Faut que je dépile les bêtises qui se sont passés chez Toyrrid···, mais j’ai pas envie. Alors on va tenter un truc : le scrap-prout-writing. Je sais à peu près ce que je dois raconter, je l’écris directement. Ce sera possiblement mauvais, mais je pourrais passer à autre chose, tel que continuer le super-jeu que je code en ce moment dans Squarity.
Trajet
Ça se passe à la plage, DeRH Farine a loué un hôtel-bungalow géant pour le week-end. Je suis dans la co-voiture de Collègue Dinosaure-Nageur, avec des gens co-cools.
TODO : expliquer pourquoi il s’appelle Dinosaure-Nageur. Ou pas. Osef.
On joue à des jeux de voiture et on mange le goûter préparé par DeRH Farine. Je me demande s’il faut participer au péage ou à l’essence. Personne ne le propose à Dinosaure-Nageur. Je suppose qu’il fera passer tout ça en note de frais, puisque c’est un déplacement à-peu-près-professionnel.
On arrive à Villeplage-sur-Rombière. Le tenancier du bungalôtel est un vieux de forme générale sphérique, pas aimable du tout. Il nous martèle avec insistance que nous devons garder nos chambres propres et bien rangées, car une visite d’acheteurs potentiels du bungalôtel est prévue pour le lendemain. On sent que son profond désir est de vendre tout ce bordel et de se barrer à la retraite, pour rouler dans les prés au gré du vent (puisqu’il est sphérique).
Je balance mes affaires au hasard dans une piaule.
Pour cette première journée : activité plage globale. J’avais pas compris que je devais prendre mon maillot de bain. DeRH Farine est désespérée de ma boulettitude. Heureusement, il y a un distributeur de maillot de bain au milieu de la plage, dont les prix sont prévisiblement très cher.
On batifole sur la plage, on boit des bières, j’essaye d’être discret quand je regarde les femmes des alentours.

Téléportation dans un monde parallèle
Session de PaintBall corporate. C’est notre deuxième partie. Je me fais stupidement toucher. En sortant du terrain, je rejoins Collègue·e Iel, qui ne participais pas car iel·le est objecteurtrice de conscience.
− Tu ne joues plus ?
− Ben non, je me suis fait toucher.
− Mais y’a des medics. Si tu fais toucher, tu restes sur place, t’appelles au secours et tu peux être ressuscité.
− Oh mince, j’avais oublié. Bon, tant pis, je reprendrais à la prochaine partie.
L’organisateur du PaintBall l’avait expliqué et j’avais complètement oublié. Je suis passé pour un super boulet, ce dont j’ai l’habitude, mais c’est drôle quand c’est auprès de Collègue·e Iel. J’ai du rester assis à côté d’iel·le, mon cerveau moulinant à plein régime pour trouver des sujets de conversation non-offensants. J’en n’ai pas trouvé.
Retour dans le monde réel
C’est le soir. Comme on est des geeks, pas de sortie en boîte ni de boule à facettes ni d’eurodance. Juste tout le monde dans la salle commune avec des bières, une console et des jeux de société. J’aime bien.
Jeu de stratégie en hexagone avec Collègue Double-Nom, Collègue Digiprout et un autre. Ensuite, jeu collaboratif de terraformation de Mars.

La soirée tire péniblement sur sa fin. J’erre entre les gens, une bière chaude à la main. Fondateur Coinche, qui ne me connait pas encore très bien, sonde mes compétences en me posant quelques questions sur un ton léger. Ça dérive en conversation profondément chaotique. J’ai l’impression (mais c’est possiblement que moi), qu’il s’agit d’un concours implicite de qui sortira les propos les plus scabreux et provoquants.
