Les détails dans ma vidéo pour l’UTBM

Hello les humains et les robots, hello en particulier aux utébohémiens qui atterriraient ici. J’ai terminé ma petite vidéo pour l’UTBM (voir mon article précédent pour connaître l’origine de cette œuvre).

Vous pouvez la visionner et la télécharger ici. Le mec qui mange la boulette de papier puis qui est dans les chiottes, c’est moi. Mine de rien, c’est la presque-première fois que je montre ma gueule sur ce blog. Vu ladite gueule, ça nous rajeunit pas. C’est pas le sujet.

Vous pouvez visionner la compilation complète des vidéos de tout les participants ici. Merci à Ba(r)barlélé Faon de m’avoir transmis ce lien (ce surnom de oufzor !).

Vous pouvez récupérer et bidouiller le code source de l’animation, sur mon github. C’est bien évidemment écrit en python, avec la librairie pygame, saupoudrée d’un peu de numpy pour les « effets spéciaux ». Veuillez m’excuser pour le code source cradingue, écrit à l’arrache plusieurs nuits de suite entre 2h et 5h du matin. Dormir c’est pour les cons.

J’ai caché tout un tas de petites choses et de souvenirs dans cette animation, et j’ai envie de vous en faire part. 3-4-zob, je vous parle d’un temps qui a exactement 20 ans, et qui aux tripes alla me prendre.

Les images

Voici l’image complète du tunnel que traverse la petite boulette de papier (cliquez dessus pour l’afficher en taille réelle) :

Vous constaterez que les textes sont tournés/inversés un peu dans tous les sens. C’est normal. Lorsque l’image est projetée en tunnel, ils se remettent à l’endroit.

Les logos des assos’

L’Association des Étudiants

Le logo actuel :

L’ancien logo, qui doit être encore présent ici ou là :

Il y avait un logo méga-ancien, ressemblant à l’ancien en plus moche et plus illisible. Je n’ai pas réussi à le retrouver. Il était à peu près comme ça :

On arrive difficilement à voir que ça fait les lettres A.E.

Le logo du BDF.

Le logo des inter-UT

Les Inter-UT sont une rencontre sportive/festive ayant lieu chaque année, avec l’UTBM, l’UTC et l’UTT.

Le logo doit être décomposé en : ∩-UT. Le signe « ∩ » se prononce « inter », il s’agit du symbole mathématique représentant une intersection entre deux ensembles.

La vie étudiante à l’UTBM fourmille de logos. Je n’en ai choisi que quelques-uns, car j’avais beaucoup de choses à mettre. Ne m’en veuillez pas si vous ne retrouvez pas vos assos’ préférées.

Le logo de la promo 01

La promo dont je fais partie.

J’ai du le refaire à la main, car je l’avais uniquement sous forme de T-Shirt et sur des photos de gens plus ou moins alcoolisés. J’espère qu’il est ressemblant.

Il représente un landeau, pour montrer le fait que l’UTBM, et toute la dynamique étudiante qui va avec, en était à ses débuts. On avait ensuite décliné l’idée de différentes façons, avec des bébés, des biberons, etc.

Le mini-logo à l’intérieur est celui de l’UTBM.

Si je me souviens bien, c’est un mec surnommé Loku qui l’avait dessiné, à moins que ce soit Djardin.

Les logos des écoles

Les 3 UTs :

J’ai cru entendre qu’il y’en avait une quatrième. Mais à mon époque, ce n’était pas le cas, et j’avoue n’avoir pas trop pris la peine de me renseigner.

L’ancien logo de l’UTC :

Ils ont bien fait de le changer, il représentait sacrément rien du tout.

ENIPSéen ? IPSéNIbien ?

Je suis obligé de faire quelques petits rappels historiques. Je vais essayer d’être le plus objectif possible, même si je me rends bien compte qu’il y a beaucoup de ressenti personnel.

l’UTBM provient de la fusion de deux anciennes écoles : l’ENI et l’IPsé. L’ENI apportait les départements Génie des Systèmes de Production (GSP), et l’IPsé apportait les départements Génie Informatique et Génie Mécanique. (GI et GM). Certains noms ont changé depuis, et de nouveaux départements ont été créés (Génie des Systèmes de Commandes, etc).

L’ancien logo de l’ENI :

Je ne sais pas trop ce qu’il est censé représenter. Une montagne devant un soleil ? Il n’y a pas de montagne spécialement connue à Belfort, à part le ballon d’Alsace. Et la région n’est pas réputée pour son soleil.

J’ai retrouvé le logo de l’IPSé, mais trop tard, la vidéo était déjà faite, désolé :

Il se cachait dans la page 10 du numéro 10 de La Bohème (le journal des étudiants de l’UTBM), que vous pouvez lire ici . Au passage, l’article en question a un intérêt historique non négligeable.

Au niveau étudiant, on ne peut pas dire que cette fusion d’école se soit bien initiée.

Les ENIbiens considéraient que les IPséens étaient des hippies fumeurs de pétards incapables d’organiser des activités étudiantes, se prenant pour des artistes et n’ayant aucune conscience du monde de l’entreprise et du métier d’ingénieur.

Les IPséens considéraient que les ENIbiens étaient des gros bourrins alcooliques perpétrant des traditions de bizutage stupides, et qui auront pour unique débouché professionnel des métiers de « visses-boulons ».

Quant tu arrives en première année, à ton intégration, au milieu de tout ce bazar, et que tous les anciens avec qui tu parles (quelle que soit leur école) t’expliquent que « c’était mieux avant », tu es un peu dans la confusion et tu ne sais pas trop où te mettre.

Un autre détail amusant, qui m’a vraiment donné l’impression que je démarrais mes études dans une école qui n’existait pas, c’est le papier administratif détaillant le planning de la rentrée. On y trouvait conventionnellement un discours d’introduction prononcé par le grand chef de l’UTBM. Le titre de ce monsieur était : « administrateur provisoire ».

Du point de vue administratif et enseignement, l’UTBM prenait plus de l’IPSé que de l’ENI : le fonctionnement par UV provient de l’IPSé, le directeur du département Tronc Commun de l’UTBM était celui de l’IPSé (je reparlerais de lui un peu plus loin).

Dans mes souvenirs, plusieurs dirigeants du département GSP ont démissionné un ou deux ans après la création de l’UTBM, en indiquant clairement, dans une lettre ouverte, qu’ils partaient à cause d’une prédominance trop forte de l’IPSé. Je ne retrouve aucune trace de ces infos, ni même les noms des démissionnaires. Désolé, il va falloir me croire sur parole.

Du point de vue de la vie étudiante, l’ENI semblait avoir une présence plus forte. Ce serait inexact de dire que les IPséens ne faisaient rien. Plusieurs événements de l’UTBM proviennent de l’IPSé : la convention du Troll penché, le Week-end à l’UTBM, la Semaine des Arts, etc. Mais on pouvait remarquer que les ENIbiens étaient plus enclins à se motiver pour organiser tout un tas de choses, ne serait-ce que pour essayer de conserver l’identité de leur école.

L’ancien logo de l’Association des Étudiants est jaune et bleu, comme l’ancien logo de l’ENI. Ce n’est pas pour rien.

Dans tout ce fatras, je me sentais personnellement plus proche de l’esprit « ENI » que de l’esprit « IPSé », mais le plus important pour moi était de faire naître l’esprit « UTBM ».

Je pense y avoir assez bien contribué, même si, pour certaines assos’ (en particulier le Congrès Industriel), je faisait mine d’être impliqué à fond alors que concrètement je ne foutais pas grand chose. J’ai jamais été doué pour organiser des trucs. Je sais juste écrire (du code et des textes). Je remercie Tiny et tout les autres membres de l’équipe du Congrès 2002 d’avoir fait tout le boulot à ma place !

Le logo de l’intégration

Durant notre intégration, on nous donnait un T-shirt avec ce logo dessus (jaune et bleu, quelle surprise !). Les anciens avaient le même avec les couleurs inversées : jaune sur fond bleu.

Quelques petites blagues cachées :

  • en dessous du logo était écrit « Integ ». Les lettres E, N et I étaient soulignées.
  • Si on cache la tête du bonhomme et que l’on imagine que ses deux mains sont deux têtes, le logo représente deux personnes en train de se sodomiser. Pourquoi cette blague ? Aucune idée.

Les blouses

L’animation dans ma vidéo montre 38 blouses noires, correspondants aux 38 promos de l’ENI, et 20 blouses bordeaux, correspondants aux 20 promos actuelles de l’UTBM.

Le port de la blouse est inspiré par d’autres écoles, notamment les Arts et Métiers. Voici un site presque pas trop décrépi concernant les blouses à l’UTBM : http://abctabs3285bis.free.fr/utbm/autre/blouse .

La blouse noire était l’élément le plus emblématique de la vie étudiante et des traditions de l’ENI. On était plusieurs dans la promo 01 à vouloir que ça ne se perde pas, mais on avait bien compris que si on reprenait ça tel quel, on se ferait pourrir par les ENIbiens les plus extrémistes qui n’auraient pas apprécié qu’on reprenne « leurs » traditions pour le compte de « notre » école. Alors on a juste changé la couleur.

