coinURL mmmppfffeeeuaarrgh

Salut les mononationaux, binationaux et tous les autres.

Comme promis, voici les détails de mes déboires avec mes dons en bitcoins, coinUrl, et autres.

(Tiens c’est marrant, ça fait deux phrases de suites qui se terminent par « autres », ah et du coup en voilà une troisième, ah non finalement y’en a que deux. Waahahhaawwwaaahhahaaaarrggl. Désolé.)

AchilleTalon_17_19

Le fonctionnement de coinUrl

Comme déjà expliqué, il s’agit d’un service de publicitisation de lien internet. Je m’en sers sur ce blog, ce qui me permet de gagner quelques miettes de bitcoins.

Petit rappel : vous pouvez éviter cette pub si vous le souhaitez. Il faut faire l’effort de suivre manuellement les url directes, celles-ci sont à la suite des liens à pub ou dans le premier commentaire de chaque article.

Mon profil sur coinUrl affiche un compte en bitcoin, que je vois augmenter au fur et à mesure que vos cerveaux cliquent sur les liens. Ce compte n’est rien de plus qu’une valeur dans une base de données, il ne correspond pas à une véritable adresse bitcoin avec l’argent dessus. (Bien entendu, les gens de chez coinUrl ne sont pas complètement stupides, et possèdent en interne le flouze correspondant).

Lorsque je veux retirer des bitcoins, je leur indique l’une de mes adresses. Le compte coinUrl est immédiatement diminué de la somme demandée. Le transfert réel ne se fait pas immédiatement, mais il apparaît dans une liste en attente. L’aide du site précise qu’il est effectué dans les 24 ou 48 heures. À noter que j’avais oublié l’existence de ce délai.

Ce que je voulais faire

La moitié de mes recettes publicitaires partent à des organismes divers faisant le bien dans le monde mondial. C’est pourquoi, je voulais donner un centime de bitcoin à l’Electronic Frontier Foundation (EFF), ce qui correspondait, heureuse coïncidence, à la somme que je possédais dans mon compte coinUrl.

Je me suis dit que je ferais ce don sans passer par l’une de mes adresses. Une transaction de moins, donc des coûts en moins, c’est toujours bon à prendre. Il me fallait donc retirer ce fameux centime en indiquant directement une adresse de l’EFF.

Là où ça merde

Contrairement à la plupart des organismes, l’EFF n’a pas d’adresse bitcoin permanente. Un bouton sur leur site permet d’en obtenir une temporaire. Passé un quart d’heure, cette adresse n’est plus valide et tout ce qu’on y envoie se perd dans les limbes. (Plus exactement, ça atterrit chez l’entité tierce gèrant ces adresses temporaires, à savoir BitPay, on en reparlera plus tard).

Vous avez deviné la bourdasse : je génère une adresse temporaire chez l’EFF et fait une demande de retrait à coinURL. Ce n’est qu’après que je (re)découvre que les retraits ne sont pas instantanés. Fail !!

Je fais alors une demande de support auprès de coinURL, leur expliquant tout ce bastringue, et leur demandant d’annuler mon retrait. Je prie pour qu’ils consultent leurs messages de supports avant leur liste de retraits. J’attends avec patience et inquiétude.

Là où ça mega-merde

Quelques jours plus tard, je m’aperçois que je suis banni de coinURL, sans explications ni tambours ni trompettes.

Pan ! Banni le bagnard !

Pan ! Banni le bagnard !

Plus aucun de mes liens ne fonctionnent et je ne peux plus me connecter à mon compte. Mon cerveau tourne dans tous les sens pour trouver des raisons possibles : ma demande de support ? le fait que je mette le lien direct à côté de chaque lien à pub, ce qui peut être apparenté à un leak de leur base de données ? autre chose ?

