Vieille soirée du nouvel an chez Gloubiboulga

Les fonds de tiroir de mes anciens écrits continuent d’être raclé à en faire des copeaux, avec cet article provenant d’un résumé de soirée datant de plus de 10 ans. Pas de raison précise pour laquelle j’irais sortir ça maintenant plutôt que pas-maintenant.

Ça s’est passé dans la société Gloubiboulga, dont j’ai déjà pondu un article relatant un week-end à Barcelone.

Dans le but de rester cohérent avec mes récents récits corporate, quitte à être pas-cohérent avec le sus-mentionné récit corporate gloubiboulguien, les personnages seront précédés de leur titre de noblesse : « Collègue X », « Chef Y », etc. Alors qu’avant j’utilisais les titres neutres « Monsieur », « Madame ».

On n’est plus à ça près. Go !

Je téléphone à Chef Ion car je ne parviens pas à trouver le restaurant de rendez-vous. Celui-ci est dans la rue du Bourg L’Abbé. J’étais dans le passage du Bourg L’Abbé. J’ai jamais pu supporter ces connards qui donnent le même nom à plusieurs trucs d’une même ville.

Bourre l’abbé.

Pour rappel : à Gloubiloulga, j’officie en tant qu’ouvrier-codeur-prestataire missionné ad vitam eternam « en régie ». Par conséquent, je ne connais pratiquement pas mes collègues de boîte. Disons que le peu qu’ils connaissent de moi provient du fameux week-end sus-mentionné.

Tout le monde attend devant l’entrée du restau comme des gentils petits macarons. MégaChef Poulet est là. Un collègue quelconque que je ne connais pas m’aborde et me demande si je suis bien un gloubiboulguien. Je réponds par l’affirmative. Il s’excuse et m’explique que s’il a posé la question, c’est parce que juste avant, un autre collègue a fait une blague et lui a fait croire qu’une nana random qui passait par là faisait partie de la boîte. Ha ha ha. Ambiance complètement fofolle, dites donc.

Nous entrons et investissons la salle spécialement privatisée pour nous (j’adore ce novlanguisme).

Collègue Scofield, membre du CE et principal organisateur de la soirée, nous propose de nous asseoir.

« Asseyez-vous et buvaillons », nous suggère notre collègue.

Certes, il a le pouvoir (voire le devoir) de nous ordonner cela, dans le but de faire progresser la soirée le long de sa timeline. Mais quand même je trouve qu’il aurait pu y mettre un peu plus de tact, préparer le terrain psychologiquement, etc.

Vous l’avez deviné : gros stress général, plus personne n’ose bouger. Qui va s’asseoir où ? Comment être sûr de se retrouver à côté de personnes socialement compatibles et hiérarchiquement équivalentes ? Par quoi commencer ? La banquette ou les chaises ? La table rectangulaire ou la ronde ? En plus, il reste encore des gens dans le vestiaire, ce qui provoque un surcroît d’incertitude dans les variables du système.

Et là, est-ce que tu sais ce qu’il fait, lecteurtrice ? Nan mais est-ce que tu sais ce qu’il fait ? Il amorce le mouvement, et va se poser pil poil au milieu de la banquette ! L’air de rien, comme s’il avait fait ça toute sa vie !

L’heure n’est plus à la réflexion : mouvements désordonnés et anarchiques de tous les Gloubiboulguiens. Je me cacafouille complet et échoue sur une chaise, avec Chef Ion à ma droite et MégaChef Poulet à ma gauche. NOM TE TIEU TE PUTAIN TE PORTEL TE MERTE !!!

Gloubiboulguiens rush

Les entrées arrivent. Tartare de saumon. Après un temps supposé raisonnable, le serveur reprend lesdites entrées. Je manque de me faire piquer ma part que j’avais pas finie, mais je réagis au quart de tour et obtiens le droit de consommer ma dernière bouchée. Un jour, j’organiserai des concours de mangeage lentement.

Soirée sans thème spécifique, ou en tout cas, pas un qui aurait nécessité des danseuses de flamenco. Y’a juste le serveur qui se donne l’air d’être homosexuel jusqu’à l’œsophage, mais en vrai il fait semblant pour attirer les nanas. L’ambiance est chaude et cosy, avec des lumières tamisées et des petites bougies flammotant sur les tables. Colléguette Souricette râle parce qu’elle y voit que d’alle pour dépiauter ses gambas avec son p’tit couteau et sa p’tite fourchette.

Faut vraiment être un kamikaze social pour prendre des gambas dans un restau. Le truc impossible à bouffer. Même si par miracle tu y arrives, tu as les doigts qui puent. Et c’est pas un rince-doigts de 10 centimètres carré qui va régler le problème.

Ces gambas me semblent plus intéressantes.

J’ai deux règles personnelles dans les restau, et je suis admiratif (voir totalement effrayé) par les gens qui parviennent à passer outre.

Règle 1 : simplicité d’ingestion. Pas de machins à dépiauter, décortiquer, découper, éplucher, égoutter, râcler, déconstruire, désencoquiller, entortiller, désentortiller, casser, flamber, tremper, mâchonner indéfiniment, extraire, trier, analyser, dégraisser, rétro-ingéniériser. Quand je tombe sur ce genre de problème, je me tâche systématiquement partout. Je vis cela comme une agression provenant de l’humain ayant fait cette putain de bouffe : il a bâclé son boulot et se marre en s’imaginant comment je vais galérer. Ça fait plusieurs années que je milite pour soit mis en place un système de notation avec des petites icônes sur les menus, indiquant pour chaque plat si c’est simple ou compliqué à manger, et le type de complexité.

