Étiquette : caca

  • Toujours plus de n’importe quoi concernant ma précédente incarnation professionnelle ! Le lot du mois est encore plus en vrac que d’habitude car je vais vous raconter des trucs divers et variés. Let’s gogue !

    Tutoriel de python scientifique

    À une époque, on essayait de se faire remarquer par la communauté scientifique. (Hell yeah ! Science !) J’avais alors écrit des petits tutoriels sur les librairies python utilisées par ces gens. Je présentais en particulier numpy, avec pour fil conducteur la création de la fractale de Mandelbrot. J’ajoutais de jolies images générées par matplotlib et seaborn.

    Cette tentative de se faire remarquer a été abandonnée. Mes tutoriels ont été publiés, mais à la crade : du markdown converti en HTML puis mal converti en PDF, lui-même intégré dans une frame mal foutue d’un document re-HTML.

    Ça m’avait bien plu de les écrire, j’en étais assez fier. J’aurais aimé vous les donner, mais je suppose que je n’en ai pas le droit. Ce sont des documents créés pendant les heures de Travail, dont j’ai automatiquement cédé la propriété intellectuelle. Déjà qu’une partie de ces heures de Travail étaient détournées pour de la glandouille et des créations personnelles, je vais éviter d’abuser.

    Je vous mets juste les images produites, sans les codes sources. C’est ce qui est le plus fun. Youpi !

    Âne à gramme

    Lorsque je créais une nouvelle application ou un outil interne, je le nommais par un anagramme rigolo en rapport avec sa fonction. Chef Peyotl trouvait ça génial. Tout le monde ne saisissait pas forcément l’astuce, ce qui était encore plus amusant.

    Quelques exemples :

    • Un outil de détection des délais d’entropie. Je l’ai appelé « protéine ».
    • Un forum pour recenser les variétés de cornichons. Je l’ai appelée « roc nichons ». L’icône était un gros plan sur les seins d’une statue. Ha ha.
    • Mon outil interno-interne de recherche d’anagramme s’appelait inévitablement « a gamer man ».
    • Une application repérant les particules subatomiques à l’origine d’une anomalie de réalité. On peut donc dire que ces anomalies étaient provoquées « by some subatom » (il faudrait un « S » à la fin, mais zut). Je l’ai appelée « busty ema bosom ».

    %%%@@@@ !!!

    La gestion documentaire était constituée d’un immense disque dur partagé dans lequel tout le monde balarguait son bordel. La racine était une garganto-anarchique liste de répertoires où se côtoyaient des noms de projets, d’outils, de personnes et de départements boîtaux.

    Certaines personnes avaient des difficultés à retrouver leur petit répertoire rien qu’à elles, alors elles mettaient une arobase devant leur nom, afin de le faire remonter en haut de la liste. Une idée tout à fait intéressante, jusqu’au moment où une trentaine de répertoires se sont retrouvés affublés de une, voire plusieurs arobases.

    Le summum fut atteint lorsque Colléguette Pauline créa le répertoire %Pauline (le signe « pourcent » est avant l’arobase dans le code ASCII). Dommage que l’encodage des caractères du système de fichiers ne soit pas le CP-437. On aurait fini par voir apparaître le visage « Char-1 » de ZZT.

    Semi-Chef Lula était lui aussi adepte de cette technique de « triche-tri » (appelons-la comme ça). Il l’utilisait pour son arborescence locale. L’un de ces répertoires contenait par exemple ces 4 sous-dossiers :

    @@@articles_scientifiques
    @@@comptes-rendus
    @@@planning
    @@@projets_test

    Et rien d’autre. Je vous laisse admirer la brillance et la perspicacité de cette technique, qui n’ont d’égales que sa mise en application par Semi-Chef Lula. C’est audacieux.

    Miam-miam, glou-glou et mumuse

    On ne va pas tout détailler, d’autant plus que mes souvenirs me font parfois défaut. J’ai pu profiter d’un nombre incalculable d’apéros, sorties bar-boîtes, repas, soirées kartings/bowling/lasergun, petit déjeuners, etc. Certains étaient officiels, d’autres pas. Le Covid a provoqué une grosse pause dans ces événements, mais ça a repris progressivement après.

    Merci à Colléguette Rosemonde, Chef NightWish, MégaChef Forgeron et à tous les non-officiels d’avoir organisé ces belles choses !!

    Si je ne devais retenir qu’un seul moment de tous ces plaisirs champêtres, ce serait le pot de départ de Stagiairette Pas-pompière. Pour une raison inconnue, elle avait changé de fringues et avait laissé trainer les précédentes. Je les lui ai piqués pour les mettre. Je me suis promené en jupe-débardeur-dentelle pendant une bonne partie de la soirée. Des photos circulent ici et là.

    Je me suis re-retrouvé en jupe à une autre soirée, qui mérite un récit plus détaillé. Ça viendra.

    Des soirées plus ou moins comme ça.

    Ainsi que dodo, évidemment

    Sans surprise, je m’endors régulièrement au Travail, à force de faire des trucs la nuit. Je faisais en sorte que ça ne se remarque pas trop, en allant dans les toilettes. C’est encore plus facile en télétravail, où on peut se poser sur le canap’ juste à côté.

    Mais parfois, on ne peut y couper, on est obligé de rester éveillé en continu pendant au moins trois heures. En particulier pendant les formations.

    Il y avait ce type venu nous apprendre à utiliser le super framework Angular. Personnellement je préfère Vue, mais je n’ai que peu de connaissances en JavaScript. (Pourquoi, mais pourquoi, par le pouvoir du monstre de spaghetti volant, ce truc est le langage officiel des navigateurs web ?) (Ne nous lamentons pas trop, ça pourrait être pire).

    Or donc, nous devions écouter ce monsieur. Appelons-le Formateur Voiture, parce qu’évidemment, le projet d’exemple à construire était un site de gestion de voiture. Je hais les voitures.

    Inévitablement, mes yeux se fermèrent pendant quelques dizaines de secondes, du fait de mon continuel état dans le pâté. Je les ré-ouvre et vois que Formateur Voiture m’a capté. Je le regarde d’un petit air désolé. Je me dis qu’il va avoir pitié de moi, qu’il sait ce que c’est que d’être fatigué pour cause de créativité obsessionnelle. Il va se contenter de sourire ou de se moquer gentiment de moi.

    Il m’a renvoyé un regard sérieux et dur. Je sentais son envie de me dire : « si ça t’intéresse pas t’as qu’à te barrer ». J’ai rien dit, j’ai baissé les yeux sur mon écran et j’ai passé le reste de la formation à tenter de rester éveillé, au lieu de me concentrer sur ses voitures à la con.

    Il nous a donné un support écrit. Je me suis dit que je le lirais le jour où je devrais faire des vrais sites web interactifs. Finalement, j’ai lu la doc en ligne de Vue. (Même pas vrai, la doc de Vue je l’ai pas lue non plus. Le site de Squarity, je le code tout à l’arrache).

