Raffarin Pète-Gonade Memorial Day #11 : Hais-toi toi-même

Et voici comme chaque année notre petite commémoration, pour se souvenir de ce lundi de Pentecôte qui était férié à une époque, et qui nous a été mangé par Raffarin. (Qu’est-ce qu’il devient au fait ce cornard ? Oh on s’en fout).

Raff non contractuel

C’est l’occasion pour moi de faire un petit point sur mes conditions de travail, un changement non négligeable a eu lieu.

J’ai intégré une équipe de développeurs ayant un projet de ouf’patate. Un truc qui va au moins révolutionner le monde de la réalité, si ce n’est pas l’univers entier. C’est ultra-secret, même Mark Zuckerberg est pas au courant. Je ne peux pas vous en parler ici, j’utiliserais donc le nom de code secret « POILS_PUBIENS » pour le désigner.

POILS_PUBIENS est un projet super génial, mais j’avoue regretter un peu mon environnement de travail précédent, où j’étais le seul développeur. J’avais plein de boulot, mais j’étais le roi du pétrole. Dès que je créais un petit truc, le monde était génialement impressionné. À quelques exceptions près (voir mes deux articles sur l’outil Pochtronarr), j’avais suffisamment de liberté dans mes choix techniques. Si vous avez la possibilité de bosser en tant que développeur dans un milieu de non-développeurs, sautez sur l’occasion, c’est une place rare et en or.

Péquenologiquement parlant, je découvre actuellement le framework Symfony et le CMS Drupal. C’est plutôt bien ficelé, je pense que les personnes qui ont créé ces outils se sont franchement bien débrouillées. Il y a juste un point embarrassant : pourquoi ils ont écrit ça en PHP ? Craquage complet, là.

Dans cette nouvelle équipe, nous sommes en forfait à l’année. Dixit Colléguette Choucroute : « c’est plus adapté, car vous êtes en mode projet dans un environnement agile ». J’ai toujours pas compris ce qu’elle a voulu dire, possiblement elle non plus, on n’est plus à ça près.

Nous devons réaliser 1607 plombes de trawaille par an, n’importe quand, à n’importe quel rythme (en respectant quand même les contraintes légales tels que les heures de repos consécutives, etc). Ce calcul provient d’une moyenne à l’année, et tient compte des week-ends, jours fériés, jours de congés, etc.

Je me suis évidemment posé la question de ce 1607, semblant sortir de nul part. Il ne vous aura pas échappé que c’est un magnifique nombre premier. Pour une valeur censée provenir d’un lissage, où on s’attend à ce que des trucs soit multipliés par d’autres trucs, ça semble assez étrange.

Le calcul est décrit ici (https:// www. legisocial.fr/contrat-de-travail/duree-de-travail/savez-comment-determinee-duree-legale-annuelle.html).

La « vraie » valeur devrait être 1600, qui est un magnifique nombre pas-premier. Devinez d’où vient le +7 ? La chiottasserie d’enculerie de bite borgne de Raffarinade précédemment putain de mentionnée !

Il y aurait d’autres choses à dire sur le calcul en lui-même, bourré d’approximations allant toujours dans le sens de l’arnaquage du salarié, ce sera pour une autre fois.

Two wrongs don’t make a right, 10 000 « abouts » don’t make an « exact ».

Le forfait à l’année est une bonne idée dans son principe. Mais ça n’enlève pas le risque que si on ne vous laisse pas déclarer les heures que vous avez réellement faites, c’est sodomie-gravier gratuite. Ce risque est présent quel que soit l’organisation de votre travail. À vous de trouver des chefs qui sachent rester respectueux et corrects. En ce qui me concerne, pour l’instant, c’est ok. D’ailleurs ils nous ont redonné ces fameuses 7 heures de fériés.

Du coup, il nous a fallu un outil pour comptabiliser le temps de tra-tra effectué. Le truc que je déteste. Le truc qui force les employés à s’engager sur des délais de réalisation qu’ils sont contraints d’estimer à l’arrache en 5 minutes. Le truc qui fait qu’un chef vous demandera de « ne pas passer plus de 2 heures sur telle tâche », pour profiter des approximations et empêcher qu’elle soit tracée.

Devinez quoi ? C’est moi qui suis chargé de mettre en place cet outil. C’est moi qui ai créé le modèle des fichiers excel à remplir, c’est moi qui ai écrit le petit script python pour les parser, c’est moi qui ai envoyé un mail de rappel à l’ordre à mes propres collègues, pour dire de ne pas bidouiller leur fichier sinon ça pourrissait mon script, c’est moi qui ai refait un mail de rappel à l’ordre pour leur dire d’essayer d’associer un livrable à chaque tâche. Je hais Excel, mais on n’a pas le temps de coder une vraie appli. On n’a pas le temps de mesurer notre temps.