Règle 2 : simplicité de prononciation. Parce qu’il faut spécifier oralement ce qu’on souhaite manger, et que je ne veux pas me rendre ridicule en prononçant mal un truc. Les restaurants de bouffe étrangère doivent donc être rigoureusement pré-étudiés. Au fait, saviez-vous qu’une grande partie des noms de pizzas inscrits sur les cartes des restaurants italiens ne sont là que pour contribuer au thème et à la décoration du lieu ? Ils ne correspondent en réalité à aucune recette : Capricciosa, Quattro fromaggi, Prosciutto, Sfincione, … Oui oui, vous avez bien lu, un « S » suivi d’un « F ».

Je choisis une escalope avec du riz.

Colléguette Sarkozette n’est pas parmi nous ce soir, mais j’ai quand même droit à quelques conversations de droite :

« La France c’est un pays où plus personne veut bosser. Tiens, par exemple, quand j’étais en congé maternité, j’essayais de faire les courses à des horaires inhabituels, 10h ou 3h de l’après-midi. Eh bien y’a autant de monde que les soirs et les week-ends. On se demande ce qu’ils foutent tous ces gens. »

« Quand je suis en déplacement, quelle que soit l’heure à laquelle je prends ma voiture, y’a toujours plein de monde sur les routes. Mais ils font quoi, tous ? Ou alors c’est que des commerciaux, comme moi. »

Nous étions en 2008, et la loi interdisant de fumer dans les bars et restaurants sortait à peine de son œuf. Bien que non-fumeur, j’ai eu du mal à m’y faire. Laissez-moi vous narrer cela.

Tel une moule sur une coque de bateau, je m’accroche à une discussion, afin de m’en faire une bouée de sauvetage de contenance sociale. Je regarde intensément les gens, avec mon air « ça m’intéresse trop ce que vous vous racontez, c’est pour ça que je vous écoute sans rien dire ». Ils se trouve que les gens en question sont des fumeurs. Et qu’est-ce qu’ils font ces enculés de leur race, au lieu de s’en griller une tout en continuant de parler ? Ils se carapatent dehors !

Ça aurait fait super bizarre que je les suive, car j’étais pas vraiment intégré dans leur conversation. Tel une moule errante, j’essaye alors de m’incruster ailleurs. Mais toutes leurs variables conversationnelles des discussions voisines sont déjà allouées et initialisées. Les interlocuteurs n’utilisent plus que les références : « il », « elle », « eux », « nous », etc. À ce stade, quand tu fais semblant d’écouter et de tout comprendre, c’est pas crédible.

Je me vois donc finalement affublé du statut de « SDF social ».

Quelques minutes auparavant, Chef Ion s’était amusé à cramer des piques-olives en bois dans la petite bougie tablaire. Je me suis dit que je pourrais effectuer une action du même type. Sans faire exactement pareil, bien sûr, sinon ça se voit trop que tu tentes de combler un leak de contenance sociale par un simple copier-coller d’action.

Parmi les déchets de mon assiette se trouvent des petites feufeuilles séchées de tomate-cerise (pourquoi y’avait-il ça avec mon dessert ? Mystère). C’est certainement brûlable. Je teste, effectivement, ça l’est. Mais trop, en fait. Surpris par une énorme flamme, je fais tout tomber dans la bougie. Rigolo, on se croit dans une mini-banlieue, avec une mini-poubelle illuminant la nuit. Mais maintenant ça sent le cramé, la bougie s’est éteinte, et des cendres de feuilles séchées et de feu ma contenance sociale s’éparpillent un peu partout.

À l’aide d’un dernier bout de pique-olive, Chef Ion transmet la flamme d’une autre bougie vers la mienne, la rallume, et m’achève ainsi d’un grand coup de condescendance.

Putain de loi anti-tabac de merde.

Collègue Poulet-Fils fait des aller-retours aux toilettes, car en plat principal, il a pris un début de gastro.

Voici ma blague de la soirée, qui a fait un bide alors que franchement j’en attendais un peu plus :

« Une gastro c’est un peu comme un buffer overflow. »

Mangeage du dessert. Puis les gens commencent à partir. On se retrouve à une demi-dizaine dans la salle de dancing du sous-sol, sans personne qui y dancing. Chef VisagePâle se prend une bière. Je m’apprête à faire de même, mais réalise qu’elle est à 9 euros. Voilà un dancing accompagné d’un fort sodomising.

On se regarde dans le blanc des vieux, sans se parler puisque la musique hurle du Mylène Farmer. Colléguette EncoreUnPeuVerte_2, fan de cette étrange chanteuse, va dancinguer toute seule.

On sort. Après quelques phrases de convenance, je dit au revoir et pars, dans une direction au hasard, car je ne voulais pas prendre le risque de montrer qu’il m’était nécessaire de réfléchir pour déterminer le chemin me permettant de rentrer chez moi.

Une rue plus tard, je m’aperçois que ce n’est pas la bonne direction. Je ne fais, bien entendu, pas demi-tour, pour ne pas me taper la honte nucléaire ultime en repassant devant les autres. Du coup je me tape une station de métro en plus. Pas grave.

C’était globalement une chouette soirée gloubiboulguienne.