Je leur envoie un mail. Quelques heures plus tard, j’ai une réponse heureuse, quoiqu’un peu laconique :

« Unbanned. Your site has been banned automatically for using cheat/autoserf/bot traffic. Please, check your traffic sources. »

WTF ? J’utilise pas de bots pour générer des clics sur mes liens. Soit c’est quelqu’un qui me fait une farce, ce dont je doute parce que, soyons réaliste, je n’intéresse pas grand monde sur l’internet. Soit c’est coinURL qui a subi une attaque massive sur tous ses liens, et dans ce cas fallait se protéger globalement plutôt que de bannir des comptes au hasard.

Mais mes liens remarchent, c’est le principal.

Là où ça continue de merder

5 jours plus tard, toujours aucune réponse à ma demande de support, mais la transaction s’effectue ! Mon centime de bitcoin part donc dans les limbes d’une adresse temporaire. Zut, flûte, saperlipopette. Et au passage :  48 heures = 5 jours chez coinURL.

À ce stade, j’avais perdu tout espoir et me préparais à considérer que le don à l’EFF avait été effectué, même si c’était pas vrai. Après tout, c’est aussi de leur faute à ces andouilles, tout ça ne serait pas arrivé s’ils avaient une adresse permanente comme tout le monde. Alors oui, c’est moins bien, parce que tout le monde voit tout l’argent qu’ils reçoivent, mais l’EFF, c’est pas un organisme qui serait censé prôner un minimum la transparence ? Hein ? Haha. Hein ? Non mais ho ! Alors ? Hein ? Hein ? Hein ?

Happy end

Histoire de pouvoir dire que j’ais tout essayé pour récupérer mon pognon et finaliser le don, je décide de contacter BitPay. Ils ont un mail de support, sur lequel on peut signaler des engloutissements dans leurs limbes internes. Cependant, il est bien précisé que pour les remboursements, leur politique de sécurité les oblige à rendre les bitcoins à l’adresse d’origine. En gros, même si ils acceptaient de m’aider, ils refileraient le fric à coinUrl et refuseraient de le mettre sur une de mes adresses personnelles ou même de le transmettre à l’EFF.

Je fais un petit mail à BitPay, récapitulant l’ensemble de mes déconfiturades. Vu les non-réponses de coinUrl, je ne m’attends pas à mieux de leur part et commence à rédiger un article de blog de râlage général sur les services créés autour des bitcoins, comme quoi c’est mal foutu, c’est de la daubasse et au moindre truc qui pète y’a plus personne.

Et là suprise, une réponse arrive ! Un gentil monsieur me dit qu’il a bien localisé ma transaction et qu’il est prêt à reverser mon précieux centime sur une adresse de mon choix. Je leur en donne une, et hop ! ka-tching ka-tching ! Les sous tombent dessus. En deux jours à peine, c’était réglé. Ça aurait même pu prendre moins de temps si j’avais été plus réactif pour leur répondre.

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Je peux enfin claquer mon pognon. Si c’est pas malheureux de devoir faire autant de pieds et de mains rien que pour pouvoir * donner * du * fric. Pour la peine, j’ai donné seulement 0.004781 bitcoins à l’EFF (0.005 – 0.000219 de coût de transaction). Le reste va à la Quadrature du Net (0.00491 – 0.000309 de coût de transaction).

Ajout de dernière minute : je ne suis pas sûr que l’argent destiné à l’EFF aboutisse. Le montant minimal d’un don est de 5 dollars. BitPay l’a converti en approximativement 0.012 bitcoins à payer. Or, j’ai envoyé une somme inférieure. Il est possible que BitPay considère que le paiement soit incomplet et décide de garder le tout. QU’ILS SE DÉMERDENT ENTRE EUX ! Je considère que le don a été fait.

Épilogue

J’en ai un peu assez de coinUrl. Je ne leur en veux pas spécialement, mais j’estime qu’ils ne sont pas assez fiables par rapport à mes exigences de dans mon cerveau. Je souhaite un service qui privilégie le côté souple, pratique et non-prise de tête, même si ça n’en fait pas le meilleur service existant pour la quantité d’argent gagné.

Une absence de réponse à une demande de support, des délais de retrait non négligeable et le risque de se faire bannir sans raisons, ce n’est pas pratique.