    Résultat final de mon site de gestion de voitures.

    Microsoft Teams… Y u exist ?

    On utilisait cette merde comme chat boîtal post-covid. Comme d’hab’, les gens de chez Microsoft veulent faire l’effort de remettre en question des choses établies, mais leurs efforts se transforment en prouts et leurs nouvelles choses sont moins bien que les établies. Pour des exemples connus, voir :

    • l’antislash au lieu du slash pour séparer les chemins de répertoires, alors que l’antislash veut déjà dire quelque chose, à savoir : « ce qui vient après ne veut pas dire ce que ça veut dire d’habitude ». Mais vous saviez déjà tout ça.
    • Dans les premières versions du Visual Basic : « MaFonction = ValeurDeRetour » au lieu de « return ValeurDeRetour« .
    • La base de registres au lieu de rien. Laissez-nous gérer notre config avec de simples fichiers.

    Or, pour une fois, Microchiotte a décidé de s’intéresser aux standards instaurés par le reste du monde. Au lieu de considérer uniquement leur « rich text » et leurs stupides boutons de mise en forme, ils ont daigné porter leur royal œil sur le markdown. Joie ! Vous tapez un dièse et ça fait un titre, des étoiles et ça fait du gras. Noël ! Noël !

    Sauf que c’est pas du markdown. Vous ne pouvez pas revenir au texte brut. Ce sont des raccourcis claviers qui se contentent d’activer les stupides sus-mentionnés boutons de mise en forme.

    Autre point amusant. Les applications de chat privés (Slack, Zulip, …) considèrent par défaut que vous êtes un singe, c’est à dire que vous n’avez pas le cerveau nécessaire pour écrire un texte structuré en paragraphe. En effet, la touche Entrée envoie votre message, au lieu d’y ajouter un saut de ligne. Heureusement, la configuration vous permet de supprimer cette présomption de simiesquitude. Le message doit alors être envoyé via un bouton spécifique ou un raccourci clavier moins simpliste que « Entrée ».

    Pas Microsoft Teams. Pour l’éternité et pour chacun de vos sauts de ligne, la combinaison Shift+Entrée utiliserez. Pour l’éternité et pour chacun de vos messages, le bouton « je ne suis pas un singe » cliquerez. Ainsi foutre-il.

    Il y avait plein d’autres trucs pourris (recherche de message pétée-du-slip, composeur de meme débile dont personne ne veut, …) mais mon cerveau a préféré oublier ces traumatismes.

    Je sais pas pourquoi Windows a eu besoin de créer ce dessin, mais ça m’arrange bien.

    Quick-lose

    Un jour, nous étions assis dans les fauteuils de la salle de pause. Nous donnions l’impression de glander, mais en vrai nous étions en réunion. C’est juste que y’avait plus de salle disponible.

    Nous donnions l’impression d’être en réunion, mais en vrai moi je glandais, comme à chaque réunion.

    Chef NightWish débaroule dans la salle, annonçant : « j’ai un péta-octet de données pétro-karmagraphique d’un Client potentiel. Il veut qu’on l’étudie et qu’on en sorte le plus de jus de choses intéressantes possible. C’est une occasion de nous faire bien voir : un quick-win ! »

    On a vaguement répondu que : bof, pas sûr, pas le temps, non, désolé.

    Chef NightWish est reparti fâché en maugréant : « C’est pas grave. Je vais dire à MégaChef En-Même-Temps qu’on n’a pas le temps. Je vous laisse bosser. »

    Plus tard, Semi-Chef Lula a essayé de s’expliquer avec lui et a proposé de faire en sorte, ensemble, d’éviter de se retrouver dans ce genre de situation. Je n’ai pas les détails de cette discussion, mais le débaroulage était rigolo.

    Pour Chef NightWish, ça a été une occasion de bien aller se faire voir : un quick-lose.

    Nous en réunion, écoutant la proposition de Chef NightWish.

    La cuisine

    Il y avait une cuisine assez bien équipée : micro-onde, frigo, plaques électriques. Je m’en servais régulièrement pour :

    • préparer ma fameuse approxi-tartiflette à l’emmenthal fleuri,
    • confectionner mon non moins fameux gratin de courgettes/concombres de Schrödinger,
    • autopsier mes aubergines moisites,
    • etc.

    J’ai été abasourdi par la très faible fréquence de bordel et de craderies résiduelles. Dans une partie commune de ce genre, vous vous retrouvez inévitablement avec le frigo garni de trucs qui puent, le micro-onde retapissé à la déflagration de sauce tomate, le lave-vaisselle vomissant sa haine du monde, sans oublier la partie de Cluedo grandeur nature organisée par Collègue BifidusActif pour retrouver qui a becqueté son yaourt.

    Eh bien là non. C’était relativement propre et relativement rangé. J’ignore comment ce miracle a pu se produire. Peut-être tout simplement parce qu’il n’y avait pas tant de gens que ça qui s’en servaient.

    Après le Covid, les locaux étaient assez vide (ah c’est marrant, ça rime). Je venais bosser sur place tous les mercredis, l’ambiance était étrange, mais j’aimais bien. Il y avait au maximum 4 personnes dans la cuisine à la pause de midi.

    Épilogue : peu de temps après que je sois parti, la cuisine a été pétée pour être remplacée par un burlingue générique. J’ai été triste.

    Celui qui a becqueté le yaourt, après application de la peine.

    C’était pas un coupe-papier-toilette !

    Vous souvenez-vous de ce récit corporate du semencinaire annuel ? Je vous ai raconté que j’avais contribué à hauteur d’un coupe-papier-toilette, lors du rituel d’échange de cadeau.

    Je vous ai menti pour brouiller les pistes et garder mon anonymat. Ce n’était pas un coupe-papier-toilette mais une brosse à caca. Cet objet brillait par son absence dans les chiottes boîtales. Je voulais que la personne récipiendaire de ce précieux cadeau ait la gentillesse de le reverser à la communauté boîtale. Ce qu’elle a fait de bon cœur. Merci Collègue Second-Hand-Aquafootball !

    Ce serait tellement outrageant de ma part de vous faire une rétrospective professionnelle sans jamais parler de toilettes ni de caca, que j’espère bien que vous n’avez pas imaginé une seule seconde que j’allais commettre un acte si irrespectueux. Mais pensez-vous que ce chapitre que vous venez de lire est suffisant pour traiter le sujet ? Bien sûr que non ! Engouffrons-nous donc dans le chapitre suivant !

    Le dernier cadeau de SuperMegaFondateur Béquille.

    Il y avait parfois un vieux gars avec des béquilles qui errait dans les couloirs. Cette personne avait le titre le plus haut possible : SuperMegaFondateur. Il avait un bureau individuel, dans lequel il s’installait pour lire un dictionnaire à l’aide d’une loupe (?). Une rumeur circule : il aurait été vu admirant une image de femme brune aux formes généreuses sur un écran d’ordinateur. J’y crois pas, je l’ai jamais vu devant un ordinateur. Mais j’aurais été heureux de l’aider pour cette utilisation précise.