À l’époque, j’avais envoyé ce résumé à des potes. Je me permet de retranscrire la réaction de l’un d’entre eux :

« C’est clair que tu as des raisons de quitter ta boite ! Une soirée d’entreprise où tu payes tes coups, ca existe ?? merte ! »

Le prochain article de blog sera à propos d’un mini-projet de code (ou pas). En espérant que vous apprécierez. Mais sinon osef.

Solution alzheimerienne des tours de Hanoï

Comme promis, voici le deuxième article du mois. Ça fait un certain nombre de fois que je publie des articles courts, donc je voulais me rattraper.

Par contre, j’ai jamais promis que ce deuxième article serait intéressant.

Il s’agit céans d’un petit bout de code en python, résolvant le problème des tours de Hanoï de manière alzheimerienne.

Je vous en avais parlé il y a quelques années.

La manière alzheimerienne impose de ne pas se souvenir des coups joués précédemment, et de ne pas partir dans des trips de récursivité sous acide.

Le coup à jouer est déduit uniquement de la situation courante, c’est à dire la position des disques. Vous pouvez donc appliquer cet algorithme même si vous êtes atteint de la maladie d’Alzheimer. Ha ha ha.

J’ai pris le temps de remettre le code au propre, en PEP-8, avec des commentaires corrects. Le tout est sur mon github.

Explication de l’algorithme

Elle est dans la docstring du fichier python. Je vous la remets ici.

Il faut d’abord déterminer le nombre de « coupures » dans l’ordre des disques.

Lorsque deux disques de taille N-1 et N sont empilés sur un même poteau, il n’y a pas de coupure entre eux. Lorsqu’ils sont sur deux poteaux différents, on compte une coupure.

De plus, lorsque le gros disque du bas n’est pas sur le poteau de fin, on compte également une coupure.

Exemple :

  • Le disque 1 (le plus petit) est sur le poteau de départ.
  • Les disques 2 et 3 sont sur le poteau intermédiaire.
  • Le disque 4 (le plus gros) est aussi sur le poteau de départ.

 

      |           |           |
      |           |           |
      |           |           |
     +++        -----         |
  ---------    +++++++        |
  .................................

 

On compte les coupures en partant du plus gros disque vers le plus petit (mais on aurait pu compter dans l’autre sens).

  • Le 4 n’est pas sur le poteau de fin. +1 coupure
  • Le 4 et le 3 ne sont pas sur le même poteau. +1 coupure
  • Le 3 et le 2 sont sur le même poteau. OK
  • Le 2 et le 1 ne sont pas sur le même poteau. +1 coupure

Total : 3 coupures.

Cette dame s’appelle Miss Twin Towers, soit l’équivalent de deux tiers d’un jeu de tour de Hanoï

Si le nombre de coupures est impair, il faut déplacer le disque 1 (le petit).

Pour déterminer son poteau de destination :

Si le nombre total de disque est pair, le petit disque doit se déplacer vers l’avant :

poteau de départ -> poteau intermédiaire -> poteau de fin -> poteau de départ -> etc.

Si le nombre total de disque est impair, il doit se déplacer vers l’arrière :

poteau de fin -> poteau intermédiaire -> poteau de départ -> poteau de fin -> etc.

Si le nombre de coupures est pair, il faut déplacer un disque autre que le petit disque. Dans ce cas, il n’y a toujours qu’un seul mouvement possible.

Parmi les deux poteaux ne contenant pas le petit disque, l’un d’eux est vide. Il faut alors déplacer un disque du poteau non vide vers le poteau vide.

Parmi les deux poteaux ne contenant pas le petit disque, aucun n’est vide. Il faut prendre le plus petit disque parmi ces deux poteaux, et le déplacer vers l’autre.

Lorsque le nombre de coupures vaut 0, le jeu est terminé. Tous les disques sont sur le poteau de fin, dans le bon ordre.

Il faudrait une vraie démonstration mathématique pour prouver que cet algo fonctionne, mais je ne sais pas la faire. Ça semble fonctionner quel que soit le nombre de disques.

Les tours c’est fun

Pour finir, voici une image d’un vieux jeu que j’avais beaucoup aimé : Mystic Towers. Je n’ai pu profiter que de la version shareware, mais c’était quand même chouette

Oh, et il semblerait qu’on arrive déjà à la fin du mois. Il faut que je démarre un nouvel article. Diantre.

Quelques petites icônes

Mlourmz.

J’ai créé une sorte de jeu de piste pour les collègues de boulot. Ouais, ça fait bizarre. Je me retrouve encore à travailler en dehors des heures de travail.

Sauf que cette fois ce n’est pas tout à fait pareil. Si j’ai travaillé gratuitement pour l’entreprise pour qui je travaille, ce n’était pas pour produire du travail, mais pour créer un jeu.

Jeu qu’il ne m’est pas trop possible de vous montrer, car il fait intervenir des choses disponibles sur internet, mais pourrissables. Si je les révèle au grand jour, il y a un risque qu’un connard random me pourrisse tout. Ce risque a moins de chances d’arriver avec des collègues, puisque c’est dans un petit comité restreint.

Bon, tout ça vous vous en foutez un peu. Le passage intéressant, c’est que ce jeu de piste contient des étapes intermédiaires, chacune affublée d’un petit badge en pixel-art presque pas trop mal dessiné. Les voici :

Ce sera tout pour aujourd’hui.

Prenez également cet autre dessin, associable au thème récurrent de ce blog.

Bon, c’est pas tout à fait un dessin, c’est du morphing. En tout cas, c’est réalisé avec un certain talent, possiblement plus que le mien en pixel art.