Je vais donc tenter de créer mon propre service personnel de lien avec intermédiaire publicitaire, en me greffant à des sites de pub existant comme CoinAd ou Bee-ads. Ça marchera ou pas, on verra bien.

En attendant, et puisque je pense que les créateurs amateurs comme moi méritent des encouragements, j’ai décidé d’encourager une top-model amatrice, qui met des photos d’elle sur internet. Le bonjour, donc, à Tweety Is Tumbln.

tumblr_nnsaetaWyH1rxdqemo1_500

Ouais et sinon j’ai promis que je vous parlerai de mon compte github, de Kingdom Rush Frontiers et d’un changeage de crémerie. J’ai pas oublié, non non. C’est juste que toutes ces histoires, « ça décale tout », comme disait mon vieux maître de stage désespéré de me voir glander en continu tel de la gélatine neutrino-gluonique.

 

Le don de la bisannée (en bitcoins)

Pré-message : j’ai été momentanément banni du site coinURL aujourd’hui. J’ai eu l’explication, mais elle est fumeuse. Je vous détaillerai ça dans un prochain article. En attendant, je vous mets cet article, que j’avais préparé depuis quelques jours.

Bonjour tout le monde, bonne année et bonne bisannée. Je vous aime. Tralala.

Les professeurs Sam et Max, éminents blogologues et orgasmologues, ont instauré le rituel du « don du mois » (http:// sametmax.com/tag/don/).

De mon côté, j’ai expliqué dans cette page que je transmettrai à des bonnes œuvres diverses la moitié de mes gains obtenus par le site coinURL (redirection de lien avec intermède publicitaire, le tout en bitcoin).

Le total de ces gains augmente lentement mais sûrement, et a récemment atteint le seuil stratosphérique de 0.04 bitcoins.

planète Terre avec une pile géante de billets de dollars

J’en avais déjà donné 0.005 (moins les frais de transaction) au site archive.org.

J’ai donc encore une dette de 0.015 bitcoins envers la caritativitude mondiale (0.04/2 – 0.005). J’ai laissé traîner cette dette pour deux raisons :

  • Je suis un vilain et me sépare difficilement de mes brouzoufs.
  • Je voulais supprimer, au moins momentanément, la publicité que WordPress ajoute à mon blog. Il me fallait donc attendre d’avoir une somme suffisamment conséquente pour acheter l’option Premium.

Concernant la première raison, j’ai ravalé ma radinerie. Concernant la deuxième, j’ai ravalé mes prétentions. En effet, l’option Premium pour une année coûtait 0.042 bitcoins, or coinURL m’en fait gagner environ 0.01 tous les deux ans. Ça vaut pas trop le coup de dilapider ainsi ce pognon si durement gagné.

De plus, il semblerait que les achats chez WordPress ne soient plus faisables en bitcoins (http:// www. coindesk.com/wordpress-removes-bitcoin-payment-option/).

On oublie donc cette histoire de Premium. Ami lecteur, accepte mes excuses, mais tu vas devoir continuer de supporter la publicité de WordPress.

En contrepartie, tu auras la satisfaction de me voir participer à des dons honorifiants et chevaleresques, que je viens de faire et que je liste ici :

  • DOSBox, des gens biens qui ont codé un émulateur MS-DOS. Je l’ai pas encore testé, mais ils méritent quand même mon argent. Les jeux MS-DOS, c’est tout simplement l’histoire de mon enfance. Tchi-tching.
  • Je voulais faire un don d’environ un centime de bitcoin à l’Electronic Frountier Fondation, mais je ne suis pas sûr qu’il va fonctionner. Dans tous les cas je considère qu’il a été fait, car si ça foire ce sera pas de ma faute. J’expliquerais ça en détail dans mon prochain article.
biggest-pc-games-collection-big-box-anne-bras gigantesque étagères avec plein de boîte de jeux MS-DOS

Lucius Malefoy et sa collection de boîtes de jeux MS-DOS.

