V’là un gros article corporate regroupant des instants magiques de la boîte où j’étais ex-cravailleur, maintenant néo-chômeur.
Collègue·e Iel
Le genre de cette personne est : « inclusif ». Je vais vous expliquer.
- Pour parler d’un collègue de genre masculin, on utilise le mot « collègue ».
- Pour parler d’une collèguee de genre féminin, on utilise le mot « collèguee » (ou « colléguette »).
- Pour parler des gens féminines et masculins en général, on utilise le mot inclusif « collègue·e·s » (ou « collêgue·tte·s »), avec les points médians qui vont bien. Ce mot est censé servir uniquement quand on parle de plusieurs personnes.
- Mais comme Iel est de genre inclusif, on utilise ce mot pour parler d’une seule personne. Son titre de noblesse est donc : « Collègue·e Iel ».
Mes articles précédents comportent une faute récurrente. Je ne mettais pas l’accent circonflexe à « collêgue·tte·s ». Pourtant c’est logique, l’accent circonflexe est la fusion d’un accent aigu et d’un accent grave. J’espère que vous ne m’en voudrez pas si je ne corrige pas tout rétroactivement.
« Iel », c’est son prénom. Les pronoms « il » et « elle » ne lui correspondent pas. Iel utilise le pronom méta-inclusif « iel·le ».
Je n’avais au départ aucun préjugé sur cette personne. Mais il y a eu un tout petit bug. Au détour d’une conversation lors d’une soirée bière & onboarding, DRHette Farine a mentionné Collègue·e Iel, les personnes autour ont alors tiré la tronche. Je ne me souviens plus du contexte, mais j’en ai vaguement déduit qu’une majorité considérait Collègue·e Iel comme étant chiant·e. Cela aura des conséquences dans le moment raconté juste après.
Maintenant que j’y pense, faut-il écrire « DRHette » ou « DeRH » ? (pour Directrice des Ressources Humaines). Je ne sais pas.


Préjugés de fuseaux horaires
Visio-conférence informelle où on discute pour faire comme si on était en pause. Le hasard fait que nous ne sommes que deux : Collègue·e Iel et moi.
Mon sens inné de la sociabilisation me permet de sortir la phrase inspirante : « eh bien, il n’y a pas grand monde autour de cette machine à café distancielle ». Iel·le me répond : « il est, n’est-il pas ? Pouwtant, il est quand bien même déjà 9 heuwes o’clock ».
Deux faits évidents m’apparaissent :
- iel·le a un accent anglais,
- Mon horloge affiche 10 heures alors qu’iel·le dit qu’il est 9 heures.
Du fait que je soupçonne iel·le d’être possiblement chiant·e, mon cerveau tourne à plein régime. Je dois faire attention au moindre détail pour ne pas déclencher sa chiantitude, dont j’ignore la teneur exacte. Nous discutons tous les deux en français, mais comme iel·le est décalé·e d’une heure par rapport à moi, j’en déduis qu’iel·le habite en Angleterre.
L’entreprise Toyrrid··· où nous travaillons compte beaucoup de personnes dans des pays disparates. Ce n’est pas toujours évident de savoir qui est où et qui parle quoi. Pour éviter les confusions, chaque Toyrridiste a rédigé une petite fiche de tronchoscope pour indiquer son lieu de résidence, ses langues parlées, son plat préféré, son signe du zodiaque mécanotantrique, etc.
Mais là tout de suite, je n’ai pas le temps de consulter sa fiche et mon cerveau mouline toujours pour contrer tout risque de chiantitudisation. J’ai peur de l’offusquer en parlant français alors que ce n’est manifestement pas sa langue maternelle. Je lui propose : « maybe you prefer we continue the conversation in English ? ».
Et là, c’est le drame. Iel·le devient rouge de visage et me répond (en français) : « bien sûw, faisons cela. J’ai passé plus de 10 ans en Fwance à pawler fwançais, mais si tu penses que tu pawles mieux anglais que moi je ne pawle fwançais, on n’a qu’à pawler anglais ».
C’est tellement inattendu que je ne comprends pas immédiatement qu’iel·le me fait un reproche. Je crois réellement que sa suggestion est sérieuse. Je me mets à essayer d’évaluer mon niveau d’anglais par rapport à son niveau de français. Je bafouille des mots. Iel·le continue de me vilipender. Dans le flou de l’action, je continue de parler anglais, mais avec l’accent belge, tout en cherchant sur internet comment on dit « excuse-moi » dans toutes les langues possibles et je les énonce au fur et à mesure. J’en étais aux langues elfiques (on dit « Absenen » en Quenya, mais j’ai pas trouvé en Sindarin), lorsqu’une autre personne arrive dans la visio-conférence. Ça désamorce la situation. J’arrête de parler et je bois des cafés distanciels pour me donner un air très très occupé.
Une fois la visio-boulette terminée, je consulte la fiche de Collègue·e Iel, celle-ci indique qu’iel·le habite en France. Ça colle pas, sa fiche n’est sans doute pas à jour.
Plus tard, j’apprends qu’iel·le habite actuellement au Burkina Faso, ce qui explique le décalage horaire. Une info intéressante, mais qui ne m’aurait pas servi, car mon cerveau aurait de toutes façons déconné pleins tubes.