Cet article est un peu court, le précédent l’était aussi. J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop.

Pour me faire pardonner, je vous offrirai un article supplémentaire le mois prochain, en plus de l’article mensuel. (Ça veut dire qu’il y aura deux articles le mois prochain, mais vous savez compter, n’est-ce pas ?).

Oh et sinon, le site coinurl ne semble plus donner signe de vie depuis plusieurs semaines. Je suis bien content de m’être construit mon propre mini-site de monétisation de lien internet. Ça me rapporte un million de fois moins qu’un site « pro », mais au moins je le maîtrise et il ne se barre pas tout seul avec la caisse. Même si un «  »pro » » n’est pas censé faire ce genre de blague, d’où mon choix de mettre des guillemets autour du mot «  » »pro » » ».

Ha ha ha à vous.

 

Raffarin Pète-Gonade Memorial Day #10 : Macron, petit patapon

Cette année, nous fêtons les 10 ans du RPGMD ! Cette journée magique mettant à l’honneur ce tocard vérolé de Raffarin qui nous a bouffé un jour férié.

C’est l’occasion de faire quelque chose de spécial, non ?

Eh bien oui. Pour nos joyeux dirigeants, c’est l’occasion de montrer qu’on peut faire encore pire que ce qu’on a déjà fait. Ce tocard vérolé de Macron a émis l’idée de nous bouffer un deuxième jour férié, pour « financer la dépendance ».

Donc voilà. Ça me fait chier. Mais ne baissons pas les bras, on a perdu une bataille, ce serait bien de ne pas en perdre une deuxième.

Je vais me contenter de répéter des arguments que j’ai déjà formulé :

  • Je préfère avoir moins d’argent que moins de temps libre. À quoi ça me sert de gagner des milliers et des milliers d’euros si je ne peux pas les dépenser parce que je passe ma vie dedans le monde de le Travail ? Vous voulez sauvez la planète et l’humanité ? Baissez les salaires pour que les gens consomment et polluent moins, et augmenter le temps libre pour que les gens puissent glandouiller en toute tranquillité. Quand on glandouille, on consomme moins que quand on bosse.
  • Vous voulez augmenter les recettes de l’État ? Soit. Mais c’est pas plus simple de monter les impôts ? (À vous de déterminer lesquels, c’est votre boulot). Cette idée à la con de jour férié supprimé fait appel à un intermédiaire : les entreprises. J’ai rien contre la notion générique « d’entreprise », mais il ne faut pas être débile pour savoir que plus on met d’intermédiaires, quels qu’ils soient, moins on récupère d’argent au final. Donc il vaudrait mieux monter directement les impôts, plutôt que de monter le temps de travail pour que les entreprises gagnent plus d’argent pour pouvoir se permettre de les taxer plus. Les gens vont râler, mais ils râleront autant à une montée d’impôt qu’à une montée de temps de travail. Autant rentabiliser la râlerie au maximum en supprimant les intermédiaires.

Boarf, c’est pas si grave. Quand tout le pays sera en grève, un jour férié de moins, ça ne se remarquera pas.

Ce sera tout pour aujourd’hui.

Pour l’image de femme ronde, j’ai cherché une « first lady », afin d’être ironiquement dans le thème de cet article : Macron -> Le vrai président c’est sa femme -> First lady -> Femme -> Femme ronde.

Mais j’ai rien trouvé. À croire que depuis le début de l’Histoire de l’humanité, toutes les femmes de chefs d’État et toutes les femmes cheffes d’État de tous les États ne sont pas rondes. Zut. Je me suis alors orienté vers des « Queens » rondes. Il y a bien la reine Victoria, mais ses habits ne la mettent pas en valeur. J’ai fini par dénicher une reine du bal. On va faire avec. Brigitte aussi fait avec ce qu’elle a, donc bon…

 

 

Événement corporate : le semencinaire annuel

Nous avons récemment eu la chance de consommer un événement corporate, que je vais vous narrer.

Le but était triple :

  • Le midi, bâffrer gratos.
  • L’après-midi, réfléchir ensemble et ensemencer des idées pour la boîte.
  • Le soir, re-bâffrer gratos (best rendement de bâffring gratuit ever !).

Vous l’aurez compris, cet événement était placé sous le signe de la semence.

Et c’est pas vraiment un jeu de mot car les mots ‘semence’ et ‘séminaire’ ont la même racine latine.

Le midi

Rien à voir, mais une coupure de courant était prévue dans les locaux. Ça arrive de temps en temps. J’aime bien, car c’est une excuse pour demander une demi-journée de télé-travail ou pour aller glander en salle de pause.

Par un miracle dont seul le département boîtal « Orgies Internes » a le secret, la coupure de courant n’a pas empêché de dispenser des mini-carrés de pizzas, correctement réchauffés avec tout le respect qui leur était dû. Youpi !

Je passe rapidement sur cette première partie : mangeaillerie et discutailleries de-ci de-là afin de laisser transparaître un minimum de contenance sociale. Vient ensuite le moment de se transférer au lieu événematoire principal.

L’entreprise ConcreteWorld.🌏 fait toujours le choix de placer ces lieux dans des zones un peu isolées, de sorte qu’on n’ait pas d’autres choix que d’y aller en voiture, donc de limiter notre éthylisation. Mais d’autre part, nous sommes encouragés à covoiturer. J’ai donc jeté mon dévolu sur Collèguette Platona, qui a accepté avec plaisir de nous transporter, Collègue Pagne et moi. Ainsi pourrais-je me pochtronner la gueule comme il se doit.

