Alors que je binge-postulais à des offres d’emploi randoms sur LinkedIn et WelcomeToTheJungle, voilà-t-y pas que je reçois un appel d’Ex-Collègue Digiprout.
Je sais pas pourquoi son nom est « Digiprout ». On s’en fout, puisque je me suis fait lourder de chez Toyrrid···.
Il appelait pour régler une dernière digitalerie administrative. C’est comme une paperasserie administrative, mais dématérialisée, donc une digitalerie. Et tant pis si au départ, « digital » signifie « doigt » et non pas « trucs d’informatique ». Muni de ce rappel sémantique que je viens de vous faire, je vous laisse imaginer une possible justification au nom « Digiprout ».
Or donc, ce monsieur en profite pour mentionner son activité parallèle : conseiller en gestion de patrimoine. Il me propose d’assister à une petite réunion de présentation, à destination de potentielles recrues. Il ajoute que cette activité devient progressivement son activité principale et qu’il est en train de « changer de vie ». Étant quelque peu désœuvré, j’accepte. Au minimum, ça me fera une action que je pourrai déclarer sur le site de France Travail.
Le sachiez-vous ? Lorsque vous êtes au chômage, vous devez lister toutes vos actions de recherche d’emploi à France Travail, afin de justifier que vous n’êtes pas un·e glandu·e. Heureusement, c’est assez informel et on peut mettre plein de trucs : élaboration de CV, formation, prise de contact, relance de candidature, etc.
Il y a quand même quelques petits mystères dans leur interface, notamment les sous-catégories de certaines actions.
Dans plusieurs catégories d’actions (candidature spontanée, recherche d’offre d’emploi, relance des recruteurs, entretien d’embauche, etc.), vous avez différentes sous-catégories, dont une intitulée « par un autre moyen » et une autre intitulée « moyen à définir ». Quelle serait la différence entre les deux ? Mystère…
Présentation
Le jour dit, je débarque dans la salle de réunion Microsoft-Teams. On y trouve des gens comme moi venu assister à la présentation, Conseiller Pipeau le leader, Ex-Collègue Digiprout, sa mentore Conseillère Gêne-Érique et d’autres zigue·e·s que je ne connais pas.
Conseiller Pipeau pitche son speech. Je relève les citations bullshito-humoristiques :
« On fait 30% de croissance par an. »
« C’est pas des ventes one-shot. Nous, on fait de la qualité. »
« Pallier à »
« 1 conseiller sur 4 était client avant. »
« On a une qualité d’écoute que personne n’a sur le marché. »
« Je suis quelqu’un qui n’aime pas être limité par les plafonds de verre. »
« Les impôts… »
« Je dirige une équipe, mais j’évite le mot ‘manager’. Mes collaborateurs, je les appelle des ‘collaborateurs’. »
« Je me fais arnaquer par les retraites, je suis en train de donner mon argent à la génération précédente. »
Et quand t’auras l’âge de la retraite, tu vas nous baver quoi, ducon, que « les jeunes de maintenant, ils respectent plus rien » ?
Ensuite, Conseiller Pipeau nous explique qu’il apprécie vraiment la compagnie de ses collêgue·e·s/collabo·e·s, à tel point qu’il part en vacances avec, de son plein gré. Citation : « On est allé dans un super hôtel. Désolé pour l’écologie, mais on a fait du 4×4 dans le désert, c’était trop cool. »
À ce stade de la présentation, je ne sais toujours pas en quoi consiste le conseil en gestion de patrimoine, ni les actions concrètes correspondant à ce travail.
Viennent ensuite les témoignages de personnes ayant embrassé ce métier, à plein temps ou partiellement. On peut avancer à son rythme dans cette bonheuresque voie qu’est la leur et qui pourrait être la mienne.
C’est assez troublant de constater que les métiers d’origine de ces personnes sont très disparates, comme si l’ensemble de l’humanité pouvait potentiellement se convertir vers la gestion de patrimoine. Nous avons :
une clowne d’entreprise,
un graphiste spécialisé dans la retouche photoshop de dick pics et vagina pics,
une podologue ayant pour activité parallèle la vente de poudre de parmesan,
une blaguinaire, dont le métier consiste à insérer des histoires drôles dans les licences d’utilisation des logiciels, pour voir si quelqu’un les lit,
un ratiseur, qui infecte des lieux pour donner du travail aux entreprises de dératisation,
Un placeur de symboles en hauteur dans les chambres d’hôpitaux pour détecter les Near Death Experiences (voir cet article),
un·e ingêneur·se (transgenre, d’où son métier écrit sous la forme inclusive alors que c’est une seule personne).
Cliquez sur l’image pour découvrir le métier des ingêneur·se·s.
Ces témoignages apportent eux aussi leur lot de bullshitting :
« Cette opportunité professionnelle a littérallement changé ma vie. »
« 3 jours par semaine, j’arrête de bosser à 16h, pour être avec mes enfants. »
« Moi, dans une vie passée professionnelle, je… »
« J’aime voyager, mais ça prend du temps et de l’argent. Aujourd’hui j’ai les deux. »
« Je ne trouvais pas de modèle à ma mesure me permettant de libérer le potentiel en moi. »
« Avant, j’avais un chef qui ne comprenait pas ce que je faisais mais qui m’expliquait comment le faire mieux. »
« Cette ambition de découvrir autre chose qui pourrait changer notre vie. »
Je ne sais toujours pas en quoi consiste le conseil en gestion de patrimoine, mais je me surprends à rêver devenir comme ces gens : du temps libre que je pourrais utiliser pour mes projets, de la tranquilité financière, un monde de possibilités, … Le tout semble très accessible, puisqu’on peut commencer progressivement tout en ayant d’autres activités à côtés (même si là, moi, j’en n’ai pas).
Ensuite, vidéo de présentation avec d’autres témoignages. Je vous fais pas le détail, relisez les deux énumérations précédentes, ça résume pareil.
Conseiller Pipeau nous explique qu’il est possible de faire du conseil directement soi-même, ou de gérer une équipe qui conseille, sur qui on perçoit des commissions. En général, on commence par le conseil direct pour aller progressivement vers la gestion d’équipe.
Une personne de l’assistance fait la remarque que si les bénéfices dégagés finissent en commission dans la poche de la personne qui nous gère, c’est pas très encourageant. Conseiller Pipeau s’empresse de dire que le pourcentage de commission est très faible.
Un énorme mot clignote en rouge fluorescent dans mon cerveau :
Réflexions
Fin de la réunion, au-revoir général. J’enchaîne sur la réunion informelle de debrief-feedback, avec Ex-Collègue Digiprout et Conseillère Gêne-Érique.
Je leur fait part de mon étrange sensation que ça me semble trop beau pour être vrai. Conseillère Gêne-Érique me demande : « et si c’était vraiment exactement comme on a dit, tu réagirais comment ? ». Je lui retourne une réponse générique.
Je pose les questions qui me turlupinent depuis le début de cette mascarade. C’est quoi votre travail ? Concrètement, vous faites quoi au quotidien ? Comment vous trouvez vos clients ? Vous leur vendez quoi ?
Conseillère Gêne-Érique m’explique que son premier client était un ami d’enfance qui ne pouvait économiser que 12,5 euros par mois. Elle lui a proposé un tout petit placement simple mais efficace. Pour finir, elle précise que cette première action a eu lieu il y a plus de 5 ans et qu’elle est toujours amie avec cet ami d’enfance. J’ignore si cette précision est anodine pour elle, ou si elle s’est sentie obligée de me la donner, comme si elle aurait pu se fâcher avec cet ami pour une raison ou une autre.
Je n’arrive toujours pas à déterminer si leur bazar constitue un métier légitime avec des impacts normaux sur le monde et l’humanité, ou si c’est une gigantesque arnaque. Ex-collègue Digiprout me demande si je suis interessé et si je veux continuer. Je n’ose pas lui hurler au visage que tout ça me semble terriblement douteux. Je réponds évasivement que je ne suis pas sûr d’être capable d’exercer ce métier.
Conseillère Gêne-Érique m’indique que je peux prendre le temps de la réflexion, il n’y a aucune urgence. Elle me répète qu’il est possible de commencer progressivement. Comme je suis au chômage, elle ajoute une astuce spéciale pour moi : les bénéfices que je ferais peuvent être placés sur un compte bloqué, afin que je n’ai pas à les déclarer tout de suite et que je puisse toucher l’intégralité de mon chômage. Cette astuce est bien évidemment légale, mais est-elle morale ? À vous de décider.
Elle termine en m’informant que la prochaine étape, si je le souhaite, serait d’assister à une réunion de formation « aux produits qu’on vend », en visio. La prochaine session est dans pas très longtemps. Faudrait juste payer 5 euros pour couvrir les frais, mais bon, ça va.
Cette petite somme à payer déclenche une autre alerte dans mon cerveau, celle de l’arnaque du « gourou-exorciste-marabout ».
Explication : un gourou-exorciste-marabout vous propose une solution miracle à l’un de vos problèmes. Il faut payer, mais c’est satisfait ou remboursé. Vous payez. Ça marche pas. Le gourou-truc vous explique que le rituel qu’il a effectué a tout de même permis de préparer le terrain pour régler définitivement votre problème. Il suffit maintenant d’un second rituel, impliquant une seconde contribution. Vous avez envie de payer, sinon, ce serait reconnaître que le premier paiement ne vous a rien apporté. Et ainsi de suite. Plus vous payez, plus vous avez envie de payer, car ça semblerait totalement absurde que tout ce que vous avez déjà fait n’ait servi à rien.