Secret confusioning Santa
Vous connaissez le principe : vous savez à qui vous devez offrir un cadeau, vous ne savez pas qui vous en offrira un. Le prix est fixé à 10 euros max pour éviter des désequilibres. La création personnelle est conseillée plutôt que l’achat. Le nom de la personne destinataire est écrit sur le cadeau, secrètement déposé au pied du sapin de Noël géant.
J’ai fabriqué un superbe chien-robot qui fait pipi. J’en ai une vidéo quelque part, faudrait que je la retrouve. Ça m’a pris un certain temps, mais ça m’a coûté zéro euros.
Apéro-beuverie transitoire durant la soirée de Noël. Chef GenericGamer me donne une enveloppe toute chiffonnée et me dit: « it’s not secret, but it’s for you ». Je ne comprends pas bien. Étant donné sa position de Chef, cette enveloppe pourrait correspondre à une tâche particulière qu’il me demanderait d’effectuer. Par exemple, une jolie petite spécification d’un logiciel de modélisation de mouvement de fesses, qui permettrait de gagner un client important.
Distribution des cadeaux. C’est la pagaille. Les gens se passent les boîtes, se bousculent, finissent leur bière, font tomber des cacahuètes. Nous avons ordre de ne rien ouvrir tant que tout le monde n’a pas récupéré son cadeau.
Je fouille autour du sapin, interroge des gens, reprends une bière. Nibz cadeau. DeRH Farine demande à la cantonade si tout le monde est ok, je réponds que non. Le reste de la cantonade commence à s’impatienter. Les gens piaffent, leur cadeau à la main. DeRH Farine tente un recensement des cadeaux, je continue de chercher de mon côté.
Au bout d’un bon quart d’heure de gênance bien épaisse, Chef GenericGamer se manifeste comme une fleur et dit : « that was the envelope I gave you ». Aaaaah d’aaaaccooord. Donc là je viens d’emmerder tout le monde en croyant que j’avais pas de cadeau, juste parce que t’es pas capable de prendre 20 secondes dans ta journée pour écrire « Réchèr » sur ton enveloppe et pour la jeter dans le sapin ? Je ne suis pas du tout passé pour un boulet !
J’ouvre mon cadeau, c’est une carte Amazon de 25 euros. Je ne peux même pas lui en vouloir de m’avoir acheté un truc pourri (en revanche, il a dépassé la limite).
J’achète pas de trucs sur Amazon. De manière générale, j’achète pas de trucs. Mais je m’en suis servi un an plus tard pour offrir un livre de Isaac Asimov à ma belle-nièce.
Et sinon, plein de gens ont apprécié mon chien-robot pipiteur, ça c’est chouette.
Le destinataire de mon cadeau devait repartir en avion, il n’a pas pu le reprendre dans ses bagages. Maintenant, il trône à côté du baby-foot-obligatoire-de-start-up (le cadeau, pas le destinataire (au reste, le destinataire s’est fait lourder depuis)).

Ultragenre
Ceci n’est pas un moment « gênant », mais un moment « génant », avec un accent aigu.
Il y a une collèguee femme qui se sent encore plus femme que la plupart des femmes, alors elle va faire une opération pour modifier son code génétique. Ça se fait assez simplement, par radiations mutagènes raisonnées. Elle va devenir une super-femme avec trois chromosomes X. Je vous invite à consulter l’article wikipédia sur le syndrome triple X.
Pour son titre, on utilisera le mot « Collègueee », avec un « e » supplémentaire de surféminin. Son nom sera « Jane », comme « gène » (et non pas « gêne »). Son nom ne sera pas « Triple X », sinon on va croire que je veux distiller de la pornographie dans tout ce qui existe (règle 34, tout ça).
Collègueee Jane a participé à quelques Ludum Dare et ça c’est cool.