Collègue Pagne s’appelle ainsi car il vient parfois au travail affublé d’un vêtement éponyme, pour manifester son soutien aux Carabanais, les habitants d’une île-village du Sénégal rencontrant de nombreuses difficultés.

Collèguette Platona s’appelle ainsi car elle est l’un de mes fantasmes platoniques.

Je vous explique. Son corps ressemble à ça :

(Elle a juste pas le même costume « imitation pellicule de cheveux »).

Inutile de préciser que cette dame ne m’attire pas physiquement. Mais par ailleurs on s’entend super bien et elle rigole à mes blagues débiles. Dans mes fantasmes, j’imagine donc qu’elle est complètement amoureuse de moi et qu’elle me trouve génial, en revanche on ne fait pas crac-crac. Il ne s’agit là rien de plus que l’un de mes nombreux mécanismes émotionnels d’auto-flattage d’ego.

Rien à dire sur le trajet en voiture. Nous devisons platoniquement de choses et d’autres. Nous arrivons au lieu prévu. Il s’agit d’un classique centre à événements corporates, celui-ci ayant la particularité de proposer des terrains olympiques de pétanques. On n’y jouera pas, mais le détail a son importance.

Je pose mon cadeau dans une hotte. La consigne était de fournir un présent pas cher ou fait soi-même. Ils seraient ensuite tous redistribués randomement. Je vous révélerai plus tard ce que j’ai apporté.

Café et petits gâteaux nous sont jetés en pâture. Je croise Collèguette Punkette. Nous déblaterrons sur le prestataire missionné pour ce semencinaire, que nous croisions de temps en temps dans les couloirs. Punkette pense qu’il n’aime pas les femmes, car il ne les salue pas. Je la rassure : ce monsieur n’est pas du tout mysogine, il ne salue pas les hommes non plus. Ça en a énervé plus d’un.

Personnellement, je m’en tape. Ce qui m’a toujours fait chier avec cette convention sociale du bonjour, c’est qu’absolument rien n’est prévu si tu croises deux fois une même personne dans la même journée. Il n’y a rien à lui dire. Ça me gêne énormément. À chacun de ces moments, je cherche ardemment un moyen de me donner une contenance sociale. Ça se finit en général par un sourire stupide, un onomatopée embarrassant ou une phrase inepte. Bon, c’est pas le sujet, on s’en fout.

L’après-midi

On s’installe à des tables rondes. Contrairement à un événement corporate précédent, je n’aurais pas de faux espoirs concernant l’éventualité de piacher durant les discussions. L’alcool est absent dès le départ.

On commence par des récits corporates de notre MégaChef et des vidéos de futurologues divers.

J’ai pas encore de nom pour MégaChef, promis ça viendra dès que possible.

Ce que je retiens de ces parénèses diverses :

  • Une vingtaine d’année plus avant, deux courbes représentant je-ne-sais-plus-quoi se sont croisées. C’était le signe d’un changement de paradigme.
  • Futurologue Quelconque : « il faudra se trouver des emplois complémentaires à l’Intelligence Artificielle, sinon tout le monde sera au chômage ». Alors moi je veux bien, mais si le fameux changement de paradigme sus-mentionné apparaît, est-ce que les notions d’emploi et de travail garderont leur signification actuelle ?
  • Futurologue Quelconque : « avec le Revenu de Base, dans 50 ans on aura Technopolis et dans un siècle on aura Matrix ». Et alleeeez !! Bien sûr, puisque l’IA va changer tous les humains, ça sert à rien de mettre en place un mécanisme d’investissement générique dans les êtres humains, sous forme de Revenu de Base ! Gros tocard.
  • Une fois de plus, nous nous voyons présentés un power-point comportant une image d’engrenages. Une fois de plus-plus, elle est buggée. Après les roues qui se chevauchent en tournant et le grand classique des trois roues toutes connectées ensemble, on a eu droit aux flèches de sens de rotation qui sont toutes dans le même sens. S’il vous plaît, chers marketeux et autres power-pointeurs, ne faites pas de slides avec des noms de dieu de bordel de merde de vieille pute borgne d’engrenages. Vous ne savez pas le faire. Vous trouvez inévitablement le moyen d’y claquer une couillardise qui aboutira à un système foireux. Arrêtez de vous faire mal et de nous faire mal. Merci. Merde.

Les gérants du centre à événements corporate ont pris soin de placer sur les tables des dépliants explicatifs et auto-promotionnels, sans oublier l’accessoire principal de tout pétanquistes olympiens : le petit crayon pour noter les points.

J’avais prévu le coup et avais apporté mon propre criterium. Mais c’est bien plus promoteur et respectueux d’utiliser le matériel qu’on nous met à disposition. C’est donc avec ce petit crayon que je réalise mon traditionnel dessin de réunion de le Travail. Vous l’avez déjà vu par ici. Pour pas me faire choper, j’active ma super-compétence de « retourner la feuille lorsque quelqu’un de sérieux passe à côté », acquise durant mes années collèges.

Petite pause bouffe et piache, puis vient l’étape d’ensemençage.

La personne sus-mentionnée missionnée pour cette étape se présente. Il s’agit de Prestataire Impoli, qui exerce le métier « d’Expectorateur Semencial ». Comme je suis un rebelle, je propose qu’on le désigne par « le Corporate Bullshiste ».

