ce fichier de toutes les ordures dont il est parsemé, alors peut-être pourrais-je enfin graver du code de mes propres mains.
  • Dans ton petit espace personnel, tes sauvegardes, tu conserveras. Car il est bon de garder à l’esprit que tous les possibles dispositifs de sécurité orchestrés par tes prochains sont amenés à tomber.
  • N’achète jamais rien avec une fermeture éclair en nylon.

Ce ne sera pas forcément très ressemblant, car je n’ai pas (encore) lu la Bible. Aucune importance.

Je vous parlerai de la précision remarquable de mes techniques de contraction du sphincter, qui me permettent de ninja-péter dans mon siège de bureau. Même avec des pets qui auraient dû être bruyants à l’origine. Ça n’empêche pas les odeurs, mais ça, c’est plus un problème pour mes collègues que pour moi. Personne n’osera dire tout haut: « Arrête de péter, bordel! »

lysistrata acropole

Je ferai une liste de tous les petits textes bizarres que j’ai l’intention de post-iter dans les toilettes. Des choses qui ne veulent rien dire mais qui pourraient interpeller les gens. J’ai déjà placé un classique « the cake is a lie », et un plus mystérieux « si vous êtes arrivé ici, c’est que vous avez encore échoué ». Ça m’amuse beaucoup.

Au sujet des toilettes, il faudra que je me modère, que j’évite de donner trop de détails sur les moments de masturbation que je m’offre en ce lieu secret. J’ai bien conscience que tout ça ne vous intéresse pas énormément. Vous voyez, j’essaie, le plus possible, de ne pas transformer ce blog en un « 36 15 my life ».

Ah, au fait, la phrase « si vous êtes arrivé ici … » n’est pas de moi, mais de Chuck Pahlaniuk. Elle est dans « Journal intime », qui n’est pas du tout un journal intime. Enfin vous vous en doutiez.

C’est pas son meilleur bouquin. En ce moment, je lis « À l’estomac », qui trash-cartonne bien plus. J’en suis au passage avec les poupées anatomiquement correctes (en italique dans le texte). Mais je ne dois pas vous raconter, évidemment.

anatomically correct family

De quoi est-ce que je parlais moi ?

Pas la peine de s’en faire, i suffit d’oublier
Demain je s’rai funky, rastaquouère et blindé.
(Hubert-Félix Thiéfaine)

Mon rêve serait de trouver un travail de planqué. Je sais, annoncer ce genre de chose fait de moi un gamin stupide et irréaliste. Le problème, c’est que quand vous postulez pour quelque emploi que ce soit, vous ne pouvez pas demander au type en face de vous: « quel est le taux maximum de glandage autorisé dans votre entreprise? » Il n’ira jamais vous l’avouer, même si lui-même va 5 fois par jour aux toilettes, avec un préservatif rempli de framboise caché dans sa poche de chemise, et qu’il a le rang d’Archimage au jeu web-glande NaturalChimie.

Je dois faire un article sur les boulots de planqué. Ces petites perles…

Vous vous souvenez de Corinne Maier? La nana qui a écrit « Bonjour Paresse ». Elle explique qu’il n’y a plus rien à espérer de l’entreprise, de vos perspectives de carrières ou de votre « vie professionnelle ». Il ne vous reste plus qu’à vous asseoir sur votre siège et attendre. Scott Adams ajoute que l’idéal, c’en est un avec accoudoirs, pour une sieste plus confortable.

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Pouvoir se la couler douce ne me semble pas évident dans toutes les entreprises. Et je ne parle pas ici du clivage clichesque entre les fonctionnaires glandos et le privé où on bosse comme des dingues. Non, ce n’est plus aussi simple que ça maintenant. Les boulots de glande existent toujours, mais il n’y a plus de règle fiable pour les trouver.

Tu sais Corinne, dans certaines entreprises, on surveille vraiment le travail que tu produis. Il y a des délais. Des tâches à estimer en nombre de jours. Et si on ne respecte pas tout cela… Eh bien je ne sais pas exactement ce qu’il se passe. Je suppose qu’on se fait virer. Ou juste engueuler. Je ne le sais pas. Je n’ai pas encore suffisamment de courage pour essayer. Est-ce que ça veut dire qu’ils me tiennent déjà par la peur et le stress?

Le problème avec mon boulot, c’est qu’ils sont trop intelligents, ils savent faire la part des choses. Je peux jouer à des jeux vidéos à n’importe quel moment, personne ne m’en fera la remarque. Mais si je ne fais pas ce qu’on m’a demandé dans le temps imparti, là on me le signale. Je peux toujours essayer de tricher, annoncer qu’un truc va me prendre 10 jours là où ça m’en prendrait 2. Mais ça aussi ils savent le repérer. Trop intelligents je vous dis.

Si Corinne Maier avait mon emploi, est-ce qu’elle serait capable de le transformer en un boulot à possibilité de glandage? Est-ce qu’elle pourrait m’aider à ce que je le transforme moi-même? Est-ce qu’il existe des « consultants en glanding »? Je ne sais pas.

Glande

Mais je sais que je vais développer ce sujet le plus possible, afin de le détaboutiser. La « richesse » d’un boulot de glande est un concept de société qui me semble très important.

À suivre donc. (Mais je ferai une petite fiche-cuisine entre temps, histoire de conserver suffisamment de légèreté à ce blog).