Cet hypothétique concours se termine lorsque je suggère l’idée de méta-spécialiser à outrance les jouets sexuels virtuels vendus par Toyrrid···. Au lieu que ce soit juste des avatars de nain·e·s, de transsexuel·le·s, ou autre, ça pourrait être des avatars de nain·e·s qui aiment les transsexuel·le·s, ou encore mieux, des avatars de nain·e·s qui aiment les transsexuel·le·s qui aiment les asiatiques.
Attendez… Est-ce que c’est associatif ? Des personnes X qui aiment (des personnes Y qui aiment des personnes Z), est-ce que c’est pareil que (des personnes X qui aiment des personnes Y) qui aiment des personnes Z ? Ah ben non. Relisez bien les phrases.
Je vais me coucher, pour de vrai. J’étais en train d’écrire et je vais me coucher, je continuerai demain.

Jour suivant
Je me réveille péniblement pour l’activité de randonnée sur sable à laquelle je me suis inscrit. Présentons mes 3 co-randonneurs :
Collègue Raoulos : un chilien qui parle pas français mais qui vit en France quand même.
Collègue PoilÉquitable : un mec avec une calvitie et une barbe qui remonte jusqu’aux cheveux. Quand on le regarde bien en face, sa tête est un ovale avec EXACTEMENT la même longueur de poil tout autour.
Collègue EarlyBird : un type qui a l’habitude de se lever très tôt. C’est particulièrement stupide. Ce matin à 7 heures, il s’est fait alpaguer par Hôtelier Sphérique d’un aimable : « Eh bè toi, pisque t’es là, tu vas m’ranger eul’foutoir que vous avâtes fioutu dans la salle commune. C’est-y pas Dieu possib’ une gougnafferie pareille ! J’ai des gens qu’ils vont visiter eul’bungalôtel, faut qu’ça soye prop’, saprétonnerre de vieille pute croûtée !« . Alors que c’est même pas lui qu’a foutu le bordel car il s’est couché super tôt pour pouvoir se lever super tôt. Loser !!

On randonne sur sable, accompagné d’un guide agréé. Je suis concentré sur les paysages et j’engage pas trop la conversation avec les collègues.
Notre guide nous montre un bâtiment étrange en forme de bol géant. C’est un super-four solaire pour faire des expériences à plusieurs milliers de degrés.
Fin de la randonnée et de la matinée, notre guide nous quitte. DeRH Farine avait mandé Hôtelier Sphérique de nous préparer des sandwichs et de les glisser dans nos sacs. Ceux-ci me semblent corrects, mais les 3 collègues les regardent suspicieusement, décident qu’ils ne sont visuellement pas bon et que ce serait mieux de se faire « un p’tit restau quelque part ».

Le restaurant impossible (de la fin du monde)
C’est là que démarre l’un des épisodes les plus étranges des ~10 dernières années de ma vie.
Collègue Raoulos veut un restaurant typico-spécifique, mais à chaque fois qu’on passe devant l’un deux, il dit « no, not this one », tout en étant incapable d’indiquer précisément ce qu’il veut.
Collègue PoilÉquitable refuse les quelques restaux que Collègue Raoulos était prêt à accepter, en précisant juste : « I want real food ».
Collègue EarlyBird veut un restaurant pas trop cher. Il décide des directions à prendre et tente de dépatouiller la situation. On sent son désespoir. Il sort l’inévitable phrase « j’ai l’impression d’être le papa d’un groupe de gosses ». Merci pour l’infantilisation.
Moi, j’adopte ma technique du super-flamby : je ne prends aucune initiative, je marche en suivant le groupe, quand on me demande ce que je veux, je dis juste « whatever ».
On erre ainsi dans le village balnéaire. De temps en temps, notre groupe de 4 se sépare en 2 sous-groupes, afin que Collègue EarlyBird puisse déblaterrer sur Collègue Raoulos. C’est amusant.
Affamés et éreintés, nous finissons par trouver un boui-boui de bord de plage qui trouve grâce aux yeux de tout le monde.