Précision : ça marche aussi lorsque c’est une femme qui effectue l’arnaque, mais j’avoue ne pas savoir comment je pourrais inclusivifier le nom du métier : « gourou·e-exorciste-marabout·e » ? « gourou-exorciste-marabout/gouroutte-exorcistesse-maraboutière » ? « gourexorçaraboutiste » ?
Les religions officielles fonctionnent également sur ce principe du « je peux quand même pas avoir fait tout ça pour rien ». La promesse annoncée étant le paradis, le valhalla, 70 vierges ou tout autre chose que vous désirez.
Les anges déchu·e·s du paradis que l’on vous a promis se crashent parfois dans la neige.
Décision
Quelques jours plus tard, je rappelle Ex-Collègue Digiprout et lui pipeaute un refus poli et nuancé : « c’est pas mon truc, je suis pas sûr d’avoir envie de faire ça, je préfère rester dans mon métier initial, peut-être que je te recontacterais dans 6 mois si je suis vraiment désespéré et toujours au chômage ».
Il me répond que c’est ok pour lui. Il en profite pour me glisser ces produits du moment, qui étaient déjà bien meilleurs que le livret A avant même que celui-ci soit rabaissé à 1,5%. Il mentionne un placement à 9% qui est du « quasi sans risque ». J’aime bien la subtile présence du mot « quasi ».
Je le remercie pour son temps et sa disponibilité, puis je coupe la communication.
Tant pis, je resterai pauvre toute ma vie et je ne ferais pas de 4×4 dans le désert tout en profitant de 30 heures par jour de temps libre.
Alors qu’il y a tellement de choses bien dans les 4×4 / SUV. Ici : Andrea-Gonzalez-2106.
V’là un gros article corporate regroupant des instants magiques de la boîte où j’étais ex-cravailleur, maintenant néo-chômeur.
Collègue·e Iel
Le genre de cette personne est : « inclusif ». Je vais vous expliquer.
Pour parler d’un collègue de genre masculin, on utilise le mot « collègue ».
Pour parler d’une collèguee de genre féminin, on utilise le mot « collèguee » (ou « colléguette »).
Pour parler des gens féminines et masculins en général, on utilise le mot inclusif « collègue·e·s » (ou « collêgue·tte·s »), avec les points médians qui vont bien. Ce mot est censé servir uniquement quand on parle de plusieurs personnes.
Mais comme Iel est de genre inclusif, on utilise ce mot pour parler d’une seule personne. Son titre de noblesse est donc : « Collègue·e Iel ».
Mes articles précédents comportent une faute récurrente. Je ne mettais pas l’accent circonflexe à « collêgue·tte·s ». Pourtant c’est logique, l’accent circonflexe est la fusion d’un accent aigu et d’un accent grave. J’espère que vous ne m’en voudrez pas si je ne corrige pas tout rétroactivement.
« Iel », c’est son prénom. Les pronoms « il » et « elle » ne lui correspondent pas. Iel utilise le pronom méta-inclusif « iel·le ».
Je n’avais au départ aucun préjugé sur cette personne. Mais il y a eu un tout petit bug. Au détour d’une conversation lors d’une soirée bière & onboarding, DRHette Farine a mentionné Collègue·e Iel, les personnes autour ont alors tiré la tronche. Je ne me souviens plus du contexte, mais j’en ai vaguement déduit qu’une majorité considérait Collègue·e Iel comme étant chiant·e. Cela aura des conséquences dans le moment raconté juste après.
Maintenant que j’y pense, faut-il écrire « DRHette » ou « DeRH » ? (pour Directrice des Ressources Humaines). Je ne sais pas.
DRHette ?Des « air hachettes » ?
Préjugés de fuseaux horaires
Visio-conférence informelle où on discute pour faire comme si on était en pause. Le hasard fait que nous ne sommes que deux : Collègue·e Iel et moi.
Mon sens inné de la sociabilisation me permet de sortir la phrase inspirante : « eh bien, il n’y a pas grand monde autour de cette machine à café distancielle ». Iel·le me répond : « il est, n’est-il pas ? Pouwtant, il est quand bien même déjà 9 heuwes o’clock ».
Deux faits évidents m’apparaissent :
iel·le a un accent anglais,
Mon horloge affiche 10 heures alors qu’iel·le dit qu’il est 9 heures.
Du fait que je soupçonne iel·le d’être possiblement chiant·e, mon cerveau tourne à plein régime. Je dois faire attention au moindre détail pour ne pas déclencher sa chiantitude, dont j’ignore la teneur exacte. Nous discutons tous les deux en français, mais comme iel·le est décalé·e d’une heure par rapport à moi, j’en déduis qu’iel·le habite en Angleterre.
L’entreprise Toyrrid··· où nous travaillons compte beaucoup de personnes dans des pays disparates. Ce n’est pas toujours évident de savoir qui est où et qui parle quoi. Pour éviter les confusions, chaque Toyrridiste a rédigé une petite fiche de tronchoscope pour indiquer son lieu de résidence, ses langues parlées, son plat préféré, son signe du zodiaque mécanotantrique, etc.
Mais là tout de suite, je n’ai pas le temps de consulter sa fiche et mon cerveau mouline toujours pour contrer tout risque de chiantitudisation. J’ai peur de l’offusquer en parlant français alors que ce n’est manifestement pas sa langue maternelle. Je lui propose : « maybe you prefer we continue the conversation in English ? ».
Et là, c’est le drame. Iel·le devient rouge de visage et me répond (en français) : « bien sûw, faisons cela. J’ai passé plus de 10 ans en Fwance à pawler fwançais, mais si tu penses que tu pawles mieux anglais que moi je ne pawle fwançais, on n’a qu’à pawler anglais ».
C’est tellement inattendu que je ne comprends pas immédiatement qu’iel·le me fait un reproche. Je crois réellement que sa suggestion est sérieuse. Je me mets à essayer d’évaluer mon niveau d’anglais par rapport à son niveau de français. Je bafouille des mots. Iel·le continue de me vilipender. Dans le flou de l’action, je continue de parler anglais, mais avec l’accent belge, tout en cherchant sur internet comment on dit « excuse-moi » dans toutes les langues possibles et je les énonce au fur et à mesure. J’en étais aux langues elfiques (on dit « Absenen » en Quenya, mais j’ai pas trouvé en Sindarin), lorsqu’une autre personne arrive dans la visio-conférence. Ça désamorce la situation. J’arrête de parler et je bois des cafés distanciels pour me donner un air très très occupé.
Une fois la visio-boulette terminée, je consulte la fiche de Collègue·e Iel, celle-ci indique qu’iel·le habite en France. Ça colle pas, sa fiche n’est sans doute pas à jour.
Plus tard, j’apprends qu’iel·le habite actuellement au Burkina Faso, ce qui explique le décalage horaire. Une info intéressante, mais qui ne m’aurait pas servi, car mon cerveau aurait de toutes façons déconné pleins tubes.
Les fuseaux horaires de l’Afrique du sud-ouest
Secret confusioning Santa
Vous connaissez le principe : vous savez à qui vous devez offrir un cadeau, vous ne savez pas qui vous en offrira un. Le prix est fixé à 10 euros max pour éviter des désequilibres. La création personnelle est conseillée plutôt que l’achat. Le nom de la personne destinataire est écrit sur le cadeau, secrètement déposé au pied du sapin de Noël géant.
J’ai fabriqué un superbe chien-robot qui fait pipi. J’en ai une vidéo quelque part, faudrait que je la retrouve. Ça m’a pris un certain temps, mais ça m’a coûté zéro euros.
Apéro-beuverie transitoire durant la soirée de Noël. Chef GenericGamer me donne une enveloppe toute chiffonnée et me dit: « it’s not secret, but it’s for you ». Je ne comprends pas bien. Étant donné sa position de Chef, cette enveloppe pourrait correspondre à une tâche particulière qu’il me demanderait d’effectuer. Par exemple, une jolie petite spécification d’un logiciel de modélisation de mouvement de fesses, qui permettrait de gagner un client important.
Distribution des cadeaux. C’est la pagaille. Les gens se passent les boîtes, se bousculent, finissent leur bière, font tomber des cacahuètes. Nous avons ordre de ne rien ouvrir tant que tout le monde n’a pas récupéré son cadeau.
Je fouille autour du sapin, interroge des gens, reprends une bière. Nibz cadeau. DeRH Farine demande à la cantonade si tout le monde est ok, je réponds que non. Le reste de la cantonade commence à s’impatienter. Les gens piaffent, leur cadeau à la main. DeRH Farine tente un recensement des cadeaux, je continue de chercher de mon côté.
Au bout d’un bon quart d’heure de gênance bien épaisse, Chef GenericGamer se manifeste comme une fleur et dit : « that was the envelope I gave you ». Aaaaah d’aaaaccooord. Donc là je viens d’emmerder tout le monde en croyant que j’avais pas de cadeau, juste parce que t’es pas capable de prendre 20 secondes dans ta journée pour écrire « Réchèr » sur ton enveloppe et pour la jeter dans le sapin ? Je ne suis pas du tout passé pour un boulet !
