#copinage : « sans droit ni loi »

Lulu les poilu(e)s !

Y’a des gens qui écrivent sur des blogs, d’autres sur du papier.

L’une des personnes écrivant sur du papier s’appelle Jacques-Yves Martin. Dit comme ça on a l’impression que c’est un pseudo. Franchement, quand on a un nom qu’est un prénom, on s’amuse pas à avoir un prénom qu’est un double-prénom. Enfin, sauf si on est un explorateur des grands froids (Jean-Louis Étienne, Paul-Émile Victor). Vous ne pouvez pas savoir si « Jacques-Yves Martin » est son vrai nom, mais ce n’est pas le plus important.

Et donc, sur du papier, il a écrit un polar, que j’ai lu et bien apprécié. Ça s’appelle « Sans droit ni loi » (https:// jacquesyvesmartin.com/sans-droit-ni-loi/).

On y retrouve des éléments de base assez classique : un policier menant une enquête, un suicide qui n’en est pas forcément un, des endroits glauques, etc. Sauf que Jacques-Yves Martin, qui n’a pas exploraté les étendues de Grande-Froidie, a eu l’occasion d’exercer le métier de policier. Du coup, son histoire est bien plus ancrée dans la réalité que d’autres. L’enquête s’étend sur plusieurs mois, au lieu d’être torchée en 3 jours par le super-sherlock de service. Des détails assez précis sont mentionnés : concernant la médecine légale, les indices présents sur un cadavre, l’administration policière, les procédures, etc.

Boris Thibert, le héros, est un justice-holique (il est accro à la justice). Alors là vous allez me dire que c’est banal, plein de personnages de polars sont comme ça. Mais c’est pas parce que quelque chose a déjà été fait qu’il ne faut pas le refaire à sa manière. En plus, un personnage justice-holique peut amener à des dilemmes moraux bien alambiqués : il pourrait glisser dangereusement vers la notion de vengeance, ou s’opposer à d’autres justice-holique n’ayant pas la même justice, etc. Les dérives potentielles sont innombrables.

Étrange mise en forme du texte

Les pensées internes du héros, ses réflexions, ses doutes et ses difficultés à s’affirmer sont écrites en italique et entre guillemets. D’autres parts, les pensées intimes du narrateur données en confidence au lecteur sont écrites en italique sans guillemets. Je ne suis pas sûr que ce soit les conventions standards, mais ça ne me dérange pas. De manière générale, j’aime bien voir la typographie un peu secouée par des nouvelles règles (cohérentes ou pas). Rappelons que dans les débuts de ce blog, il n’était pas rare de voir du texte changer de couleur pour montrer les moments où je craquais mon slip dans le but de l’accrocher fièrement au bout d’un bâton de majorette tel un étendard portant glorieusement les couleurs du ᵐ°uᵛₑᵚₑᴻt brownien gastrique (ha ha ha, mouvement « brownien » gastrique,  HAHAHAHAHA-HAAA !)

Hrrmm… Broumf. Je ne sais pas si je suis très clair avec ces histoires d’italique et de guillemets. Je vais donc vous montrer un exemple. Afin de ne pas vous spoiler l’histoire, il est de mon cru, inspiré de faits réels.

Réchèr entra dans le bar et jeta un regard circulaire pour repérer les gens intéressants.

« J’adore les volumineuses fesses de cette femme assise là-bas. »

La femme en question employa toute son attention à ne pas prêter attention à Réchèr.

Il aurait tant aimé être le tabouret de bar sur lequel elle était assise.

Il commanda une bière avec une paille et une touillette.

Vous voyez la subtilité ? La phrase en italique+guillemets est à la première personne car ce sont les pensées internes du personnage. Celle en italique simple est à la troisième personne car c’est le narrateur qui partage une intimité avec le lecteur.

Bon et alors ?

Eh bien je trouve personnellement que les italiques du narrateur sont inutiles. Le simple fait de lire un texte implique automatiquement une relation intime entre le lecteur et le narrateur. Ce n’est pas la peine d’en rajouter. Revoici mon exemple :

Réchèr entra dans le bar et jeta un regard circulaire pour repérer les gens intéressants.

« J’adore les volumineuses fesses de cette femme assise là-bas. »

La femme en question employa toute son attention à ne pas prêter attention à Réchèr.

Il aurait tant aimé être le tabouret de bar sur lequel elle était assise.

Il commanda une bière avec une paille et une touillette.

Je sais pas vous, mais moi je trouve ça plus fluide et moins insistant.

Un petit bug

C’est pas grave du tout, mais ça heurte ma sensibilité d’enculeur de mouches informaticien. L’histoire fait mention d’un « logiciel de cryptage ». Le mot « cryptage » ne devrait pas être utilisé. Explication rapide :

  • Pour rendre un message secret, on le « chiffre », en utilisant une « clé » (qui est un peu comme un mot de passe).
  • Pour retrouver le message original à l’aide de la clé, on le « déchiffre ».
  • Lorsqu’on tente d’obtenir le message original sans en avoir la clé, on le « décrypte ». C’est une opération plus ou moins faisable selon l’algorithme de chiffrement, la complexité de la clé, etc.

Le terme « cryptage » n’a donc aucun sens. Il voudrait dire qu’on rend un message secret sans avoir de clé, alors que c’est justement ce qui sert à chiffrer. Plus de détails par ici (https ://fr.wikipedia.org/wiki/Chiffrement#Terminologie).

Sinon, le logiciel de chiffrement dont il est question est « TrueCrypt », et il semblerait que ce ne soit pas le plus fiable. (https:// www. howtogeek.com/203708/3-alternatives-to-the-now-defunct-truecrypt-for-your-encryption-needs/). Mais c’est un autre sujet et rien n’interdit d’inventer des personnages qui s’en servent.

Le mec au whisky

Attention, dans ce chapitre je vous spoile la première page. J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop.

L’histoire débute par un mec qui boit du whisky.

Or figurez-vous que je connais personnellement l’auteur. Il m’avait demandé de relire et corriger une première version de son texte, ce que je fis, en échange de quelques dix-millièmes de bitcoins.