    (Insérer ici une image de femme brune aux formes généreuses, même si ça a déjà été fait)

    Un jour que je me rendais, devinez où, aux toilettes, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un superbe étron magnifiquement bien calibré, sur la lunette des chiottes ! Grand prince, je l’ai fait glisser à sa juste place, j’ai tiré la chiasse puis je suis parti utiliser les chiottes voisines. Je me demandais qui pouvait bien en être le ou la propriétaire. (Je devrais dire uniquement « le propriétaire », puisque c’était les chiottes pour hommes, mais dans ce contexte j’ai envie d’être inclusif jusqu’au bout). Qui pouvait avoir une personnalité si forte et si inébranlable au point d’être capable de commettre un tel exploit sans en éprouver aucune honte ?

    Je croise SuperMegaFondateur Béquille et tout s’éclaire. Son trou de balle n’était pas parvenu à viser correctement à cause de ses jambes trop vieilles. Fier d’avoir résolu mon enquête, je me rends auprès de Colléguette Sérendipité qui s’occupe de l’accueil et je lui raconte ma petite histoire. Elle n’appréciait pas SuperMegaFondateur Béquille, car le seul mot qu’il lui disait était « café ! » lorsqu’il arrivait le matin. Elle était à la fois dégoûtée et heureuse d’obtenir une info croustillante sur lui, même si « croustillante » n’est peut-être pas le mot le plus adapté.

    J’aurais une autre info croustillante au sujet de Colléguette Sérendipité, pour plus tard.

    Si on reprend l’historique de mes histoires cacataires, dont le début est narré dans cet article, on constate une certaine gradation :

    • En stage, on m’a accusé à tort d’avoir laissé du caca dans des toilettes alors que c’était pas moi.
    • À Zarma.pro, j’ai révélé un caca laissé par quelqu’un d’autre, mais sans l’accuser ni le dénoncer.
    • Et maintenant, à ConcreteWorld.🌍, je révèle un caca et dénonce son forfaiteur.

    Je deviens de plus en plus fourbe et mesquin sur ce sujet. Quelle sera la prochaine étape ? Filmer quelqu’un pourrissant des toilettes et publier la vidéo sur internet tout en balançant son nom et son adresse ? Coudre des étoiles marrons sur les fesses de toutes les personnes qui laissent des cacas ? Devenir ministre de la délation fécale dans le gouvernement du maréchal Pet-Tain ? Cette gradation me fait peur.

    Épilogue : quelques anées (un seul N) après cette métabolique histoire, SuperMegaFondateur Béquille est mort.

    Je voulais vous parler encore d’autres trucs, mais ça fait un article déjà bien conséquent. Comme la dernière fois, je me garde ce qui reste pour un épisode 2.5 / 3. Bon mois de vacances ou de travail et à bientôt !

    SuperMegaFondateur Béquille

  • Cette histoire a été écrite dans le cadre de la Semaine Internationale (voire Intergalactique) du Revenu de Base Inconditionnel. Pour des infos un peu plus sérieuses à ce sujet, allez ici : http://revenudebase.info/

    En l’an 2042, suite aux dérèglements climatiques, aux famines et aux dictatures diverses, l’immigration est devenue un fléau. Ils arrivaient de partout : en paquebot, par avion, en creusant des tunnels, en se faisant catapulter, …

    big_7235_chien-bateau

    Les chefs de gouvernement des pays développés étaient débordés par les problèmes d’intégration et d’identité nationale. C’est alors qu’ils trouvèrent une solution très simple : puisque tous ces gens étaient interessés par les richesses, il suffisait d’arrêter d’être riche. Ni une ni deux, ils s’employèrent avec application à détruire ce qui avait mis des siècles à se construire : acquis sociaux, entreprises, infrastructures, administrations, lois, … Et pour être sûr d’être vraiment pauvre, ils s’endettèrent encore plus que ce qu’ils n’étaient déjà, à tel point que les banques rachetèrent les États.

    L’immigration s’arrêta net. Les peuples étaient tous sur le même pied d’égalité, il était enfin possible d’avancer tous ensemble. Le fait d’avoir été obligé de régresser pour en arriver à cette situation ne semblait être qu’un mal nécessaire. Il n’y avait plus qu’à tout reconstruire petit à petit, sans oublier de rembourser les dettes contractées par les États-banques envers eux-mêmes.

    Un État étant avant tout défini par ses citoyens, il fut naturellement décidé de répartir les créances entre tous les humains. Chacun, dès la naissance, se voyait donc attribuer une dette de 100 000 néo-brouzoufs, à rembourser tout au long de sa vie auprès de son État-banque natal.

    Malheureusement, le délabrement économique étant ce qu’il est, peu de gens parvenaient à réunir un tel montant. Bien souvent, lorsqu’une personne décédait, sa dette de naissance n’était pas entièrement, voire pas du tout réglée.

    Les États-banques eurent alors une idée pour faire prendre conscience de la criticité de la situation actuelle : distribuer chaque mois, à chaque personne, une petite quantité de matière fécale proportionnelle à sa dette restante. Un slogan de circonstance fut concocté : « avoir une représentation concrète de la merde dans laquelle nous sommes tous ».

    Le caca alloué était à entreposer dans des frigos individuels. Il était interdit de s’en débarrasser, des vérifications régulières étaient effectuées par des agents spécialisés. Vous n’aviez le droit de jeter votre capital caca uniquement après vous être acquitté de la totalité de votre dette.

    Ainsi, les États-banques mirent en place une industrie complexe pour produire, distribuer, conserver et recenser du caca. À la justification de prise de conscience collective s’ajouta la justification de création d’emplois.

    C’est là qu’intervient le héros de notre histoire.

    Cacapernic était un brillant logisticien né dans le HSBC oriental. Il était passionné d’astrophysique et pouvait prévoir si chacun de ses pets serait bruyant et/ou odoriférant. Contrairement aux héros classiques, il avait bien plus qu’une vision différente du monde qui l’entourait. Il avait une vision d’un monde différent.

    Cacapernic consacra sa vie à développer un réseau de résistants ayant pour objectif de voler le caca non encore distribué, en siphonnant des silos de stockage et en détournant des caca-pipe-line. Après 60 ans d’un travail de fourmi, le réseau avait collecté pas moins de 10 millions de milliards de kilotonne d’excréments, réparties dans plusieurs entrepôts clandestins.

    Le moment venu, Cacapernic déclencha l’opération « chasse d’eau ». En quelques jours à peine, tout le caca accumulé fut acheminé vers un point unique du globe, pour y former une boule géante. Les résistants, équipés de masque à oxygène et de propulseurs à gaz auto-alimentés, grimpèrent sur la boule et déclenchèrent la mise à feu. Celle-ci s’éleva doucement dans le ciel, et continua sa route jusqu’à dépasser la stratosphère.