J’ouvre mon cadeau, c’est une carte Amazon de 25 euros. Je ne peux même pas lui en vouloir de m’avoir acheté un truc pourri (en revanche, il a dépassé la limite).
J’achète pas de trucs sur Amazon. De manière générale, j’achète pas de trucs. Mais je m’en suis servi un an plus tard pour offrir un livre de Isaac Asimov à ma belle-nièce.
Et sinon, plein de gens ont apprécié mon chien-robot pipiteur, ça c’est chouette.
Le destinataire de mon cadeau devait repartir en avion, il n’a pas pu le reprendre dans ses bagages. Maintenant, il trône à côté du baby-foot-obligatoire-de-start-up (le cadeau, pas le destinataire (au reste, le destinataire s’est fait lourder depuis)).
Ultragenre
Ceci n’est pas un moment « gênant », mais un moment « génant », avec un accent aigu.
Il y a une collèguee femme qui se sent encore plus femme que la plupart des femmes, alors elle va faire une opération pour modifier son code génétique. Ça se fait assez simplement, par radiations mutagènes raisonnées. Elle va devenir une super-femme avec trois chromosomes X. Je vous invite à consulter l’article wikipédia sur le syndrome triple X.
Pour son titre, on utilisera le mot « Collègueee », avec un « e » supplémentaire de surféminin. Son nom sera « Jane », comme « gène » (et non pas « gêne »). Son nom ne sera pas « Triple X », sinon on va croire que je veux distiller de la pornographie dans tout ce qui existe (règle 34, tout ça).
Collègueee Jane a participé à quelques Ludum Dare et ça c’est cool.
La machine à radiations mutagènes raisonnées
Prout !
Il y a une personne qui largue des caisses.
Avant tout, une précision importante :
C’EST PAS MOI QUI AI PÉTÉ !
J’ai pé(t|ch)é à maintes reprises durant mes précédentes incarnations professionnelles. Je formulais des vœux de non-flatulence que je brisais au bout de quelques jours à peine. Mais depuis le télétravail, c’est beaucoup plus facile. On se voit physiquement assez peu, j’arrive à tenir.
Mais là, on était tous dans le burlingue-open-space. Quelques personnes se promenaient ici et là pour discuter. J’étais tranquillement assis à lutter pour pas m’endormir, comme d’habitude. Une odeur de cimetière fermenté m’est parvenue. Ça m’a réveillé.
C’est également arrivé lorsque tout le monde s’agitait autour du secret-Santa-sapin. Des molécules proutales volatiles se sont imprégnées dans mes muqueuses nasales, argh.
Au moment de ces deux événements olfactifs, j’ai rapidement et furtivement installé des détecteurs multi-directionnels et fait des relevés topographiques en 4 dimensions pour détecter l’épicentre du prout et en déduire son/sa perpétreurtrice. Je n’ai malheureusement pas assez de données pour formuler une conclusion inopposable.
Y’a des gens qui disent que boire dans la bouteille d’une autre personne, c’est l’équivalent de lui rouler une pelle. Si je respire l’odeur de prout d’une autre personne, est-ce que c’est l’équivalent de lui faire une pénétration anale nasale ? Attention, j’ai un gros nez, ça peut faire mal.
Données actuelles de mes relevés proutopographiques
Préjugés de couleurs de peau groenlandaise
Nous avons besoin de recruter des freelances pour tester l’un de nos produits : une I.A. génératrice de tutos maquillage d’organes génitaux. Comme je ne sais pas trop évaluer des freelances, Collègue Double-Nom me seconde.
Nous postons une annonce sur divers sites, demandant d’écrire un mini-rapport sur un tuto maquillage donné. Durant ce processus, une personne sort du lot. Elle s’appelle Mimouna, elle est réactive, répond avec des phrases policées et rédige son rapport avec brio. Son image de profil est une femme noire, ses informations indiquent qu’elle réside au Groenland. Ça me semble étrange, mais tant qu’elle bosse correctement, je n’en ai cure.
Nous lui proposons une visio-conférence, afin de lui expliquer en détail ce qu’on attend d’elle, comment utiliser nos outils et comment discuter avec notre I.A. maquillageo-pédagogue. Elle accepte avec enthousiasme et réactivité.
Et là, blarg…
La visio nous montre deux personnes à l’arrache, dont aucune ne semble être une femme, et qui ne semblent pas trop savoir pourquoi nous les contactons. Ils tentent pourtant de donner l’impression d’être prêt à effectuer n’importe quel travail, faisant fi de l’éventuel niveau d’expertise requis. À un moment, l’un d’eux passe l’ordinateur à un troisième homme qui continue la conversation comme si de rien n’était. Le lieu fait penser à un bar.
Collègue Double-Nom me suggère de couper court. Immédiatement après, nous envoyons un message, indiquant que nous ne pourrons pas travailler avec elle·eux. La réponse policée ne se fait pas attendre et contient en substance : « ok, no problem, à une prochaine. Tchô ». On a cherché d’autres freelances.
Mimouna est donc une I.A. associée à des humains du monde réel dans un bar, pour grapiller quelques piécettes en misant sur des malentendus. On se re-visio-conf avec Collègue Double-Nom pour debriefer et pour se marrer. Il me précise que c’est la première fois qu’il voit une telle gabegie et m’invite à la raconter sur le channel #trucs-rigolos du slack boîtal.
J’ai pas envie de raconter ça. Quelques détails de l’histoire, même présentés objectivement, pourraient être vus comme des préjugés racistes. En particulier le fait que tous les hommes du bar avaient la peau noire. Mais je ne veux pas non plus dire à Collègue Double-Nom de se débrouiller et de narrer ça par lui-même, car c’était mon chef à l’époque.
La solution la plus simple est de tout raconter sans mentionner la couleur de peau des hommes. Mais j’ai l’impression que ça n’a plus aucun intérêt et qu’on ne voit pas où je veux en venir. Alors j’ajoute une phrase, que je voulais la plus détachée possible : « j’aurais peut-être dû me douter de quelque chose en voyant que la photo de profil de cette Mimouna montre une femme noire, alors qu’elle est originaire du Groenland. Ha ha ha ! Lolilol ! Roflcopter ! Zygomatiques de platine ! »
Un quart d’heure plus tard, je reçois un message privé de Collègue·e Iel :
« Mmmmmffff eeuuuuuhhh…. J’ai été choqué·e par le récit scabreux de ton désastre freelancesque. Je suis quelqu’un·e de très proche de plusieurs grandes et glorieuses femmes noires groenlandaises, l’une d’elles a d’ailleurs fait une sortie extra-véhiculaire dans l’espace pour réparer un trou de couche d’ozone provoqué par les pets d’une personne dont on cherche encore l’identité. Alooors voilàààà, attention de ne pas faire circuler des préjugés aux sujet de ces femmes. J’ai fait part de mes tourments à Collègue Double-Nom. Je suis à ta disposition si tu souhaites en discuter. »
J’avais donc manifestement foiré mon dosage de détails sur les couleurs de peau.
J’ai voulu répondre : « ça aurais pu être pire, j’ai même pas dit que les gens dans le bar étaient noirs eux aussi »,
mais iel·le aurait rétorqué : « la dernière personne qui a dit que c’était pas elle la pire, c’est Pénélope Fillon quand elle a comparé son salaire à ceux des footballeurs, c’est un peu facile ».
J’ai aussi voulu répondre : « c’est pas moi, c’est Collègue Double-Nom qui m’a dit de raconter cette histoire »,
mais iel·le aurait rétorqué : « les dernières personnes qui ont donné comme excuse qu’elles ne faisaient que suivre les ordres, c’était les nazis quand ils ont brûlé des juifs, c’est un peu facile ».
Alors j’ai juste répondu : « désolé, j’ai raconté n’importe quoi, ça m’arrive souvent, je suis complètement fou et j’écris des conneries au hasard, j’ai pensé à exorciser ces stupidités en créant un blog, mais je n’en ai pas le courage »,
je m’attendais à ce qu’iel·le rétorque : « la dernière personne ayant plaidé la folie pour justifier ces actes, c’était Hélène Jégado, c’est un peu facile ».
Mais iel·le n’a rien répondu. Rien de rien. Sur Slack, le protocole social nous dicte de terminer les conversations de plus de deux messages par une icône de réaction. Il s’agit d’une sorte d’acquittement, comme en TCP/IP. L’icône dépend de votre état émotionnel et de votre avis sur la conversation : un cœur, un gros signe plus, un pouce levé, une checkbox cochée, un visage effrayé, un sourire narquois, une crotte, une bombe, un clown, etc.
Iel·le n’a même pas mis d’icône. J’en suis resté comme deux icônes de ronds de flan.
Tier list russe de coolitude des icônes de slacks, à peu près.