Prout !
Il y a une personne qui largue des caisses.
Avant tout, une précision importante :
C’EST PAS MOI QUI AI PÉTÉ !
J’ai pé(t|ch)é à maintes reprises durant mes précédentes incarnations professionnelles. Je formulais des vœux de non-flatulence que je brisais au bout de quelques jours à peine. Mais depuis le télétravail, c’est beaucoup plus facile. On se voit physiquement assez peu, j’arrive à tenir.
Mais là, on était tous dans le burlingue-open-space. Quelques personnes se promenaient ici et là pour discuter. J’étais tranquillement assis à lutter pour pas m’endormir, comme d’habitude. Une odeur de cimetière fermenté m’est parvenue. Ça m’a réveillé.
C’est également arrivé lorsque tout le monde s’agitait autour du secret-Santa-sapin. Des molécules proutales volatiles se sont imprégnées dans mes muqueuses nasales, argh.
Au moment de ces deux événements olfactifs, j’ai rapidement et furtivement installé des détecteurs multi-directionnels et fait des relevés topographiques en 4 dimensions pour détecter l’épicentre du prout et en déduire son/sa perpétreurtrice. Je n’ai malheureusement pas assez de données pour formuler une conclusion inopposable.
Y’a des gens qui disent que boire dans la bouteille d’une autre personne, c’est l’équivalent de lui rouler une pelle. Si je respire l’odeur de prout d’une autre personne, est-ce que c’est l’équivalent de lui faire une pénétration anale nasale ? Attention, j’ai un gros nez, ça peut faire mal.

Préjugés de couleurs de peau groenlandaise
Nous avons besoin de recruter des freelances pour tester l’un de nos produits : une I.A. génératrice de tutos maquillage d’organes génitaux. Comme je ne sais pas trop évaluer des freelances, Collègue Double-Nom me seconde.
Nous postons une annonce sur divers sites, demandant d’écrire un mini-rapport sur un tuto maquillage donné. Durant ce processus, une personne sort du lot. Elle s’appelle Mimouna, elle est réactive, répond avec des phrases policées et rédige son rapport avec brio. Son image de profil est une femme noire, ses informations indiquent qu’elle réside au Groenland. Ça me semble étrange, mais tant qu’elle bosse correctement, je n’en ai cure.
Nous lui proposons une visio-conférence, afin de lui expliquer en détail ce qu’on attend d’elle, comment utiliser nos outils et comment discuter avec notre I.A. maquillageo-pédagogue. Elle accepte avec enthousiasme et réactivité.
Et là, blarg…
La visio nous montre deux personnes à l’arrache, dont aucune ne semble être une femme, et qui ne semblent pas trop savoir pourquoi nous les contactons. Ils tentent pourtant de donner l’impression d’être prêt à effectuer n’importe quel travail, faisant fi de l’éventuel niveau d’expertise requis. À un moment, l’un d’eux passe l’ordinateur à un troisième homme qui continue la conversation comme si de rien n’était. Le lieu fait penser à un bar.
Collègue Double-Nom me suggère de couper court. Immédiatement après, nous envoyons un message, indiquant que nous ne pourrons pas travailler avec elle·eux. La réponse policée ne se fait pas attendre et contient en substance : « ok, no problem, à une prochaine. Tchô ». On a cherché d’autres freelances.
Mimouna est donc une I.A. associée à des humains du monde réel dans un bar, pour grapiller quelques piécettes en misant sur des malentendus. On se re-visio-conf avec Collègue Double-Nom pour debriefer et pour se marrer. Il me précise que c’est la première fois qu’il voit une telle gabegie et m’invite à la raconter sur le channel #trucs-rigolos du slack boîtal.
J’ai pas envie de raconter ça. Quelques détails de l’histoire, même présentés objectivement, pourraient être vus comme des préjugés racistes. En particulier le fait que tous les hommes du bar avaient la peau noire. Mais je ne veux pas non plus dire à Collègue Double-Nom de se débrouiller et de narrer ça par lui-même, car c’était mon chef à l’époque.
La solution la plus simple est de tout raconter sans mentionner la couleur de peau des hommes. Mais j’ai l’impression que ça n’a plus aucun intérêt et qu’on ne voit pas où je veux en venir. Alors j’ajoute une phrase, que je voulais la plus détachée possible : « j’aurais peut-être dû me douter de quelque chose en voyant que la photo de profil de cette Mimouna montre une femme noire, alors qu’elle est originaire du Groenland. Ha ha ha ! Lolilol ! Roflcopter ! Zygomatiques de platine ! »
Un quart d’heure plus tard, je reçois un message privé de Collègue·e Iel :
« Mmmmmffff eeuuuuuhhh…. J’ai été choqué·e par le récit scabreux de ton désastre freelancesque. Je suis quelqu’un·e de très proche de plusieurs grandes et glorieuses femmes noires groenlandaises, l’une d’elles a d’ailleurs fait une sortie extra-véhiculaire dans l’espace pour réparer un trou de couche d’ozone provoqué par les pets d’une personne dont on cherche encore l’identité. Alooors voilàààà, attention de ne pas faire circuler des préjugés aux sujet de ces femmes. J’ai fait part de mes tourments à Collègue Double-Nom. Je suis à ta disposition si tu souhaites en discuter. »
J’avais donc manifestement foiré mon dosage de détails sur les couleurs de peau.
- J’ai voulu répondre : « ça aurais pu être pire, j’ai même pas dit que les gens dans le bar étaient noirs eux aussi »,
- mais iel·le aurait rétorqué : « la dernière personne qui a dit que c’était pas elle la pire, c’est Pénélope Fillon quand elle a comparé son salaire à ceux des footballeurs, c’est un peu facile ».
- J’ai aussi voulu répondre : « c’est pas moi, c’est Collègue Double-Nom qui m’a dit de raconter cette histoire »,
- mais iel·le aurait rétorqué : « les dernières personnes qui ont donné comme excuse qu’elles ne faisaient que suivre les ordres, c’était les nazis quand ils ont brûlé des juifs, c’est un peu facile ».
- Alors j’ai juste répondu : « désolé, j’ai raconté n’importe quoi, ça m’arrive souvent, je suis complètement fou et j’écris des conneries au hasard, j’ai pensé à exorciser ces stupidités en créant un blog, mais je n’en ai pas le courage »,
- je m’attendais à ce qu’iel·le rétorque : « la dernière personne ayant plaidé la folie pour justifier ces actes, c’était Hélène Jégado, c’est un peu facile ».
Mais iel·le n’a rien répondu. Rien de rien. Sur Slack, le protocole social nous dicte de terminer les conversations de plus de deux messages par une icône de réaction. Il s’agit d’une sorte d’acquittement, comme en TCP/IP. L’icône dépend de votre état émotionnel et de votre avis sur la conversation : un cœur, un gros signe plus, un pouce levé, une checkbox cochée, un visage effrayé, un sourire narquois, une crotte, une bombe, un clown, etc.
Iel·le n’a même pas mis d’icône. J’en suis resté comme deux icônes de ronds de flan.