    Poon, le nouveau satellite de la Terre, était né.

    aida_mori_08

    Les résistants, qui avaient décidés de prendre le nom de « enfants de Christophe Colombin », commencèrent à s’organiser sur leur nouveau monde. Le terreau était fertile et il leur fut aisé de faire pousser des plantes. Celles-ci commencèrent à produire de l’oxygène et à générer une atmosphère respirable, quoi que conservant son odeur douteuse.

    La surface de Poon étant relativement uniforme, il n’y avait pas lieu de la découper en pays. Ainsi, les enfants de Christophe Colombin n’eurent pas à se préoccuper de problèmes d’immigration. Ils mirent progressivement en place un Revenu de Base Inconditionnel, à l’aide d’une monnaie fabriquée à partir d’étron séché et découpé en rondelles.

    Pendant ce temps, sur la Terre, les seuls habitants restant étaient les hauts fonctionnaires-dirigeants des États-banques, ainsi que les personnes travaillant dans l’industrie cacatière. Ils moururent tous en quelques années car ils étaient incapables de produire des biens de première nécessité.

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    Unrelated pic, mais il fallait une femme ronde.

  • Bonjour. HEIN? Biloute!
    (Me faites pas chier)

    Je tenais à remercier l’ensemble des lecteurs de mon blog, qui ont conjugué leurs efforts pour ne lâcher absolument aucun comm’ suite à mon dernier article sur les chansons pipi-caca.

    « J’assume l’entière responsabilité de cet échec, et j’en tire les conséquences, en me retirant définitivement du blog. »

    Nan j’déconne. En fait j’assume entièrement le fait que je n’assume pas l’entière responsabilité de cet échec, donc je reste.

    Edit 2013-04-13 : je suis une très mauvaise langue, j’ai eu plein de comm’. Malgré tout, je laisse le texte d’intro tel qu’il est car je le trouve rigolo et plein d’esprit.

    Edit 2022-10-16 : J’ai re-changé d’hébergeur de sons. Les boutons « play » devraient mieux marcher maintenant. Qui auraient cru que ce serait aussi galère de diffuser des fichiers mp3, alors que le moindre réseau social te permet de poster instantanément une vidéo de tes fesses ?

    J’ai plein d’amis dans la vraie vie. (la vraie vie concrète des échanges par mail, autre chose que ce blog), et ils ont bien voulu compléter mon répertoire.

    Je suis allé rencontrer ces vrais amis de la vraie vie, par téléphone, ils m’ont chanté les airs que je ne connaissais pas, ce qui m’a permis de les interpréter à mon tour, et de m’enregistrer. Moi, quand je fais un dossier culturel, il est de qualité.

    On commence par une variante du divin enfant:

    Il est né le divin enfant
    Trois poils au cul, la bite à son père
    Il est né le divin enfant
    Sonnez clochettes, la bite en avant!!

    Le morceau qui suit, j’ai bien peur de le chanter encore plus faux que d’habitude. Le pote qui me l’a transmis m’a dit « c’est un peu à la Édith Piaf ». Je vous révélerai pas son nom, pour pas qu’on se foute trop de sa gueule, mais il mériterait quand même bien une petite mise à l’air virtuelle sur internet, avec cyber-bite au cirage. (Aaaaah, le mot « cyber », encore un petit trésor désuet du web 0.5. Voyez-vous, j’aime tellement me plonger dans l’histoire, redécouvrir des pans cachés de notre culture.)

    [ Pan! ]

    pan2

    Allez vas-y Milor,
    t’as pas les couilles en or,
    tu les as en plastique,
    super automatique,
    t’appuies sur un bouton
    ça fait du jus de citron
    tu tires une ficelle
    ça fait des étincelles!

    « À la Édith Piaf ». N’importe quoi!

    thvin0402200102

    Mon article précédent comportait une chanson sur Napoléon, en voici une autre. Il semble que ce soit un personnage illustre du caca-pipisme, aux côtés de Jaques Chirac et de Toto. Le tout serait de savoir si cette chanson a été créée à l’époque de Napoléon, ou pas.

    napoleon

    Vous m’excuserez pour mon élocution de la bouche qui fourche un peu. J’avais pas envie de refaire l’enregistrement. Figurez-vous que là, ‘il est 2h30 du matin. J’avais cunnilingus à 1h18, et levrette à 2h07, je suis super en retard je vais encore me faire engueuler.

    Napoléon Premier
    Descend les escaliers
    Demande à son guichet
    Où sont les cabinets?

    Le guichet lui répond
    Espèce de cornichon
    Quand on est caporal
    On chie dans le canal!

    Le canal est bouché
    Il faut le déboucher
    Avec un tire-bouchon
    En forme de queue d’cochon!

    C’est la reine d’Angleterre
    Qu’a fait pipi par terre
    En dansant la java
    Sur un paquet d’tabac

    Napoléon Premier
    Voulut la ramasser
    Son pantalon craqua
    Et sa lune se montra!

    Y’a une version où c’est pas le guichet, mais le plombier. Et c’est pas une queue de cochon, mais un saucisson. Mais comme déjà dit, c’est ça la beauté des chansons pipi-caca, c’est muable (contraire de immuable).

    Un grand classique, que j’ai un peu honte d’avoir oublié:

    Bali Balo dans son berceau
    Bandait déjà comme un taureau
    Et une putain lui dit « sa mère tu bandes déjà plus que ton père »
    ah ah Bali Balo… Bali Balo est un salaud

    Bali Balo dans le désert
    se trimballait les couilles à l’air
    Mais arrivait un nuage de grenouilles
    Qui lui bouffa la peau des couilles
    ah ah Bali Balo… Bali Balo est un salaud

    Bali-balo dans son cercueil,
    bandait encore comme un chevreuil,
    Avec sa bite en arc-de-cercle
    Il arriva à soulever l’couvercle
    ah ah Bali Balo… Bali Balo est un salaud

    Y’a plein d’autres couplets, mais vous les retrouverez facilement sur le grand internet.

    Et en voici une dernière que ma copine a retrouvée y’a pas longtemps dans son cerveau:

    Une vache qui pisse dans un tonneau
    C’est rigolo, mais c’est salaud

    Dernier petit truc: il y a une variante à la java du trou du cul du chat. Le piano peut appartenir à Gilbert Bécaud ou Brigitte Bardot, et il peut coincer la couille à Jeannot au lieu de sa bite.

    Je vous laisse, faut vraiment que j’y aille. Comme disait le voisin du dessus des Bidochons dans « En habitation à loyer modéré »:

    « Y’a Martine qui refroidit »

    Non, je ne suis pas employé de la morgue.

    Edit 2012-06-04 : Suite à la demande générale, et pour les pauvres qui ne voient pas les players wordpress dans leur gateur-navi, je vais fournir un lien pour télécharger les mp3. Désolé pour la pub intermédiaire dans ledit lien, que voulez-vous j’aime l’argent.

    Edit 2022-10-16 : changement du lien, puisque changement d’hébergeur. Les mp3 du premier article sont téléchargeables ici. Ceux de cet article le sont ici. Bonne écoute !