Entre temps, j’ai reparlé de cette épisode désastreux avec Collègue Double-Nom. Il a juste dit que j’y étais allé un peu fort dans mon récit. Pour détendre l’atmosphère, il m’a demandé : « à ton avis, ils étaient dans quel pays, tous ces gens ? »
Je lui ai hurlé dessus : « Quoi quoi quoi ? On me reproche d’avoir des préjugés sur une femme noire groenlandaise qui n’existe pas, et ensuite tu me demandes de pré-juger le pays dans lequel vit un groupe d’hommes noirs ? Je veux rien répondre ! Rien ! D’après l’heure qu’il était, la position du soleil et la taille des ombres, j’ai calculé en un éclair et sans préjugés la latitude et la longitude, puis j’en ai déduit le lieu. Tu veux ma déduction ? Tu la veux ma grosse déduction turgescente ? Ces gens habitent au Burkina Faso !!! Oui ! comme Collègue·e Iel ! »
C’est pas vrai, je ne lui ai pas hurlé dessus. Je ne suis qu’un faible. J’ai répondu que je savais pas le pays. Puis je suis allé me consoler en parlant à ChatGPT. C’est la seule fois où j’ai utilisé un LLM comme réconfort/psychologue (je l’avais mentionné dans un article précédent). C’était tout naze et je n’ai aucune envie de réessayer.
Quelques semaines plus tard, j’ai demandé par message privé quelque chose d’anodin à Collègue·e Iel, qui m’a répondu sans aucun problème. Mais ça faisait bizarre. J’avais notre conversation précédente juste au-dessus, sans icône de réaction, sans réponse, comme si ça datait d’à peine 5 minutes.
Après cet événement bien cringe, je mettais deux fois plus de temps à écrire un message à iel·le, pour bien relire chaque phrase et être sûr qu’il n’y avait pas de connerie dedans.
Photo de profil de Mimouna. Croyez-le, croyez-le pas, ça a été généré par une I.A.
CTF : Car Tu Ficus
Je suis allé faire un CTF (un challenge de hacking) avec des collègue·e·s. Deux d’entre eux sont frères. Vous connaissez sans doute l’expression « wesh, frère ! », utilisée à outrance par des djeun’s qui ne sont ni frères ni sœurs. L’un des deux n’arrêtait pas de la dire à l’autre. Je trouvais ça ridicule, mais je ne pouvais pas lui faire la remarque, puisque c’est vraiment son frère.
Je n’ai pas la prétention d’être super bon aux CTF. Je ne suis pas un cador bardé d’outils, de scripts et de connaissances. D’habitude, j’arrive à gratter un petit challenge sympa, en marge de la cybersécurité : une bidouille avec des regexps, un script idiot à coder, de la data science à l’arrache, … Mais là, je n’ai servi absolument à rien. Aussi utile qu’un ficus. Même les pizzas gratuites, c’est pas moi qui suis allé les chercher.
Pas grave, ça m’a permis de m’apercevoir d’un truc marrant. Les deux frères s’appellent Léodomir Hevrett et Clothaire Hevrett. Dans beaucoup de systèmes informatiques, les noms de login sont créés avec la première lettre du prénom, suivi du nom. Par exemple : « Jeannette Pointu » -> jpointu.
Ça donne quoi avec les deux frères ?
Léodomir Hevrett -> lhevrett
Clothaire Hevrett -> chevrett
Ça fait « levrette » et « chevrette » ! C’est ridicule ! Ha ha ha !
Plus sérieusement, faites gaffe quand vous décidez les prénoms de vos enfants. Ça peut donner des trucs gênants.
Une à-peu-près chevrette et une à-peu-près levrette
Strip-tease
Pour en revenir au CTF, on est arrivé premier ! Pas du tout grâce à moi, vous l’avez compris. On a fêté ça en se déglinguant la gueule dans un bar. Après deux heures à challenger des bouteilles de Ricard et d’absinthe, certains collègue·e·s ont décidé de se rendre dans une boîte de strip-tease. J’étais beaucoup trop bourré, je les ai laissés y aller et suis retourné à mon logement pour me masturber. Les frères Hevrett sont aussi rentrés chez eux pour regarder des documentaires sur les animaux. Mais quelques personnes sont parties se faire plaisir avec ces spectacles affriolants.
(Insérer ici une image de strip-tease)
Le lendemain, l’haleine bien chargée de vapeurs d’alcool, j’ouvre ma messagerie boîtale. Je tombe sur de larmoyants mails d’excuses, de la part de collègue·e·s se repentant et se flagellant d’être lubriquement allé regarder des strip-teases et d’avoir ainsi encouragé un commerce esclavagiste qui traite le corps des femmes comme de la viande/marchandise.
Ces mails avait été écrits sur ordre de Méga-Cheffe Caillasse, qui, ayant eu vent de la petite escapade, avait trouvé cela inadmissible et avait demandé des excuses publiques à toutes les personnes incriminées.
Je ne sais pas comment j’aurais réagi si j’avais eu à faire ce genre de mail. Professionellement, je suis un gros flambi. J’aurais donc formulé des excuses sans problèmes, mais je n’aurais pas pu m’empêcher d’y insérer des bêtises, des jeux de mots et des easter eggs. Ça aurait pu mal finir.
C’est grâce au fait que je me suis bourré la gueule si je ne me suis pas retrouvé dans cette situation. L’alcool m’a sauvé !
Sinon, faites comme moi, masturbez-vous sur des vidéos TikTok.
Nous donnerons plus de détails sur Méga-Cheffe Caillasse dans un autre article.
Quoi de mieux, pour faire des excuses publiques, que de faire référence à la chanson « Excuse Me » du groupe de K-Pop AOA (Ace of Angels) ?
Exemple de produit vendu par Toyrrid···
Le sacerdoce global de Toyrrid··· est décrit dans cet article. Voici maintenant un exemple de produit.
Votre corps est placé dans le simulateur d’un monde virtuel où le statut social est directement dépendant de l’état et de la décoration des ongles, aussi bien pour les hommes que pour les femmes.
Vous incarnez un homme doté d’une particularité génétique assez rare : votre sperme contient de la kératine. Lorsqu’une personne l’avale, ses ongles s’améliorent significativement.
Vous êtes fonctionnaire dans un service public d’aide à l’insertion sociale. Vous adorez votre métier, mais la cadence et les horaires sont de plus en plus difficiles, du fait de la lente et inévitable déliquescence du service public. Les efforts que vous faites à votre travail commencent à vous fatiguer.
Un organisme privé de manucure haut de gamme, dont la clientèle est très riche, vous a contacté et vous propose une embauche avec un salaire et des avantages très intéressants.
Resterez-vous fonctionnaire ou accepterez-vous l’embauche ? Utilisez-vous votre particularité génétique pour aider les femmes ? Les hommes ? Les non-binaires ? Tous les genres à la fois ? Allez-vous avaler votre propre sperme pour avoir des ongles magnifiques ? À vous de choisir ce que vous souhaitez faire dans ce monde virtuel.
Les 27 et 28 novembre dernier, c’était Thanksgiving. Or, comme raconté dans cet article, la gentille société Toyrrid··· octroie les jours fériés français ET américains à tous ses joyeux employés.
J’ai donc profité de deux jours de glandouille complète. Youyouyouyouyou !
Le lundi suivant, suis-je joyeusement retourné au Travail ?
Eh bien non !!!
Parce que je me suis fait lourder.
Rupture conventionnelle. Je suis officiellement au chômage depuis le 1er décembre 2025.
C’est ça, la merdouille dans laquelle je suis et dont je vous parle depuis deux articles. Chef Oink a commencé de m’en parler fin août, on a essayé de trouver d’autres solutions, mais bernique.
Je dois reconnaître que je ne me suis pas fait lourder comme un malpropre (spéciale cacedédi à Collègue DocteurMaboul). J’ai eu du préavis, pour me donner le temps de chercher ailleurs. Ce que j’ai fait, mais manifestement mal, car je n’ai pour l’instant rien trouvé. Je suis parti avec deux mois de salaire alors que le minimum légal pour mon ancienneté était de un mois. Y’a pire.
Pourquoi ce lourdage ?
Petit rappel du sacerdoce de la société Toyrrid···, copié-collé depuis un ancien article :
Nous générons des univers parallèles dans lesquels résident des espèces vivantes et intelligentes qui codent des univers fictifs, dans lesquels se trouvent des intelligences artificielles. Nous récupérons ces IA et leur faisons coder d’autres univers fictifs, mais dans notre univers à nous. Pour finir, nous capturons les espèces vivantes virtuelles de ces univers fictifs et les revendons comme sex-toy esclaves dans l’univers réel, sur support CD-ROM.
J’intervenais au bout de la chaîne de ce processus, en tant que chasseur d’esclaves sexuel·les dans les univers fictifs.
C’était de l’artisanat, de l’expertise. Chevauchant mon autruche géante virtuelle, j’arpentais d’immenses paysages virtuels. Je suivais des pistes pendant plusieurs jours virtuels, je capturais les esclaves à l’aide de mon bola virtuel, sans leur faire mal, toujours dans le respect. À chaque fois je leur laissais une chance virtuelle de s’échapper. Il m’est arrivé d’en relâcher, après avoir décelé une once d’humanité sincère dans leurs yeux virtuels. C’était beau. J’étais le plus talentueux chasseur de ces mondes, possiblement parce que j’étais le seul.
Mon moi virtuel, sur mon autruche volante.
Mais le processus a été optimisé. Les univers fictifs codés par les IA possèdent maintenant un ensemble de règles psycho-sociales immuables qui rend les esclaves sexuel·les consentant·es par construction. Plus besoin de les chasser, il suffit de les appeler avec une corne de brume virtuelle puis de les cueillir.