Entre temps, j’ai reparlé de cette épisode désastreux avec Collègue Double-Nom. Il a juste dit que j’y étais allé un peu fort dans mon récit. Pour détendre l’atmosphère, il m’a demandé : « à ton avis, ils étaient dans quel pays, tous ces gens ? »
Je lui ai hurlé dessus : « Quoi quoi quoi ? On me reproche d’avoir des préjugés sur une femme noire groenlandaise qui n’existe pas, et ensuite tu me demandes de pré-juger le pays dans lequel vit un groupe d’hommes noirs ? Je veux rien répondre ! Rien ! D’après l’heure qu’il était, la position du soleil et la taille des ombres, j’ai calculé en un éclair et sans préjugés la latitude et la longitude, puis j’en ai déduit le lieu. Tu veux ma déduction ? Tu la veux ma grosse déduction turgescente ? Ces gens habitent au Burkina Faso !!! Oui ! comme Collègue·e Iel ! »
C’est pas vrai, je ne lui ai pas hurlé dessus. Je ne suis qu’un faible. J’ai répondu que je savais pas le pays. Puis je suis allé me consoler en parlant à ChatGPT. C’est la seule fois où j’ai utilisé un LLM comme réconfort/psychologue (je l’avais mentionné dans un article précédent). C’était tout naze et je n’ai aucune envie de réessayer.
Quelques semaines plus tard, j’ai demandé par message privé quelque chose d’anodin à Collègue·e Iel, qui m’a répondu sans aucun problème. Mais ça faisait bizarre. J’avais notre conversation précédente juste au-dessus, sans icône de réaction, sans réponse, comme si ça datait d’à peine 5 minutes.
Après cet événement bien cringe, je mettais deux fois plus de temps à écrire un message à iel·le, pour bien relire chaque phrase et être sûr qu’il n’y avait pas de connerie dedans.