Dans cette première version, le mec de la première page buvait du Martini. Je lui ais suggéré que ça faisait un peu boisson de tafiole, du coup il l’a changé. Je me sens super important d’avoir eu cette petite influence.

Je vous laisse acheter et lire le livre pour découvrir le rôle que tient ce fameux « mec au whisky ».

Et sinon Jacques-Yves vient de sortir un deuxième livre : Ode à Caïssa (https:// jacquesyvesmartin.com/la-deuxieme-enquete-de-boris-thibert/).

Si je trouve le temps de le lire entre deux verres de bière (je bois pas de whisky, je suis une tafiole), j’en parlerais ici même.

« Sans droit ni loi » est un polar, mais il ne comporte pas de détective, contrairement à cette image.

Le blason de Réchèr

Lors d’un week-end de total égarement, je me suis intéressé à l’héraldique.

Il s’agit des règles permettant de créer et décrire les blasons.

Ça m’a beaucoup plu. J’aime les langages spécifiques destiné à une catégorie d’objets déterminée. En informatique on appelle ça des DSL (Domain Specific Language). Par exemple :

  • le SQL, pour communiquer avec une base de données,
  • le HTML, pour décrire la structure d’une page web,
  • le SVG, pour décrire un dessin vectoriel,
  • Puzzlescript, dont nous avons récemment parlé (http:// www. puzzlescript.net/).

Y’en a des qui pensent que les DSL c’est de la merdasse. (http:// sametmax.com/les-mensonges-des-dsl/) (http:// sametmax.com/dites-non-aux-dsl/)

On ne va pas débattre là-dessus, car ce que je vous propose n’est pas de créer un nouveau DSL, mais de jouer avec un qui existe déjà.

Introduction à l’héraldique

Les couleurs ont des noms rigolos :

  • blanc : argent
  • jaune : or
  • rouge : gueule
  • bleu : azur
  • vert : sinople
  • violet : pourpre
  • noir : sable

Lorsqu’on décrit un blason, on commence par la disposition des couleurs du fond, puis les formes géométriques qui s’ajoutent dessus, puis les « meubles » (les dessins et les objets ajoutés encore au dessus).

Les directions ont également des noms rigolos :

  • en haut : en chef
  • en bas : en pointe
  • à droite : à senestre
  • à gauche : à dextre

La gauche et la droite semblent inversées, car ces directions sont définies par rapport à la personne qui porte le blason, et non par rapport à celle qui le regarde. (Un peu comme au théâtre où on dit « côté jardin » et « côté cour », parce qu’on sait jamais de quelle « droite » et « gauche » on parle) (J’ai jamais vraiment réussi à accepter ces notions de « droite » et « gauche », ça m’a toujours énervé).

Pour un cours complet, il vaut mieux se rendre sur des sites spécifiques, qui décriront cette discipline plus clairement et plus exhaustivement :

Attention, l’héraldique étant un art assez ancien, vous constaterez que tous les sites web sur le sujet ont un design visuel datant de l’internet des années 70. Et comme il n’y avait pas internet dans les années 70, c’est vous dire si le design afférant est passé de mode.

Et maintenant, blasonnons !

Réchèr blasonne d’argent à la barre de pourpre chargé d’un fol d’argent astragalé de sable, accompagné en chef d’un graphe de sinople d’ordre 5 disposé en cercle, les sommets 1, 3 et 5 de degré maximal, chargé de 5 besants d’argent, et en pointe d’une chope de sinople houblonnée de sable, l’écu timbré d’un entonnoir de sinople. Devise pythonienne juste « None is not False » en lettre de sable sur un listel d’or.

Décomposons ce bazar :

Réchèr blasonne d’argent

C’est moi. Et mon blason est sur fond blanc.

à la barre de pourpre

Il y a un trait oblique rose dans le sens du slash. Une « barre » est dans le sens « / ». Une « bande » est dans le sens « \ ».

Pour l’esthétique du dessin, la barre comporte des bords roses foncés. On devrait donc pouvoir dire : « de pourpre foncé rempli de pourpre clair ». Sauf qu’en héraldique, on se fiche des nuances de couleurs, il n’y a que les 7 précédemment citées (ainsi que l’orangé, le tanné et les fourrures, mais osef). C’est sans doute un héritage de l’époque où les blasons étaient utilisés pour se repérer dans les batailles, et devaient donc rester simples.

Bref, cette barre est pourpre.

chargé d’un fol d’argent

Sur la barre est ajouté un fou. Ce n’est pas un élément très commun, il se peut même que ce soit le tout premier blason qui en soit doté. Il n’existe aucune restriction sur les meubles, donc ne venez pas m’embêter.

astragalé de sable

Le fou possède des anneaux noirs.

Une palanquée d’adjectifs permettent d’exprimer les différentes colorations des objets : « accorné de gueule » pour un animal ayant des cornes rouges, « ajouré d’or » pour un châteaux ayant des fenêtres jaunes, etc.

L’héraldique moderne ajoute d’autres de ces adjectifs, dont « astragalé », qui permet d’indiquer la couleur des anneaux des pièces de jeux d’échecs. Ce mot trouve son origine éthymologique dans les astragales des colonnes grecques.

(Pour information, je suis le créateur, et à ce jour l’unique utilisateur, de l’héraldique moderne).

accompagné en chef d’un graphe de sinople

Sur le haut du blason se trouve un graphe vert (un bidule avec des points et des liens entre eux) . Pas besoin de préciser que c’est du côté « dextre ». Le fait de dire « accompagné » signifie que l’élément est placé par rapport à la pièce principale (le blason), et par défaut, on ne place pas un élément par-dessus un autre. Pour ne pas recouvrir la barre pourpre, on est donc obligé de le placer à dextre.

Notez que pour l’élément précédent (le fou), j’ai utilisé le mot « chargé » et non « accompagné », ce qui signifie qu’il est placé par rapport à la pièce mentionnée juste avant (la barre).

d’ordre 5 disposé en cercle, les sommets 1, 3 et 5 de degré maximal,

Là, c’est du vocabulaire relevant de la théorie des graphes. En héraldique moderne, il est autorisé de s’appuyer sur d’autres langages spécifiques.