  • Edit 2022-10-16 : re-changement d’hébergeur pour les fichiers mp3. Ils sont maintenant sur mon site  multi-usage pythonanywhere. Les players des chansons devraient maintenant tous fonctionner. J’aurais dû corriger ça il y a des années.

    Edit 2012-05-18 : Ceci est mon article phare. J’ai remis à jour les liens qui sont dedans. En particulier ceux de la fin, qui vous amèneront vers toutes sortes de jolies femmes comme j’aime bien. Y’a de la pub dans les liens (mais pas dans les chansons), veuillez ne pas trop m’en vouloir. J’essaie de survivre dans ce monde bizarre où je me fais continuellement voler mon argent par des organismes publics et privés.

    le dimanche matin
    avec ma putain
    sur ma mobylette

    je lui mets la main
    entre les deux seins
    direction quéquette

    vous ne verrez plus
    les poils de mon cul
    j’en ai fait des brosses

    à 100F le kilo
    c’est du bon boulot
    pour nourrir les gosses

    Ah que de souvenirs dans cette mignonne petite comptine. Je vais tenter ici un recensement, le plus exhaustif possible, de ces petits morceaux de cours de récré qui ont pimenté nos débuts dans la vie. Bien évidemment, les variantes sont multiples, car malaxées, transformées et réappropriées chaque fois qu’elles se transmettaient d’un sale gosse à l’autre. Les versions présentées dans cet article ne sont pas plus ni moins « exactes » que les autres.

    De surcroît, l’air me semble aussi important que les paroles. C’est pourquoi je vous les ai interprétées. Lorsque vous voyez un truc comme ça:

    Viens, viens, viens dans ma culotte
    Su, su, sucer ma carotte

    Cliquez sur le petit triangle pour écouter ma mélodieuse voix. Faites pas attention à la qualité du son, j’ai enregistré ça dans ma salle de bain alors que l’eau coulait et qu’une armée de hamsters partousait dans le bidet, en couinant à qui mieux-mieux. Faites pas attention non plus à ma voix, une fois j’ai joué à Singstar avec des potes, je suis arrivé dernier. (Mais j’avais presque peloté ma voisine. Trop cool)

    l’araignée, l’araignée
    qu’est tombée dans la purée
    direction au trou de balle
    expédition à l’hôpital

    il est né le divin enfant
    trois poils au cul
    la bite en chou-fleur

    Chansons de colonies de vacances

    Vous savez ce que disent les adultes aigris au sujet des « enfants de maintenant »? Qu’ils ne sont plus foutus d’avoir de la mémoire. Lorsqu’ils voient un gamin se galérer à retenir sa leçon, ou la comptine idiote que la maîtresse a donné à apprendre « par coeur », ils hurlent au scandale et s’empressent de fustiger la télé/les nouvelles technologie/le délabrement de l’autorité/les chinois du FBI/ le gamin lui-même.

    Pour que les « sales gosses de maintenant », (et ceux d’avant) aient pu conserver les deux chansons qui vont suivre, il a fallu un minimum de mémoire, vu la relative longueur des paroles.

    Elles ont toutes deux pour thème les colonies de vacances, mais ça n’empêchait pas de se les transmettre dans d’autres situations. Je me souviens d’un pote, en CE1, qui me l’avait chantée en entier. Bien évidemment, c’était l’un des derniers de la classe.

    un jour en colonie, la si la sol,
    un jour en colonie, la si la sol fa mi

    on sautait sur les lits…
    la directrice arrive…
    que faîtes-vous ici…
    on saute sur les lits…
    vous serez privés de dessert…
    le dessert c’est pas bon…
    vous serez privés de promenade…
    la promenade on s’en fout…
    vous serez privés de piscine…
    la piscine ça enrhume…
    vous serez renvoyés…
    j’irai chez ma grand mère…
    manger des pommes de terre…
    des pommes de terre pourries…

    Et voici une variante :

    vous serez privés de promenade…
    la promenade ça fatigue…
    vous serez privés de télé…
    la télé on s’en fout…
    vous serez renvoyés…
    c’est ce qu’on attendait…
    bonjour papa maman…
    que faites vous ici ? …
    on a été renvoyés…
    vous y retournerez…

    Pour la suivante, je me souviens plus trop de la fin, et de toutes façons elle a des tonnes de variante. Débrouillez-vous avec ce que j’ai, et retrouvez le reste sur internet.

    Refrain:
    yè yè les copains
    c’est demain qu’on fait la malle
    yè yè les copains
    c’est demain qu’on prend le train

    À bas les monitrices,
    espèce de vieilles saucisses
    qui nous lavent les cuisses
    avec du dentifrice

    À bas les moniteurs
    espèce de vieux menteurs
    qui disent à nos parents
    qu’on est des emmerdeurs

    À bas les infirmières
    espèces de vieilles sorcières
    qui nous enfoncent dans l’cul
    des aiguilles toutes tordues

    À bas les cuisiniers
    espèces de vieux sorciers
    qui nous donnent à bouffer
    de la vache enragée

    À bas le directeur
    (et je sais plus la suite)

    Fun fact: Les gens du sud, à cause de leur accent rigolo, ont créé une version spéciale, dans laquelle les mots « vieux » et « vieilles »ont dû être virés, sinon ça faisait un pied en trop dans le vers. (Verre à pied)

    L’actualité

    Quand on est un sale gosse, on pige rien à l’actualité: ces gens qui blablatent dans les journaux, à la téloche, et les adultes en face qui s’en offusquent, en discutent, se disputent…

    Afin d’en atténuer le côté obscur et inquiétant, cette actualité doit donc être digérée, et intégrée dans « le petit monde merveilleux des sales gosses ».

    J’ignore pourquoi, mais à mon époque, Jacques Chirac était un personnage récurrent du caca-pipisme, alors qu’il n’était même pas encore président.

    c’est tonton Chirac, à la guerre 14-18
    qui chie dans son casque, pour boucher le canon

    Le canon éclate, Chirac est foutu

    Mitterrand arrive, le prend par la peau du cul
    le fout dans les chiottes, et chie par dessus

    Et n’en parlons plus.

    La première ligne peut sembler étrange. Le surnom « tonton » étant donné habituellement à Mitterrand. Mais la culture sale gosse n’a pas pour vocation de conserver la (relative) cohérence de l’actualité. Le seul but est de la malaxer.