Comme l’indique le texte de ma boulette dans la vidéo, j’ai fait partie des personnes qui se sont occupées de l’achat groupé des toutes premières blouses bordeaux. Je devrais donc être capable de vous dire pourquoi on a choisi cette couleur. Eh bien non. Je ne sais plus qui a décidé que ce serait bordeaux, ni comment, ni pourquoi. C’est peut-être une vague référence à la chanson paillarde « Les Belfortaines », mais je n’en suis même pas sûr. « Les Belfortaines sont comme des homards / elles ont toutes un ruban rouge et noir ».

Ça n’a pas été simple, cet achat groupé. J’avais contacté l’entreprise qui les fabriquait. Elle pouvait nous faire un prix unitaire raisonnable (60 ou 70 francs si je me souviens bien), à condition qu’on leur en commande au moins 100. Oui, c’était en francs à l’époque, je suis vieux et prout.

Alors voilà la situation : les acheteurs potentiels sont les gens de la promo 01, soit environ 300 personnes, il faut réaliser 100 préventes, on n’a pas de blouse à montrer en exemple, et on doit demander aux gens de payer d’avance. Bon courage!

On faisait des stands de préventes au bar et la K’fet, on en parlait le plus possible autour de nous. Il fallait garder le moral face aux détracteurs de tous bords :

  • Les IPSéens pour qui la blouse était une tradition ENIbienne de gros bourrins débiles, et qui nous demandaient « vous vendez pas des uniformes de nazi, aussi ? » (La notion de Godwin Point n’était pas encore très répandue à l’époque).
  • Les ENIbiens qui disaient que notre école c’est de la merde et que c’était pas la peine d’essayer de « faire les grands », quelle que soit la couleur de blouse qu’on s’était choisie.
  • D’autres ENIbiens, prêt à croire en l’UTBM, mais qui nous disaient qu’on ferait mieux de garder la couleur noire.
  • Des membres de la promo 01 pas très motivé qui pensaient que « de toutes façons ça marcherait jamais ».
  • Des gens sortis de nul part, ni ENI, ni IPSé, ni UTBM, qui nous insultaient parce qu’on essayait de se prendre pour des GadzArts.

Parfois, on se sentait vraiment seuls à notre stand « promo 01 » posé à l’arrache dans un coin de la K’fet’.

Heureusement, on a été soutenu par des 3spés de la promo 37 de l’ENI, c’est à dire les personnes arrivées la même année que nous, mais directement en 3ème année (est-ce qu’on utilise encore l’expression « 3spé » ? J’en sais rien). Je suppose que eux aussi ont dû faire face aux mêmes détracteurs, et qu’il n’était pas question pour eux d’avoir des blouses noires. Mais une quinzaine d’entre eux ont pré-achetés des blouses bordeaux, ce qui nous a permis d’atteindre, et même dépasser un tout petit peu cette limite fatidique de 100 commandes. Ouf !

C’est étrange de se dire que le choix de la couleur des blouses a eu une influence définitive sur la vie étudiante de l’UTBM, mais que je ne suis même pas capable d’expliquer ce choix.

J’ai toujours ma blouse. Comme vous l’avez vu dans la vidéo, elle a bien vécue. Elle dort actuellement au fond d’un sac avec des fringues de soirée et autres costumes d’apparat. Je suis content d’avoir pu profiter de cette occasion pour la ressortir.

La fonction « print_peres »

Il s’agit d’un petit bout de code en python (mon langage de programmation préféré) listant les dates des pères, en fonction de la date de remise des diplômes à passer en paramètre.

J’en profite pour mentionner une tradition débile, qui n’en est pas une : lors du père 1664, organisé par les première années, tout le monde s’amuse à faire mousser la bière et à se la jeter sur la gueule. C’est un gigantesque gâchis.

Le père 1664 est le premier ayant lieu dans une année scolaire (vers le mois d’octobre ou novembre). Donc tu arrives en première année, on t’explique le principe des pères, tu cotises pour cette fête alors que tu n’as encore vu aucun autre père des autres promos, tout ça pour se faire pourrir et voir l’alcool jeté.

J’ai découvert plus tard que cette « tradition » de pourrir le père 1664 a démarré avec celui de la promo 38 (la dernière promo de l’ENI). À l’époque, l’UTBM n’était pas officiellement créée, mais son annonce avait déjà été faite. Ça ne plaisait pas à certains ENIbiens, la soirée a dû déraper pour une raison ou une autre, et ça a fini en balançage de bière.

Je ne sais pas si les pères sont toujours organisés. Je l’es-père. Mais si c’est le cas, je vous invite à ne pas balancer de bière au père 1664. C’est une fausse tradition de merde. Et même si elle était justifiée, je la trouverais stupide et à bannir, car rien ne justifie de gâcher de l’alcool.

Au fait, pour ceux qui se demandent pourquoi ça s’appelle des « pères »: http://www.archives.armentieres.fr/Au-hasard-des-archives/p1699/Le-Pere-Cent-ou-le-bac-moins-100-jours

Le plan de la Maison des Élèves

J’ai mis des dessins pour les noms des bâtiments. Nous avons donc, pour le bâtiment principal : les Légumes, les Fromages, les Crustacés, les Pizzas. Pour les deux bâtiments externes : les Îles et les Daltons. Et bien sûr le foyer, avec des bières.

Je ne me souviens pas des noms de tous les étages : Courges, Aubergines, Munster, Moules, Bigorneaux, Pescatore, Kerguelen, Oléron, … Mon étage préféré est bien évidement celui des Camemberts, dans lequel j’ai passé mes deux dernières années.

À ce sujet, j’ai mis un camembert dans l’animation :

Pour en revenir à la ME, voici un petit surplus d’histoire. Avant, le bâtiment principal n’était pas cloisonné. C’était des grands couloirs qui traversaient tout. Je ne sais pas pourquoi il a été décidé de les séparer, peut-être parce que les gens faisaient des ventriglisses géants. En hiver, ils balançaient de l’eau avec les lances à incendies, ouvraient les fenêtres, attendaient que ça gèle, puis faisaient des grandes glissades.

Au moment du cloisonnement, il a fallu ajouter des sanitaires pour les bâtiments qui n’en avaient pas. C’est pour ça que le bâtiment des Légumes (ainsi que celui des Pizzas si je me souviens bien) ont des douches sans carrelage au sol. Avant, ces coins douches+toilettes étaient des chambres.

Pleins de numéros d’UV

MT11, PS12, HE05, LO11, … C’est toutes mes UV du Tronc Commun.

Et je les ais toutes eues, j’ai encore les feuilles de résultat de mes semestres !

Un code source en Pascal

La mise en forme à fond bleu flashy des années 80 est inspirée de l’IDE Turbo Pascal. J’en ai codé des bêtises avec ce truc, à l’UTBM et ailleurs.

C’est un vrai extrait de code de mon vrai projet de l’UV LO11. Le responsable de l’UV était un chercheur en informatique génétique un peu azimuté. Il nous avait concocté un sujet de déglingo, sybillinement intitulé « Remontée analytique et retour simulé ». Il fallait simuler des mutations de code génétique, calculer les probas d’apparition de je-sais-plus-quoi, et valider son modèle de malade. Je peux vous transmettre mon dossier du projet.

Cliquez sur l’image pour agrandir. Vous remarquerez dans cet extrait de code une fonction « StrToNucleo », convertissant les chaînes de caractères « A », « C », « G », « T », vers des constantes ayant le même nom. Vous aurez bien sûr reconnu le nom des 4 nucléotides de base de l’ADN.

C’était un projet assez conséquent, faisant intervenir des notions allant au-delà de l’informatique. Pour une UV de première année, c’était un peu violent. Mais moi ça m’avait plu, c’était plus concret qu’un pauvre algo basique de tri ou de parcours d’arbre comme on en fait par centaines.

Une partie des étudiants a protesté concernant la trop grande difficulté du sujet, et les semestres suivants, les projets LO11 étaient beaucoup plus classiques. Pour finir, le langage Pascal étant doucement en train de s’éteindre, les cours et les TD de cette UV sont passés au langage C. Mais le responsable est resté ce chercheur azimuté. Christian Michel, si tu me lis, je te fais un bisou, à toi et à ta coiffure non-euclidienne.

L’UV TN10

L’un de mes pires souvenirs à l’UTBM. Le TN10 est une UV où on doit construire quelque chose (un meuble, une affiche pour une exposition, un truc-machin artistique, …). Il faut entièrement gérer le projet du début à la fin : définition précise du besoin avec la personne ayant proposé le sujet, planification, achat du matériel, fabrication, présentation finale. Elle était obligatoire en première année de Tronc Commun.

Expliqué ainsi, ça semble une bonne idée. Mais les projets en eux-mêmes étaient ridicules. Certains appelaient ça : « l’UV montage de meuble Ikea ». Une grande partie des objets construits finissaient directement à la poubelle juste après la soutenance, car ils étaient acceptable pour l’UV, mais pas pour une utilisation réelle.

Cette UV un peu bidon a fortement contribué à ce que les ENIbiens disent que l’UTBM est une école de gens se prenant terriblement au sérieux tout en apprenant n’importe quoi. Même après la première année, on pouvait en rencontrer qui nous demandaient d’abord notre surnom et juste après notre sujet de TN10. Et bien évidemment, ils se foutaient de notre gueule. Comment leur donner tort ?