L’ordre 5 signifie qu’il y a 5 points (sommets) dans le graphe. Les numéros 1, 3 et 5, compté dans le sens des aiguilles d’une montre sont connectés à tous les sommets du graphe, (y compris à eux-mêmes, mais on s’en fout). Pas besoin de s’attarder plus là dessus, vous connaissez les graphes, n’est-ce pas ? (https:// fr.wikipedia.org/ wiki/Th%C3%A9orie_des_graphes) (https:// fr.wiktionary.org/ wiki/Cat%C3%A9gorie:Th%C3%A9orie_des_graphes_en_fran%C3%A7ais)

chargé de 5 besants d’argent,

Il y a 5 ronds blancs sur le graphe. Par défaut, on les dispose de la même manière que les sommets du graphe.

et en pointe d’une chope de sinople

En bas du blason se trouve une chope de bière verte.

Il faudrait peut-être repréciser explicitement « accompagné en pointe », mais je ne suis pas assez expert dans le domaine pour déterminer si c’est absolument nécessaire.

houblonnée de sable,

La chope de bière possède une mousse noire (héraldique moderne).

l’écu timbré d’un entonnoir de sinople,

Au-dessus du blason est placé un entonnoir vert.

Devise pythonienne juste « None is not False » en lettre de sable sur un listel d’or.

Il y a une devise écrite en noir sur un parchemin jaune, elle est placée en-dessous par défaut.

En héraldique moderne, une devise est dite « pythonienne » lorsqu’elle correspond à une instruction valide dans le langage de programmation python. Elle est « pythonienne juste » si l’appel de fonction bool(<devise>) renvoie True.

Dans notre cas, la devise est même encore plus que pythonienne juste, puisqu’elle renvoie directement True. Il n’y a pas de mot spécifique pour ça, mais si vous en voulez un n’hésitez pas à l’inventer.

Je vous laisse tester tout cela dans une console python en ligne (https:// repl.it/G268/0).

Significations et histoires de ce blason

Le fou et l’entonnoir

Le fou est l’avatar que j’utilise un peu partout, car je me définis comme quelqu’un de fou, ça fait zarbo-hype.

Comme je ne suis pas spécialement fan des jeux d’échecs, j’ai ajouté un autre objet signifiant la folie (l’entonnoir), pour désactiver la charge sémantique échiquiétale.

Les couleurs

J’ai toujours trouvé étrange la notion d’aimer une couleur plus qu’une autre ou d’avoir « une couleur préférée ». Mais lorsqu’on dessine, il faut avoir un minimum d’unité et de cohérence sinon ça devient vite très moche. J’ai choisi de mettre du vert un peu partout car c’est la couleur des martiens et du poison.

La couleur pourpre (plus exactement rose) est une référence à la couleur de fond de mon avatar.

L’origine de cette couleur est ridiculo-rigolote. Mon avatar est une image de Pru-Pra-Prok, le dessin animé que j’ai fait il y a quelques années. J’avais configuré le rose pétant (#FF00FF) comme couleur de transparence par défaut. À l’époque, je n’avais pas envie d’utiliser la transparence du format d’image .png car j’étais bizarre, et je m’étais dit : « ce rose à la con, j’en aurais sûrement jamais besoin ».

Ensuite, lorsque j’ai eu besoin de choisir un avatar pour un site quelconque, j’ai pris l’image du fou à l’arrache, sans changer le fond. Et c’est resté comme ça. C’est très amusant, parce la couleur que je ne voulais justement pas utiliser s’est retrouvée un peu partout dans ma personnalité du web. Ha ha ha.

Le fou est blanc sur le blason, afin de respecter une règle de base de l’héraldique : « pas de métal sur du métal, pas de couleur sur une couleur ». Les couleurs argent et or sont les « métaux », toutes les autres sont les « couleurs ». C’est assez logique comme règle : si on dessine un élément clair sur un autre élément clair, ça ne se distingue pas bien. Pareil pour le foncé.

Le graphe

Le plus important pour moi, ce ne sont pas les choses, mais les liens entre les choses. Ce principe me semble s’appliquer à un peu tout : les personne, les créations artistiques, les idées, les neurones, … J’ai voulu illustrer ce principe par un graphe.

Les points ne sont pas tous connectés entre eux pour montrer qu’il reste toujours quelque chose à faire, qu’une création n’est jamais vraiment terminée, qu’une personne peut toujours s’améliorer, etc.

La bière

J’aime bien la bière.

La mousse est noire pour faire genre je suis quelqu’un de sombre avec une âme torturée par le mal. Ça me donne un côté dark-zarbo-hype.

Autres considérations en vrac

Le dessin est en pixel art. C’est moche et mal fait parce que je suis pas super doué et que j’ai pas voulu me prendre trop la tête. Mais malgré tout, c’est du pixel art.

J’ai cherché des logiciels d’héraldique, des générateurs de blasons, etc. Ça existe, mais c’est du même niveau que les sites web sur le sujet, (années 70, etc).

J’ai juste trouvé ça qui est pas trop mal (http:// rpg.uplink.fi/heraldry/). Mais on ne peut rien faire de compliqué : pas d’alésage, de cléchage, d’engrêlage, de semage, etc. La génération de la description n’est pas géniale non plus, il y a des répétitions, et c’est en anglais.

Je m’étais dit que je pourrais coder un générateur de blason. Et après je me suis rappelé que l’héraldique n’intéresse déjà pas grand-monde au départ. On va donc oublier cette idée.

Et sinon c’est un blason officiel. Ouais, vraiment.

En fait, n’importe qui peut créer un blason pour n’importe quoi, à condition de ne pas en copier un pré-existant. Mais comme il n’y a pas d’autorité de recensement centrale, vous êtes obligé de faire des recherches un peu partout pour vérifier la primeur de votre création.

La solution la plus simple consiste donc à y placer des éléments qui n’existait pas au Moyen-Âge (un robot, un ordinateur, un vagin artificiel, …), afin de réduire à presque-néant les chances de tomber sur un blason déjà existant. L’héraldique moderne peut être d’une grande aide dans cette tâche, puisqu’elle permet l’ajout de graphes, d’instructions en python, et bien d’autres choses encore.

Vive la liberté d’expressionotron

Voilà déjà quelques temps que mon twitter bot expressionotron a dépassé le nombre hallucinogénatoirement élevé de 30 followers. On en est même à 36.