Maintenant tout va bien, je n’ai plus de dettes. Je n’ai plus non plus de bitcoins sur mon compte coinURL, mais on peut pas avoir le beurre dans les épinards et l’argent du beurre dans le cul de la crémière.

Je vous dis à dans deux ans peut-être, pour un nouveau don bisannuel orgasmosphérique de 0.005 bitcoins !!

Beauti-Breast-of-Paris vieille publicité pour augmenter la taille des seins

Dans mon blog, il y a des photos de seins et de la publicité.

Et pan, banni.

J’ai été banni de coinURL. Il y a eu un petit souci que je ne comprends pas encore très bien.

Je suis en train d’essayer de les contacter pour leur demander pourquoi. En attendant, les liens à pub ne fonctionnent plus. Je suis vraiment désolé.

Heureusement que je mettais à chaque fois le lien direct. Pour suivre un lien, il faut manuellement copier-coller l’URL direct, en enlevant les espaces que j’ai mis dedans.

Sinon, bonne année quand même.

Tiens on va changer de thème visuel

Ouais coucou. Donc changement de thème.

On reste dans le sombre et le noir, afin de conserver mon style personnel sombre et noir. De plus, ça contribue à préserver les ressources de la planète, car ça diminue la consommation des écrans.

Les textes sont maintenant un peu plus gros. Ça fera plaisir aux vieux, toujours en train de se plaindre que tout est écrit trop petit.

La police de caractère reste simple, sobre et surtout sans empattements. J’ai jamais pu supporter ces putes de police de caractères à empattements. Elles sont complètement illisibles et c’est un vestige idiot des anciennes méthodes d’écriture. Eh les gens, Jules César vient d’appeler, il voudrait récupérer ses tablettes en marbre !

Il y a juste deux petits bémols à ce nouveau thème :

  • La trop grande ressemblance entre un lien et un simple texte souligné. Mais on s’en fout, j’ai pas tant souligné de texte que ça.
  • Les titres de niveau 1 qui ne sont plus aussi gros et flashy qu’avant. C’est bête, j’avais joué là-dessus dans mes premiers articles pour faire n’importe quoi. Faudra que je les reprenne. On verra ça plus tard.

L’omniprésence d’orange n’est plus. En même temps, d’où aurait-on un besoin inassouavable de cette couleur ?

Pour fêter ce coup de polish (ce n’est pas un gnon polonais, c’est un polissage), l’image érotique du jour sera en noir et blanc.

adipositivity

Ça m’a toujours fait beaucoup rire les gens qui prennent des photos en noir et blanc pour pouvoir dire : « Ouiiii, c’est mieux sur certaines imaaaaages. On ressent beaucoup plus intensément la bellitude de la visualitude, tu voaaaaaaas ! ». Eh ! Louis Daguerre vient d’appeler, et … bon, oubliez ça.

À part ça, je vous avais récemment parlé d’une quête annexe dans le monde réel. Sachez que je l’ai complétée avec succès ! Sauf que je ne peux toujours pas vous en parler, car pour l’instant je ne sais pas quoi faire de l’objet de quête obtenu. On verra plus tard, ou pas. Dans tous les cas, je n’ai plus besoin de mettre ce blog en pause dans le cadre de cette quête. Youpi !!!

Special quest for this level !!

Special quest for this level ! (c’est déjà écrit dans l’image, mais il le faut en texte pour accrocher les recherches).

Alors les français cesseront de chanter ce refrain terrible

Vous avez inévitablement entendu parler des déplorables événements qui ont eu lieu à Paris ce 13 novembre.

Je n’écrirais pas d’articles sur les attentats eux-mêmes, parce que je ne me suis pas renseigné suffisamment à leur sujet, et je ne ferais que répéter ce que vous pouvez déjà lire ailleurs. Juste une déclaration personnelle : « monde de merde ».

Sans surprise, ces attaques auront pour effet d’augmenter la « fierté d’être français » dans la globalité mondiale, y compris parmi des gens d’autres nationalités. Est-ce que c’est une bonne chose ? Est-ce que ça ne risque pas de dériver vers du super-nationalisme de chiotte ? Je n’en sais rien, je ne suis pas assez compétent pour discuter de ça.

