Étiquette : slips jetables

  • Les 27 et 28 novembre dernier, c’était Thanksgiving. Or, comme raconté dans cet article, la gentille société Toyrrid··· octroie les jours fériés français ET américains à tous ses joyeux employés.

    J’ai donc profité de deux jours de glandouille complète. Youyouyouyouyou !

    Le lundi suivant, suis-je joyeusement retourné au Travail ?

    Eh bien non !!!

    Parce que je me suis fait lourder.

    Rupture conventionnelle. Je suis officiellement au chômage depuis le 1er décembre 2025.

    C’est ça, la merdouille dans laquelle je suis et dont je vous parle depuis deux articles. Chef Oink a commencé de m’en parler fin août, on a essayé de trouver d’autres solutions, mais bernique.

    Je dois reconnaître que je ne me suis pas fait lourder comme un malpropre (spéciale cacedédi à Collègue DocteurMaboul). J’ai eu du préavis, pour me donner le temps de chercher ailleurs. Ce que j’ai fait, mais manifestement mal, car je n’ai pour l’instant rien trouvé. Je suis parti avec deux mois de salaire alors que le minimum légal pour mon ancienneté était de un mois. Y’a pire.

    Pourquoi ce lourdage ?

    Petit rappel du sacerdoce de la société Toyrrid···, copié-collé depuis un ancien article :

    Nous générons des univers parallèles dans lesquels résident des espèces vivantes et intelligentes qui codent des univers fictifs, dans lesquels se trouvent des intelligences artificielles. Nous récupérons ces IA et leur faisons coder d’autres univers fictifs, mais dans notre univers à nous. Pour finir, nous capturons les espèces vivantes virtuelles de ces univers fictifs et les revendons comme sex-toy esclaves dans l’univers réel, sur support CD-ROM.

    J’intervenais au bout de la chaîne de ce processus, en tant que chasseur d’esclaves sexuel·les dans les univers fictifs.

    C’était de l’artisanat, de l’expertise. Chevauchant mon autruche géante virtuelle, j’arpentais d’immenses paysages virtuels. Je suivais des pistes pendant plusieurs jours virtuels, je capturais les esclaves à l’aide de mon bola virtuel, sans leur faire mal, toujours dans le respect. À chaque fois je leur laissais une chance virtuelle de s’échapper. Il m’est arrivé d’en relâcher, après avoir décelé une once d’humanité sincère dans leurs yeux virtuels. C’était beau. J’étais le plus talentueux chasseur de ces mondes, possiblement parce que j’étais le seul.

    Mon moi virtuel, sur mon autruche volante.

    Mais le processus a été optimisé. Les univers fictifs codés par les IA possèdent maintenant un ensemble de règles psycho-sociales immuables qui rend les esclaves sexuel·les consentant·es par construction. Plus besoin de les chasser, il suffit de les appeler avec une corne de brume virtuelle puis de les cueillir.

    Mon expertise virtuelle n’étant plus utile, j’ai été lourdé, dans le monde réel.

    Pas grand chose à attendre du regard de cette esclave à cueillir.

    Le karma

    Pour l’instant, je ne vis pas encore aux crochets de la société, car j’ai aussi eu des brouzoufs pour mes jours de congés non pris, ce qui décale les allocations. Mais début janvier, une partie de vos impôts servira à payer mes quignons de pain et mes slips jetables, je suis sûr que vous adorerez ça !

    J’étais venu travailler chez Toyrrid··· car l’entreprise et le poste proposé me plaisaient. C’était la première fois de ma vie que ça m’arrivait. Tous mes autres changements professionnels sont survenus pour des raisons bien moins nobles, à savoir :

    • nécessité d’un déplacement géographique,
    • fuite d’une ambiance et d’une charge de travail insupportable,
    • mutation interne qui se faisait toute seule,
    • ou tout simplement, acceptation du premier truc qui vient.

    C’est aussi la première fois de ma vie que je me fais lourder, j’avoue que je n’imaginais pas que ça pouvait m’arriver.

    C’est probablement un retour de karma. Pendant des années, j’ai râlé dans ce blog au sujet du concept du Travail. Je n’ai cessé de marteler que toutes mes incarnations professionnelles n’étaient que purement alimentaire. J’ai continuellement et puérilement souhaité que je voudrais être payé à ne rien faire, afin d’avoir le temps d’avancer mes projets personnels.

    Voilà, mon souhait a été exaucé. Je suis condamné à revivre sans fin ces deux jours de Thanksgiving. Du temps libre à foison, mais accompagné d’un assortiment de malaises : comment la société va-t-elle me considérer ? Et ma famille ? Risque-je de perdre ma motivation et de ne plus être capable de travailler même si je retrouve quelque chose ? Et si je ne trouve rien pendant longtemps ? Comment je vais faire pour l’argent ?

    Mon ARE (allocation d’Aide au Retour à l’Emploi), versée en nature, en dindes de Thanksgiving.

    Et la suite ?

    Ça fait 20 ans que je fais ce métier (l’informatique en général, pas juste chasser des esclaves sexuel·les virtuel·les, ce qui ne constitue qu’une sous-branche de l’informatique). Je pensais donc que les propositions me pleuvraient dessus. Eh bien non. J’avais des pistes, qui sont toutes tombées à l’eau, plouf.

    Actuellement, je :

    • binge-postule sur LinkedIn et welcometothejungle, en réadaptant à chaque fois le CV,
    • me suis inscrit sur France Travail et je prends bien garde à faire tout ce qu’on me demande,
    • tente de trouver des missions de freelance, mais je ne connais rien à ce fabuleux monde,
    • vais peut-être donner quelques jours de cours dans une école d’ingé, mais c’est pas grand chose.

    Tout ça prend du temps. J’ai l’impression d’avoir aussi peu de temps libre pour mes projets que lorsque j’avais un travail. Ou peut-être ais-je du mal à me motiver pour les choses que j’aime, à cause de cet assortiment de malaise qui tourne en continu dans ma tête ?

    En prévision d’éventuels jours de disette, et pour tester toutes les pistes possibles, je me permets de mettre un lien vers mon compte Ko-fi. Si vous aimez ce que je fais, que ce soit ce blog, Squarity, les challenges TUR-ROX, ou d’autres choses, vous pouvez m’envoyer des brouzoufs via cette plate-forme.

    Cliquez sur l’image pour me balarguer du sorgho

    C’est Noël, période où les gens sont plus généreux que d’habitude. Au lieu de faire comme tout le monde et de donner pour le téléthon, pensez à un récipiendaire plus original.

    Comme le veux la tradition, je vais raconter ici les événements corporate ayant occurrés durant cette incarnation professionnelle passée. Il n’y en a pas eu beaucoup, mais j’ai déjà un article en gestation.

    En route vers de nouvelles et incertaines aventures.

    Danielle Birch ne se fait pas lourder, elle utilise les portes pour se faire de l’argent. Cliquez sur l’image pour comprendre.