Comme promis dans cet article, j’ai libéré le code source de cette incommensurable œuvre.

C’est sur mon compte github : tout bien documenté, avec la config de mise en production, la doc de conception, etc. J’aime la doc.

bande dessinée de Gaston Lagaffe documentation

Au départ, j’avais prévu de ne libérer que le code source, sans les listes de morceaux de phrases utilisés pour créer les expressions. Sauf que je me suis vautré et j’ai tout balancé d’un coup dans github. J’aurais pu supprimer les listes après coup, mais ça aurait toujours été possible de les retrouver en fouillant les logs. J’aurais également pu effacer tout le repository et repartir de zéro, mais j’avais la flemme.

De plus, je n’avais pas envie de maintenir une version publique sans les morceaux de phrases et une version privée avec. Donc, ça suffit les bêtises, on libère tout, c’est beaucoup plus simple. Ça n’en est que mieux pour vous. (À condition d’admettre le postulat initial que ça vous intéresse).

Pour la suite

L’expressionotron continue sa quête de célébrité. La prochaine étape sera d’accorder les adjectifs avec les noms. En effet, actuellement, tous les adjectifs sont au masculin, alors qu’il y a quelques noms féminins. Ce qui peut provoquer quelques incohérences grammaticales, tel que :

Ça corrode de la prostate néo-myxomateux au point godwin !! CXI !!1!

Pour diminuer le risque de faute, j’ai intégré assez peu de noms féminins. Il serait maintenant louable de corriger ce problème et d’implémenter l’accord nom-adjectif, afin de pouvoir se permettre d’ajouter des noms de tous genres.

Pour 40 followers, je me lance dans cette tâche.

Suis-je un vilain ?

D’aucuns et d’aucunes diront que mon expressionotron est sexiste, puisque je l’ai créé par défaut au masculin, et que ce n’est que bien plus tard que je songe à féminiser ses composants. Ouais c’est possible.

Je vais me permettre de poser la question : le masculin et le féminin, est-ce que c’est pareil que l’homme et la femme ?

Il existe des langages (l’anglais par exemple), dans lesquels le masculin et le féminin a moins d’importance : chaque nom d’objet est neutre (« it ») et les adjectifs sont invariables. Quelles sont les différentes manières, à travers le monde et les âges, de prendre en charge le féminin et le masculin dans une langue ? A-t-on absolument besoin d’y intégrer cette notion ? Comment est-ce pris en compte dans le langage des signes ? Est-ce qu’on se touche les seins ou les testicules à chaque fois qu’on veut accorder un adjectif ?

Je sais pas. Il faudrait peut-être chercher les réponses auprès des langages épicènes, dont nous parlerons peut-être dans un autre article.

De toutes façons, ce blog lui-même est sexiste, vu le type de photo incorporé à chaque article.

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Mais c’est comme ça. C’est vraiment ces images là que j’ai envie de vous montrer, que vous soyez une femme, un homme, ou entre les deux, ou totalement autre. J’espère que ça vous plaît.

Not-powerpoint de présentation de git

À ConcreteWorld.🌏, la chouette entreprise où je travaille, on a coutume d’organiser des afterworks d’humagogie. Le concept est simple :

  • des collègues de travail, dans un cadre de pas-Travail,
  • quelqu’un réalisant une présentation sur un sujet quelconque,
  • de la bière.

Le premier sujet était « Le concept de la réalité à travers les âges », présenté par Collègue Kouing-Amann. Comme c’est du pas-Travail, l’ambiance est détendue, il a donc pu se permettre des images funs, des memes internet, des gifs animés avec des chats, etc. On a tous trouvés ça super.

Galvanisé à la vue de cette performance, je me suis proposé pour réaliser le prochain afterwork, avec une présentation de l’outil de gestion de version ‘git’.

Après le code spaghetti, les branches git spaghetties.

Mon idée de départ, c’est que git pourrait être utile à tout le monde, et pas seulement aux développeurs. A partir du moment où vous manipulez des fichiers, vous pourriez être intéressé par git.

J’ai donc ai préparé un one-man-show assez bien ficelé, avec :

  • Des slides créés sur le site slides.com, comportant des images giga-délire.
  • Une démo en live, avec très peu de ligne de commandes mais des outils graphiques (SourceTree, TortoiseGit, …) afin de ne pas effrayer les non-informaticiens.
  • L’outil ZoomIt (https:// technet.microsoft.com/en-us/sysinternals/zoomit.aspx) pour afficher en grand ce que je fais sur l’écran semi-géant.
  • Un intermède petit-guignolesque avec deux marionnettes-chaussettes, chacune d’elle représentant une branche git. Elles contiennent des modifications différentes sur une même zone d’un même fichier, et donc elles sont en conflit. Ha ha ha.
  • La possibilité de faire des « hola », que même si ça échoue ça serait drôle quand même. (Je ferais ma hola tout seul, moment de solitude lol comme quand un humoriste fait une blague super pas drôle mais c’est assumé que c’est pas drôle et c’est ça qui est drôle).

Nous avions donc là une alliance de pédagogie, de live et de fun en mesure de subjuguer mon auditoire et de lui faire écrouler les faux plafonds de la salle lors du tonnerre final d’applaudissements.

sttngclap_original Les gens de Star Trek qui applaudissent

Malgré tout, j’avais un petit peu peur : « Et si on me trouve ridicule ? Si les gens se moquent de moi et de mes marionnettes ? Ou de mes commentaires de commits ? Ou de mes repositories nommés avec des prénoms pour faire un mini-story-telling distinguant qui a committé quoi ? Ne risque-je pas de fondre en larme devant tout le monde ? De devenir fou ? De fabriquer un lance-flammes en une fraction de seconde et de brûler tous ces gens ? ».

Rien de tout cela n’est arrivé et personne ne m’a trouvé ridicule. Par contre, personne ne m’a trouvé intéressant.

Voici les diverses choses qui se sont passées. Je vous mets ça à nouveau sous forme de liste, car j’aime bien les listes.