    La chanson qui va suivre nous vient, une fois de plus, du sud, puisqu’il n’y a que dans cette partie de la France où on peut se permettre de faire rimer « dong » avec « con »

    frère jacques
    jacques chirac

    où vas-tu?
    trou du cul

    je vais à la messe
    me laver les fesses

    ding ding dong
    bougre de cong

    où vas tu?
    trou du cul

    Ah, je viens de m’en rappeler une à l’instant. Toujours à propos de Chirac. Je ne l’ai pas enregistré, mais l’air est bien connu:

    C’est la danse des canards
    Ferme ta gueule et va t’asseoir
    C’est Chirac qui me l’a dit
    poil au zizi

    L’actualité, c’est aussi « les vilains immigrés arabes qui viennent immigrer en France ». La chanson qui suit est donc un peu limite niveau racisme, mais, comme dirait monsieur Garrison dans l’épisode 3 de la saison 1 de South Park « Que voulez-vous, les enfants sont le reflet de notre société »

    Mohammed Couscous
    Quand il pète ça fait de la mousse

    Il fait du tam-tam,
    sur le cul de sa bonne femme

    Mohammed il est malade
    on l’emmène à l’hopital

    L’hopital il est fermé
    Mohammed il va crever

    Tout cela date un peu, il est évident qu’entre temps, les sales gosses de la nouvelle génération, ont inventé/repris/transformé de nouvelles chansons. Je vous propose le lien suivant, écrit par deux nanas ayant des prénoms composés avec « Marie » dedans.

    Vous y trouverez des infos un peu plus récentes. On y parle notamment de Sarkozy, et Mohammed Couscous s’est vu remplacé par Ben Laden.

    Edit 2012-05-18 : l’article a été supprimé, et je ne sais pas pourquoi. Heureusement, web.archive.org est là pour sauver le patrimoine immatériel de l’humanité de l’internet. Vous pouvez le retrouver ici : http://recher.pythonanywhere.com/urluth/?u=h3h

    (http:// web. archive.org/web/20090220234252/ http:// www. planeterebelle.qc.ca/grande_oreille.php?pId=10)

    Si ça se perd à nouveau, pas de panique, prévenez-moi. J’en ai une sauvegarde dans mon disque dur, je la mettrais quelque part d’accessible.

    Je vous le conseille vraiment ce lien, il est intéressant, et contient des analyses un peu plus poussée que les conneries que j’écris ici.

    Un instant magique de rébellion

    Quand j’étais en CE2 et que c’était l’anniversaire d’un élève, la maîtresse nous demandait de lui chanter la chanson idoine.

    Un jour, on a balancé ça

    joyeux anniversaire,
    casse-toi la gueule par terre
    rendez-vous au cimetière
    tu verras c’est super

    On était plusieurs à connaître déjà les paroles. Mais personne n’avait pris à l’avance la décision de les chanter. C’était complètement spontané. Je suppose qu’il y en a un ou deux qui avaient amorcé le mouvement, en pensant que ça s’entendrait pas. Et ensuite tout le monde a enchaîné.

    Je ne me souviens plus de la personne à qui on souhaitait l’anniversaire, mais il ne l’avait même pas mal pris (enfin je crois pas). Ce n’était pas spécialement quelqu’un de détesté, ni d’adoré dans la classe. En fait, on aurait pu chanter cette chanson à n’importe qui d’autre.

    La maîtresse a été totalement prise au dépourvu. Elle n’a même pas essayé de nous arrêter, elle a attendu qu’on finisse pour nous gronder (mollement).

    C’est surtout pour ça que c’était vraiment un moment magique. Je me suis rendu compte que, même si on était que des sales gosses, en s’y mettant tous ensemble, les grandes personnes ne pouvait rien contre nous. L’ennui, c’est que la seule cause à laquelle on peux rallier spontanément une trentaine de gamins, c’est les chansons pipi-caca. Ça nous donnait pas énormément de pouvoir, mais c’était déjà quelque chose.

    De la créativité

    Vous savez ce que disent les adultes aigris au sujet des « enfants de maintenant »? Qu’ils n’ont plus d’imagination. (La faute à la télé, les chinois du FBI, etc., caca-boudin)

    La java du trou du cul du chat est assez connue. Mais les deux dernières lignes de cette variante ont été créées par un pote à moi.

    c’est la java
    du trou du cul du chat
    la bite à papa
    la bite à Jeannot
    coincée dans le piano
    ça fait de la musique
    pour les p’tits moustiques
    à bite élastique

    En voici une autre. Elle est absolument UNIQUE! C’est un autre pote à moi qui l’a inventée. On était en sixième ou en cinquième, et évidemment, c’était l’un des derniers de la classe. (Oui, j’aimais bien m’acoquiner avec des voyous). Il ne l’a interprétée que deux ou trois fois, puis elle est tombée dans l’oubli. Mais heureusement je suis là, et j’ai de la mémoire.

    ton père et ta mère nique dans les fougères
    et ta soeur fait la putain
    pendant que toi tu niques le chien

    Bruno, si tu lis ce blog, je t’aime.

    Vous pensez que y’a que les mecs pour chanter des trucs aussi idiots? Voici une comptine, que chantait Mélissa, une ravissante petite blonde. Je sais, vous vous en foutez de son prénom, mais pas moi. En plus, une fois, à l’école, on avait mangé une galette, c’était nous deux qu’on avait eu une fève, et on avait dû se faire la bise. Eh bien on y était parvenus, comme des grands.

    derrière chez moi
    y’a un p’tit bois
    y’a des p’tit garçons,
    des petites filles

    Les p’tits garçons
    ont un p’tit bâton

    Les petites filles
    ont un p’tit trou

    Le tien,
    fait lever le mien
    Le tien,
    fait lever le mien

    le tien le mien le nôtre
    s’emboîtent l’un dans l’autre

    le tien le mien le nôtre
    s’emboîtent l’un dans l’autre

    Bla-bla philosophique

    Si un adulte entend un sale gosse chanter ces conneries, il ne peut s’empêcher de le stopper et de le réprimander. C’est une chose que je peux accepter. Il faut bien leur faire comprendre où se situe la limite. Imaginez qu’ils se mettent à chanter ça durant un enterrement, ou devant Geneviève de Fontenay.

    Cependant, il subsiste une hypocrisie émanant de ses adultes aigris qui me fait beaucoup rire. D’un côté, ils refusent de voir et d’entendre les chansons pipi-caca, et d’un autre côté ils reprochent aux enfants de n’être que des moutons abreuvés de télé et incapables de la moindre initiative.

    Tiens à propos de télé, vous vous rappelez la publicité des apéricubes? La reprise est facile, donc inévitable.

    Un p’tit cul, un gros cul.
    C’est l’heure des apériculs.

    Ah c’est vraiment génial et spirituel à fond. J’adore.

    L’autre truc rigolo, c’est quand les gens n’arrêtent pas d’idéaliser le fabuleux monde de l’enfance: ses petites fleurs, ses papillons, ses inventions magiques, son bonheur, son innocence. Ouais ouais ouais ouais. Pourquoi les gens refusent de reconnaître que le monde de l’enfance, c’est aussi du caca et du pipi?

    Eh, vous savez quoi? C’est normal! On passe les premières années de son existence à se chier et se pisser dessus. Alors quand on commence à parler, ben on parle de ce qu’on connaît. (Un peu plus tard viendront le sexe et la violence).