Et là, moment de surbizarrerie : Alors que Collègue PoilÉquitable et moi prenons une pizza certifiée « real food », Collègue Raoulos prend juste une petite salade et Collègue EarlyBird passe directement au dessert ! Ce dernier nous explique que dans les conventions sociales d’où il vient (je sais pas où, osef), les groupes de gens ont l’habitude de prendre leurs différents plats dans différents restaurants. Ouais, d’accord. Mais est-ce une raison pour ne prendre qu’un dessert ?
Donc, si je récapitule :
- Un groupe de seulement 4 personnes,
- incluant un flamby à qui n’importe quoi aurait convenu,
- a mis plus d’une heure pour choisir un restau,
- tout ça pour que 2 personnes dudit groupe ne prennent pas un vrai repas,
- alors qu’on avait de la bouffe gratuite dans nos sacs !
Eh bien c’était bizarre. Donc j’ai adoré, ça me fait une histoire à raconter !

Thalassomarmotte
Début d’après-midi. Je me suis inscrit à une thalasso qui commencera dans une heure. Collègue EarlyBird veut faire les magasins pour ramener des cadeaux à sa famille. Je trouve un prétexte bidon pour les abandonner et je rentre à l’hôtel pour me masturber. Hôtelier Sphérique passe juste après moi dans les toilettes pour vérifier qu’elles soyent toujours prop’ purin d’enculerie de clients cradingueux qui bouyakavent partout ce qu’ils touchent merde-chier-zob-vagin-cyprine-foutre-corpuscule-de-krause.
Je rejoins le groupe de thalasso. Avant de partir, on recroise Collègue EarlyBird et Collègue Raoulos. Même après le déblaterrage précédemment mentionné, ces deux là ont continué de trainer ensemble. Bizarre.
Collègue EarlyBird a acheté une peluche de marmotte pour ses enfants.
Mais Collègue Raoulos tient la même peluche dans sa main, alors qu’il n’a pas d’enfants. Qu’est-ce à dire que ceci ? Je m’en veux de les avoir quittés juste après le restau. Ils ont manifestement continué de faire des choses bizarres que j’ai ratées. Ont-ils fait toutes les boutiques du village ? Ont-ils décidés de faire se combattre leurs deux marmottes dans un tripot clandestin afin d’ultimement départager qui est le plus bizarre des deux ? Je ne le saurais jamais.
On va à la thalasso. Rien de spécial à dire sur cette activité. Chill et cool.
Y’a juste un moment, on croise une femme avec des courbes divines comme j’aime. Collègue GruyèreRapé s’exclame, rit et agite sa main pour faire genre « wouloulou, ça c’est de la gonzesse ! ». Il n’a rien dit d’explicite, mais il a probablement été suffisamment indiscret pour que la femme réalise la raison de son exclamation.
En tant que super-flamby, je n’ai pas osé réagir, ni sur le coup, ni après. J’avais envie de hurler au visage de Collègue GruyèreRapé qu’il devrait fermer sa grande gueule.
Je n’ai pas la prétention de défendre la cause des femmes ni le féminisme. Vous l’avez déjà compris en consultant ce blog, qui est une orgie planétaire de greluches foutument tankées. Je préfère encore être un tocard masculin ordinaire plutôt que de me faire accuser d’être profem.
Mais je suis pragmatique. Si les hommes poussent des cris d’animaux à chaque fois qu’ils croisent une femme possédant des nichons et des fesses, celles pour qui ça ne dérange pas de se montrer n’oseront plus le faire et je n’aurais plus rien à me mettre devant les yeux. Je mate les nanas partout où je vais, mais en restant le plus discret possible (en vrai, je sais pas si je le suis vraiment).

Merci, Collèguee Ishtar
On rentre, on débarque dans la salle commune et on attaque les bières.