  • Colléguette Louloute dit tout fort et à plusieurs reprises que je suis en train de perdre les gens et que je devrais écourter.
  • Des bavardages. Bon, ça arrive. Mais là des gens s’étaient carrément levés et avaient formé un salon de discussion parallèle dans la mini-cuisine à côté. Mini-cuisine n’ayant pas spécialement de cloison d’isolation phonique avec la salle où je performais piètrement.
  • Collègue Pez sort du groupe parallèle et s’adresse tout fort à une personne restée dans ce qui restait de mon auditoire : « Eh, garde bien les yeux ouverts et oublie pas de passer ma facture ! » (je ne sais pas de quoi il parlait). La personne en question était l’une des rares à se forcer à continuer d’écouter ce que je racontais. J’ai revu dans cette situation l’archétype du mauvais élève pourrissant la gueule du bon élève juste comme ça gratuitement.
  • Collègue Inuit passe derrière moi pour regarder mon écran. Je lui demande « t’as besoin de quelque chose ? Parce que sinon l’écran que j’ai là c’est exactement le même que celui que tu vois projeté en grand ». Il me répond : « non, je voulais juste savoir quand ce serait fini ».
  • En plein milieu d’une phrase, je dois sortir mon téléphone pour l’éteindre car il faisait « bip-bip sms ». D’habitude, quand on fait ça, il y a une réaction : des rires étouffés, des discussions, un flottement. Là c’était déjà tellement le bordel qu’il n’y a eu aucune différence.
  • Au moment d’écrire le commentaire de commit « Ajout d’une image de chat », je fais un lapsus claviétal et j’écris « chate ». Je me suis dit que les gens allaient se mettre à rigoler et se déconcentrer, alors j’ai immédiatement désamorcé le danger en disant « ha ha, quel lapsus rigolo ! ». Et là, pareil : aucune réaction, aucune différence notable dans le bordel ambiant.

C’était donc un fiasco total. Pendant les marionnettes, l’attention des gens est revenue et ils ont ri, et quelques secondes après, c’était re-perdu.

Je me suis demandé si j’allais pas m’énerver, engueuler les gens, ou tout simplement partir et les laisser en plan, là. J’aurais aussi pu essayer de les rappeler à l’ordre gentiment. Mais je n’en ai eu ni l’envie, ni le courage. C’est pas une salle de classe et je ne suis pas un prof. Comme déjà dit dans un autre article, j’ai toujours eu du mal avec les profs (la justification de leur utilité, leur autorité, le fait que ce soit des humains, …), je ne me voyais donc pas agir comme l’un d’eux.

May I have your attention, please ?

May I have your attention, please ?

Je ne saurais pas expliquer en détail pourquoi ça s’est terminé comme ça. L’analyse la plus poussée que je puisse faire étant : « j’ai globalement chié comme si j’avais eu le transit intestinal d’un avion de chasse gluté avec du coco à base de pruneaux ». Je me croyais plus fort que ça, plus à même de captiver un auditoire. Eh bien en fait non.

Ils vont donc continuer à s’échanger leurs fichiers à l’arrache, par mail ou sur des répertoires partagés ; à faire du renommage en « _v1 », « _v2 » et du CPOLD (https:// github.com/malko/cpold) ; à se demander qui a chabraqué leurs petites valeurs de leurs petites cellules Excel. Bon courage à vous, les clodos !

Ensuite, Stagiaire АБВГДЕЁЖ (un mec bien mais vraiment bizarre), a fait une seconde présentation sur les différentes manières de mesurer la distance entre deux mondes parallèles. C’était le moment de la bouffe, très peu de gens écoutaient, mais il a eu bien plus de sang-froid que moi, il a continué de blablater sans se prendre la tête ni pulsions de pétages de plomb. Ça s’est très bien passé pour lui et les quelques personnes qui écoutaient d’une oreille mangeatoirement distraite.

Je vais arrêter de parler d’informatique aux gens. Je fais manifestement chier tout le monde, c’est pas la première fois que ça arrive. Je réserve mes partages à ce blog. L’avantage c’est qu’ici, ceux qui ne sont pas intéressés par ce que je bave ne se mettent pas à me pourrir, ils se contentent d’arrêter de lire et de passer à autre chose.

Je vous fais cadeau de ma présentation de git : http://slides.com/darkrecher/deck-1#/.

Faites-en ce que vous voulez, mais attention, il semblerait qu’elle soit dotée du super-pouvoir d’endormir et/ou de rendre fous ceux qui la regardent.

Gros bisous !

A quelle distance sommes_nous de ce monde parallèle ?

À quelle distance sommes-nous de ce monde parallèle ?

Demake de Atomix fait avec PuzzleScript

Fans de mini-jeux de réflexion, bonjour.

atomix_water

Vous avez peut-être déjà découvert PuzzleScript (dans ce blog ou ailleurs). Voici ma première œuvre réalisée avec ce langage. Plus précisément, c’est la deuxième, mais la toute première était un cadeau pour une amie, et reste donc du domaine privé.

Concernant l’idée originale, je ne me suis pas foulé et j’ai repris le principe d’Atomix, un jeu où vous devez déplacer des atomes afin de reconstituer une molécule. La particularité, c’est que lorsqu’un atome est en mouvement, il continue jusqu’à être stoppé par un mur ou un autre atome. (Je suis sûr qu’en mécanique quantique, tout se passe exactement comme ça).

atomix-2

Concernant les niveaux du jeu, je ne me suis pas foulé non plus, et j’ai pompé ceux d’un certain draknek (http:// blog.draknek.org/post/93360531842/if-i-wanted-to-clone-atomix-this-is-where-id).

Ils sont intéressants et épurés de toute casse-couillerie inutile. Merci à lui.

Hyponitrous acid (mais vous le saviez sûrement déjà).

Hyponitrous acid (mais vous le saviez sûrement déjà).

Là où j’ai été obligé de me fouler, c’est pour implémenter le fonctionnement d’Atomix dans PuzzleScript. Le langage est assez souple et bien fichu, mais ne permet pas vraiment de décrire des comportements « globaux » prenant en considération une zone étendue de l’aire de jeu. J’ai donc eu recours à quelques bidouilles hasardeuses pour le processus vérifiant l’égalité entre la molécule-modèle et la disposition des atomes.