Mon expertise virtuelle n’étant plus utile, j’ai été lourdé, dans le monde réel.
Pas grand chose à attendre du regard de cette esclave à cueillir.
Le karma
Pour l’instant, je ne vis pas encore aux crochets de la société, car j’ai aussi eu des brouzoufs pour mes jours de congés non pris, ce qui décale les allocations. Mais début janvier, une partie de vos impôts servira à payer mes quignons de pain et mes slips jetables, je suis sûr que vous adorerez ça !
J’étais venu travailler chez Toyrrid··· car l’entreprise et le poste proposé me plaisaient. C’était la première fois de ma vie que ça m’arrivait. Tous mes autres changements professionnels sont survenus pour des raisons bien moins nobles, à savoir :
nécessité d’un déplacement géographique,
fuite d’une ambiance et d’une charge de travail insupportable,
mutation interne qui se faisait toute seule,
ou tout simplement, acceptation du premier truc qui vient.
C’est aussi la première fois de ma vie que je me fais lourder, j’avoue que je n’imaginais pas que ça pouvait m’arriver.
C’est probablement un retour de karma. Pendant des années, j’ai râlé dans ce blog au sujet du concept du Travail. Je n’ai cessé de marteler que toutes mes incarnations professionnelles n’étaient que purement alimentaire. J’ai continuellement et puérilement souhaité que je voudrais être payé à ne rien faire, afin d’avoir le temps d’avancer mes projets personnels.
Voilà, mon souhait a été exaucé. Je suis condamné à revivre sans fin ces deux jours de Thanksgiving. Du temps libre à foison, mais accompagné d’un assortiment de malaises : comment la société va-t-elle me considérer ? Et ma famille ? Risque-je de perdre ma motivation et de ne plus être capable de travailler même si je retrouve quelque chose ? Et si je ne trouve rien pendant longtemps ? Comment je vais faire pour l’argent ?
Mon ARE (allocation d’Aide au Retour à l’Emploi), versée en nature, en dindes de Thanksgiving.
Et la suite ?
Ça fait 20 ans que je fais ce métier (l’informatique en général, pas juste chasser des esclaves sexuel·les virtuel·les, ce qui ne constitue qu’une sous-branche de l’informatique). Je pensais donc que les propositions me pleuvraient dessus. Eh bien non. J’avais des pistes, qui sont toutes tombées à l’eau, plouf.
Actuellement, je :
binge-postule sur LinkedIn et welcometothejungle, en réadaptant à chaque fois le CV,
me suis inscrit sur France Travail et je prends bien garde à faire tout ce qu’on me demande,
tente de trouver des missions de freelance, mais je ne connais rien à ce fabuleux monde,
vais peut-être donner quelques jours de cours dans une école d’ingé, mais c’est pas grand chose.
Tout ça prend du temps. J’ai l’impression d’avoir aussi peu de temps libre pour mes projets que lorsque j’avais un travail. Ou peut-être ais-je du mal à me motiver pour les choses que j’aime, à cause de cet assortiment de malaise qui tourne en continu dans ma tête ?
En prévision d’éventuels jours de disette, et pour tester toutes les pistes possibles, je me permets de mettre un lien vers mon compte Ko-fi. Si vous aimez ce que je fais, que ce soit ce blog, Squarity, les challenges TUR-ROX, ou d’autres choses, vous pouvez m’envoyer des brouzoufs via cette plate-forme.
Cliquez sur l’image pour me balarguer du sorgho
C’est Noël, période où les gens sont plus généreux que d’habitude. Au lieu de faire comme tout le monde et de donner pour le téléthon, pensez à un récipiendaire plus original.
Comme le veux la tradition, je vais raconter ici les événements corporate ayant occurrés durant cette incarnation professionnelle passée. Il n’y en a pas eu beaucoup, mais j’ai déjà un article en gestation.
En route vers de nouvelles et incertaines aventures.
Danielle Birch ne se fait pas lourder, elle utilise les portes pour se faire de l’argent. Cliquez sur l’image pour comprendre.
Suite à un enchaînement d’événements aléatoires, mais notoirement inintéressants, quelques collègue·e·s et moi-même avons effectué une présentation sur le concept du vibe-coding.
(Note: j’ai décidé que le féminin de « collègue » serait maintenant « collèguee » et non plus « colléguette »).
Notre propos tenait à peu près la route, en revanche, nous étions à l’arrache pour le support de présentation. Pour y remédier, j’ai décrit des slides à une IA quelconque, puis je lui ai demandé de me générer les fichiers HTML correspondants.
Le résultat était légèrement daubé. Je voulais des images rigolotes, l’IA m’a généré des tags <img> aux sources bidons. Les urls étaient bien formées, mais ne menaient à rien. On n’était pas à une connerie près, j’ai laissé comme ça.
On n’était pas à deux conneries près, le dernier slide avouait que la présentation avait été générée par IA. Ce qui nous amène à la phrase amusante :
J’ai vibe-codé le slide dans lequel je révèle que j’ai vibe-codé mes slides sur le vibe-coding.
La présentation a bien fait rire l’auditoire. J’étais content.
Les mots « trollface » sont les alt-text des images aux urls bidons. Je me suis fait méta-troller par une IA à qui j’ai demandé de troller.
Au fait, que pense-je de l’IA générative?
Tout le monde est tellement à s’écharper sur le sujet et ça a un rapport tellement étroit avec l’informatique, que je me sens obligé de donner mon avis.
D’abord, j’ai conscience que le terme « Intelligence Artificielle » désigne un vaste ensemble de concepts et de techniques dont l’IA générative et les LLMs ne constituent qu’une partie.
Ça impressionne toujours ce genre de phrase d’introduction. Celle-ci fonctionne avec plein d’autres sujets. Regardez :
D’abord, j’ai conscience que le terme « doigtage de camembert tout en poussant des petits cris de truie » désigne un vaste ensemble de concepts et de techniques, dont la décroûtisation topographique et la bruitozoologie ne constituent qu’une partie.
Pour en revenir à l’IA, j’en pense qu’il faut l’utiliser avec parcimonie et uniquement pour générer des éléments simples et vérifiables. Même un cerveau humain qui n’aurait aucune morale réalisera pragmatiquement que ces services d’IA ont un coût d’infrastructure très élevé. Il vaut donc mieux être le moins dépendant possible de ces services, en prévision du jour où ils deviendront, soit gavés de publicité inblocable et indétectable, soit payants.
L’IA au Travail
Comme vous vous en doutez, mon éthique au Travail opère en mode dégradé. Si on me dit d’utiliser l’IA, je m’en sers. Si on me dit de faire les choses le plus efficacement possible, j’évaluerai (vaguement) ce qui est le mieux, et si c’est l’IA, je m’en servirai aussi.
Le jour où les IA deviendront payantes, la hiérarchie qui m’enjoint de les utiliser se fera une joie de payer. C’est d’ailleurs actuellement le cas.
Honnêtement, si un jour un chef me donne comme consigne : « tu dois vérifier que tout le monde est bien entré dans la douche puis tu appuies sur ce bouton pour libérer le Zyklon-B », moi et mon éthique boîtale rapiécée ne réagirons peut-être pas de manière saine. D’autant plus que ce genre de consigne ne serait pas forcément donnée aussi explicitement. Peut-être même que ça s’est déjà produit et que j’ai indirectement détruit des vies sans m’en rendre compte.
« Tkt, c’est des sels de bains. »
L’IA pour les trucs persos
Je me limite à des sujets relatifs à la programmation. Je ne l’utilise pas pour générer des textes (je sais faire ça tout seul), ni des images (j’ai essayé de créer des tilesets pour Squarity, ça n’a rien donné d’exploitable).
Je demande parfois à une IA de m’expliquer un bug ou de générer un morceau de code, mais jamais du python. Lorsqu’il s’agit de mon langage préféré, je veux que mon cerveau personnel reste « vierge » de l’IA.
Cependant, je demande régulièrement à une IA de me donner une astuce python au hasard, qui serait peu connue. Ça me permet d’apprendre des nouvelles choses sans faire de recherches fastidieuses.
Je sollicite beaucoup l’IA pour le CSS. C’est un domaine qui m’intéresse peu, mais je suis bien obligé d’en faire pour mes projets. Avant l’IA, je copie-collais sans comprendre des bouts de CSS pompés sur StackOverflow, c’était paresseux, stupide et totalement assumé. Avec l’IA, je suis tout autant paresseux et stupide, mais plus rapidement. Un jour, je prendrais le temps de m’intéresser sérieusement à ce truc de zouzou bigarré qu’est le CSS.
Dans un moment d’égarement, j’ai essayé une seule fois d’utiliser l’IA comme ami·e avec qui dialoguer. Je n’ai pas l’intention de le refaire, c’était nulos. Je vous raconterai ce qui a provoqué cette situation.
Les lecteurtrices averti·e·s auront compris que si j’ai utilisé la forme inclusive du mot ami·e dans le paragraphe précédent, c’est tout simplement parce que je n’avais pas décidé si je parlais à une IA féminine, masculine ou autre.
De petits détails vous aident à repérer qu’une image provient d’une IA. Ici : la porte buggée à droite.