    Après, je suis d’accord qu’il faut évoluer et ne pas en rester à ce stade. Mais ce serait bien de reconnaître que ça existe. Les super-psychologues s’amusent à parler de stade anal. Ouais, ça doit être vrai. Mais faut pas oublier les chansons qui vont avec. Na.

    Viens je t’emmène, sur le divan.
    Viens je t’emmène faire un enfant.

    Braguette ouverte
    Quéquette en avant

    Écarte tes cuisses
    il faut pas que ça glisse

    C’est repris d’une chanson politiquement correcte: « Viens je t’emmène sur l’océan »

    ABC
    des carottes et des navets
    mon grand-père est enterré
    dans le trou des cabinets
    quand la vache pétera
    mon grand-père sortira

    1 2 3
    prout

    Internet révolutionne la façon dont circulent les connaissances et la culture. Les lois changent. Des gens, des entreprises et des gouvernements foisonnent de diverses visions du monde et d’idéologies. On parle de licence libre, de culture libre, de piratage, de droits d’auteur, de propriété intellectuelle. Tout cela semble être apparu avec le « réseau des réseaux » (formulation toute vieillotte qui date du web 0.5, j’avais envie de la placer).

    Bien avant l’existence d’internet et des ordinateurs, les sales gosses, sans l’aide de personne, sans moyens techniques, sans aucune approbation, s’étaient déjà dotés d’un réseau permettant de créer, de transmettre, et de modifier de la culture.

    Chose amusante: les sales gosses eux-mêmes n’ont pas conscience qu’ils appartiennent et contribuent à ce réseau.

    Le seul inconvénient, c’est que ça ne sert que pour les chansons pipi-caca, pas pour les autres formes de culture. Tant pis, on fera avec.

    <Question philosophique digressationnelle: pour rendre le plus efficace possible un réseau, quel qu’il soit, il faut que les éléments qui le composent ne se rendent pas compte qu’ils en font partie. Qu’en pensez-vous? Discutez. J’en veux 4 copies double pour demain>

    <digression cra-cra: si vous êtes une jolie fille, j’éjaculerai sur votre copie en pensant à vos seins.>

    il m’en reste encore un peu

    J’fais pipi sur l’gazon
    Pour embêter les coccinelles
    J’fais pipi sur l’gazon
    Pour embêter les papillons

    Au clair de la lune
    j’ai pété dans l’eau
    Ça faisait des bulles
    c’était rigolo

    Ma grand-mère arrive
    avec des ciseaux
    Et me coupe les burnes
    d’un grand coup de (ciseaux, mais la répétition est débile, donc ça doit pas être ça. Je me souviens plus)

    D’après ce site : (http:// www. ecole-plus.com/droite/comptine.htm) la grand-mère arrive avec un couteau, et coupe les fesses en dix mille morceaux

    Napoléon, est mort à Sainte-Hélène
    Son fils Léon, lui a crevé le bidon

    On l’a retrouvé, assis sur une baleine
    En train de sucer, des arêtes de poisson

    l’avion, l’avion, l’avion, ça fait lever les yeux
    la femme, la femme, la femme, ça fait lever la queue
    bite au cul disait la baronne
    en voyant les couilles du baron
    je préfère les voir dans mon cul
    que d’les voir traîner dans la rue

    l’araignée
    pue des pieds

    dans la rue
    pue du cul

    Mais c’est pour rigoleeeeeer

    où t’habites, dans ma bite
    quelle rue, dans mon cul
    quelle adresse, dans mes fesses

    Celle qui suit, on peut mettre les prénoms qu’on veut, et la faire durer indéfiniment. Personnellement, je voulais vous la chanter avec Geneviève de Fontenay, mais c’est trop long. Alors j’ai sobrement choisi Bernard et Ginette.

    Ah quel désespoir
    y’a <machin> qu’est tombé dans la merde
    et pour le ravoir
    il a fallu pomper jusqu’au soir
    mais tout en pompant,
    y’a <bidule> qu’est tombé dans la merde
    etc…

    En voici une un peu plus récente que les autres, car elle me vient d’un sale gosse de 15 ans.

    scoubidou bidou
    j’ai du poil à la zézette
    scoubidou bidou
    j’ai du poil partout

    j’en ai devant comme un éléphant
    j’en ai derrière comme une infirmière

    scoubidou bidou
    j’ai du poil à la zézette
    scoubidou bidou
    j’ai du poil partout

    C’est sur l’air de « j’ai du bon tabac ». Je me souviens que notre prof de musique de merde du collège nous l’avait faite rechanter (alors qu’on en avait déjà bouffé des pelletées en primaire). Fatalement, un pote avait transformé ça en « j’ai du bon caca, dans ma capotière ». Mais il a pas pu continuer les paroles, parce que, d’un seul coup, il a dit « et avec une quéquette bien cuite ». C’était tellement drôle!! On est parti en fou rire!! Ça nous a fait tout le reste du cours. Ah c’était vraiment génial. Big up à toi, Tristan. (C’est également de lui que me vient Mohammed Couscous)

    Celle-là je n’ai que les deux premières lignes:

    Petrouchia, ne chie pas
    Ton chat ne reviendra pas.

    Ca vient de « Petrouchka, ne pleure pas ». Quand on a un prénom aussi débile, faut pas s’étonner qu’on devienne une chanson pipi-caca.

    J’ai ça aussi:

    haut les mains
    peau de lapin
    la maitresse en maillot de bain

    Mais je l’ai pas interprétée. De toutes façons, elle se parle plus qu’elle ne se chante. Un peu comme le rap. (Yo broda, nike le système, passe-moi le noir.)

    Puisque c’est la mode en ce moment, voici une chanson Ch’ti. Mais je connais pas l’air. Je suis tombé dessus par hasard. (http:// fr.lyrics-copy.com/chansons-enfantines/le-ptit-quinquin-lcanchon-dormoire.htm)

    Et pour finir, apposer « tête de con » à la fin de « abreuve nos sillons » de la Marseillaise. Juste pour ajouter un petit côté enfantin à cette chanson bien sanglante.

    Des gestes et des dialogues

    La créativité des sales gosses ne s’arrête pas aux chansonnettes. Elle étend également ses tentacules noosphérique jusqu’aux devinettes, blagues et jeux crétins. Cette-fois ci, je vous fais grâce de ma voix, y’a plus rien à chanter. On parle, et c’est beau.

    – Tu préfères être sur le balcon ou dans la poubelle?
    – Sur le balcon.
    – Dans la poubelle, t’es belle. Sur le balcon, t’es con!

    – Eh ! Tu veux un caramel?
    – Ouais.
    – J’appuie sur le bouton, (s’appuyer sur le nez), je presse les deux citrons, (s’appuyer sur les tétons, ou appuyer ceux de la personne en face), je tourne la manivelle (se tourner le zizi), et voilà ton caramel (faire semblant de se sortir un truc du cul).