D’autres part, il n’y a pas de notion de variables. Pour tester « est-ce que l’atome dans le modèle est égal à l’atome dans l’aire de jeu ? », je n’ai pas trouvé de meilleure solution que de tout décrire verbeusement : « est-ce que l’atome du modèle est un hydrogène et celui de l’aire de jeu un hydrogène ? ou bien est-ce que l’atome du modèle est un carbone et celui de l’aire de jeu un carbone ? etc. ».

Il y a une petite documentation au début du script indiquant les contraintes à respecter pour créer les niveaux, ainsi que quelques commentaires ici et là. Ça mériterait d’être documenté plus en détail, ou pas.

puzlescript_code

Le sus-mentionné draknek a employé kp-atomix (https:// github.com/figlief/kp-atomix) pour publier les niveaux qu’il a créés, ce qui est une aubaine, car ils y sont décrits via un fichier json au format assez facile à comprendre.

Et quitte à me fouler pour coder, je me suis fendu d’un petit programme (en python, évidemment) convertissant les niveaux json de kp-atomix en niveaux de PuzzleScript. Ça aurait certainement pris moins de temps de les convertir à la main, mais ça aurait été tellement moins rigolo.

Ce programme a été honorablement documenté, car il est possible que certains de ses morceaux me resservent par la suite. Tout cela est évidemment dans un repository github, comme le veulent les conventions asociales à la mode en ce moment.

J’aime beaucoup PuzzleScript. Ça regroupe un grand nombre d’idées de mes rêves : des jeux de réflexion à foison, un moyen inhabituel de raconter des histoires, la création d’un langage dédié relativement souple et générique. Je vais voir si je peux faire quelque chose avec tout ça.

Comme vous le savez, les atomes sont liés ensemble par des liaisons de covalence. Voici donc une image de liaison, presque tout aussi idiosyncratique (même si je sais pas ce que ça veut dire).

double_dildo

L’histoire de la personne qui voulait pas régler les problèmes des autres.

Ce serait l’histoire d’une personne à qui on demanderait de régler un problème d’équilibrage de poils. Mettons, par exemple, qu’une de ses amies a un poil pubien qui s’est emmêlé avec un poil de dessous de bras. L’amie vient voir la personne pour lui demander si elle peut les démêler.

Mais la personne en question, elle ne lui démêle pas. À la place, elle lui donne ses anciens outils de travail du poil, ceux qu’elle utilisait au tout début de son apprentissage. Ils sont un peu vieux ces outils, un peu passés de mode et un peu usés, mais ils sont quand même efficaces et fonctionnels. Et puis il y a une petite valeur sentimentale liée à ces outils, alors c’est beau. Dans l’histoire que je vous raconte, ça fait quelque chose de beau.

Ensuite, la personne va sur internet et récupère un tutoriel pilositaire. Un ouvrage assez bien fichu, qui commence vraiment par les bases et qui est en français. La personne explique que la plupart des tutoriels dans ce domaine sont en italien, car le savoir pilositaire italien rayonne dans le monde entier. On peut trouver de la littérature dans d’autres langues, mais tôt ou tard, on finit par devoir lire des textes en italien. Ce n’est pas très difficile, il faut prendre le temps de s’y mettre.

Puis la personne explique à son amie que ce tutoriel va lui permettre d’acquérir des premières connaissances, mais que ce sera assez long. Le plus embêtant, c’est que même après l’avoir lu intégralement, l’amie ne saura pas forcément régler le problème spécifique de poils qu’elle a en ce moment. Pire que ça, l’amie se rendra compte qu’il y aurait plein d’autres chose à apprendre sur le sujet, une foison d’autres tutoriels à lire et de choses à essayer, et qu’elle n’aura de toutes façons pas assez d’une vie pour tout réaliser. Il faudra qu’elle fasse des choix, car pour avoir la capacité d’avancer, elle n’aura pas d’autres moyens que de se fermer des portes qui auraient menées vers d’autres chemins.

L’amie demande à la personne pourquoi elle lui montre tout ça.

Alors la personne fond en larme. Elle s’asseoit, met sa tête dans ses mains et pleure, pleure tout ce qu’elle peut. Elle est secouée de sanglots, elle essaie d’expliquer ce qu’elle a voulu exprimer en lui donnant les outils et le tutoriel, mais elle n’y arrive pas. Elle pleure et elle pleure encore. Elle s’excuse auprès de son amie. Elle dit qu’elle est fatiguée, qu’elle va très bien, que sa vie est très heureuse, mais qu’elle est juste fatiguée. Et tout ça c’est beau, c’est vraiment beau.

On sait pas si l’histoire s’arrête là. Est-ce que l’amie lit le tutoriel ? Est-ce que la personne finit par lui démêler le poil pubien et le poil de dessous de bras ? Est-ce que l’amie console la personne ? Est-ce qu’elle pleure avec elle ? On sait pas. Mais toujours, c’est beau.

Pas d’images pour cet article. Les blogs, ça doit aussi servir à écrire des trucs à la va-vite à 4h30 du matin, sans fioritures.

Merci d’avoir lu tout ça.

Test de Kingdom Rush Frontiers

Chers lecteurs, voici un test de Kingdom Rush Frontiers, un jeu de Tower Defense bien sympa (http:// www. kongregate.com/games/Ironhidegames/kingdom-rush-frontiers).

Il s’agit du deuxième épisode, le premier ayant déjà été terminé et décortiqué par votre serviteur (qui ne vous servite à rien). Comme d’habitude, je me suis orienté vers la version Flash non payante, sur Kongregate.

kingdom-rush-frontiers

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Mon avis général

On reste dans la lignée du premier, et ce pour notre plus grand plaisir.

Le bien

Des idées de monstres originales :

  • Vers de Sable : impossible à toucher, sauf lorsqu’ils sont bloqués par des soldats,
  • Saurian Téléporteurs,
  • Shamans Protecteurs : aura de protection pour les unités alentours,
  • Poukai Riders : ennemis volants attaquant les soldats, qui se transforment ensuite en ennemis volants très rapide,
  • Saurians Brood Guard : de plus en plus rapide au fur et à mesure qu’ils perdent de la vie.