Collègue·e Iel arrive de son activité (sauvetage de truite des sables), elle demande à DeRH Farine si des gens veulent jouer. Celle-ci désigne le groupe dans lequel je suis. Je regarde Collègue·e Iel en souriant, qui me rend mon sourire. Le consensus nous oriente vers un jeu de Saboteur (les nain·e·s qui creusent un tunnel).
Là je me dis : « iel·le m’a fait un sourire, c’est cool. Ça ne iellui pose aucun problème de jouer avec moi. Ça veut dire que je suis le seul à psychoter sur ces histoires passées de conversation en anglais/français et de femme noire norvégienne qui était une IA. Iel·le est passé·e à autre chose, iel·le a bien raison, on va jouer, ça va bien se passer et je pourrais moi aussi passer à autre chose plutôt que de m’auto-prendre la tête pour rien. »
Autour de la table, nous sommes :
- Collègue·e Iel.
- Collèguee Ishtar, nouvellement arrivée. Elle ressemble à la chanteuse du groupe Alabina, sans la chirurgie esthétique sur la gueule.
- Collèguee Marquise-Glouglou, qui vit au Ghana.
- Collègue Raoulos, qui a la capacité de jouer à un jeu de manière cohérente même s’il n’en connaît pas les règles.
- Collègue
lhevrett, scotché à son téléphone pour entretenir sa communauté de tweetos. - Et donc moi.
Les parties se déroulent sans problème, on discute, on joue, on boit. J’arrive jamais à déterminer qui sabote dans le jeu, mais ça se passe sur un quadrillage 2D alors forcément j’aime bien.
Une conversation s’éternise et plus personne ne joue. Je perds un peu le fil, je ne sais plus si c’est mon tour. C’est possiblement moi qui bloque tout le jeu. Je demande très rapidement « excusez-moi, c’est à qui de jouer ? », quelqu’un répond, je dis « ok merci » puis je la boucle, pour que tout le monde puisse reprendre le sujet de conversation précédent.
Collèguee Marquise-Glouglou demande à Collègue·e Iel : « et donc, tu nous racontais un moment de ta vie où tu œuvrais pour l’assocation des Bienfaiseurtrice de l’Humanité ? »
Ce qu’il y a de bien avec Collègue·e Iel, c’est qu’iel·le est doté·e d’un système de sécurité avertissant immédiatement l’entourage qu’iel·le va péter un câble : iel·le devient tout·e rouge.
Je iellui avais coupé la parole au moment où je demandais à qui c’était de jouer, alors qu’iel·le allait nous narrer un de ses bénévolats pour le Bien. En plus, c’était à iel·le de jouer. Je n’avais pas fait attention à ces détails.
Iel·le continue d’être rouge et ne dit plus rien, iel·le ne répond même pas à Collèguee Marquise-Glouglou, iel·le se contente de dire que c’est pas important, tout en faisant un signe dédaigneux de la main dans ma direction. Marquise-Glouglou retente une approche, à nouveau rejetée.
On continue de jouer mais l’ambiance est lourde. Plus personne n’ose rien dire. Collègue Raoulos et Collègue lhevrett n’ont rien suivi, ils doomscrollent sur leurs téléphones. Je finis ma bière cul sec, puis je prétexte que ma bière est vide pour m’extrader de la table et en chercher une autre.
Lorsque je reviens, Collèguee Ishtar est seule à la table. Je ne sais pas où sont les autres. On discute tou·te·s les deux de l’événement merdique qui vient de subvenir. Elle me confirme que ce que j’ai fait n’était pas du tout déplacé, que c’était une demande normale et que Collègue·e Iel a pété les plomb·e·s pour rien. C’est ce que je soupçonnais, mais je suis heureux qu’une autre personne me le confirme.
La voix de Collèguee Ishtar est grave, posée et rassurante. Une voix de chanteuse de jazz. Genre Angélique Kidjo, au début de la chanson « Voodoo Child », avec les paroles « Amon min kélédjé vodoo vi amon« , et tant pis si c’est pas du jazz. Ça me réconforte. Je la remercie intérieurement.