Ce monsieur nous explique le concept. Il s’agit de blablater dans notre table-ronde sur un sujet spécifique, pendant qu’un maître de table-ronde prend des notes sur un tableau. Ensuite, les équipes sont tradéridéra-isées, à l’exception du maître, qui reste le gardien de son sujet. Et ainsi de suite jusqu’à ce que toutes les équipes aient fait leur parcours complet. Chacune d’elle a un stylo de couleur différente, ce qui permettra par la suite de différencier quelle équipe a écrit quoi sur quel sujet. Cette technique d’ensemençage est nommée : « jeu de la multi-biscotte ».

Photo publicitaire pour le rugby. ramassage de savonnette dans la douche

Cette analogie entre la création d’idées et l’éjaculation est-elle sexiste ? Ça sous-entendrait que les femmes ne peuvent rien inventer. Pour équilibrer, est-ce que je ne devrais pas ajouter une analogie entre la création d’idées et l’ovulation ?

On peut utiliser le terme générique « gonades » pour désigner à la fois des testicules et des ovaires. Est-ce que l’écriture inclusive a défini un mot pour désigner à la fois l’éjaculation et l’ovulation ? Qu’est-ce qui est le plus sale entre le jeu de la biscotte avec du sperme et le jeu de la biscotte avec des menstruations ?

(On va pas mettre d’image ici).

Mais revenons-en plutôt à notre Corporate Bullshiste, qui ajoute que le « livrable » que nous devons fournir est constitué des notes prises durant nos réflexions successives. Je suis pas sûr qu’utiliser du vocabulaire corporate (le mot « livrable ») soit la meilleure manière pour créer une atmosphère ensemançante-ovulatorielle effervescente d’idées. Mais qui suis-je pour juger ?

Je ne me souviens plus précisément des sujets de table-ronde. Il y en avait un sur la diversité. On en a profité pour sortir des blagues de merde sur les inuits et les gauchers (deux minorités représentées à ConcreteWorld.🌏). À plusieurs reprises, des personnes me regardent d’un air interrogato-condescendant en faisant la remarque qu’il nous faudrait un vrai Système d’Information. Merci, je suis au courant, et je ne suis pas en train d’agir pour, car je travaille avec joie et abnégation sur l’outil Pochtronarr.

Notre Corporate Bullshiste passe entre les tables et tente de nous galvaniser, nous encourageant à noter tout ce qu’on trouve qui ne va pas. Moi ce que je trouve qui ne va pas c’est qu’il passe entre les tables et ça nous inhibe. Tout le monde sait que les éléments observés changent de comportement en présence d’un observateur. Il n’y a pas que les livrables dans la vie, il y a aussi les observables.

Moment de tension à la table-ronde tenue par Collègue Pioupiou-Géant. Celui-ci écrit peu lisiblement. Notre Corporate Bullshiste, qui s’était incrusté, le lui signale, et ajoute que ce sera difficile pour lui de recompiler les remarques si c’est noté aussi porcassement. Pioupiou fait alors l’effort d’écrire un peu mieux, mais ça ne convient toujours pas. Notre Corporate Bullshiste insiste. Pioupiou parvient à garder son flegme habituel en ne le regardant plus, y compris dans les moments où il est obligé de lui parler (laconiquement).

Nous tradéridéra-isons comme des petites toupies dans une arène Beyblade-Burst, et cette partie de jeu de multi-biscotte se termine. Notre Corporate Bullshiste demande à ceux qui ont appris des choses de lever le doigt, certains le font. Puis il demande la même chose à ceux qui n’ont rien appris, ce que d’autres font. Pour finir, il invite les gens qui le souhaitent à énoncer des remarques diverses.

Je me manifeste. L’assemblée pousse alors un cri de satisfaction général et quelques applaudissements naissent. Je suis tout fier et tout gonflé d’ego de voir que le monde me kiffe et s’attend à ce que je clôture cette épreuve par un moment de soulagement trublionesque.

Je signale que mon équipe avait le feutre de couleur jaune et que c’est complètement con comme couleur parce qu’on voit pas ce qui est écrit. On a été obligé, à chaque tour, d’expliquer au maître de table-ronde qu’il ferait mieux d’en prendre une autre et de noter qu’elle correspond au jaune.

Ça a plu. Des personnes sont venues me voir après pour me féliciter de mon intervention. Hasthag ego. J’en profite pour montrer à certains d’entre eux mon dessin terminé, dont je suis également très fier.

Après toutes ces émotions : moment joyeux de réconfort avec apéro, champagne et petits machins à manger. Comme d’habitude dans ce genre de situation, je rentabilise au maximum. Par-dessus le marché, je passe pour un mec bien en demandant à chaque fois qu’on me re-remplisse mon verre de champagne plutôt que d’en prendre un nouveau. Le petit personnel me remercie pour l’économie de vaisselle.

Soirée

Je croise Collègue Pioupiou-Géant, qui m’annonce d’un air blasé qu’il a reçu l’ordre de réécrire au propre tout ce qu’il a noté. Pauvre Pioupiou. Une personne random lui apporte du champagne of greater heal.

Collègue Lucène-Lapin apparaît déguisé en Père Noël, avec sa hotte remplie de nos cadeaux. Il s’assoit sur un fauteuil et chacun vient en prendre un. C’est une technique super classe pour mettre des filles (et aussi des mecs) sur ses genoux.