En ce qui me concerne, j’aime bien mon pays. J’y ai vraiment réfléchi et j’en ais conclu que je l’aimais bien. Pour reprendre une expression de cette philosophe qu’est Diam’s : « ma France à moi » …

Ma France à moi c’est Raymond Devos, Florence Foresti, le jeu vidéo Another World, la Motion Twin, la bière, une nana avec des seins vraiment énormes que j’ai croisé dans la rue, les croissants géants de la boulangère, le théâtre classique/contemporain/absurde, les festivals de musique, les bibliothèques municipales, les écoles d’ingénieurs (en particulier l’UTBM), Gaston Lagaffe, vous en train de me lire, les vieux ordinateurs Thomson, le Petit Journal, le Gorafi, la blanquette (viande), la blanquette (alcool), Andreas Martens (même s’il est aussi allemand et belge), Velvet d’Amour, Gotlib, Kaamelot (la série et les BD), les piscines avec des toboggans, le ski, des villages paumés, des langues régionales dont je comprends que d’alle, René Descartes, le blog de Sam et Max, le professeur Boulet éminent blogologue, Nioutaik, l’ex-magazine 42, le Joueur du Grenier, Chantal Dubois (un personnage de Madagascar 3), Framasoft, et bien sûr : Lolo Ferrari.

Certes me direz-vous, mais la France n’est pas constituée de 100% de bonheur pur, puisqu’elle a également engendré Etienne Daho, Marc Lévy, le groupe Les Innocents (« Dans cet auuuuuutre fistinière !! »), Guillaume Gallienne, le gâteau aux marrons, Jean-Jacques Rousseau la tapette narcissique, la SNCF et leurs caténaires qui prennent feu, une langue dont l’orthographe comporte des exceptions d’exceptions, Cyril Hanouna, le jeu vidéo Les Visiteurs, la plupart des profs débiles que j’ai dû me farcir durant ma scolarité, Jean-Pierre Raffarin qui nous a volé un jour férié, sans oublier (bien qu’on préférerait justement les oublier) une bonne tripotée d’autres politiciens dont je n’ai même pas envie de citer le nom.

On s’en fiche. C’est plus constructif de porter son attention sur les aspects positifs, comme par exemple un type (pas nécessairement français) doté d’une moustache bleu-blanc-rouge.

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Or donc, qu’est-ce que je voulais dire ?

Cette fierté d’être français a diverses conséquences, dont celle de chanter la Marseillaise à la moindre occasion se présentant.

Pour ceux qui ne savent pas, la Marseillaise est une chanson écrite en 1792 par un mec appelé « Rouget de Lisle » (c’est un humain, pas un poisson). Elle a ensuite été adoptée comme hymne national de la France. La plupart des gens connaissent uniquement le premier couplet et le refrain. En réalité, il y en a plusieurs, ajoutés/supprimés/modifiés au gré du temps et des mises à jour plus ou moins officielles. La Marseillaise, comme tout un tas d’autres choses, est une œuvre vivante et changeante.

Or, j’ai un peu de mal avec le sens des paroles : « l’étendard sanglant », « les tigres qui déchirent le sein de leur mère », « qu’un sang impur abreuve nos sillons » (tête de con), etc. C’est quand même un peu brutal et boucheritesque. Je veux bien admettre qu’un hymne national doive comporter un minimum de nationalisme et de champ lexical guerrier, mais là y’en a trop. Tout cela est d’un goût moyennement courtois.

Il y en a qui réfléchissent à changer les paroles (http:// culturebox.francetvinfo.fr/tendances/evenements/apres-charlie-faut-il-reecrire-la-marseillaise-211879).

Malheureusement, j’ai bien peur que ce soit une entreprise vouée à l’échec. J’imagine qu’à la simple évocation d’une idée aussi iconoclaste, une bonne partie de mes concitoyens sortiraient instantanément de leurs maisons, brandissant torches, fourches et camemberts plantés au bout de piques, pour aller mugir en boucle dans nos campagnes l’intégralité de l’hymne, leur haleine chargée de vin AOC venant jusque dans nos narines incommoder nos fils et nos compagnes.