Collèguee Marquise-Glouglou revient. Elle nous explique que Collègue·e Iel a réagit ainsi car l’un de ses poissons rouges est mort récemment et qu’iel·le a bu un peu trop de bière. Quel·le gamin·e à la con·ne ! Quand on tient pas l’alcool, on n’achète pas des poissons rouges !
Finalement, cette petite partie de jeu n’aura pas enterrée la hache de guerre entre Collègue·e Iel et moi, mais ça m’a fait gagner un moment merdique à raconter. Youpi !


Pho ce qu’il pho
On va manger dans un restau asiati-coréen-viet. Je prends du magret de canard. DeRH Farine prend une pho (ça veut dire « soupe »).
D’un coup, DeRH Farine vilipende Collègue Pyugioh du fait de son irrespect, car il se moque d’un mot. J’écoutais pas la conversation initiale, Collègue Pyugioh avait probablement fait une blague comme « la pho A, elle est au foie, la pho Bi elle fait peur, la pho C est tombée dans le fossée, hahaha ».
Durant la suite du repas, DeRH Farine prononce des phrases classiques et respectueuses comportant le mot « pho », afin de le normaliser.
Heureusement que j’ai pas pris de pho, j’aurais été suffisamment vilain pour faire des blagues encore plus irrévérencieuses. L’avantage du magret de canard, c’est qu’en asiatique, ça se prononce tout simplement « maglè deu canal tching tchong tchoung ».
Collègue Pyugioh s’appelle ainsi car il a créé un jeu de devinette. On te donne un mot, tu dois dire si c’est le nom d’une librairie python ou d’une créature de Yu-Gi-Oh. Est-ce que y’a une lib python qui s’appelle « pho » ? Je me renseignerai.
Rien à voir, mais quand j’étais petit, j’avais pas compris la blague de « comment on appelle un ascenseur en Chine ». Je croyais que c’était pour imaginer amusantement que les mots en Chinois sont construits bizarrement. Un ascenseur s’appellerait donc vraiment « en-apppuyant-sul-leu-bouton », une chaise s’appellerait « en-posant-sé-fesses-dessus », une table s’appellerait « CLEATE TABLE LACISM_ANTICHINOIX_LOL« , etc. Mais je m’égare.
On sort du restau, on retourne au bungalôtel. Je ne vois plus Collègue·e Iel, je ne pourrais donc pas iellui proposer une partie de Limite Limite avant d’aller dormir. Tant pis !

Le surlendemain
Je ne sais pas à quelle heure se lève Collègue EarlyBird. Ce qui est sûr c’est que j’échappe au nettoyage du matin. Ouf ! Je dois partir tôt pour cause de rendez-vous d’ophtalmo (osef). Covoiturage avec :
- Collègue·e Iel en tant que conducteurtrice.
- Collègue Claveciniste, un hydrolauphoniste qui a raté sa vie, mais au moins il est de gauche.
- Re Collègue·e Iel assis·e derrière.
Ouais, y’a deux fois Collègue·e Iel, j’ai pas compris, mais les faits sont là.
Collègue·e Iel qui conduit discute avec Collègue Claveciniste, Collègue·e Iel à côté de moi ne discute pas. Je ne trouve aucun sujet de conversation. Ambiance, ambiance…
Le seul moment où je parle avec Collègue·e Iel-qui-conduit, c’est pour déterminer où iel·le doit me déposer. Je lui donne un nom de lieu, qui n’existe pas sur le GPS. J’ai confondu les concepts « aire » et « sortie » d’autoroute. Je ne passe pas du tout pour un gamin qui ne connait rien au monde réel.
C’est pas de ma faute si j’ai confondu ! C’est les personnes que je devais retrouver qui se sont plantées en me donnant le nom du lieu. Je ne les nomme pas pour conserver leur intimité. N’empêche : pas de ma faute !!