Mon sujet était très classique : fabrication d’un meuble pour UNITEC (le club robotique). Mais pour moi, il a été très difficile. Parce que je ne suis pas du tout bricoleur. Le moindre petit pépin était une montagne pour moi. J’ai suivi les consignes et j’ai fait tous les magasins de Belfort pour trouver le meilleur prix des planches alors qu’il suffisait d’aller à Leroy Merlin comme tout le monde. Je m’étais planté dans les dimensions et l’une des planches était trop petite. Je me suis pris la tête avec le responsable de l’atelier à Sévenans qui était arrivé deux heures en retard pour ouvrir la salle. J’ai prié au moment de la soutenance pour que personne ne se rende compte que les roulettes ne roulaient pas alors que j’amenais ce putain de meuble en le faisant rouler. etc.

Merci à Merlin, responsable d’UNITEC et proposateur du sujet, d’avoir été indulgent avec notre travail de sagouin.

Ce que j’ai vraiment mal vécu, c’est le décalage entre la difficulté que ça a été pour moi et mon binôme de réaliser ce projet, et le fait que beaucoup de monde me disaient que c’était un truc bidon et facile qui ne servirait à rien de toutes façons. Sans oublier le décalage avec ce que je voulais réellement apprendre dans cette école : de l’informatique. Les années suivantes, j’appelais l’UV TN10 : « le bizutage officiel de l’administration de l’UTBM envers les premières années ».

L’image de la Terre que j’ai ajoutée juste à côté est une référence à un autre sujet de TN10, réalisé par deux potes : une fresque à peindre dans les bureaux du SME (Service des Moyens de l’Enseignement). Ces deux potes se foutaient de leur propre gueule et de ce sujet bidon, en disant qu’ils pourraient terminer en gerbant directement sur le mur.

J’espère que cette magnifique fresque, représentant une Terre même pas ronde, est toujours présente. Elle est le témoin de la capacité de certains, bien plus forts que moi, à prendre cette UV à la rigolade. Blouz et Pudbou, vous êtes des putains d’artistes, félicitations pour votre œuvre.

Quelques années plus tard, cette UV a été rendue non-obligatoire. La raison officielle étant qu’elle est très injuste, car les sujets sont attribués au hasard et sont totalement désequilibrés, avec du très facile et du très difficile. Je continue de penser que la raison officieuse était : « on va arrêter cette connerie car tout le monde se fout de notre gueule à cause de ça ».

Ma gueule photocopiée

Très très amusant.

J’ai déjà écrit un article à ce sujet. Je vous invite à le lire par ici : https://recher.wordpress.com/2014/12/07/photocopiez-vous-la-gueule/

Le tableau avec écrit dessus « Démon ? »

Sur le site de Belfort, dans la tour Bull, le couloir à côté de la bibliothèque, une autre grande fresque est dessinée sur le mur. Elle représente des anges dans une espèce de machine, avec des messages tels que : « est-ce que tu m’aimes ? », « oh oui je t’aime ». Elle s’intitule « la mécanique des anges », et a été réalisée par un certain Godjo, à l’occasion de la Semaine des Arts en 2001.

Je n’aime pas cette fresque. Je la trouve mal dessinée et cucul-la-praline.

Elle s’est imposée à ma vue durant plus de 4 ans, à chaque fois que je passais dans ce couloir. Ce n’est pas grave, je peux le supporter, on voit des choses moches tous les jours, les affiches publicitaires par exemple. Mais je ressens une certaine frustration, car ce Godjo a eu le droit d’inoculer son œuvre dans le cerveau de beaucoup de monde, sans prendre la peine de recueillir leur avis. Il est certainement reparti avec le sentiment que la plupart des gens appréciaient son cadeau, or je n’ai pas eu la possibilité de rectifier ce sentiment ni de lui dire en face ce que j’en pensais. Son acte reste de l’art, mais c’est un acte impoli.

Lorsqu’on trouve qu’une création est moche, il est souvent plus stratégique de ne pas en parler et d’espérer qu’elle tombe dans l’oubli. Si je crie sur tous les toits que Godjo est un tocard et qu’il peint avec son rectum, ça fera parler de lui et le renforcera. L’effet Streisand. Alors peut-être que j’aurais mieux fait de ne pas mettre cette image dans mon animation.

Mais je voulais évoquer d’autres souvenirs amusants lié à ça.

Il arrive souvent que des petits groupes d’étudiants s’amusent à se donner un nom, pour se la péter ou pour délirer : Les Broyeurs, La Tornade, Les Clacos, Les Rôtis, Les Ouf’malades, …

Quelques joyeux drilles des promos ENI 35 et 36 s’étaient donnés pour nom « Les Démons ». Le jour du Père 200, ils ont écrit, relativement discrètement, quelques remarques au stylo sur la fresque. C’est ce que j’ai voulu rappeler. Je ne sais pas si ces petites remarques ont été effacées depuis.

Durant cette Semaine des Arts, des tableaux d’arts abstraits avaient été exposés. Quelques personnes ont écrit « Père 200 » dessus. Les étudiants ayant organisé la Semaine des Arts ont gentiment expliqué que c’était un acte idiot, ayant déplu aux créateurs de ces tableaux, et que le « milieu des artistes » étant un milieu un peu fermé, ce serait difficile de les recontacter pour les années suivantes.

Si le « milieu des artistes » n’est pas capable de supporter les réactions que suscitent leurs œuvres, ils n’ont qu’à garder leurs tableaux pour eux. Écrire « Père 200 » sur un tableau, c’est le compléter, le faire foisonner, lui donner la possibilité d’être plus connu. La réaction à l’art, c’est aussi de l’art.

Peut-être que ce serait une bonne idée de tester l’idée des artistes ayant créé la fresque-TN10, sur la fresque de ce Godjo. ♪ ♫ ♬ On vomit sur les murs le nom de ceux qu’on aime ♫ ♬ ♪ (Demis Roussos et les Kids United).

Les lettres écrites en blanc

Ce sont les seules lettres écrites à l’endroit dans l’image de la texture. En les mettant bout à bout, on obtient la phrase « UTBM on t’adule ».

Il s’agit d’une référence à un easter egg placé dans le petit GENI édité en 1999. Il y avait des petites lettres dans le guide, formant la phrase « UTBM on t’encule ». Une réaction (pas forcément très intelligente) des ENIbiens concernant la création de l’école. À l’époque, ça avait fait un petit peu de bruit, notamment sur une télé régionale.

Je préfère quand même ma phrase à moi.

Un chapeau haut-de-forme

Petite clin d’œil de ma remise des diplômes. J’étais habillé en mec classe des années 60, avec queue-de-pie, chapeau haut de forme et canne. J’ai demandé à Pascal Fournier (le directeur) si j’avais le droit de faire un petit discours, et il avait accepté.

Je pense que les membres de l’administration ont un peu flippé sur le coup, car j’étais connu comme le zigoto qui faisait tout le temps des conneries. J’ai vu la responsable communication s’asseoir juste devant l’estrade, un peu planquée, prête à bondir et intervenir au cas où je sortirais de trop grosses conneries ou au cas où je me mettrais à poil. Rien de tout cela n’est arrivé, mais je peux comprendre que cela fut redouté.

Je ne me souviens plus de ce que j’avais dit, sauf la phrase : « après toutes ces années, on peut dire que nous sommes devenus frères de sang. Et même plus que frères de sang : père 200 !! ». Ce discours est mon moment de gloire. Il est immortalisé dans le DVD du Gala-RDD 2004.

La première version du logo de l’UTBM

Regardez bien l’image. Elle a plein de défauts : des pixels noirs un peu partout, et le « té » de « université » est écrit plus foncé que le reste. Cette version du logo était sur le site de l’UTBM, nous n’en avions pas d’autres. Les profs nous indiquaient d’utiliser celle-ci, puisqu’elle était très facilement récupérable et à la disposition de tous.

La plupart des rapports de stages, de projets, de dossier d’UV et autres documents produits par les étudiants comportait ce logo en couverture, avec les petits défauts. C’est d’un intérêt historique totalement négligeable, mais je trouve ça très amusant.

L’homme de pierre

Il s’agissait d’une statue à côté du barbecue de la ME. Elle représentait un ENIbien, avec le béret, la blouse et une bière à la main. Il regardait dans la direction de son école. Cette statue avait bien entendu pour but de conserver le souvenir de l’ENI, l’esprit étudiant qui allait avec, etc.

À une soirée, j’étais bourré, et j’ai fait semblant de lui rouler une pelle. C’est des choses qui arrivent.

Son visage a été cassé par d’autres gens bourrés, puis quelques années après, elle a été décapitée par d’autres autres gens bourrés.

Mes souvenirs étaient un peu erronés, j’ai cru qu’elle avait été entièrement détruite, et en fait non. Je vous joint un petit article de La Gazette. Merci à Four de me l’avoir transmis.

J’étais un peu énervé quand j’ai appris sa dégradation. Cette statue était importante pour moi. Mais ce n’est pas si grave. J’ai gardé en souvenir l’homme de pierre qui gardait en souvenir l’esprit de l’ENI.