Je récupère une boîte standard de petits chocolats. J’ai cherché un peu à savoir de qui ça venait, sans trouver. Pas grave, c’est un cadeau qui me satisfait très bien. Le seul petit problème c’est que je ne peux en extraire aucune connerie ni aucun déblaterrage qui aurait trouvé sa place dans cet article.

C’est Collègue Lionel-Astier qui récupère mon cadeau, il en explose de rire. Il s’agit d’un coupe-papier-toilette, accompagné d’un petit mot expliquant au bénéficiaire qu’il peut soit le garder pour sa maison, soit en faire don à ConcreteWorld.🌏. En effet, le papier toilette des toilettes boîtales est parfois extrêmement difficile à couper, surtout lorsque le rouleau n’est pas entamé. Ça m’a valu des moments de rage terrible à blom-blomer fébrilement ce putain de rouleau pour en trouver l’extrémité et arracher péniblement des lambeaux de feuilles destructurés.

Le coupe-papier-toilette

Collègue Lionel-Astier approuve l’idée et annonce que dès demain, ce prestigieux objet sera présent dans les Concrete-Gogues. Je suis heureux, c’est exactement ce que je voulais. C’était un coup risqué, car si le cadeau atterrissait dans les mains d’une personne d’un autre site, ou d’une femme, ou de quelqu’un qui aurait souhaité le garder, je n’aurai pas pu en profiter.

Est-ce que c’est sexiste de vouloir que ce soit un homme qui ait mon cadeau et pas une femme ? Et pour aller plus loin dans la réflexion : est-ce que c’est sexiste de vouloir séparer les toilettes des hommes et des femmes ?

Un collègue quelconque m’explique qu’il a récupéré son propre cadeau, comme ça « il est pas emmerdé et il a pas de mauvaises surprises ». C’est la lose totale. À une époque un peu déprimée de ma vie, je voulais me programmer ma petite descente aux enfers personnelle. J’y aurais certainement intégré des choses comme ça, entre deux étapes plus importantes.

Un magicien, dépêché sur place, passe entre les groupes et nous propose d’amusantes tromperies. Tout le monde est bluffé. Je m’attendais malgré tout à un peu mieux de sa part, il n’a pas fait de boules de feu.

Eeeeet voici la carte que vous aviez choisie !

Le repas se passe très bien. Bonne bouffe, alcool, discussions diverses, magicien qui continue son show.

J’ai compris l’un de ses tours (plus précisément, on me l’a expliqué). Il demande à trois personnes différentes de choisir un truc (un nombre, une couleur, un type d’accélérateur de particules). À chaque fois, il note quelque chose sans nous le montrer, chiffonne la feuille, et demande la réponse. À la fin, il montre toutes les bonnes réponses. En fait il à juste décalé l’écriture de chacune d’elle. Pour amorcer le truc, il avait ajouté une question initiale qui était sous une autre forme : choisir des boîtes d’allumettes dont il a appris les couleurs par cœur ou quelque chose comme ça. Bon, j’explique super mal, on s’en fout, on passe à autre chose. De toutes façons il a pas fait plus de boules de feu qu’avant.

À la fin du repas, les serveurs embarquent vivement nos bouteilles d’alcool. J’avais vu le coup venir et m’étais servi un plein verre juste avant. Mon voisin qui n’a plus soif me propose de terminer le sien. La soirée se suicide alors de façon spectaculaire, en une apothéose de molécule éthylée.

En effet, immédiatement après la fin du repas s’est amorcé un mouvement général de rentrage. J’ai trouvé ça un peu court. On aurait pu continuer de discuter un peu, ou danser sur « Royal Salute » de Brain Damage. Mais non. Go home direct.

Je me retrouve donc en voiture avec Collègue Pagne et surtout avec Colléguette Platona. Je suis aux anges, d’autant plus qu’elle nous avoue qu’elle va avoir besoin de nous pour la distraire, afin qu’elle ne s’endorme pas au volant. Ça ressemble à un début de scénario de film platonique (c’est l’inverse d’un film pornographique).

On discute de tout et de rien, puis on décide d’appeler des gens de la soirée avec la super voiture téléphonique de Platona. À chaque fois que ça décroche, on braille « Bonne annééééééé !!! » et juste après : « Tourne à gauche ! ». Y’a des gens qui ont vraiment cru qu’on leur donnait un conseil de direction voitural. On aurait pu en paumer de cette manière, ça aurait été très amusant. On propose également à certains de se retrouver en boîte de nuit, ce qui a parfois suscité de l’intérêt. Mais on s’est dégonflé et on a avoué que c’était une blague. #je_suis_trop_vieux_pour_ces_conneries.

Puis on rentre platoniquement dans nos maisons respectives.

Tourne à gauche !!

Épilogue

Tout d’abord, je me dois de compenser l’image d’indienne toute maigre que j’ai placée précédemment.

C’est mieux d’y mettre les formes

Le lendemain, debriefing général. J’apprends que notre Corporate Bullshiste a collé, voire dragouillé Colléguette Carnea pendant une bonne partie de la soirée. Ce gars est vraiment un tocard. Je l’imagine bien chez lui, au milieu de la nuit, alors que sa femme dort. Il se lèverait en douce pour se masturber, déguisé en Louis XIV, tout en écoutant du Wagner et en s’imaginant recouvrir le corps de Carnea de tranche de rumsteack Label Rouge, le tout « avec son petit coussin pour s’essuyer les doigts ».

Ça rejoint la notion de semencinaire.