Tout ce que j’ai subi de la hiérarchie des entreprises précédentes, je l’ai imposé à mes collègues de l’équipe de dev dans laquelle j’ai été intégré. Je suis un vilain, je me hais, j’ai honte, je vais aller me cacher et vivre comme un ermite dans la forêt.

Peut-être que j’y rencontrerais Colors of Autumn.

Colors_of_autumnn, c’est son pseudo (avec deux N).

Tchô.

L’histoire de la personne qui voulait pas régler les problèmes des autres.

Ce serait l’histoire d’une personne à qui on demanderait de régler un problème d’équilibrage de poils. Mettons, par exemple, qu’une de ses amies a un poil pubien qui s’est emmêlé avec un poil de dessous de bras. L’amie vient voir la personne pour lui demander si elle peut les démêler.

Mais la personne en question, elle ne lui démêle pas. À la place, elle lui donne ses anciens outils de travail du poil, ceux qu’elle utilisait au tout début de son apprentissage. Ils sont un peu vieux ces outils, un peu passés de mode et un peu usés, mais ils sont quand même efficaces et fonctionnels. Et puis il y a une petite valeur sentimentale liée à ces outils, alors c’est beau. Dans l’histoire que je vous raconte, ça fait quelque chose de beau.

Ensuite, la personne va sur internet et récupère un tutoriel pilositaire. Un ouvrage assez bien fichu, qui commence vraiment par les bases et qui est en français. La personne explique que la plupart des tutoriels dans ce domaine sont en italien, car le savoir pilositaire italien rayonne dans le monde entier. On peut trouver de la littérature dans d’autres langues, mais tôt ou tard, on finit par devoir lire des textes en italien. Ce n’est pas très difficile, il faut prendre le temps de s’y mettre.

Puis la personne explique à son amie que ce tutoriel va lui permettre d’acquérir des premières connaissances, mais que ce sera assez long. Le plus embêtant, c’est que même après l’avoir lu intégralement, l’amie ne saura pas forcément régler le problème spécifique de poils qu’elle a en ce moment. Pire que ça, l’amie se rendra compte qu’il y aurait plein d’autres chose à apprendre sur le sujet, une foison d’autres tutoriels à lire et de choses à essayer, et qu’elle n’aura de toutes façons pas assez d’une vie pour tout réaliser. Il faudra qu’elle fasse des choix, car pour avoir la capacité d’avancer, elle n’aura pas d’autres moyens que de se fermer des portes qui auraient menées vers d’autres chemins.

L’amie demande à la personne pourquoi elle lui montre tout ça.

Alors la personne fond en larme. Elle s’asseoit, met sa tête dans ses mains et pleure, pleure tout ce qu’elle peut. Elle est secouée de sanglots, elle essaie d’expliquer ce qu’elle a voulu exprimer en lui donnant les outils et le tutoriel, mais elle n’y arrive pas. Elle pleure et elle pleure encore. Elle s’excuse auprès de son amie. Elle dit qu’elle est fatiguée, qu’elle va très bien, que sa vie est très heureuse, mais qu’elle est juste fatiguée. Et tout ça c’est beau, c’est vraiment beau.

On sait pas si l’histoire s’arrête là. Est-ce que l’amie lit le tutoriel ? Est-ce que la personne finit par lui démêler le poil pubien et le poil de dessous de bras ? Est-ce que l’amie console la personne ? Est-ce qu’elle pleure avec elle ? On sait pas. Mais toujours, c’est beau.

Pas d’images pour cet article. Les blogs, ça doit aussi servir à écrire des trucs à la va-vite à 4h30 du matin, sans fioritures.

Merci d’avoir lu tout ça.

Description : ma bite et mes poils pubiens

J’ai une petite bite.

Je vous passe les détails concernant les doutes et la gêne que ça a pu ou que ça peut continuer de provoquer en moi. Je vous fais aussi grâce de mes souvenirs de concours de taille de zizi avec mes camarades du collège. Il y a certainement énormément de ressources documentaires à ce sujet sur internet, je vous laisse les étudier.

L’image que je me fait de moi-même me force à ajouter une précision à cette déclaration : ma bite est certes petite, mais également assez « élastique ». C’est à dire qu’en érection, elle grandit de manière importante, pour finalement atteindre une taille correcte ; plus petite que la moyenne nationale des pénis en érection, mais malgré tout honorable.

Ceci étant dit, ce n’est pas que de ça dont je voulais vous parler.

Je possède une autre particularité : j’ai une toute petite peau de bite (les scientifiques et les médecins appellent cela un « prépuce »).

Au repos, mon prépuce ne recouvre pratiquement pas mon gland. C’est à dire qu’au lieu de quelque chose comme ça :

pénis avec le prépuce recouvrant le gland

J’ai quelque chose comme ça :

pénis avec le prépuce rétracté

C’est pas la mienne, bien entendu.