Les symboles doivent pouvoir être modifiés, récupérés, voire détruits, sinon ils deviennent trop sacrés et ça fout le bordel. Si je considère qu’on a le droit d’écrire « Père 200 » sur un tableau d’art abstrait, je suis obligé de considérer qu’on a le droit de casser une statue. Je me charge simplement de faire en sorte qu’on n’oublie pas la statue.

Des petits bouts de code en python

Calcul récursif de la suite de Fibonacci.

Les profs persistent à utiliser cet exemple pour expliquer le concept de la récursivité. Ça m’a toujours fait rigoler. C’est tellement plus compréhensible et moins coûteux en temps et en mémoire de calculer cette suite en itératif.

Est-ce qu’il n’y a pas des exemples plus intéressants, qui justifieraient un peu plus l’utilisation de la récursivité ? Un truc comme ça par exemple :

def print_anagrammes(current_elems, done_elems=""):
    if not current_elems:
        print(done_elems)
    for i in range(len(current_elems)):
        print_anagrammes(
            current_elems[:i] + current_elems[i+1:],
            done_elems + current_elems[i]
        )
print_anagrammes("ABC")

Ouais bon, ça marche pas bien si on met un mot comportant plusieurs fois la même lettre, bon voilà quoi.

None is not False

Rien à voir avec l’UTBM. C’est juste une ligne de code en python que j’aime bien. Tapez-la dans une console, elle renverra True. C’est poétique.

a, b = b, a

Une autre ligne de code en python que j’aime bien. Échange direct de deux variables sans variable intermédiaire (même si en interne il doit y’en avoir).

p % 2

« p modulo 2 », c’est à dire une opération déterminant si la variable p est paire ou impaire.

Simple petite interrogation par rapport aux numéros de promos paires et impaires. Apparemment, les unes se bougeraient plus que les autres. C’est peut-être un mythe.

Lien vers mon repository github

https://github.com/darkrecher/anim-tunnel-utbm

Il contient le code source de l’animation. Je réarrange ce code en une version moins dégueu dès que je peux.

D’autres trucs en vrac

Je ne met pas les images ici, parce que ce ne sont pas les plus intéressantes. Je vous laisse les retrouver par vous-mêmes dans l’image principale.

  • Le lion de Belfort et l’écusson de la ville.
  • les logos Alstom et General Electrics, les deux plus gros pourvoyeurs de stages (ST10 et autres).
  • Des toilettes, parce qu’il y en a disséminées de partout dans les locaux de Sévenans.
  • Le néon vert du bar : « Le bar est ouvert ».
  • Des organes intéressants : nichons, vagin, pénis.
  • Des instruments de musique.
  • Un D20 de jeu de rôles.
  • Des bouteilles, des pet’, du cannabis.
  • Deux verres de Tequila. C’est un jeu de mot : deux teqs – DEUTEC. Hahaha !
  • Un réveil, juste pour souligner les difficultés de la gestion du temps quand on est étudiant. On se retrouve souvent à tout faire à l’arrache. (En fait c’est pas que quand on est étudiant).
  • Le plan d’une tireuse à bière.
  • Des 0 et des 1. À chaque fois qu’il faut donner un style informatico-geek à un visuel quelconque, les gens ne peuvent pas s’empêcher d’y ajouter des lignes de 0 et de 1. Je trouve ça ridicule et un peu à côté de la plaque. Alors j’en ai mis.

Les sons et les voix

« Partout dans l’univers »

La première phrase de la première page du polycopié de cours de l’UV PS26 commence par cette introduction. La pompeusité du propos m’a marqué, il était donc naturel que je la reprenne pour l’intro de mon animation.

Le responsable de cette UV était Patrick Gougeon. Un mec bien, correct, respectueux et assez exigeant. J’ai eu l’UV, mais je n’en ai compris et retenu que très peu de choses. La notion de gradient est assez facile à appréhender, par contre, je n’ai jamais réussi à calculer, ni à me représenter, ni à utiliser à bon escient un putain de « rotationnel ».

« Vous êtes l’élite – vous êtes des gros nuls »

Lors des réunions de rentrée, tant que les parents sont encore là, les grands pontes ne manquent pas de dire que nous sommes l’élite, que nous arrivons dans une école prestigieuse, que nous avons été sélectionnés pour nos capacités et que normalement, nous devrions tous y arriver. Quant aux malheureux qui se feraient « réorientés », ce serait un échec à inputer à l’étudiant mais aussi à l’UTBM.

Dès les premiers cours, sitôt que les parents sont partis, bon nombre de professeurs ne manquaient pas de souligner que nous étions tous mauvais, que le niveau baisse d’année en année et que nous n’aurons jamais notre diplôme.

Ce décalage de propos a été ressenti par beaucoup d’étudiants, je crois même que certains professeurs ont fini par le reconnaître. J’ose espérer que la situation s’est améliorée depuis.

« Le bar est ouvert »

Ce qui est une bonne chose !

« Déchaîne les enfers »

Quelques personnes avaient monté un groupe de hard-rock bourrin, dont j’ai oublié le nom. Il y avait un Opome et un Ette dedans. L’une de leur chanson commençait par cette phrase.

C’est la voix de mon fils.

Mine de rien, c’est la première fois que je révèle sur ce blog idiot que j’ai un fils. Eh bien comme ça c’est fait.

« Vous êtes de quelle école ? »

Une question que certaines personnes extérieures nous posaient de temps en temps. C’était pas méchant du tout et la question était posée sincèrement. Mais c’était symptomatique du fait qu’on arrivait dans une école qui n’existait pas vraiment.

« Tu n’as pas eu tes BN ? »

Lors d’une soirée de Noël, il y eut quelques sketchs amusants, dont des parodies de Eric & Ramzy. L’un d’eux incluait ce jeu de mot : « UTBM » / « eu tes BN ».

C’est la voix de mon autre fils. C’est la première fois que je révèle sur ce blog que j’ai deux fils.

« Père 200, Père 200, … »

La chanson mythique du Père 200. Ce sont mes enfants qui chantent !

C’est la deuxième fois que je révèle sur ce blog que j’ai des enfants.

« Pas d’UV MT11… »

« Pas d’UV MT11, pas de DEUTEC. Pas de DEUTEC, pas de diplôme d’ingénieur ».

Cette phrase a été énoncée par Charles Demouge, directeur du Tronc Commun, une personne qui a amplement participé à la dualité de discours « vous êtes l’élite / vous êtes des nuls ».

J’ai essayé de la prononcer avec l’accent francomtois, mais ce n’est pas forcément très réussi.

Il n’est plus directeur du TC, je crois qu’il s’est réorienté vers la politique, avec plus ou moins de succès.

« Pas élu au premier tour, pas élu au deuxième tour. Pas élu au deuxième tour, pas de poste de député. »

Ce mec n’était pas agréable, mais il était pas si con que ça. Il avait quelques capacités à repérer les étudiants qui galéraient (sur le plan scolaire ou autre) mais qui restaient motivés, et il prenait le temps de les soutenir.

La musique de fond

Elle provient de cette vidéo youTube. Vous avez très probablement reconnu le thème du film « La soupe aux choux ».

Il y avait un prof de chimie complètement à la masse. La légende raconte qu’avant c’était un gars super intelligent, mais lors d’une expérience malheureuse, il a respiré des vapeurs de mercure, et depuis, il n’a plus toute sa tête.

Mais j’ai aussi entendu dire que c’était une « simple » rupture d’anévrisme.

Je l’ai vu débarquer une fois à l’étage des Camemberts, le midi pendant que je me faisait à bouffer. Il devait aller au gymnase pour une raison que j’ignore, et voulait demander la clé au président du BDS. On lui avait dit que c’était « au quatrième étage ». Je lui ai expliqué que ce n’était pas ce bâtiment là, et lui ai montré le bâtiment des Daltons.

Une semaine plus tard, je l’ai vu re-débarquer, il m’a tenu exactement les mêmes propos.

Tout le monde se foutait de sa gueule, y compris certains profs. C’était pas très gentil, mais on n’était pas forcément très intelligents. Des personnes avaient enregistré les propos plus ou moins incohérents qu’il sortait pendant ses cours, puis avaient fait une petite chanson, avec la soupe aux choux en fond.

Je serais curieux de savoir ce que ce prof est devenu.

« Des morceaux de l’UTéBéhèèèème »

Merci d’avoir eu l’idée de ces vidéos-boulettes. Ça m’a bien motivé et ça m’a rappelé beaucoup de souvenirs épiques. J’étais totalement à l’arrache pour réaliser l’animation, je suis content d’avoir pu finir à temps.

Tout ce que je raconte, aussi bien dans la vidéo que dans cet article de blog, est très subjectif. Il y a certainement pleins d’anciens étudiants et de profs qui ne seront pas d’accord avec tout. Je vous invite à raconter votre histoire à vous, de votre point de vue, sous la forme que vous voulez : un texte, une autre vidéo, une statue, une fresque murale peinte au vomi…

Je relis cet article et m’aperçois que j’écris comme un vieux papi nostalgique décrivant des choses vieilles de deux siècles, et qui se considère comme le dernier dépositaire de ces souvenirs-trésors. J’en ai certainement fait des caisses. Mais je n’ai trouvé nul part sur internet un endroit qui raconte tout ça, et je ne voulais pas que ça se perde. Ne serait-ce que pour moi-même, pour me relire dans 20 ans.