Toutefois, durant mes recherches documentaires d’historien, je suis tombé sur un un couplet beaucoup plus calme. Il n’est pas présent dans toutes les versions, mais il me semble tout à fait officiel. Le voici :

Enfants, que l’Honneur, la Patrie
Fassent l’objet de tous nos vœux !
Ayons toujours l’âme nourrie
Des feux qu’ils inspirent tous deux. (Bis)
Soyons unis ! Tout est possible ;
Nos vils ennemis tomberont,
Alors les Français cesseront
De chanter ce refrain terrible :

Aux armes, etc. (pour reprendre une expression de ce trublion qu’est Gainsbourg).

Et voici les sources.

  • Le Monde (http:// www. lemonde.fr/idees/article/2014/05/16/universelle-marseillaise_4420300_3232.html)
  • Wikisource (https:// fr.wikisource.org/wiki/La_Marseillaise)
  • Wikipédia (https:// fr.wikipedia.org/wiki/La_Marseillaise)

Il subsiste dans ce couplet un soupçon de nationalisme prétentieux, assertant qu’on est les meilleurs et que nos vils ennemis tomberont. Mais on n’y mentionne pas d’autre violence, et la fin est très drôle : dire qu’on ne chantera plus le refrain qu’on va chanter tout de suite après, ça atténue le sang qui y a été injecté, et c’est une phrase « so meta » qu’elle serait digne de figurer dans un recueil des meilleures blagues de Douglas Hofstadter.

Voilà, françaises français, je vous invite à chanter ce couplet la prochaine fois que la Marseillaise débarquera dans vos oreilles.

Pour la route

Prenez cette image de Clémentine Desseaux. Une mannequin française « plus size ».

Personnellement, je ne la trouve pas plus size. Elle a juste l’air normale. Mes critères d’esthétique doivent être un peu distordus par mes fantasmes.

Clementine_Desseaux

Bisous à tout le monde !

Nouvelle interruption momentanée du blog

Une fois de plus, la quête annexe du monde réel que j’ai déjà mentionnée ici mais dont je ne peux toujours pas donner de détails, me force à ralentir la cadence de ce blog. L’article de ce mois-ci (publié le 29 dudit mois) aura donc pour sujet principal : « j’ai pas eu le temps de faire un article conséquent ».

Voilà, c’est fait.

Mon chien a mangé mon devoir

Mon chien a mangé mon devoir

Je reprendrai une cadence décente à partir de la fin du mois prochain, et interviendrai sur des sujets passionants du tout, tels que :

  • un changeage de crémerie,
  • mon compte github,
  • Kingdom Rush Frontiers.

En attendant, voilà des brownies aux pépites de chocolat.

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Le Caca de Base Inconditionnel

Cette histoire a été écrite dans le cadre de la Semaine Internationale (voire Intergalactique) du Revenu de Base Inconditionnel. Pour des infos un peu plus sérieuses à ce sujet, allez ici : http://revenudebase.info/

En l’an 2042, suite aux dérèglements climatiques, aux famines et aux dictatures diverses, l’immigration est devenue un fléau. Ils arrivaient de partout : en paquebot, par avion, en creusant des tunnels, en se faisant catapulter, …

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Les chefs de gouvernement des pays développés étaient débordés par les problèmes d’intégration et d’identité nationale. C’est alors qu’ils trouvèrent une solution très simple : puisque tous ces gens étaient interessés par les richesses, il suffisait d’arrêter d’être riche. Ni une ni deux, ils s’employèrent avec application à détruire ce qui avait mis des siècles à se construire : acquis sociaux, entreprises, infrastructures, administrations, lois, … Et pour être sûr d’être vraiment pauvre, ils s’endettèrent encore plus que ce qu’ils n’étaient déjà, à tel point que les banques rachetèrent les États.