Des idées de tours et d’upgrades originales aussi :

  • Necro-Tower : transforme les cadavres environnants en mignons petits squelettes,
  • Battle Mecha : comme une tour, mais déplaçable dans un périmètre restreint,
  • Génies/Efreets : détruisent instantanément un ennemi, du très bon contre les gros monstres peu nombreux.

Des éléments interactifs utiles/rigolos, des références à des films, des aliens comme dans le film Alien, la race saurienne, des capacités de héros inventives, des boss bien vilains, etc.

Le pas bien

Le jeu n’est pas clair sur des points de fonctionnement particuliers :

La tour Falconeer augmente la portée des tours adjacentes. Super. Mais qu’est-ce que ça a comme effet sur les Battle Mecha ? Est-ce que ça augmente la portée de déplacement (auquel cas, c’est peu utile), ou la portée de tir ?

La tour Axe Thrower a un totem de silence, empêchant les ennemis d’utiliser leurs sorts. Concernant les auras de protections, c’est assez clair. Mais y’a-t-il d’autres capacités bloquées ? Qu’en est-il de la téléportation et l’invisibilité des Saurians, la génération des Saurian Brood Guards, la génération des Momies, etc ?

Ah, la partie de mon cerveau qui s’occupe de limiter les fois où je passe pour un bouffon me prévient que c’est expliqué en détail ici (http:// kingdomrushtd.wikia.com/wiki/Tribal_Axethrowers).

J’aurais également aimé avoir la possiblité de buter Beresad, le dragon noir pionçant dans un niveau de Saurians, soit par une astuce interactive, soit en fin de partie sous forme de mini-boss. Mais il est peut-être exploité avec plus d’intérêt dans un autre épisode ou un add-on.

beresad

Comparaison des tours

Les Archmage : ça arrache !

La capacité Tornade de cette tour est surpuissante : multi-cibles, cause des dégâts, fait reculer les ennemis tout en les retirant momentanément du jeu, ne coûte pas si cher que ça. Cette capacité suffit à elle seule à régler le problème du gros packs d’ennemis lents et résistants des waves finales (Gorillon, Saurian Brute, …). Ils avancent trop lentement pour espérer sortir de la zone d’action de la tornade !

Dans le premier Kingdom Rush, je mettais systématiquement en fin de parcours un Arcane Wizard (tour mage violette) dotée de la capacité de téléportation. Dans le même ordre d’idée, pour ce deuxième opus, j’y place une Archmage tornadée au maximum.

La capacité Critical Mass permet de bien nettoyer les swarms (ennemis faibles mais nombreux). On se retrouve donc avec une tour puissante et polyvalente, efficace pour tout un panel d’ennemis. Faudrait presque la nerfer en fait.

Les Necros : ça envoie du gros

Les tours de mages sont décidément à l’honneur dans cet épisode. Placez une Necro Tower proche d’une tour à swarm (Dwaarp ou autre), elle disposera alors à sa proximité d’une quantité conséquente de cadavres, qu’elle transformera en une primesautière armée de squelettes. Ces nouveaux amis riches en calcium mettront tout leur enthousiasme en œuvre pour ralentir les ennemis à peu de frais. Ajoutez à cela la capacité de Poison, et vous avez une chouette tour ayant à la fois les fonctions de ralentissement et de dégâts.

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Battle Mecha : mais … caca

J’aime pas trop. Au départ, la bombarde est lente mais puissante, il est donc conseillé de la placer à portée de plusieurs segments de chemins séparés, afin de multiplier les moments où elle a au moins un ennemi à portée. Mais lorsqu’on l’upgrade ensuite en Battle Mecha, elle se place directement sur le parcours, ce qui fait qu’elle ne se cantonne plus qu’à un seul segment. Ça impliquerait une réorganisation complète des fonctions touriennes, ce qui n’est bien évidemment pas possible.

Je la préconise donc sur des spots mono-segments. Si vous êtes large sur le pognon, faites en une dans un coin paumé et mettez-lui les missiles. Ça touche n’importe quel ennemi, et c’est si poétique lorsqu’ils sont tirés, on croirait un lâcher de ballons.

Dwaaarp : dwaaaaaarp !

Bien sympa, surtout avec l’aire d’effet qui enflamme les ennemis. Mais je n’aime pas trop le drill. Trop cher pour ce que c’est et il faut avoir le coup de bol pour que ça tombe sur un ennemi puissant.

Crossbow Fort : pas si bow gosse que ça

J’ai jamais été très fan des tours d’archers, que j’ai du mal à considérer comme autre chose que de la taffiotade. Celle-ci se rattrape un peu avec la capacité Falconeer. J’essayais d’en mettre une à chaque niveau juste pour la satisfaction psychologique d’en avoir une. Bien entendu, c’est à mettre au milieu de tours attaquant à distance. Les casernes de soldats, on s’en fiche complètement.

Tribal Axethrowers : pas trop de la balle

Bien, sans plus. Le Totem of Spirits est une bonne idée, mais à vrai dire, je n’ai pas eu l’impression d’avoir été gêné par les auras de protection des Savage Spellcasters. Même quand il y a à la fois l’aura magique et l’aura physique.

Knigths Templar : t’empale !

De très bons bloqueurs, ce qui est la fonction principale des casernes. De plus, elle a les upgrades qui vont bien pour que ces vaillants petits soldats plein d’abnégation ne meurent pas trop vite.

Juste pour l’esthétique, j’aurais aimé une tour qui ne ressemble pas aux paladins du premier Kingdom Rush. Il y aurait sûrement eu moyen de créer une unité avec les mêmes stats et les mêmes upgrades, mais un aspet graphique totalement différent : demi-troll, homme-arbre, fantôme gazeux, golem de choucroute, … Il y a tellement d’idée possible.

Assassin’s guild : ah, ça seins !

L’upgrade de Pickpocket est fort cossue, à mettre en début de parcours sur des maps un peu longue. Les Assassins se feront continuellement trucider, mais ça vous fera un centre à farming de pognon.

D’autre part, ces mignons personnages m’ont sauvé la vie au dernier niveau. Leur production très rapide a permis de bloquer une de ces cochonneries de petit creep boueux qui s’était dangereusement approché de l’arrivée. Le temps de mourage de l’assassin par le creep était à peu près égal à son délai de respawn.

dedic5p

Comparaison des héros

Vu que j’ai testé la version gratoche, je n’avais accès qu’au 3 premiers héros. Ce sera donc rapide.