Je réalise aussi que ce que j’ai mis dans la vidéo provient en grande majorité de mes années de Tronc Commun. Il y a eu évidemment beaucoup de moments merveilleux dans mes années de branche : les conneries que j’ai faites, les activités, etc. Je n’avais pas le temps ni la place de tout mettre. Peut-être que ce qui marque, lorsqu’on change totalement d’environnement et que l’on quitte le nid familial, c’est surtout les premières années.

Lors de ma dernière année, j’ai fait une petite bande dessinée sur l’histoire de la promo. Elle est ici : https://recher.wordpress.com/2009/04/22/la-bd-de-la-promo-01/. Vous y retrouverez des détails et des thèmes évoqués dans la vidéo : les blouses, l’ENI et l’IPSé, le père 200, etc.

C’est mon histoire. C’est ce qui a permis de me construire, les morceaux de l’UTBM à l’intérieur de moi. Encore maintenant, il m’arrive de faire des rêves liés à cette période :

  • Je suis en train d’emménager dans ma piaule à la ME, mais je m’aperçois qu’il y a plein d’affaires dedans. Je cherche des indices pour savoir si quelqu’un y habite encore, ou si ce sont des affaires oubliées par le locataire précédent.
  • Je viens d’avoir mon diplôme, mais je me rends compte que je ne sais pas du tout ce que je veux faire. Alors je repars de zéro et en reprends pour 5 ans. La partie consciente de mon rêve me dit que c’est totalement stupide, la partie que je ne contrôle pas dit que je dois me dépêcher, car les cours commencent bientôt et si je les rate je vais devoir les rattraper.

Les rêves c’est toujours n’importe quoi de toutes façons.

Gros bisous à tout le monde, et encore merci !

Edit 2020-01-05

J’ai pas osé la mettre tout de suite, pour ne pas choquer les non-habitués de mon blog. Mais la voici : la traditionnelle image de fesse présente dans chaque article. 4 fesses pour le prix de 2 !

La cryogénisation du blog Sam et Max

Il y a quelques années de ça, un chien et un lapin se rencontrèrent.

− Bonjour monsieur le chien.

− Bonjour monsieur le lapin.

− …

− …

− …

− …

− …

− …

− Mais, que nous arrive-t-il ? Je sens comme un arc de tension sexuelle s’établir entre nous deux.

− Moi aussi. Cela va être difficile de le contrôler.

− Pourquoi ne pas céder à cet amour qui s’offre à nous ?

− Je n’ai rien contre les homosexuels, mais je n’en fais pas partie.

− Qui parle d’homosexualité ? Vous êtes un chien et je suis un lapin. Il ne s’agit rien de plus que de zoophilie.

− Comme vous avez raison. Faisons l’amour !

(Quelques mois plus tard…)

− Je suis enceint !

− Moi aussi !

− Quel bonheur ! Nous mettrons au monde toute une marmaillerie de petits chien-lapins !

(Encore quelques années plus tard…)

− Qu’allons nous faire de tous ces chien-lapins et autres lapin-chiens ?

− Il est impossible pour nous de nous occuper d’un aussi grand nombre d’enfants.

− Achetons un congélateur et cryogénisons-les.

− Sage décision. Malheureusement, les techniques de réveil après cryogénisation ne sont pas encore aboutie. Nous risquons de tuer ces pauvres petites créatures lorsque leurs futurs parents adoptifs voudront les réanimer.

− J’ai une idée ! Il nous suffit de les cloner à plusieurs reprises et de cryogéniser ces clones dans plusieurs congélateurs. Nous pourrons ainsi tenter des réanimations au fur et à mesure que la technologie évoluera.

C’est ce qui fut fait.

Archi-archivisme

Le blog http://sametmax.com/ existe toujours, mais aucun nouvel article ne sera ajouté. Les commentaires ont été réouverts momentanément. Lorsqu’ils seront fermés, le blog ne changera plus.

Il n’y a aucune garantie future qu’il restera en ligne. C’est insupportable ces gens qui ne se sentent coupables de rien sous prétexte qu’ils mettent leur travail à disposition librement et gratuitement. Encore un coup des trotskistes.

Ces messieurs Sam et Max ont expliqué comment récupérer tout le contenu de leur blog. Je n’ai pas de moyen de lancer des commandes « wget » de chez moi (désolé, Windows, tout ça). Je pourrais le faire au Travail, mais ça me gêne de mobiliser du CPU, de la bande passante et de la place disque en quantité indéterminée pour quelque chose que je ne peux pas trop justifier.

Alors j’ai fait le gros bourrin avec l’utilitaire WinHTTrack. Ça a mouliné sa mère pendant des heures. Je ne suis pas sûr d’avoir tout récupéré. Certains articles semblent avoir échappé au moissonage, car leur titre est trop long (en particulier toute la partie sur la programmation orientée objet). Je les ai récupérés manuellement, en espérant que d’autres n’ont pas planté de la même manière.

Puis j’ai tout compressé et tout balancé dans dropbox. Vous pouvez télécharger un énorme fichier .zip avec tout dedans. C’est cadeau c’est bonheur.

Il y a aussi des autoblogs, vous permettant de consulter directement les articles sans vous embêter à tout télécharger en local. Mais ils ne sont pas forcément à jour, et ont le même niveau de non-garantie de continuité que le blog de Sam&Max lui-même.

Dropbox pourrait également décider de virer ma sauvegarde.

Internet n’est pas forcément durable.

Ni vos ordinateurs. Ni le réseau de distribution d’électricité. Ni vous-même. Tout fout le camp.

C’est pour ça que lorsqu’on tient à quelque chose, il faut en faire le plus de sauvegardes décentralisées possibles, dans le plus d’endroits différents. Ce dropbox est ma toute petite contribution à cela.

Le passage nostaltriste

Le blog de Sam&Max s’est offert à mon temps de cerveau, il y a quelques années de cela, par le biais de roro, un ami bizarre de l’internet. Je le salue au passage, s’il me lit encore.

J’y ai lu tous les articles paru depuis que je l’ai découvert. Je me suis promis de me faire une rétrospective générale des anciens non encore lus.

Certains de ces articles ont augmenté ma culture générale informatique et ma veille technologique.

L’un en particulier m’a directement fait économiser plusieurs heures de travail de mon vrai Travail. Il s’agissait de l’explication d’un concept générique : les itérateurs avec yield . Et en plus ça m’a même pas servi pour du python, mais du C#.

Je me suis fendu de quelques petits commentaires chez eux, plus ou moins pertinents, plus ou moins utiles.

Je leur ai proposé quelques articles, qu’ils ont gentiment accepté de publier. En voici la liste.

J’avais l’idée de deux autres sujets qui auraient pu être intéressants :

– comment créer un plug-in Sublime Text.

que se passe-t-il en interne quand on définit une variable en python ? (https ://nedbatchelder.com/text/names.html)

Je les écrirais peut-être ici, dans mon blog à moi. C’est dommage. L’audience y est beaucoup plus faible, je ne pourrais donc pas en retirer tout le flattage d’ego que j’aurais pu en espérer.

Ça me fait quand même un petit quelque chose de voir le blog de Sam&Max s’arrêter. Un peu le même effet que la fin du magazine 42, même si ce n’est pas du tout le même genre de création. Snif snif beuheu-beuheu ouin.

Finalement, peut-être que cette nouvelle m’apporte plus de réconfort égoïste que de tristesse. Tous ces « créateurs de contenus web », qui parviennent à obtenir plus « d’audience » et « d’attention » que moi, finissent par abandonner et passer à autre choses. Moi je suis toujours là, depuis plus de 10 ans, sur mon blog pourri avec à peine 30 visites non-uniques par jour, à publier un article par mois.

Je m’accrocherai autant que je le pourrais, comme un vieux chewing-gum dégueulasse à la chlorophylle oublié au fond d’une poche.

Sur ce, voici une dernière image de lapine pour conclure.

Jessica Rabbit !

Le blason de Réchèr

Lors d’un week-end de total égarement, je me suis intéressé à l’héraldique.

Il s’agit des règles permettant de créer et décrire les blasons.

Ça m’a beaucoup plu. J’aime les langages spécifiques destiné à une catégorie d’objets déterminée. En informatique on appelle ça des DSL (Domain Specific Language). Par exemple :

  • le SQL, pour communiquer avec une base de données,
  • le HTML, pour décrire la structure d’une page web,
  • le SVG, pour décrire un dessin vectoriel,
  • Puzzlescript, dont nous avons récemment parlé (http:// www. puzzlescript.net/).

Y’en a des qui pensent que les DSL c’est de la merdasse. (http:// sametmax.com/les-mensonges-des-dsl/) (http:// sametmax.com/dites-non-aux-dsl/)

On ne va pas débattre là-dessus, car ce que je vous propose n’est pas de créer un nouveau DSL, mais de jouer avec un qui existe déjà.