L’immigration s’arrêta net. Les peuples étaient tous sur le même pied d’égalité, il était enfin possible d’avancer tous ensemble. Le fait d’avoir été obligé de régresser pour en arriver à cette situation ne semblait être qu’un mal nécessaire. Il n’y avait plus qu’à tout reconstruire petit à petit, sans oublier de rembourser les dettes contractées par les États-banques envers eux-mêmes.

Un État étant avant tout défini par ses citoyens, il fut naturellement décidé de répartir les créances entre tous les humains. Chacun, dès la naissance, se voyait donc attribuer une dette de 100 000 néo-brouzoufs, à rembourser tout au long de sa vie auprès de son État-banque natal.

Malheureusement, le délabrement économique étant ce qu’il est, peu de gens parvenaient à réunir un tel montant. Bien souvent, lorsqu’une personne décédait, sa dette de naissance n’était pas entièrement, voire pas du tout réglée.

Les États-banques eurent alors une idée pour faire prendre conscience de la criticité de la situation actuelle : distribuer chaque mois, à chaque personne, une petite quantité de matière fécale proportionnelle à sa dette restante. Un slogan de circonstance fut concocté : « avoir une représentation concrète de la merde dans laquelle nous sommes tous ».

Le caca alloué était à entreposer dans des frigos individuels. Il était interdit de s’en débarrasser, des vérifications régulières étaient effectuées par des agents spécialisés. Vous n’aviez le droit de jeter votre capital caca uniquement après vous être acquitté de la totalité de votre dette.

Ainsi, les États-banques mirent en place une industrie complexe pour produire, distribuer, conserver et recenser du caca. À la justification de prise de conscience collective s’ajouta la justification de création d’emplois.

C’est là qu’intervient le héros de notre histoire.

Cacapernic était un brillant logisticien né dans le HSBC oriental. Il était passionné d’astrophysique et pouvait prévoir si chacun de ses pets serait bruyant et/ou odoriférant. Contrairement aux héros classiques, il avait bien plus qu’une vision différente du monde qui l’entourait. Il avait une vision d’un monde différent.

Cacapernic consacra sa vie à développer un réseau de résistants ayant pour objectif de voler le caca non encore distribué, en siphonnant des silos de stockage et en détournant des caca-pipe-line. Après 60 ans d’un travail de fourmi, le réseau avait collecté pas moins de 10 millions de milliards de kilotonne d’excréments, réparties dans plusieurs entrepôts clandestins.

Le moment venu, Cacapernic déclencha l’opération « chasse d’eau ». En quelques jours à peine, tout le caca accumulé fut acheminé vers un point unique du globe, pour y former une boule géante. Les résistants, équipés de masque à oxygène et de propulseurs à gaz auto-alimentés, grimpèrent sur la boule et déclenchèrent la mise à feu. Celle-ci s’éleva doucement dans le ciel, et continua sa route jusqu’à dépasser la stratosphère.

Poon, le nouveau satellite de la Terre, était né.

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Les résistants, qui avaient décidés de prendre le nom de « enfants de Christophe Colombin », commencèrent à s’organiser sur leur nouveau monde. Le terreau était fertile et il leur fut aisé de faire pousser des plantes. Celles-ci commencèrent à produire de l’oxygène et à générer une atmosphère respirable, quoi que conservant son odeur douteuse.

La surface de Poon étant relativement uniforme, il n’y avait pas lieu de la découper en pays. Ainsi, les enfants de Christophe Colombin n’eurent pas à se préoccuper de problèmes d’immigration. Ils mirent progressivement en place un Revenu de Base Inconditionnel, à l’aide d’une monnaie fabriquée à partir d’étron séché et découpé en rondelles.

Pendant ce temps, sur la Terre, les seuls habitants restant étaient les hauts fonctionnaires-dirigeants des États-banques, ainsi que les personnes travaillant dans l’industrie cacatière. Ils moururent tous en quelques années car ils étaient incapables de produire des biens de première nécessité.

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Unrelated pic, mais il fallait une femme ronde.