    – On va faire un jeu. Je commence une phrase, et tu dois la finir en ajoutant « yeu » à la fin.
    – D’accord.
    – Papa sort du trava…
    – …yeu
    – Il ouvre le porta…
    – …yeu
    – Je lui saute au cou…
    – …yeu

    Pour la comptine suivante, il faut, à chaque syllabe, déplacer sa main droite au milieu de son bras gauche, puis sur l’épaule, puis sur la main, etc. :

    « Ma grand-mère m’a dit de ne pas faire ce geste là. »

    À la fin, on termine avec la main au milieu, et on peut faire un bras d’honneur. Trop de la balle.

    G. P. T. Q. B. C. O. V. C.

    « J’ai pété, cul baissé, aux WC »

    « donne moi ta main » (prendre la main de la personne en face)
    « et prends la mienne » (lui coller une baffe)

    – Tu t’appelles comment
    – Bernard
    – Tu t’aimes ou tu t’adores?
    – Je m’aime
    – Tu préfère monter ou descendre les escaliers ?
    – les descendre
    – Tu préfères les soutiens-gorge ou les culottes ?
    – Euh… les soutiens-gorge
    – Donne-moi un prénom de fille
    – Ginette
    – Bernard aime descendre les soutiens-gorge de Ginette.

    Voili voilà

    J’espère que ça vous a plu. Si d’autres choses me reviennent à l’esprit, je referai un autre article. Mon prochain objectif pourrait être les blagues de Toto. Je compte devenir le Tolkien du pipi-caca. Y’a du boulot, mais je sais que j’en suis capable.

    Si vous voulez récupérer les fichiers mp3 de mes superbes interprétations, c’est par ici.

    Vous aussi, contribuez à cet immense projet

    Venez apporter votre pierre à l’édifice de la culturalisation officielle du pipi-caca. Si vous connaissez d’autres chansons, comptines, devinettes, lâchez vos comms!!!!

    Les conditions requises sont les suivantes:

    – Vous avez appris la chanson durant votre enfance.
    – Elle a pour sujet le pipi, le caca, le sexe, la violence, ou tout ça en même temps.

    Attention: je ne recherche pas les chansons paillardes d’étudiants, de militaires ou de marins alcooliques. C’est pas que ça m’intéresse pas, mais il y a déjà plein de chanteurs, de sites internet, et de sales jeunes qui font vivre cette partie de notre culture. J’aurais sûrement des choses à leur apporter, mais c’est pas le sujet actuel.

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    Edit 2010-08-29 :

    Pour ceux qui auraient atterri ici par hasard :

    Cet article est le plus consulté de mon blog. Il tient le haut du pavé auprès des personnes effectuant des recherches telles que : « la danse des canard ferme ta gueule », « tonton chirac a la guerre 14-18  » ou « chanson pipi caca prout ». Oui oui, c’est de vous que je parle. Vous avez très bien fait d’atterrir ici, je vous en remercie, ainsi que la Providence, de m’avoir offert un créneau d’audience-internet aussi crucial.

    Mais saviez-vous que ce blog comporte une énormassivité d’autres articles, renfermant du « contenu » fabuleux ? En particulier, des photos de plantureuses femmes, aux formes généreuses et arrondies. N’hésitez pas à parcourir le reste de mon œuvre, pour y découvrir des beautés féminines appartenant à ce type de physique. Et comme je cite toujours mes sources dans le premier commentaire, vous pourrez aller chercher d’autres images des dames qui vous plaisent le plus.

    Rien que pour vous, gens de passage, j’ai ajouté ici quelques échantillons.

    Bon fap-fap !

    Pour commencer, l’image présente dans la version initiale de l’article.

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    Des femmes pas trop rondes, mais avec des courbes qui interpellent

    Maritza Mendes (de son pseudonyme, Mexican Lust, ou quelque chose comme ça).
    Source (https:// vecinabella.wordpress.com/2010/02/03/maritza-mendez-de-mexicanlust-madura-mejicana/)
    Charda XL
    Source : lien mort, mais voici une collection bien sympa (http:// www. gratistaringa.net/f30/tu-pediste-1408345/)

    Des femmes un peu plus rondes, et avec une belle poitrine

    Jenny Hill
    Source (http:// www. myboobsite.com/blog/jenny-hill-38q-fills-the-q-cup-bill/)
    Eden Mor, top model israélienne. Je tenais à le préciser parce que les seules idées qu’on a tendance à associer à ce pays sont des bombes et des gens qui se battent entre eux. Eh ben y’a pas que ça.
    Lien vers une autre image d’elle car le lien d’origine n’existe plus (http:// stexpanded.wikia.com/wiki/File:Eden_Mor_as_Lt_Cmndr_Tahna_Malyik_%28off_duty_@_pool%29.jpeg)

    Encore plus ronde, et encore plus de formes

    Simone Fox, et sa poitrine magique. Miam miam.
    Lien vers une autre image car son site officiel simonefox.com n’existe plus (http:// www. chubbyheaven.com/410/black-bbws/simone-fox-and-her-huge-black-tits.html)
    Diamond, cette fois-ci c’est la courbure des fesses qui est intéressante. Cette personne est également assez présente sur le site mercedesBBW.
    Source (https:// myspace.com/honeybunz5/mixes/classic-my-photos-594890/photo/316468233)
    Petite disgression :
    on oublie un instant les rondeurs pour un combo classe : fourrure + silicone + asiatique.
    Il s’agit de Minka. Vous noterez la trace de bronzage.
    Source (http:// eroticity.net/threads/8305-Minka?s=b81b1e3ed8cceb5f7b9358a0eb1f5278&p=120420&viewfull=1#post120420)

    Femmes très rondes, mais avec peu de poitrine (du moins proportionnelement)

    Ice Kreams Fantasy Palace. (Le palais de la fantaisie des glaces … wtf ?).
    Source (http:// web. archive.org/web/20100917162317/ http:// icekreamsfantasypalace.com/tour/tour6.html)
    Le lien était mort, heureusement webarchive, notre éternel ami gardien de l’éternité, est là.
    ice kream fantasy palace
    Ginger BBW. J’aime bien le maquillage excessif. Ca fait très cochonne.
    Source (http:// galleries.pichunter.com/krawl/216/2168438/index.html)
    Lien semi-mort, et webarchive ne nous est d’aucun secours sur ce coup là. C’est pas un drame, y’a plein d’images d’elle ailleurs.

    Rondeur maximum, volume maximum, seins maximum

    Shauna Moon. Par contre, c’est assez difficile de trouver des images d’elle. (Du moins quand on n’a pas envie de payer).
    Source (http:// www. boobpedia.com/butler/images/4/4e/Shauna_Moon.jpg)
    Dawn Perignon (hahaha, lolilol le jeu de mot !!!!)
    C’est tout simplement ma top modèle préférée toute catégorie. Une superbe poitrine, des superbes fesses, un très joli visage. Et elle a l’air toute douce.
    Source (http:// www. msdawnp.com/updates.html)
    Je vais même vous en mettre une deuxième :
    Et maintenant, précipitez-vous sur tout le reste de mon blog ! Merci.