Introduction à l’héraldique

Les couleurs ont des noms rigolos :

  • blanc : argent
  • jaune : or
  • rouge : gueule
  • bleu : azur
  • vert : sinople
  • violet : pourpre
  • noir : sable

Lorsqu’on décrit un blason, on commence par la disposition des couleurs du fond, puis les formes géométriques qui s’ajoutent dessus, puis les « meubles » (les dessins et les objets ajoutés encore au dessus).

Les directions ont également des noms rigolos :

  • en haut : en chef
  • en bas : en pointe
  • à droite : à senestre
  • à gauche : à dextre

La gauche et la droite semblent inversées, car ces directions sont définies par rapport à la personne qui porte le blason, et non par rapport à celle qui le regarde. (Un peu comme au théâtre où on dit « côté jardin » et « côté cour », parce qu’on sait jamais de quelle « droite » et « gauche » on parle) (J’ai jamais vraiment réussi à accepter ces notions de « droite » et « gauche », ça m’a toujours énervé).

Pour un cours complet, il vaut mieux se rendre sur des sites spécifiques, qui décriront cette discipline plus clairement et plus exhaustivement :

Attention, l’héraldique étant un art assez ancien, vous constaterez que tous les sites web sur le sujet ont un design visuel datant de l’internet des années 70. Et comme il n’y avait pas internet dans les années 70, c’est vous dire si le design afférant est passé de mode.

Et maintenant, blasonnons !

Réchèr blasonne d’argent à la barre de pourpre chargé d’un fol d’argent astragalé de sable, accompagné en chef d’un graphe de sinople d’ordre 5 disposé en cercle, les sommets 1, 3 et 5 de degré maximal, chargé de 5 besants d’argent, et en pointe d’une chope de sinople houblonnée de sable, l’écu timbré d’un entonnoir de sinople. Devise pythonienne juste « None is not False » en lettre de sable sur un listel d’or.

Décomposons ce bazar :

Réchèr blasonne d’argent

C’est moi. Et mon blason est sur fond blanc.

à la barre de pourpre

Il y a un trait oblique rose dans le sens du slash. Une « barre » est dans le sens « / ». Une « bande » est dans le sens « \ ».

Pour l’esthétique du dessin, la barre comporte des bords roses foncés. On devrait donc pouvoir dire : « de pourpre foncé rempli de pourpre clair ». Sauf qu’en héraldique, on se fiche des nuances de couleurs, il n’y a que les 7 précédemment citées (ainsi que l’orangé, le tanné et les fourrures, mais osef). C’est sans doute un héritage de l’époque où les blasons étaient utilisés pour se repérer dans les batailles, et devaient donc rester simples.

Bref, cette barre est pourpre.

chargé d’un fol d’argent

Sur la barre est ajouté un fou. Ce n’est pas un élément très commun, il se peut même que ce soit le tout premier blason qui en soit doté. Il n’existe aucune restriction sur les meubles, donc ne venez pas m’embêter.

astragalé de sable

Le fou possède des anneaux noirs.

Une palanquée d’adjectifs permettent d’exprimer les différentes colorations des objets : « accorné de gueule » pour un animal ayant des cornes rouges, « ajouré d’or » pour un châteaux ayant des fenêtres jaunes, etc.

L’héraldique moderne ajoute d’autres de ces adjectifs, dont « astragalé », qui permet d’indiquer la couleur des anneaux des pièces de jeux d’échecs. Ce mot trouve son origine éthymologique dans les astragales des colonnes grecques.

(Pour information, je suis le créateur, et à ce jour l’unique utilisateur, de l’héraldique moderne).

accompagné en chef d’un graphe de sinople

Sur le haut du blason se trouve un graphe vert (un bidule avec des points et des liens entre eux) . Pas besoin de préciser que c’est du côté « dextre ». Le fait de dire « accompagné » signifie que l’élément est placé par rapport à la pièce principale (le blason), et par défaut, on ne place pas un élément par-dessus un autre. Pour ne pas recouvrir la barre pourpre, on est donc obligé de le placer à dextre.

Notez que pour l’élément précédent (le fou), j’ai utilisé le mot « chargé » et non « accompagné », ce qui signifie qu’il est placé par rapport à la pièce mentionnée juste avant (la barre).

d’ordre 5 disposé en cercle, les sommets 1, 3 et 5 de degré maximal,

Là, c’est du vocabulaire relevant de la théorie des graphes. En héraldique moderne, il est autorisé de s’appuyer sur d’autres langages spécifiques.

L’ordre 5 signifie qu’il y a 5 points (sommets) dans le graphe. Les numéros 1, 3 et 5, compté dans le sens des aiguilles d’une montre sont connectés à tous les sommets du graphe, (y compris à eux-mêmes, mais on s’en fout). Pas besoin de s’attarder plus là dessus, vous connaissez les graphes, n’est-ce pas ? (https:// fr.wikipedia.org/ wiki/Th%C3%A9orie_des_graphes) (https:// fr.wiktionary.org/ wiki/Cat%C3%A9gorie:Th%C3%A9orie_des_graphes_en_fran%C3%A7ais)

chargé de 5 besants d’argent,

Il y a 5 ronds blancs sur le graphe. Par défaut, on les dispose de la même manière que les sommets du graphe.

et en pointe d’une chope de sinople

En bas du blason se trouve une chope de bière verte.

Il faudrait peut-être repréciser explicitement « accompagné en pointe », mais je ne suis pas assez expert dans le domaine pour déterminer si c’est absolument nécessaire.

houblonnée de sable,

La chope de bière possède une mousse noire (héraldique moderne).

l’écu timbré d’un entonnoir de sinople,

Au-dessus du blason est placé un entonnoir vert.

Devise pythonienne juste « None is not False » en lettre de sable sur un listel d’or.

Il y a une devise écrite en noir sur un parchemin jaune, elle est placée en-dessous par défaut.

En héraldique moderne, une devise est dite « pythonienne » lorsqu’elle correspond à une instruction valide dans le langage de programmation python. Elle est « pythonienne juste » si l’appel de fonction bool(<devise>) renvoie True.

Dans notre cas, la devise est même encore plus que pythonienne juste, puisqu’elle renvoie directement True. Il n’y a pas de mot spécifique pour ça, mais si vous en voulez un n’hésitez pas à l’inventer.

Je vous laisse tester tout cela dans une console python en ligne (https:// repl.it/G268/0).

Significations et histoires de ce blason

Le fou et l’entonnoir

Le fou est l’avatar que j’utilise un peu partout, car je me définis comme quelqu’un de fou, ça fait zarbo-hype.

Comme je ne suis pas spécialement fan des jeux d’échecs, j’ai ajouté un autre objet signifiant la folie (l’entonnoir), pour désactiver la charge sémantique échiquiétale.

Les couleurs

J’ai toujours trouvé étrange la notion d’aimer une couleur plus qu’une autre ou d’avoir « une couleur préférée ». Mais lorsqu’on dessine, il faut avoir un minimum d’unité et de cohérence sinon ça devient vite très moche. J’ai choisi de mettre du vert un peu partout car c’est la couleur des martiens et du poison.

La couleur pourpre (plus exactement rose) est une référence à la couleur de fond de mon avatar.

L’origine de cette couleur est ridiculo-rigolote. Mon avatar est une image de Pru-Pra-Prok, le dessin animé que j’ai fait il y a quelques années. J’avais configuré le rose pétant (#FF00FF) comme couleur de transparence par défaut. À l’époque, je n’avais pas envie d’utiliser la transparence du format d’image .png car j’étais bizarre, et je m’étais dit : « ce rose à la con, j’en aurais sûrement jamais besoin ».

Ensuite, lorsque j’ai eu besoin de choisir un avatar pour un site quelconque, j’ai pris l’image du fou à l’arrache, sans changer le fond. Et c’est resté comme ça. C’est très amusant, parce la couleur que je ne voulais justement pas utiliser s’est retrouvée un peu partout dans ma personnalité du web. Ha ha ha.

Le fou est blanc sur le blason, afin de respecter une règle de base de l’héraldique : « pas de métal sur du métal, pas de couleur sur une couleur ». Les couleurs argent et or sont les « métaux », toutes les autres sont les « couleurs ». C’est assez logique comme règle : si on dessine un élément clair sur un autre élément clair, ça ne se distingue pas bien. Pareil pour le foncé.

Le graphe

Le plus important pour moi, ce ne sont pas les choses, mais les liens entre les choses. Ce principe me semble s’appliquer à un peu tout : les personne, les créations artistiques, les idées, les neurones, … J’ai voulu illustrer ce principe par un graphe.

Les points ne sont pas tous connectés entre eux pour montrer qu’il reste toujours quelque chose à faire, qu’une création n’est jamais vraiment terminée, qu’une personne peut toujours s’améliorer, etc.

La bière

J’aime bien la bière.

La mousse est noire pour faire genre je suis quelqu’un de sombre avec une âme torturée par le mal. Ça me donne un côté dark-zarbo-hype.

Autres considérations en vrac

Le dessin est en pixel art. C’est moche et mal fait parce que je suis pas super doué et que j’ai pas voulu me prendre trop la tête. Mais malgré tout, c’est du pixel art.

J’ai cherché des logiciels d’héraldique, des générateurs de blasons, etc. Ça existe, mais c’est du même niveau que les sites web sur le sujet, (années 70, etc).