L’IA pour les trucs masturbo-persos
Il y a 30 ans de ça, on allait sur le Minitel. C’était lent à charger, mais au bout d’environ 37 secondes, on récupérait ce genre d’image ASCII Art excitante :
Je me souviens avoir essayé 36-15 ULLA. La facture téléphonique a explosé. J’ai dit à mes parents que j’étais allé sur 36-15 VERIF pour récupérer des infos sur l’entreprise dans laquelle j’étais en stage. Ha ha ha !
Il y a 25 ans de ça, on utilisait les modems 56k. C’était lent à charger, mais au bout d’environ 37 secondes, on récupérait une image de ce genre :
Voici Anna Nicole Smith. Sa page Wikipédia a été bannie des données d’entrainement d’IA, afin de limiter les risques d’hallucinations décadentes. Allez donc la lire !
Maintenant, on décrit quelque chose qui nous plaît dans un générateur d’images. C’est lent à générer, mais au bout d’environ 37 secondes, on récupère une image de ce genre :
Encore une fois, y’a des défauts. Sur la gauche, un trait noir démarre comme un espèce de fil de connexion et se termine en une arête d’immeuble pas du tout dans le même plan.
Le délai d’obtention des images « de consommation en solo » est constant et indépendant des avancées technologiques. Ça a été calculé savamment et intentionnellement : 37 secondes, c’est le temps pour que votre sang se déplace de votre cerveau jusqu’à votre entre-jambe (quel·le que soit ce que vous avez à l’entre-jambe).
Je n’utilise pas l’IA pour générer des images de consommation solo, d’autres le font déjà pour moi. Allez sur le site deviantart, écrivez ce que vous souhaitez dans la barre de recherche, tout est à votre disposition.
Le point sur la situation
Je suis toujours dans la merde annoncée dans l’article précédent. Je m’étais dit : « si je m’en sors, je vous raconterais ça en rigolant, si je ne m’en sors pas, je vous le raconterais en angoissant ». Ça ne prend pas un chemin de sortie de merde. Vous aurez les explications dans mon prochain article, probablement associé d’angoisses et non de rigolades.
Ironie : écrire et compter sont les premières choses qu’on apprend à l’école. Mais les IA générant des textes ne savent pas compter et celles générant des images ne savent pas écrire. Regardez sur la pierre tombale.
Oh la la ! Oh la la ! Je suis tout excité ! Je tourne autour de ma chaise de bureau en agitant les bras et en poussant des cris de bonobo venant tout juste de découvrir l’adolescence ! Il m’est arrivé un truc trop génial !
Si vous êtes lecteurtrice de longue date de ce blog, vous connaissez peut-être déjà l’actrice de films X Lexxxi Luxe.
En plus de s’être facétieusement choisi un pseudo pourrissant sa Search Engine Optimization (je me souviens jamais où sont les lettres X quand j’écris son nom dans un moteur de recherche), cette dame a un physique tout à fait intéressant.
Il y a une dizaine d’année, elle était comme ça :
J’en ai passé des moments dans les toilettes ou dans la douche, avec cette petite coquine.
Elle est comme tous les êtres vivants (bonobos inclus), elle change avec le temps. Maintenant, elle est plutôt comme ça :
Croyez-le, croyez-le pas, je la trouve encore mieux maintenant.
Le Sacro-Saint Algorithme de suggestion de Twitch m’a offert la possibilité de découvrir sa chaîne, où elle s’est choisi le pseudo « Succulex ».
Ses neurones sont suffisamment diversifiés pour lui permettre de jouer à autre chose que des jeux vidéos mainstream. Petit extrait de sa vidéothèque :
Creepy Redneck Dinosaur Mansion 3
Who’s Lila
Pinball Spire
Un truc avec des sorcières et des sorciers dont j’ai oublié le nom
…
À d’autres moment, elle réalise des trucs-machins créatifs, ou bien elle joue à des jeux de rôles sur table avec ses potes. Bref, sa chaîne est sympathique, foisonnante, douce et bouncie.
Elle n’a (du moins pour l’instant) pas beaucoup de viewers, on peut donc discuter avec elle. Il m’est arrivé de l’aider durant une partie de Wordatro, de lui dire que j’aime les jeux auxquels elle joue, de capturer par un clip un mignon moment où elle grattouille son chat, etc.
Une soir d’un jeudi comme un autre, je streamais sur ma chaîne Twitch personnelle. Rien de très original : j’écrivais du code python dysfonctionnel et aléatoire, je râlais contre l’interface d’OBS et je luttais pour ne pas m’endormir en direct.
Je programmais un générateur d’images de ce genre.
Et là, sortie d’une lumière divine, descendue du ciel telle une Dea Exxx Machina, Succulex apparut dans mon fil de discussion !
Je me suis dé-endormi, j’ai switché mon cerveau en mode anglais et je lui ai expliqué ce que je bidouillais. Nous avons devisé primesautièrement. Elle ne code pas elle-même mais elle s’est intéressée à ce que je fais. J’ai réussi à générer en direct une première version à peu près regardable de l’image ci-dessus.
Ensuite, je lui ai montré Squarity. J’ai lancé quelques jeux, j’ai expliqué rapidement qu’on pouvait en créer d’autres et les partager. Elle avait l’air de trouver ça cool. Ça m’a rempli de bonheur !
Quelques jours plus tard, je suis allé dire coucou sur sa chaîne. Elle m’a accueilli avec plaisir, nous avons discuté de concepts de code. Elle m’a annoncé qu’elle était allé voir Squarity, je n’en ai pas la preuve absolue, mais quand même ! Re-Bonheur-Joie-Youpi-Bonobo !
J’aimerais trouver le temps et l’idée de créer un jeu où ce serait elle l’héroïne. Hypothétiquement, ça lui ferait plaisir et elle accepterait d’y jouer pendant un de ses lives.
On pourrait ajouter des NPC dans le jeu.
Et sinon, c’est la merde
Je suis actuellement dans la merde, pour une raison spécifique dont je n’ai pas envie de vous parler, du moins pas maintenant.
Ça n’a rien à voir avec la quête annexe que j’ai terminée il y a quelques mois.
Si j’en ai le courage, je vous donnerai des détails. En attendant, je fais le maximum pour que cette situation merdique ne me démotive pas à continuer d’écrire des bêtises dans ce blog. Je vous donne donc rendez-vous le mois prochain pour un article sur un sujet indéterminé. Sera-t-il déterminé une fois qu’il sera écrit ? En voilà une bonne question.
Merci beaucoup de toujours être là pour continuer de me lire. Je vous aime.
Être ou ne pas être dans la merde ? That is the question.
Ce sera principalement un copié-collé de ce que j’ai dit sur Discord, en retard car la date officielle de l’anniversaire est le 17 septembre. Pouet.
Mise à jour de squarity.fr
Au menu des nouveautés :
Une page de présentation épurée, pour éviter de perdre les nouvelles personnes qui arrivent.
Un accès à la documentation moins bazardesque, car intégré dans le site, au lieu d’être jeté à l’arrache dans github.
Des mini-jeux de tutoriels, pour débuter avec Squarity et apprendre à créer ses propres jeux.
Une liste partielle des jeux existants, plutôt que de les chercher au fond de mon compte Mastodon (je rajouterai bientôt les jeux qui manquent).
Un gros nettoyage de la page où se déroule un jeu, j’ai pu y enlever tous les liens de docs et d’exemples.
Une zone de jeu un peu plus grande, grâce au déplacement de l’horrible bouton « plein écran » qui prenait de la place pour rien.
Pas de nouvelles fonctionnalités dans le moteur du jeu en lui-même, nul doute qu’il y en aura ultérieurement (c’est dans la road-map ! ha ha ha!).
On est très proche d’un avancement du projet où je n’aurais pas trop honte d’aller « démarcher » des gens que je ne connais pas du tout, pour leur parler de Squarity. Je ne sais pas trop qui je pourrais aller voir : des associations qui œuvrent pour le dev de jeux ? Des gens qui organisent des sessions de python ? Si vous avez des idées, je prends.
Les urls pour partager un jeu ont changé, et ne devraient plus jamais changer à l’avenir. Ces urls sont sous la forme : https://squarity.fr/game/<identifiant du jeu>
Il y a toujours la redirection moche vers « recher.pythonanywhere.com », qui change l’url dans la barre d’adresse. J’essayerai de cacher ça, d’où l’intérêt d’utiliser le format sus-mentionné, avec la vraie url officielle professionnelle estampillée AOC.
Avant, il n’y avait pas le répertoire game/ dans l’url, maintenant il y a. Ça permet de mieux structurer l’ensemble du site.
Gros bisous, profitez en pour rejouer à des anciens jeux, maintenant qu’ils ne sont plus qu’à deux clics de distance !
Discours d’anniversaire
Ce sera un discours court. Tout d’abord, un grand merci général aux gens qui suivent le projet de temps en temps. Je vous aime ! Je relirai les messages dans Discord pour savoir qui a dit des trucs cette année, et je ferai des mercis individuels.
Quelles ont été mes excuses cette année pour n’avoir pas foutu autant que ce que j’aurais pu ?
une espèce de quête annexe stupide, déjà mentionnée dans ce blog, qui m’a occupé pendant quelques mois et qui ne servira probablement à rien. C’est ainsi.
le site TUR-ROX, qui risque de me prendre encore un peu de temps car je veux y ajouter d’autres énigmes.