CTF : Car Tu Ficus
Je suis allé faire un CTF (un challenge de hacking) avec des collègue·e·s. Deux d’entre eux sont frères. Vous connaissez sans doute l’expression « wesh, frère ! », utilisée à outrance par des djeun’s qui ne sont ni frères ni sœurs. L’un des deux n’arrêtait pas de la dire à l’autre. Je trouvais ça ridicule, mais je ne pouvais pas lui faire la remarque, puisque c’est vraiment son frère.
Je n’ai pas la prétention d’être super bon aux CTF. Je ne suis pas un cador bardé d’outils, de scripts et de connaissances. D’habitude, j’arrive à gratter un petit challenge sympa, en marge de la cybersécurité : une bidouille avec des regexps, un script idiot à coder, de la data science à l’arrache, … Mais là, je n’ai servi absolument à rien. Aussi utile qu’un ficus. Même les pizzas gratuites, c’est pas moi qui suis allé les chercher.
Pas grave, ça m’a permis de m’apercevoir d’un truc marrant. Les deux frères s’appellent Léodomir Hevrett et Clothaire Hevrett. Dans beaucoup de systèmes informatiques, les noms de login sont créés avec la première lettre du prénom, suivi du nom. Par exemple : « Jeannette Pointu » -> jpointu.
Ça donne quoi avec les deux frères ?
- Léodomir Hevrett ->
lhevrett - Clothaire Hevrett ->
chevrett
Ça fait « levrette » et « chevrette » ! C’est ridicule ! Ha ha ha !
Plus sérieusement, faites gaffe quand vous décidez les prénoms de vos enfants. Ça peut donner des trucs gênants.

Strip-tease
Pour en revenir au CTF, on est arrivé premier ! Pas du tout grâce à moi, vous l’avez compris. On a fêté ça en se déglinguant la gueule dans un bar. Après deux heures à challenger des bouteilles de Ricard et d’absinthe, certains collègue·e·s ont décidé de se rendre dans une boîte de strip-tease. J’étais beaucoup trop bourré, je les ai laissés y aller et suis retourné à mon logement pour me masturber. Les frères Hevrett sont aussi rentrés chez eux pour regarder des documentaires sur les animaux. Mais quelques personnes sont parties se faire plaisir avec ces spectacles affriolants.
(Insérer ici une image de strip-tease)
Le lendemain, l’haleine bien chargée de vapeurs d’alcool, j’ouvre ma messagerie boîtale. Je tombe sur de larmoyants mails d’excuses, de la part de collègue·e·s se repentant et se flagellant d’être lubriquement allé regarder des strip-teases et d’avoir ainsi encouragé un commerce esclavagiste qui traite le corps des femmes comme de la viande/marchandise.
Ces mails avait été écrits sur ordre de Méga-Cheffe Caillasse, qui, ayant eu vent de la petite escapade, avait trouvé cela inadmissible et avait demandé des excuses publiques à toutes les personnes incriminées.
Je ne sais pas comment j’aurais réagi si j’avais eu à faire ce genre de mail. Professionellement, je suis un gros flambi. J’aurais donc formulé des excuses sans problèmes, mais je n’aurais pas pu m’empêcher d’y insérer des bêtises, des jeux de mots et des easter eggs. Ça aurait pu mal finir.
C’est grâce au fait que je me suis bourré la gueule si je ne me suis pas retrouvé dans cette situation. L’alcool m’a sauvé !
Sinon, faites comme moi, masturbez-vous sur des vidéos TikTok.
Nous donnerons plus de détails sur Méga-Cheffe Caillasse dans un autre article.

Exemple de produit vendu par Toyrrid···
Le sacerdoce global de Toyrrid··· est décrit dans cet article. Voici maintenant un exemple de produit.
Votre corps est placé dans le simulateur d’un monde virtuel où le statut social est directement dépendant de l’état et de la décoration des ongles, aussi bien pour les hommes que pour les femmes.
Vous incarnez un homme doté d’une particularité génétique assez rare : votre sperme contient de la kératine. Lorsqu’une personne l’avale, ses ongles s’améliorent significativement.
Vous êtes fonctionnaire dans un service public d’aide à l’insertion sociale. Vous adorez votre métier, mais la cadence et les horaires sont de plus en plus difficiles, du fait de la lente et inévitable déliquescence du service public. Les efforts que vous faites à votre travail commencent à vous fatiguer.
Un organisme privé de manucure haut de gamme, dont la clientèle est très riche, vous a contacté et vous propose une embauche avec un salaire et des avantages très intéressants.
Resterez-vous fonctionnaire ou accepterez-vous l’embauche ? Utilisez-vous votre particularité génétique pour aider les femmes ? Les hommes ? Les non-binaires ? Tous les genres à la fois ? Allez-vous avaler votre propre sperme pour avoir des ongles magnifiques ? À vous de choisir ce que vous souhaitez faire dans ce monde virtuel.