J’ai juste trouvé ça qui est pas trop mal (http:// rpg.uplink.fi/heraldry/). Mais on ne peut rien faire de compliqué : pas d’alésage, de cléchage, d’engrêlage, de semage, etc. La génération de la description n’est pas géniale non plus, il y a des répétitions, et c’est en anglais.

Je m’étais dit que je pourrais coder un générateur de blason. Et après je me suis rappelé que l’héraldique n’intéresse déjà pas grand-monde au départ. On va donc oublier cette idée.

Et sinon c’est un blason officiel. Ouais, vraiment.

En fait, n’importe qui peut créer un blason pour n’importe quoi, à condition de ne pas en copier un pré-existant. Mais comme il n’y a pas d’autorité de recensement centrale, vous êtes obligé de faire des recherches un peu partout pour vérifier la primeur de votre création.

La solution la plus simple consiste donc à y placer des éléments qui n’existait pas au Moyen-Âge (un robot, un ordinateur, un vagin artificiel, …), afin de réduire à presque-néant les chances de tomber sur un blason déjà existant. L’héraldique moderne peut être d’une grande aide dans cette tâche, puisqu’elle permet l’ajout de graphes, d’instructions en python, et bien d’autres choses encore.

Blarg sur Github

C’est le jeu que j’avais fait il y a quelques années. Il est maintenant disponible ici : https://github.com/darkrecher/Blarg.

Même que j’avais lancé une campagne de crowdfunding sur Ulule et j’avais gagné la mirobolesque somme de 50 euros. J’avais ensuite gagné un peu plus grâce à des dons généreux et totalement inattendus provenant d’une personne étrange, mais c’est une autre histoire.

Le jeu en lui-même n’a pas changé, c’est le même code source. Par contre j’ai tout bien documenté et rassemblé les données qui s’étaient éparpillées : articles, annonces, procédure pour générer les exécutables à partir du code, etc.

Il y a une doc de conception, car j’essaye d’en rédiger une pour chacun de mes « gros » projets. Pour celui-ci, elle est séparée en deux :

  • la doc à propos du jeu en lui-même,
  • la doc à propos du système d’interface (boutons, menus, etc).

Eh oui, j’avais presque réussi à créer une librairie d’interface graphique, réutilisable pour d’autres jeux. Mériterait-elle d’être reprise, modernisée et améliorée ? Je ne sais pas et de toutes façons j’ai tellement d’autres idées que celle-ci va probablement rester à l’abandon.

On peut même configurer les touches.

On peut même configurer les touches.

Et ensuite ?

Je suis en train de mettre dans github tous mes vieux trucs qui périclitent sur mes disques (disques durs et disques compacts, c’est vous dire la portée temporelle de cette fouille archéologique).

D’autre part, j’ai l’honneur de vous annoncer que mon twitter expressionotron a dépassé les 30 followers. Comme promis, je vais donc libérer son code source (la libération des listes de mots viendra plus tard, si j’ai encore plus de followers). J’en profiterais pour démochifier ledit code.

Bref, ça va bouger sur mon github dans les semaines qui viennent.

mappear_brouillon_5

Allez hop, pour fêter ça, image de femme ronde déguisée en magicienne (plus précisément en Elvira-Mistress-of-the-dark).

C'est une sorcière, donc une magicienne, donc ça colle avec le sujet de l'article.

C’est une sorcière, donc une magicienne, donc ça colle avec le sujet de l’article.

 

 

 

Sublime Text : détection des indentations tab/space

Alors voilà, vous vous êtes mis à Sublime Text 2 (http:// www. sublimetext.com/2), parce que c’est un éditeur de texte topissimissime.

Vous prévoyez de vous en servir pour un ensemble de projets et de fichiers de code existants, ayant des conventions différentes concernant les indentations en tabulations/espace. Pour diverses raisons, (justifiées ou non), vous n’avez pas envie de tout homogénéiser à grands coups de replace, alors vous avez gardé cette configuration :

"translate_tabs_to_spaces": false,

 

Le problème

Vous vous attelez à un projet indenté avec des espaces, vous y créez un nouveau fichier de code (mettons que ce soit du python). Dès la première définition de fonction, vous tapez manuellement les 4 espaces d’indentation, afin de bien indiquer à Sublime Text que c’est ça que vous voulez. Lorsque vous passez à la ligne suivante, c’est bien des espaces qui sont automatiquement ajoutés.

Ensuite, c’est la merde.

Pour reculer d’une indentation, vous êtes obligé d’appuyer 4 fois sur backspace. Et chaque fois que vous écrivez un if, un while ou autre, le niveau d’indentation automatiquement ajouté est écrit avec une tabulation.

Vous vous retrouvez donc avec de la cagassade comme ça :

screenshot_space_tab_02,

ce qui ne manque pas de faire hurler l’interpréteur python.

Vous êtes constamment obligé de remettre manuellement des espaces. Vous ne comprenez pas pourquoi cet abruti de Sublime Text ne comprend pas la convention de ce fichier en particulier, alors que celui-ci contient déjà trouzemille lignes de code indentées bien comme il faut.

 

L’interrogation existentielle

La configuration de Sublime Text est définie dans différents fichiers, qui se recouvrent les uns à la suite des autres (config globale, config d’un package, d’un projet, …). Ce n’est pas toujours évident de déduire les valeurs utilisées au final. Heureusement, il est possible de les vérifier.

Vous ouvrez la console, via l’option du Menu principal « View -> Show Console », puis vous tapez fébrilement les commandes suivantes :

view.settings().get("translate_tabs_to_spaces")
False
view.settings().get("tab_size")
4
view.settings().get("detect_indentation")
True
view.settings().get("auto_indent")
True
view.settings().get("smart_indent")
True

sublime_text_console

Tout semble normal.

Alors, vous décidez que Sublime Text n’est pas si génial que ce qu’on en dit, et vous reprenez ce bon vieux Notepad (pas Notepad++, Notepad tout court). C’est de la chiottasse, mais au moins, c’est de la chiottasse maîtrisée.

Notepad à l'apogée de son utilisation

Notepad à l’apogée de son utilisation

 

La solution

Sublime Text est capable de simplifier les ajouts et retraits d’indentation, qu’ils soient en tab ou en espace. Mais pour y parvenir, il doit préalablement déduire la convention du fichier à partir de son contenu actuel. Cette déduction n’est déclenchée qu’à l’ouverture. Comme il s’agit d’un fichier que vous aviez créé, rien n’a été déduit puisqu’il était vide au départ.

Il suffit de fermer puis réouvrir le fichier, et tout va mieux. (Pas la peine de redémarrer Sublime Text, juste l’onglet du fichier concerné). Il existe par ailleurs une commande pour relancer la déduction, mais je ne sais plus où elle est, et osef.

Il faut un nombre suffisant de lignes indentées (une dizaine) pour que cette déduction soit garantie. Naturellement, il faut qu’elles soient toutes homogènes, et si c’est des espaces, il en faut le même nombre à chaque fois.

 

La sodomie drosophilienne

(Ça veut dire « enculage de mouche »)

La déduction d’indentation est également déclenchée lorsqu’on copie-colle une quantité conséquente de texte dans un fichier vide. On va jouer un peu avec ça.

Créer un nouveau fichier (File -> New File, ou raccourci Ctrl+N). Copier-collez le texte suivant dedans :

def truc():
    1
    2
    3
    4
    5
    6
    7
    8
    9
    0

(Il y a 10 lignes indentées, chacune avec 4 espaces).

Placez votre curseur juste après le « 0 » de la dernière ligne.

Appuyez sur « Entrée ». Une ligne indentée s’ajoute. Elle comporte 4 espaces.

Appuyez sur Backspace.

Les 4 espaces sont retirés en une seule fois et le curseur revient au début de la ligne. Sublime Text a compris que l’indentation de ce fichier est sous forme de 4 espaces. Il n’est même pas nécessaire de préciser que la syntaxe est du python. (D’ailleurs c’en est pas vraiment, car écrire des lignes ne comportant qu’un chiffre n’a que peu de sens).

copypast_ok

Recréez ensuite un nouveau fichier. Ne repartez pas du fichier précédent, car Sublime Text lui a déjà attribué une convention.

Copier-collez le même texte mais sans la dernière ligne.

Placez votre curseur juste après le « 9 ».

Appuyez sur « Entrée ». Une ligne indentée s’ajoute. Elle comporte 4 espaces.

Appuyez sur Backspace.

Seul un espace est retiré. Sublime Text n’a pas compris que l’indentation de ce fichier est sous forme d’espaces. Il garde le comportement par défaut, qui est une indentation indéterminée.

copypast_fail

Pour info, j’utilise Sublime Text version 2.0.2, Build 2221.

Toute cette drosophilophilie pour dire qu’avec la dernière génération d’éditeurs de texte (Sublime, Atom, …), on n’a plus vraiment besoin de se soucier du choix tabulations/espaces. J’ai récemment créé un nouveau projet python + django, j’ai passé 3 jours dessus avant de m’apercevoir que certains fichiers étaient indentés avec des espaces et d’autres avec des tabulations !