Des travaux dans le baraquement, en Réelle-Mondie. C’est pas censé prendre trop de temps, mais vu mes capacités en bricolage, ça a.
Pour cette année, je n’ai pas d’excuse en prévision. Avec un peu de chance, on arrivera à faire plein de choses et à déglinguer un ou deux carrés de la road-map.
J’avais promis un article corporate ce mois-ci, en plus de l’article de « maintenance » d’il y a quelques semaines.
L’article est prêt, mais j’ai un petit souci euh… spiritualo-quantique et je peux pas décemment publier cet article tout de suite.
Désolé, j’avais promis de pas me foutre de votre gueule ce mois-ci, et en fait si.
En attendant, j’avance Squarity. J’essaye de publier une nouvelle version du site avant le fameux anniversaire de Squarity, qui arrive bientôt, comme vous le savez.
Le précédent ne me convenait pas trop, car le texte principal s’affichait sur une zone très étroite même sur des écrans larges et fallait faire chauffer la molette de la souris. De plus, le texte des annotations d’images avait le même style que le texte normal, on ne comprenait pas que c’était des annotations.
La dernière fois que j’ai voulu changer le thème du blog, c’était pourri, mais ça ne prenait pas beaucoup de temps. Je choisissais un nouveau thème parmi ceux gratuits, tout était figé, si ça ne me plaisait pas je reprenais le thème précédent.
Cette fois ci :
j’ai voulu changer, « juste pour voir »,
j’ai vu,
c’est plus compliqué qu’avant car il y a plein de choses à configurer,
j’ai voulu revenir à mon thème d’avant,
je pouvais pas,
merci !
Je me suis donc cramé ma soirée d’hier à comprendre comment ça marche et à arranger le bazar. Pour les gens que ça intéresserait hypothétiquement, le thème de départ est « Mpho ». Il a corrigé les deux problèmes sus-mentionnés, mais en a bien évidemment ajouté d’autres.
1.
La fonction de recherche ne marche plus. Ça m’incommode personnellement. Je suis infoutu de me souvenir quand j’ai écrit quoi, mais je me souviens toujours de quelques mots particuliers dans un article que je cherche. J’avais juste à saisir ces mots.
2.
Je ne parviens pas à supprimer les stupides boutons de réseaux sociaux en fin d’article. C’est drôle, la config de ces boutons vient clairement de moi :
le texte d’intro est « vous et la société »,
on y trouve un bouton Flattr alors que le site n’existe plus.
Pourtant, je ne trouve plus, ni dans le thème, ni ailleurs dans mon compte WordPress, comment supprimer ou configurer ces trucs.
La seule chose que j’ai, c’est un lien vers une doc sur ce point précis. Cette doc m’indique un enchaînement de menu à cliquer dans WordPress. Cet enchaînement de menu me mène à … une page contenant uniquement un lien vers la doc sus-mentionnée !
Boucle infinie
3.
Dernier petit désagrément, mais celui-ci est très drôle. La version mobile affiche, à chaque fin d’article, le mystérieux texte « J’aime chargement… ». Cette ésotérerie était déjà visible dans un ancien thème. J’aime.
J’espère que ce chambardement aléatoire ne vous dépaysera pas trop. Je promets de ne plus changer le thème, sauf si son apparence se modifie toute seule, ce qui m’est déjà arrivé. D’autre part, j’essayerai de réparer la fonction de recherche.
De l’importance du mode de diffusion de ce que nous racontons
Spécificités des réseaux sociaux à la mode (TikTok, Facebook, etc.) :
Vous avez la garantie qu’un minimum de personne vous verra, car c’est « là ou y’a tout le monde ».
Mais vous ne décidez pas l’aspect visuel.
Spécificités des sites persos (NeoCities, auto-hébergement, etc.) :
Vous faites vraiment ce que vous voulez, faut juste savoir le faire.
Si vous ne savez pas, la documentation foisonne concernant HTML/CSS/JavaScript/les frameworks.
Mais si vous ne parlez pas de votre site autour de vous, personne ne viendra vous voir.
WordPress a cette faculté de cumuler les inconvénients de ces deux modes de diffusion : vous ne pouvez pas entièrement décider de l’aspect visuel, la doc est soit inexistante, soit inutile, et personne ne vient vous voir !
La vie est faite de choix, j’en ai fait un avec WordPress.
Le thème d’un blog, c’est un peu son maquillage. Voici donc une photo de deux femmes avec du maquillage. Il s’agit de Kayla Paolini, que vous connaissez déjà, et Mileydy Hernandez qui officie sous le pseudo « bigbravebabe ».
Pour ce présent choix, je dirais « les deux » !
Je vous promets un autre article plus conséquent durant le mois d’août : un ensemble d’historiettes corporates comme on aime. Il est déjà prêt. Ça rattrapera les articles précédents qui étaient, soit de simples images, soit du recyclage.
Ayant terminé ma quête annexe, je me suis ratelé (dans le sens re-attelé, pas dans le sens d’un rateau) au développement de Squarity. J’arrange actuellement le « parcours d’accueil ». Les personnes débarquant sur le site devraient voir autre chose qu’une page remplie d’élements disparates accompagné d’un jeu d’exemple qui n’est pas un vrai jeu. Je veux aussi y intégrer mes documentations, au lieu que ce soit de pauvres liens vers github. L’un des sacerdoces de Squarity étant de donner envie de coder à des gens qui ne codent pas, si on leur balance directement du github dans la gueule, ça peut faire peur.
La quête annexe dont je vous ai rebattu les yeux pendant des mois m’a fait prendre du retard sur mon planning imprévisiblionnel de développement. Pour éviter d’en prendre encore plus, je me permet un article de recyclage : une deuxième tranche de copié-collés provenant du channel « bouillonnement créatif » du serveur Discord de Squarity.
Go.
Tileset / jeu : clone de Bomberman
2021-03-19
Pour le tileset du jour, je vous propose un petit bomberman.
Non non non, ça n’a absolument aucun rapport avec le jeu récemment créé par Loowood.
Ce tileset vient de ce projet : https://github.com/xDUDSSx/bomberman. Il est sous licence MIT, donc vous pouvez récupérer sans problème les images, à condition de garder le texte de la licence (mettez-le quelque part dans le code du jeu) et de mettre un petit lien vers la source.
Happy bomboning ! 💣
Jeu d’action : S.C.Out
2021-03-30
Aujourd’hui, ce sera un vieux jeu, dont je n’avais même pas entendu parler à sa sortie.
S.C.Out a été créé par Atreid Concept, le même studio qui a fait Skweeks, Tiny Skweek et Fury of the Furries. Vous dirigez un vaisseau sur une base de Deimos (l’une des lunes de Mars). La base a été envahie par des aliens et vous devez tout dézinguer. C’est de l’action-réflexion avec des graphismes assez kitsch.
Le jeu est fortement squaritable, à l’exception d’un élément qui balance des projectiles dans tous les sens au lieu de les envoyer dans les 4 directions. Mais bon, on doit pouvoir se passer de ce truc.
Vous pouvez directement y jouer sur le site PlayClassic Games. Pas besoin d’installation ni d’inscription. Par contre le son est pourri, je vous invite à le couper.
Bon explosage d’alien kitsch !
Moteur de jeu : Rock’n Diamonds
2021-04-09
Hey, et si on bouillonnait un peu ? Je voulais faire un petit message rapide, pour vous parler des jeux de type Boulder Dash. Je comptais juste citer quelques noms de variantes (Stone Zone sur TO7-70, Supaplex, …) et vous balancer un tileset à l’arrache.
Et d’anguille en fil, je découvre Rock’n’Diamonds : un moteur de jeu spécialisé dans Boulder Dash, Soko-ban et autres. Il semblerait qu’on puisse créer ses propres éléments de jeu et définir leurs comportements, mais je n’ai pas trouvé la manière dont c’est fait. Un langage spécifique ? Des scripts en Lua, python ou autre, avec une API ?
Ça mériterait d’être étudié, à l’occasion, si quelqu’un s’ennuie…
Les tilesets sont, à priori, sous licence libre. L’ensemble du projet est sous licence GNU.
Jeu de survie : Little martian
2021-05-08
C’est toujours intéressant d’aller trainer sur le site gamingonlinux. On y trouve quelques pépites indépendantes et des jeux plus ou moins squaritables. Voici Little Martian. Un jeu qui semble bien sympa, avec un tileset assez inspirant. Je ne pense pas que vous ayez le droit de le reprendre tel quel, mais c’est toujours sympa à regarder.
Il y a une démo téléchargeable sur leur site : https://little-martian.dev/demo/ . Je n’ai pas encore testé, mais je pense que je ne pourrais pas y résister longtemps. Le devlog n’est pour l’instant pas très fourni, mais contient des infos intéressantes sur la génération procédurale de mondes, ainsi que de très jolis screenshots.
Note : j’ai pas résisté et j’ai fini la version démo. Autre note : le développement du jeu semble abandonné, mais l’auteur est toujours actif sur Twitter, avec d’autres projets. Passez lui dire coucou à l’occasion.