Et pour ceux qui se poseraient la question : non, je n’ait pas été circoncis.

Je me suis un peu renseigné, il paraît que c’est normal. Le recouvrement prépucien varie beaucoup d’une personne à une autre. Ça n’a aucune conséquence sur le fonctionnement de l’ensemble de la machine. Lorsque je suis en pyjama, il m’est arrivé une ou deux fois d’avoir une érection non prévue, parce que le vêtement frottait sur le gland d’une manière qui activait les « capteurs à faire bander ». (Je suis sûr que ces parties du corps ont un nom scientifique officiel, mais je ne le connais pas).

Ceci étant dit, passons à l’info suivante.

J’ai des poils pubiens assez long.

Je trouve ça classe. Le poil, c’est le mâââle. J’ai pas spécialement l’intention d’épiler, de raser ou de couper, d’autant plus que j’ai aucune idée de la façon dont ça repousserait. Et j’ai un peu peur de promener un objet coupant près de mon zizi.

Voilà, tout ceci est fort intéressant.

Seulement voilà, ces trois faits conjugués ensemble (petite bite, gland apparent, poils longs) me créent un problème gênant :

Ma bite m’auto-tire les poils

Si je n’avais pas le gland apparent, ça donnerait le schéma bitier suivant :

dessin bite recouverte

Vue en coupe (ça doit faire mal).

Si j’avais le gland apparent, mais une grande bite, ça donnerait ceci :

bite grande

Et si j’avais juste les poils courts, ça donnerait également quelque chose d’assez normal. Je vous fais pas un dessin, j’en ai déjà fait deux.

Seulement voilà, mon schéma bitier personnel équivaut parfois à ceci :

bite avec les poils coincé dans le prépuce

Mes longs poils pubiens avancent le long de ma (petite) bite, parviennent jusqu’au bout et viennent se glisser entre le gland apparent et le prépuce.

Ça ne fait pas spécialement mal, et ça ne m’arrive que sporadiquement, mais c’est super gênant. Je dois alors mettre ma main dans le slip pour décoincer les poils. Or, socialement, on n’a pas toujours la liberté pour effectuer ce genre d’action douteuse. J’essaie alors de me tortiller pour changer l’orientation de mon pénis en espérant que le système se désentrelace par lui-même.

De plus, des fois, ça fait réellement mal, car mon pénis tire sur les poils.

J’ai ce problème depuis la puberté (depuis que j’ai des poils, forcément). Au début, je maîtrisais rien du tout et j’allais très souvent aux toilettes, pour reconfigurer le bazar sans me faire gauler (ha ha, jeu de mot).

Une fois, j’étais avec des gens de ma classe, ça faisait au moins un quart d’heure que ça me démangeait et me tirait, je ne pouvais plus résister. Alors j’y suis allé franco. J’ai mis ma main dans le froc et j’ai dit « excusez-moi, mais mes poils de bistouquette se mettent n’importe comment, il faut que j’arrange ça ». Évidemment ils se sont tous foutus de ma gueule. De toutes façons c’étaient des connards. Ça me fait d’ailleurs penser que l’un de ces enfoirés me doit toujours 14 francs. Si je le revois, je l’étrangle avec ses propres poils.

Au fil du temps, j’ai appris à mieux gérer cette inconvenance. Mais il arrive encore, de temps en temps, que des poils viennent malicieusement s’enrouler autour de mon sexe et je me vois alors m’être imposé le rôle du martyr universel version kératinienne.

Ça m’avait semblé important de vous en faire part.

Annexes

Ce problème est abordé à d’autres endroits, notamment ici (http:// www. jeuxvideo.com/forums/1-50-146357727-1-0-1-0-les-poils-de-z-dans-le-prepuce.htm).

C’était presque pas prévisible qu’un repère d’adolescents masculins tel que le forum de jeuxvideo.com n’aborde pas cet épineupileux sujet. Eh bien voilà qui est fait. En tout cas, ça m’énerve. J’ai un tout petit peu cru que j’allais mettre au grand jour un tabou terrible, et en fait non, le monde en parle déjà sans aucune gêne. Cochonnerie d’internet.

On apprend, dans ce fil de discussion, que la solution majoritairement adoptée est de rafraîchir le Demis Roussos à la machette. Personnellement je ne suis pas sûr d’avoir envie de faire ça. Je suppose que des tas de gens vont me trouver dégoûtant, parce que je ne me suis jamais coupé les poils pubiens de ma vie.

Mince ! J’allais oublier ! Il me faut la traditionnelle image de femme ronde. Voyons voir, comment associer une photo de belle dame dotée de formes généreuses avec le sujet principal de cet article ?

Oh ça devrait pas être très difficile.

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