Quelques semaines plus tard, nous recevons le livrable final, c’est à dire un rapport computant l’ensemble de nos remarques (y compris celles notées par Collègue Pioupiou-Géant).

Extrait :

Les supérieurs hiérarchiques doivent porter une attention abnégationelle à la priorisation des tâches de leur ouailles. Il faut réaliser en premier ce qui est facturable.

Oh, Chef Random, le tocard social de mon ancienne boîte, m’avait sorti exactement la même ineptie imprécise lorsque je l’avais interrogé sur l’ordonnancement de mes tâches. Je m’étais alors demandé ce que j’étais censé faire entre : terminer un projet qui sera facturé à la livraison, et claquer de la maintenance qui est facturée en continu chaque année.

Alors évidemment, le chef aurait répondu : « le projet d’abord, on s’en fout des maintenances ». Et l’année suivante, le client de la maintenance n’aurait plus voulu payer, parce qu’on n’aurarait rien fait. Et le chef serait revenu à la charge en me houspillant : « vous avez rien branlé espèce de branquignol, c’est de votre faute si on a perdu ce client ».

Cela dit, dans mon ancienne boîte, ça s’était pas passé comme ça. Chef Random avait répondu : « faites le projet, mais n’oubliez pas les maintenances, c’est important aussi ». Puis quand il a été débouté de son poste comme un malpropre, la réponse officielle de Chef «  » à mes demandes de priorisation était : «  » (il ne répondait pas), et sa réponse officieuse était « mais c’est des vrais gamins ! Ils sont-y donc pas capables de décider ça tout seul ? ».

J’ai déjà raconté tout ça, mais les souvenirs sont remontés et j’ai éprouvé le besoin de cracher encore un peu de ma bile. Désolé.

Un dernier extrait du livrable final :

Blasonnement parlant, l’image de ConcreteWorld.🌏 est espiègle et raffinée, percutante et disruptive.

Et sinon, il y avait une faute dans le rapport. Chouette. Je vais pouvoir faire le lèche-cul : la signaler de manière innocente, et par là-même prouver que je l’ai lu en entier et que donc je suis impliqué à donf’ de ouf’.

Un truc fait ailleurs mais le voilà ici

 

J’ai écrit un texte quelque part. Mais il est associé à mon nom du monde du travail. (Ça fait beaucoup de fois de suite une combinaison des lettres « m », « n », « o », mais osef).

Cependant, j’aime bien ce texte et je trouve qu’il mériterait d’apparaître sur ce blog.

Alors j’ai fait une bidouille à l’arrache. J’ai balancé le texte dans pastebin. Et je vous en donne le lien : https://pastebin.com/rXgMFx0q .

La mise en forme, les images et une grande partie des liens ont été perdus en route. Désolé.

La lecture est un peu fastidieuse, du fait que c’est du texte brut. Bon courage. En même temps, j’ai pas l’impression que grand monde lise ce blog, alors on n’est plus à ça près. Je viens de me rendre compte que ça fait presque 10 ans que je blablate dans ce coin paumé de la « blogosphère ». Faudra que je trouve un moyen débile de faire une rétrospective pour les 10 ans, mais de manière plus originale que « ce blog a 10 ans, youpi, blablabla ».

Pour en revenir à ce texte. Il est évident qu’en fouinant un peu, on retrouvera l’endroit originel de sa publication, et vice-versa : les personnes connaissant cet endroit originel pourraient tomber sur ce blog. Je ne me fais pas d’illusion, le lien entre mon nom du monde du travail et le nom « Réchèr » est déjà connu de plusieurs personnes, et tôt ou tard, il deviendra plus ou moins public. En attendant, j’essaye de faire durer l’anonymat le plus longtemps possible.

Si vous souhaitez garder l’anonymat, la première chose à faire est de ne pas laisser trainer des photos de votre visage un peu partout :

 

Pru-Pra-Prok sur github

Wouwi-zouwi m’sieurs-dames et tous les autres.

J’ai mis mon dessin animé sur github. Vous vous en souvenez peut-être, c’était ce truc là :

C’est par ici : https://github.com/darkrecher/pru-pra-prok

Rien de nouveau par rapport à la version initiale (qui date de plus de 10 ans). Mais j’ai tout de même pris le temps de le recompiler avec gcc sous MingW32, et de documenter le tout de la manière la plus détaillée possible, afin d’offrir à d’autres personnes la possibilité de modifier, mâchonner, recompiler, créer ses propres dessins animés, etc.

J’ai toujours été agacé par les gens qui libèrent leur code source sans y ajouter la documentation nécessaire à son exploitation. « Huuurrrrr duuuurrrrr. Tu fais makefile et ça marche ». J’essaye donc de ne pas faire comme eux.

Après, ça vaut ce que ça vaut. On trouvera facilement des logiciels d’animations infiniment meilleur que ce truc (rien que Scratch, par exemple).

La githubisation de ce projet fait partie de mon grand plan « vidage de fonds de tiroir de tous mes vieux bouts de code ». C’est bientôt terminé, il ne me reste plus qu’un pack de mini-projets. Ensuite je pourrais passer à autre chose. Soyez assurés que vous serez les premiers informés de la suite des événements.

Pour finir cet article, je propose de glisser du domaine des dessins animés vers celui du cinéma, avec cette image du film Dikkenek.

(Tiens, ça me fait penser au catalogue des 3 Belges dans les copains des Tilleuls … Aucun lien, désolé).