Alric

Bof. Pas vraiment testé. Je suis très vite passé aux héros suivants.

Mirage

Bof aussi. Sa capacité de déplacement rapide est fort louable, mais je parviens difficilement à gérer ce genre de subtilité. En général, je pose mon héros à l’endroit qui me semble le plus approprié, puis je n’y touche plus. J’ai déjà bien à faire ailleurs, entre les tours, les reinforcements, les météorites, …

Si vous avez suffisamment de cerveau pour micro-manager votre héros, prenez Mirage. Moi, personnellement, pas.

Cronan

Mon préféré. la compétence Stampede (les rhinocéros qui chargent) est dévastatrice contre des swarms. Je le place en fin de parcours, là où les rhinos auront le plus d’effet, et donc, je ne le bouge plus.

De plus, sa régénération fait qu’on n’a pas trop à se soucier s’il va crever. Une raison de plus pour ne pas le micro-manager, par exemple dans un moment difficile où il faudrait le mettre hors de portée.

marvel-comics-the-rhino

Charge de rhinocéros

Mes conseils

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Globalement, j’ai l’impression qu’il faut commencer par monter un petit peu toutes les tours, puis en maxer quelques unes. Je dis ça en tant qu’expert auto-proclamé en jeux de Tower Defense, mais il est fort possible que d’autres gens pensent autrement.

Comme dit plus haut, une tour d’Archmage en fin de parcours, ça aide bien. Si plusieurs fins de parcours : une tour pour chacun.

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Les météorites, c’est comme les reinforcements : à balancer dès que possible, à l’endroit où ça fait le plus mal. Ne cherchez pas à les conserver en prévision d’un éventuel moment critique. Le but des météorites, c’est justement de les utiliser de la manière la plus optimale possible afin d’éviter la future apparition de moments critiques.

Ce n’est pas ce que je faisais dans le premier Kingdom Rush, où je les gardais parfois pour plus tard. Eh bien c’est une bêêêtise. Chaque microseconde de jeu durant laquelle les reinforcements ou les météorites ne se rechargent pas est une microseconde non optimisée.

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Voici maintenant une astuce un peu cheapos. Si vous êtes coincé en veteran (le mode de difficulté le plus haut), mettez-vous en casual et réussissez quelques niveaux pour obtenir des étoiles ; ceci afin de débloquer quelques upgrades globaux. Il n’y a pas de décompte séparé entre les étoiles gagnées en veteran et celles gagnées en casual.

Pour chaque niveau, le mode de difficulté avec lequel il a été remporté est indiqué. Si vous souhaitez éprouver un sentiment d’accomplissement intégral du jeu, vous aurez donc besoin de refaire en veteran des niveaux déjà réussi (replay value, tout ça, …). Cependant, attention au story mode, dans lequel chaque niveau rapporte entre 1 et 3 étoiles. Si vous en terminez un en casual avec 3 étoiles, puis que vous le terminez en veteran avec une seule, vous n’aurez pas le détail, et il sera indiqué que vous l’avez terminé en veteran avec 3 étoiles.

Je conseille de noter quelque part les niveaux dans ce cas. Vous pourrez ensuite y revenir et remporter réellement les 3 étoiles en veteran, pour la garantie d’un sentiment d’accomplissement ultime et pour la génération dans votre cerveau de la satisfaction psychologique qui en décombe. (N’oubliez pas de compléter les achievements et de leveler tous vos héros au max).

superstarxxx

Des étoiles ! It’s full of stars !

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Durant les dernières waves du dernier niveau, vous récupérez une somme de brouzoufs assez conséquente. Mettez-la de côté. Le dernier boss vous réserve une surprise de merde.

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L’achievement Highlander est un peu lourdingue à obtenir : un soldat Templar doit réussir 5 résurrections d’affilée. C’est juste de la chance. Heureusement, il y a un niveau pratique pour ça : Ma’qwa Urqu (http:// kingdomrushtd.wikia.com/wiki/Ma%27qwa_Urqu).

Placer des Templars à l’arrivée du haut, avec l’upgrade de résurrection au max (mais aucune autre upgrade). Posez quelques autres tours ici et là pour la survie. Des Savages Sarbacaniers arriveront régulièrement, ils empoisonneront vos Templars qui verront leurs points de vie diminuer en continu. Vous obtiendrez ainsi des occasions de résurrections multiples. Ça reste de la chance et ça prend du temps, mais la fréquence de tirage aléatoire est augmentée.

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Il faut bichonner ses soldats. Un soldat pourri avec peu de point de vie risque de provoquer l’un des désagréments suivant :

  • se faire bouffer par un Savage Warrior, qui récupérera ainsi un peu de vie,
  • se faire alieniser par un Alien Spider, ce qui créera un Guerrier Alien,
  • se faire mordre par un Saurian Myrmidon, qui, là encore, récupérera de la vie.

Dans les trois cas, votre soldat pourri aura créé plus de problème que s’il n’y avait pas eu de soldat du tout.

Conclusion

J’aime bien nommer un chapitre « Conclusion », parce que les profs du collège nous disaient de ne pas le faire.

Il est fort probable que je finisse par m’acheter le troisième épisode : Kingdom Rush Origins et que j’en fasse un test ici. Je peux juste pas vous dire quand. Comme toujours, c’est pas un problème d’argent, mais de temps. J’ai encore tellement d’autres jeux à finir, gratuits ou déjà achetés.

Les gens de chez IronHide ont actuellement décidé de s’orienter vers un autre genre, pour nous créer un RTS : Iron Marines. (http:// ironhidegames. com/post.php?id=112).

Je surveille ça de loin. Cependant, j’ai déjà un jeu de retard chez eux et les infos concernant Iron Marines sont distillées via un compte-goutte atteint de canicule. En attendant sa sortie, je suggère donc de vivre comme des princes et des princesses et de cueillir le moment présent. Yalatza-tza timbala timbadzoing.

iron_marine

image de Martine modifiée avec sa tronche en métallisée

Iron Martine (à la montagne, à la plage, …)