Ça ne dérange ni python, ni Sublime Text, ni la personne qui code d’avoir des fichiers mixés. Cependant, il est toujours nécessaire d’appliquer la même convention au sein d’un même fichier, et il vaut mieux comprendre avec précision le comportement et l’intelligence de ces nouveaux éditeurs de texte.

Malgré ces petites gênes qui subsistent, il semble donc que la rivalité millénaire entre les tabulistes et les espaciens s’estompe progressivement, ce qui est à mon avis une bonne chose.

Strips-Indentation-600-final

 

Le réconfort

Maintenant que vous connaissez cette subtilité, à vos claviers, mesdames les codeuses et messieurs les codeurs !

moretomeasure_by_fatty_lover-d5stsk4

La carte du jeu vidéo Odyssey, faite avec QGIS

Kalimera tout le monde.

(Si je ne m’abuse, Kalimera veut dire « bonjour » en grec. Je me suis toujours demandé pourquoi ça ressemblait à « Calimero », alors que ça n’a rien à voir. Un exemple de plus de deux mots ayant des prononciations similaires, mais n’ayant rien à voir entre eux. Ça m’énerve).

Ce grecôme a un rapport éloigné, mais existant, avec cet article de blog.

Pour diverses raisons, j’ai décidé d’explorer le logiciel de création de cartes QGIS (http:// qgis.org/fr/site/).

Et tant qu’à faire, autant explorer utile. Voici donc, pour votre plus grand plaisir, la carte du jeu vidéo Odyssey : http://qgiscloud.com/Recher/odyssey_map

map du jeu Odyssey faite avec QGIS

Odyssey, mais qu’est-ce ?

Un jeu vidéo sympa créé par la Motion Twin (http:// odyssey.muxxu.com/).

J’y ai trouvé bon nombre d’ingrédients que j’affectionne.

  • Un monde suffisamment gigantesque à explorer.
  • Le sentiment de « nettoyer » ce monde petit à petit. Bien qu’on puisse rester campé à combattre les mêmes monstres, il faut débloquer les lieux un par un pour pouvoir progresser. Ce débloquage suffit à donner le sentiment de nettoyage. Contrairement à des jeux comme World of Warcraft, où les mêmes monstres reviennent inlassablement, et où les seules choses qu’on débloque sont liées à soi-même (expérience, inventaire, …).
  • Une connivence avec le genre du Match-3. Le système de combat utilise une grille de rune, les actions effectuées par le personnage dépendent du type et du nombre de rune activées.
  • Du « lore » foisonnant. C’est à dire un univers original et cohérent, avec un passé, des histoires, des personnages, le tout fortement entrelacé. Il semblerait que ce soit devenu une spécialité de la Motion Twin : cette capacité à créer une situation et un univers autour de leurs jeux, mêmes les plus minimes, et ce avec très peu de moyens, parfois en quelques phrases. Ça mériterait un autre article.

Bon, en fait, je ne joue plus trop à ce jeu, car pas le temps, comme d’habitude, et plein d’autres jeux à jouer et tester. Mais il méritait que j’y consacre un peu d’attention.

screenshot du jeu Odyssey. Dolskin contre une Armanite puante. Shoté par Jery.

Comment utiliser la carte ?

Allez sur le lien indiqué plus haut. Ensuite, c’est la même ergonomie que du Google Map : molette de la souris pour zoomer/dézoomer, clic gauche + mouvement souris pour se déplacer, etc.

Du texte s’affiche sur certains objets, selon le niveau de zoom.

Pour enlever/ajouter des catégories de texte et d’objet, cochez les cases dans la partie gauche de l’écran.

Pour afficher une aide plus détaillée, cochez la case « texte__aide »

On ne peut pas faire de recherche. C’est bien dommage mais c’est ainsi. Je suppose qu’il faudrait que je prenne un abonnement payant de QGIS-Cloud pour obtenir des fonctionnalités supplémentaires.

La carte n’est pas finie, il y aurait encore beaucoup d’éléments à ajouter, corriger et vérifier.

Je n’ai pas prévu de retravailler dessus avant plusieurs mois (voire milliers d’années). Mais des gens motivés peuvent la copier et l’améliorer, car figurez-vous que les entrailles de ce projet sont principalement constituées de python.

En effet, QGIS est suffisamment classe pour être scriptable en python. J’ai donc inévitablement produit les données à partir d’un script, et non pas manuellement. Le tout est inévitablement sur mon github, à forker comme bon vous semble : https://github.com/darkrecher/Odyssey-Map.

Et sinon, j’ai posté un message à ce sujet dans le forum de la Motion Twin. Si vous avez envie d’y mettre un petit mot, n’hésitez pas. Pour l’instant, ça n’a pas spécialement suscité de réactions. Parlerais-je dans le vide ? Écrirais-je dans l’espace infini pour rien ? Euh… C’est pas une nouveauté.

Dessin femme dans l'espace avec des feuilles de papier

Les paroles s’envolent. Les écrits s’envolent. Dans le vide.

Hibernation momentanée

Depuis l’existence de ce blog, j’ai essayé de me tenir à un article par mois minimum. Je vais devoir entorser cette règle. J’ai actuellement une quête annexe assez importante dans le monde réel, qui me prend beaucoup de temps. Si je la réussis, je vous en parlerai, sinon, prout.

Réussie ou pas, cette quête se termine aux alentours du mois de juillet. Ça veut dire pas d’article d’ici là. Je ferais juste un mini-blabla pour le Raffarin Pète-Burnes Memorial Day, il y a des traditions séculaires qu’on doit respecter en toute circonstance.

Bon courage, j’espère que cette carence de Réchèr ne vous affectera pas trop. Pour rester dans le thème de l’article, voici Mandy, une déesse grecque.

2656-greek-bbw-goddess-3 Mandy Greek Goddess BBW

De la 3D avec pyglet

Salut à vous, chers amis multi-dimensionnels !!

En ce moment, j’entrepose et je documente sur mon compte github tous mes trucs de code. J’ai commencé par les plus récents, et je remonte progressivement dans le temps et dans mes joyeux souvenirs.

Mais c’est un peu fastidieux, et pas très valorisant car je ne fabrique rien de nouveau. Je me suis donc offert des petites vacances créatives au milieu de ce travail d’archivage, ce qui a résulté en une démo 3D, faite avec python + openGL + pyglet.

screenshot_cube

screenshot_icosahedron

Et devinez quoi ? Je l’ai entreposée et documentée sur mon compte github !
https://github.com/darkrecher/Geode-Sweeper

Certes, y’a pas grand chose. On peut tourner autour d’un objet (un cube arc-en-ciel ou un dodécaèdre, au choix), et c’est tout. De plus, je n’ai pas fait d’exécutable. Pour tester, vous devrez installer le bataclan nécessaire.

Je vais me garder ce machin sous le coude dans le futur but de concrétiser une idée de jeu absolument géniale : un démineur sur une géode. D’où le nom du repository : Geode-Sweeper.

Je ne vous en dis pas plus, mais pour vous faire patienter, voici des nichons géodésiques.

lara13

Avant, je ne voulais jamais parler publiquement de mes créations tant qu’elles n’étaient pas finies. Mais je me suis rendu compte que c’était un peu idiot, d’autant plus que quand je parle, c’est principalement dans le vide. J’ai donc décidé de décrire mes créations dès le début de leur création (ha ha ha). Le souci, c’est que Geode-Sweeper, je l’ai non seulement pas fini, mais carrément même pas commencé.

Donc je ne peux pas vous en dire plus. Pour vous faire repatienter, voici des fesses en polygone.

The-10-Most-Ridiculous-Victoria-Secret-Fashion-Show-Costumes

Ce blog vous a habitué à un bien meilleur patrimoine concernant les images érotiques. Pour me rattraper et vous faire rerepatienter, voici une jolie codeuse python.

python_girl_boobs

Sans transition :

Jacques Chancelle et tombe

Comme vous le savez, Jacques Chancelle est mort.

Je ne sais pas exactement qui est ce mec, et je dois avouer qu’il ne m’intéresse pas plus que ça. Mais ça m’a rappelé un souvenir rigolo.

Il y a environ 25 ans de ça, je me distrayais avec un jeu vidéo nommé « Tera », catalogué, déjà à cette époque, dans la catégorie « vieux et un peu pourri ».

screenshot du jeu vidéo Tera, de Loriciel

Lorsqu’un des personnage mourait, un texte indiquait en bas de l’écran : « Machin chancelle et tombe… ». Je-sais-plus-qui avait alors dit « haha, Jacques Chancelle, lol ! ». (Enfin à l’époque on disait pas encore « lol », mais l’idée est là, m’voyez).

Du coup, j’avais créé un personnage du nom de « Jacques », et on s’était trop lolé quand il a mouru, car le jeu a dit : « Jacques chancelle et tombe ». Hahaharg !!

Ici et maintenant, devant vous, je jure que lorsque le Revenu de Base Inconditionnel sera mis en place en France, je rejouerai à ce jeu, j’en décortiquerai les mécanismes, et publierai la solution dans un article de blog. Et alors, on retiendra de Jacques Chancelle sa contribution sérendipitesque à ce superbe jeu qu’est Tera.

Ouais et Bonne Année sinon.