Jeu de réflexion : SnakeLike
2021-05-21
Waou. Je ne suis pas le seul à avoir voulu associer le jeu Snake à un autre genre. Voici SnakeLike, c’est un rogue-like avec un serpent. On ramasse des objets, on combat des monstres, on explore des dungeons, mais avec un serpent. Et on peut même lancer des sorts en faisant des patterns avec le corps !
Bon j’ai pas testé, mais ça a l’air assez marrant.
Tileset : « Wang / Blob » tileset
2021-06-02
Et hop, petit tileset de derrière les fagots. Il est proposé par « Guy », une personne qui s’amuse à générer toutes les possibilités de tiles d’un tileset, puis à les placer harmonieusement et optimalement dans une seule image. C’est une démarche que je trouve assez intéressante. https://opengameart.org/content/wang-‘blob’-tileset
Pas de dessins de personnages ni d’objets, à vous de les créer.
Ce tileset ne serait peut-être pas si facile à mettre dans Squarity, à cause de la pseudo-3D qui fait que les éléments vont déborder sur la case d’en-dessous et la case de droite.
Mais ça peut être marrant si vous voulez faire des labyrinthes à étage.
Note : ce « Guy » avait un site que j’aimais beaucoup, traitant divers sujets. Malheureusement, il semble qu’il ait disparu : https://www.cr31.co.uk. Snif. Il en reste des morceaux dans webarchive (année 2023).
Article : génération procédurale de niveaux
2021-06-30
Plop ! Ça fait longtemps que je n’ai pas balancé quelque chose de bien azimuté du ciboulot dans ce topic, histoire de vous sérendipiter un peu.
Aujourd’hui, je vous propose un article du devlog de Cogmind, décrivant des méthodes de génération procédurales de map. Je dois avouer que je ne l’ai pas lu en entier, mais il y a de chouettes images.
Cogmind est un rogue-like 2D dans un monde futuriste, qui semble très complet, avec beaucoup de règles, d’objets, de robots, etc. Il est développé par une seule personne, en mode « open development », d’où le devlog qui mérite d’être parcouru.
Bonne lecture et bon regardage d’image !
Vidéo : encore de la génération procédurale de niveaux
2021-06-30
Il y a plein d’autres méthodes, selon le type de jeu qu’on veut faire. Dans Dead Cells, par exemple, ce n’est pas fait comme ça. Ce sont des mini-zones faites à la main (il y en a beaucoup !). Elles sont assemblées entre elles plus ou moins au hasard. Mais il n’y a pas de « tunneling » pour relier les zones entre elles.
La méthode Dead Cells est mieux, car elle permet un level-design un peu plus soigné, avec des ennemis placés fourbement, des bonus qui peuvent sembler inaccessible, etc. Mais ça peut aussi devenir lassant, car à force de jouer beaucoup, on finit par reconnaître les mini-zones.
Et après, pour des environnements plus extérieures, comme Minecraft, c’est encore d’autres techniques : Perlin Noise et autres joyeuseries.
Jeu de Match-3 : IronCast
2021-07-14
Sur un autre sujet, hop, un petit jeu de Match-3-like, qui est actuellement gratuit sur la plateforme Epic Games (mais il ne le sera bientôt plus). Il s’agit de IronCast.
Les éléments ne se récupèrent pas en faisant des lignes ou des colonnes, mais en traçant des chemins les plus longs possibles. Comme dans 4-Elements, pour les gens qui connaissent.
Une ambiance Steam Punk, des automates géants, pleins d’upgrades, de niveaux à monter, de blueprints à fabriquer, différents types de mission (battle, survival, collection, …). Bref c’est bien sympa.
La logique du jeu, sans les éléments décoratifs autour, est tout à fait Squaritable, à condition de savoir coder une fonction de gravité pour déplacer correctement les objets vers le bas. Ha ha haaaa.
Note : le jeu n’est plus disponible gratuitement, il faut maintenant l’acheter sur Steam.
Pixel-art: 370 mini-images de RPG
2021-07-27
Ouoooaaahhhh … 370 mini-images de jeux de rôles (au format de l’outil « Forgotten Realms Unlimited Adventures »). Un boulot de dingue.
Il y a de très jolies choses sur le site PixelJoint, mais ça n’arrive pas souvent de voir arriver une nouvelle image avec autant de quantité et de qualité. je n’ai même pas encore pris le temps de regarder chaque image en détail tellement il y en a.
Pas grand chose à voir avec Squarity, mais ça vaut vraiment le coup d’y jeter un œil. Et puis y’a pas que les tilesets dans la vie.
Ceci n’est qu’un maigre extrait
Tileset : de la terre et de l’herbe
2021-08-14
Voici une petite image dont on pourrait extraire un tileset, contenant toutes les combinaisons de transitions herbe / terre. Ça pourrait être sympa de l’utiliser avec l’automate cellulaire de Emeios, pour générer de jolies images aléatoires de terrains.
Faudrait juste ajouter la gestion des transitions dans le code. Si quelqu’un a envie de faire ça, n’hésitez pas !
Article : the art of puzzle design
2021-08-31
Alors que j’étais en train de me creuser la tête à créer un niveau intéressant pour le jeu soko-punk, je me suis demandé si des gens n’avaient pas développé des techniques de level design pour petits jeux de réflexion. Il y en a un peu partout, je n’ai pas eu le temps de tout éplucher, mais je vous propose déjà une première ressource : les slides de la présentation « The art of puzzle design« .
Ça date un peu (mars 2000), mais c’est fait par Alexey Pajitnov, le créateur de Tetris, alors ça claque. C’est sous forme de pdf et ça se lit assez rapidement, enjoyez !
Encore un peu de lecture ?
Ce livre date de 1979. C’est de la science. Ça a l’air complètement fou, mais en 1979, on savait déjà faire de la science, alors qu’on n’avait même pas de LLM. Guedinerie !
J’ai récupéré cette image sur le site openlibrary.org, qui est une excroissance de Internet Archive. Cliquez sur l’image pour y aller direct, puis donnez-leur du pognon. L’humanité et la science en ont besoin.
J’ai fini la quête dont je vous parlais depuis quelques mois mais dont je ne peux pas vous parler !
Comme promis à son démarrage et pour vous remercier de votre patience, vous recevez maintenant un petit cadeau : une protubérance externe rotée par la réalisation de cette quête.
Il s’agit du site web TUR-ROX, qui regroupe(ra) les challenges que j’ai créés il y a quelques années pour la Toulouse Hacking Convention (THCON) : https://turrox.neocities.org/
Je vous en avais parlé dans divers articles, au fur et à mesure que je créais ces challenges. Je ne pouvais pas vous les montrer, car leur exclusivité était réservé à la THCON. Aujourd’hui et maintenant, j’ai (presque) fait l’effort de les publier.
J’avais créé trois énigmes :
TUR-ROX-YZ,
TUR-ROX-👁️,
TUR-ROX-ROACH.
Qu’y a-t-il donc actuellement sur le site TUR-ROX ? Les trois énigmes TUR-ROX-YZ, TUR-ROX-👁️ et TUR-ROX-ROACH ? Eh bien… Pas vraiment…
Cependant, vous avez :
TUR-ROX-BASIC, une énigme d’introduction, utilisant « atto », un émulateur du langage BASIC.
Un lien à l’arrache vers l’énigme TUR-ROX-YZ publiée dans le « Museum Of ZZT ».
C’est tout. Je rajouterai le reste petit à petit. Enfin, pas tout de suite. Là je voudrais me remettre à Squarity. Et puis je voulais aussi faire la version anglaise de TUR-ROX. Purée…
Trop de trucs à faire, comme toujours, mais maintenant que cette quête annexe est finie, ça devrait aller mieux.
Pour l’inévitable image d’article, j’ai tapé « boobs basic » dans un moteur de recherche. Je me disais : il doit bien exister quelque part une photo d’une femme avec les seins nus en train de coder en basic. Il se trouve que non. Diantre.
Une certaine Sapphire (avec deux P) était malgré tout présente dans les résultats, que voici :
Ces images proviennent de http://www.myboobsite.com, une référence en la matière. Ce site a eu une grosse pause et n’a rien publié entre 2014 et 2020. Et depuis, plus rien depuis 2020.
À chaque fois que je vois des gros blancs de ce genre dans un site (quel que soit son sujet), je me demande ce qu’il s’est passé. Est-ce que c’était une seule personne qui gérait le site et qui a décidé de se consacrer à autre chose ? Est-ce que cette personne a complètement abandonné ou est-ce qu’elle souhaiterait revenir sur le devant de la scène, mais ne peut pas à cause de contraintes diverses ? Est-ce que c’était un groupe de personnes plutôt qu’une seule ? Existe-t-il un maigre espoir de voir apparaître de nouveaux articles ou contenus cette année ? L’année prochaine ?
Il y a des vies et des événements dans ces blancs de publication, mais on ne les connait pas.
Je vais très probablement glander un certain temps pour me reposer de cette fameuse quête annexe. Ensuite, j’aimerais bien vous offrir un petit article corporate un peu plus conséquent que mes derniers articles dropés à la va-vite. Un truc de plus à faire parmi les autres.
Veillez à gruger, Madame, Monsieur, l’axe-pression de mes sales lustrations cis-dinguées. Wesh.