Le seul moment où Collègue·e Iel-à-côté-de-moi me parle, c’est pour me montrer sur son téléphone son gosse qui joue avec un poisson rouge bio ou chai-pas-quoi. C’est pas une vidéo enregistrée. C’est une caméra qui filme son gosse en live. C’est évidemment privé, il n’y a qu’iel·le qui peut le regarder. Mais je trouve quand même ça très bizarre.
Sur cette joyeuse ambiance, le trajet se termine, je me fais dropper sur l’aire/sortie et je m’éclipse bien vite de ce/cette/ces Collègue·e·s Iels en double.
C’était un super week-end corporate, ne comportant que des événements normaux ! Oh oui alors !
Épilogue
Une semaine plus tard, Collègue·e Iel demande aux personnes covoiturées (donc, entre autres, à iel·le-même) de payer notre part de péage et d’essence.
Étrange. Je croyais que c’était payé par des notes de frais. Je n’ose pas iellui suggérer, de peur de le·a vexer et de la·e mettre en mode alarme avec son visage rouge clignotant. Comment clarifier la situation ?
Solution. Je demande à Collègue Dinosaure-Nageur si nous devons le rembourser pour son covoiturage du trajet aller. S’il me répond que c’est pas la peine car c’est en note de frais, je pourrais sereinement transmettre l’info à Collègue·e Iel. Si ça m’oblige à le payer, tant pis, au moins j’aurais été honnête.
Collègue Dinosaure-Nageur ne répond pas à mon message, puis quitte Toyrrid··· quelques semaines plus tard.
Il est possible qu’iel·le nous ait arnaqué et qu’iel·le ait eu la note de frais ET notre remboursement. Pour la peine, je l’ai payé en petite monnaie, une farandole de pièces de centime. Bien fait·e pour sa gueule.

Épile-hog
Lors d’un entretien quelconque, DeRH Farine me demande ce qu’il s’est passé avec Collègue·e Iel durant le week-end plage. Elle a été mise au courant, possiblement par Collèguee Marquise-Glouglou. Je réponds que c’est une histoire naze et que ça vaut même pas le coup d’en parler.
Mais plus tard, il se passe encore un truc idiot lors d’un café virtuel. Collègue·e Iel coupe sa caméra et ne dit plus rien. Je l’imagine très bien devenir tout·e rouge tout·e seul·e dans son coin, même si je ne comprends pas quelle inavouable incartade j’ai encore commise.
Ça commence à faire beaucoup, j’en parle à DeRH Farine qui me suggère de l’appeler et de présenter des excuses. Ce que je fais. Iel·le me reparle du premier événement de merde, iel·le rougit et m’explique que ce qu’il l’a le plus énervé·e, c’est que j’ai continué de parler anglais alors qu’iel·le venait de me dire que ça iellui avait pas plu. C’est vrai. Mais j’étais tellement abasourdi par sa réaction que j’avais même pas compris qu’iel·le était mécontent·e de mon attitude. À l’époque, je connaissais pas l’astuce de son rougissement avertisseur.
Par contre, le dernier truc idiot en date, c’était pas de ma faute. C’est un autre couillon qui lui avait coupé la parole et l’avait foutu·e en mode alarme-je-chiale.
Si j’avais pas été un gros flamby, ça m’aurait arraché la gueule de devoir lui faire des excuses, mais là ça va, je m’en tamponne.
Et pis l’orgue
Quelques mois plus tard, Collègue lhevrett démissionne.
Rappelez-vous, il y a deux frères à Toyrrid···, dont les noms de login (première lettre du prénom + nom) sont assez amusants : lhevrett et chevrett.
J’ai même pas eu le temps d’exploiter cette situation particulière que paf!, l’un des frères se barre. C’est nul.
Hop, je retourne coder mon jeu dans Squarity !






















































